mardi 23 novembre 2021

Petite pause à l'encre violette

 Bonjour à tous,

 

Un petit mot pour vous signaler que ce blog prend quelques moments de répit pour un autre projet.
En ce moment, mes chroniques se tournent vers la littérature jeunesse (0-3 ans) et les bandes-dessinées.
Vous les retrouverez sur les pages Facebook et Instagram où je resterai active et toujours heureuse de partager des photos avec vous.
C'est donc une pause à l'encre violette que je prends. J'espère vous en dire plus dans quelques mois...

A bientôt !

 


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mercredi 17 novembre 2021

Facteur pour femmes

Facteur pour femmes,

Livre 2,
Didier Quella-Guyot & Manu Cassier,
Ed. Grand Angle, 2021


Mot de l'éditeur :

Complices, elles entretiennent le silence sur leur crime passé...
À son retour d’Australie, en 1958, Linette est loin d’avoir tout appris…et tout compris ! Elle sait désormais qui est son vrai père et ce qu’il a obtenu des femmes jusqu’à sa mort « accidentelle ». Mais ce qui s’est passé sur l’île après la guerre et ce que sont devenues les « femmes du facteur » présentes au cimetière, évidemment elle l’ignore ! Pourtant, peu après la guerre, un autre drame, encore plus inavouable, a « plombé » la vie de ces iliennes, un drame cruel dont il vaudrait mieux qu’il ne revienne jamais à la surface…

 

Dealer : Médiathèque de Plouescat

 

Ma lecture :

J'avais déjà eu le plaisir de lire le tome 1 de Facteur pour femmes, sorti en 2015, et j'étais contente de me replonger dans cette histoire. Pour rappel, sur une île bretonne, en pleine première guerre mondiale, alors que tous les hommes sont partis se battre, un seul reste à cause d'un léger handicap : le facteur. Il distribue les lettres des maris absents puis son rôle glisse doucement vers celui d'amant. Le tome 1 se termine par la mort "accidentelle" du facteur, accident commandité par les femmes amantes, honteuse de leurs actes après le retour de leurs hommes...

vendredi 22 octobre 2021

Evergreen Island

Evergreen Island,

Heidi Perks,
Ed. Préludes 2021


Mot de l'éditeur :

Au large des côtes de l'Angleterre, Evergreen Island abrite une petite communauté qui vit isolée du reste du monde. Lorsqu'un corps est déterré dans le jardin de la maison d'enfance de Stella Harvey, la jeune femme est bouleversée. Surtout que vingt-cinq ans auparavant, un soir de tempête, sa famille a mystérieusement fui les lieux... Déterminée à découvrir la vérité, Stella retourne sur l'île, mais elle s'aperçoit rapidement que les insulaires ne sont pas aussi accueillants que dans ses souvenirs, et qu'ils sont prêts à tout pour protéger leurs secrets.Avec une parfaite maîtrise de l'intrigue et un art consommé du suspense, Heidi Perks restitue l'ambiance étouffante qui plane depuis des années sur Evergreen Island, manipulant le lecteur jusqu'à la dernière ligne.

 

Dealer : SP des éditions Préludes 😀

 

Ma lecture :

J'ai découvert Heidi Perks il y a deux ans avec son thriller psychologique Alice. Elle renoue, dans son nouveau roman, avec son genre de prédilection...

samedi 16 octobre 2021

Dans la nuit blanche

Dans la nuit blanche,

Olivier Adam,
Ed. Robert Laffont, 2021


Mot de l'éditeur :

Antoine était dans le coma.
Il s'était fait renverser par une bagnole et on l'avait emmené aux urgences alors qu'il avait perdu connaissance.
Physiquement, il n'y avait pas trop de dégâts.
Deux côtes cassées. Le poignet fracturé. Des hématomes et des contusions un peu partout. Mais pour le moment il était dans les limbes. J'ai mis un petit temps à réaliser.
D'abord j'ai pensé à son poignet. C'était le droit ou le gauche ? Je sais, c'est débile, mais c'est ça que je me suis demandé en premier. S'il pourrait rejouer au tennis et quand. Et la guitare. Et puis le plus important a fini par se faire une place dans mes pensées. Il était dans le coma. Entre la vie et la mort.


Dealer : Mots d'ici et d'ailleurs, Landivisiau


Ma lecture :

J'attends toujours la sortie d'un nouveau roman d'Olivier Adam avec une certaine impatience. Cette année, c'est plutôt aux adolescents qu'il s'adresse avec Dans la nuit blanche publié dans la collection R de Robert Laffont. 

mardi 12 octobre 2021

Berlin Requiem

Berlin Requiem,

Xavier-Marie Bonnot,
Ed. Plon, 2021


Mot de l'éditeur :

Berlin, 1932. Wilhelm Furtwängler est l’un des plus grands chefs d’orchestre allemands. Il dirige l’orchestre philarmonique de Berlin et éblouit son public par son génie virtuose. 1934. Hitler est chancelier et détient tous les pouvoirs, c’est le début des années noires. Le nazisme s’impose et dépossède les artistes de leur art. Les juifs sont exclus de l’orchestre et contraints de s’exiler. La culture devient politique. La musique devient un véritable instrument de propagande. Continuer d’exercer son art mais en se soumettant au régime du III Reich ou fuir l’Allemagne ? Pour Furtwängler, ce choix n’a pas de raison d’être. Mais l'art est-il véritablement au-dessus de la politique ? La passivité étant souvent interprétée comme un signe d’acceptation et de collaboration, cela pourrait bien lui porter préjudice…
En parallèle, Rodolphe Meister, fils d’une célèbre cantatrice ayant chanté dans les opéras les plus prisés de la capitale, contemple et vit les évènements avec son regard de jeune garçon. La guerre se profile au loin mais lui ne comprend pas. De ses yeux naïfs, il voit tous ces SS qui ont fière allure dans leurs uniformes. Il ne perçoit pas le mal. Lui, ce qu’il veut, c’est devenir le plus grand chef d’orchestre que l’Allemagne n’ait jamais connu. Il a ce don en lui. Les notes lui parlent, le transportent. La musique l’anime depuis toujours et ni la guerre, ni la déportation de sa mère, ni l’absence de père, ne parviendront à détruire ses ambitions. Il le sait, il sera le prochain Furtwängler. Le destin de ces deux âmes se croisent et se rejoignent harmonieusement, comme des notes de musique, pour former la plus belle des partitions. Le positionnement de Wilhelm Furtwängler pendant la seconde guerre mondiale est une zone obscure éclairée par la plume de Xavier-Marie Bonnot, qui, par son histoire, écrit l’Histoire.

 

Dealer : Net Galley / Plon

 

Ma lecture :

Je tiens tout d'abord à remercier la plateforme NetGalley et la maison d'éditions Plon pour l'envoi de ce roman de Xavier-Marie Bonnot. J'avais déjà beaucoup aimé Le tombeau d'Apollinaire, alors ce roman autour de la musique et du IIIème Reich avait de bonnes chances de me plaire...

Berlin Requiem nous plonge dans une Allemagne qui accueille, tout doucement, le nazisme. L'idéologie, antisémite interdit d'abord les concerts de compositeurs juifs, comme Offenbach ou Mendelssohn. Puis ce sont les musiciens et chefs d'orchestre juifs qui sont, au mieux, évincés de la scène musicale et publique du pays. Quelques artistes, pourtant non-juifs, quittent l'Allemagne en signe de soutien à leur compères et de mécontentement envers le gouvernement. Furtwängler, grand chef d'orchestre berlinois, décide de rester. Jouer devant Hitler, Gobbels ou Himmler le révulse au plus haut point, mais il se soumet pourtant. Signe d'allégeance ou de Résistance ? Au sortir de la guerre, il lui faudra rendre des comptes... Et si la musique était au-dessus de tout ça ? Pas si sûr quand on sait le rôle que les arts ont joué dans la propagande et le cynisme nazis.

De
Theresienstadt à Auschwitz, des orchestres étaient mis en place pour implanter un soupçon de vie dans les camps de la mort. Certains y ont même pu sauver leur peau en tant que musiciens. C'est le cas de la cantatrice berlinoise, qui a a longtemps joué pour Furtwängler, Christa Meister.

En 1954, quand l'Opéra du Danemark recherche son nouveau chef d'orchestre, Rodolphe Meister, le fils de cette cantatrice, qui a toujours grandit dans la musique, postule.Depuis tout petit, il jouait dans les coulisses de salles de concerts et d'opéras, baigné par la musique et déjà mu par des rêves de grande carrière. Il rencontre même, juste avant guerre le grand Furtwängler. Et c'est justement lui, des décennies plus tard, qui laisse sa place au Danemark....

Entre les notes se jouent une autre musique celle de l'identité. L'identité réelle de
Furtwängler, le chef d'orchestre accusé, après guerre, d'avoir sympathisé avec Hitler. L'identité de Christa qui, après sa déportation n'est plus que l'ombre d'elle-même. Et enfin celle de Rodolphe dont sa mère a toujours tu le nom de son père...

J'ai aimé le contexte du roman : mêler la musique à l'Histoire était très pertinent. Se posent alors des questions de moralité : jouer pour le régime nazi est-il un acte de collaboration ? La zone d'ombre autour de Furtwängler est indéniablement bien traitée.
Je suis néanmoins moins emballée par Berlin Requiem que je ne l'avais été pour Le tombeau d'Apollinaire. Je me suis moins attachée aux personnages : peut-être n'ont-ils pas été assez poussés ? Christa, Rodolphe et
Furtwängler sont trois personnalités tout à fait intéressantes, j'aurais aimé creuser plus. Je les quitte à regrets.


mercredi 6 octobre 2021

Une éclipse

Une éclipse,

Raphaël Harroche,
Ed. Gallimard, 2021


Mot de l'éditeur :

Après Retourner à la mer, Goncourt de la nouvelle en 2017, Raphaël Haroche publie un recueil de douze textes tout aussi éclatants de maîtrise.
Avec une grande finesse et un sens de l’absurde comme du tragique, il a l’art d’explorer l’âme humaine dans ses minuscules défauts. Qu’il s’agisse d’un couple qui se défait, d’un enfant à qui on a volé l’insouciance, d’un joueur de tennis ayant abdiqué ses ambitions de jeunesse ou d’une femme invisible aux yeux de la société, tous ses personnages semblent impuissants face aux dégâts du quotidien et du temps qui va. Mais les thèmes les plus graves vont de pair avec une célébration de la nature, du bonheur fugitif de vivre et d’une tendresse cachée parfois là où on ne l’attendait pas.

 

Dealer : SP Babelio / Gallimard

 

Ma lecture :

J'avais entendu dire que Raphaël, le chanteur à la gueule d'ange de ma fin d'adolescence, écrivait des nouvelles. Et alors ? aurais-je pu dire, mais il a été facile de céder à la curiosité quand Babelio m'a proposé de lire son dernier (et deuxième) recueil. Oh tiens, à propos... J'ai écrit deuxième, et non second. Deuxième car on attend déjà un troisième recueil. Second voudrait déjà dire dernier, comme la Seconde guerre mondiale qui n'a pas, heureusement, de troisième. Voyez ? Bref !

lundi 4 octobre 2021

Frankenstein

Frankenstein,

Mary Shelley,
1818


Mot de l'éditeur :

Victor Frankenstein, scientifique genevois, est recueilli sur la banquise par un équipage faisant route vers le Pôle Nord. Très tourmenté, il livre son histoire au capitaine du bateau : quelque temps auparavant, il est parvenu à donner la vie à une créature surhumaine. Mais celle-ci sème bientôt la terreur autour d'elle...
En expédition vers le pôle Nord, Robert Walton adresse à sa sœur des lettres où il évoque l'étrange spectacle dont il vient d'être le témoin depuis son bateau : la découverte, sur un iceberg, d'un homme en perdition dans son traîneau. Invité à monter à bord, Victor Frankenstein raconte qu'il n'est venu s’aventurer ici que pour rattraper quelqu'un - qui n'est autre que la créature monstrueuse qu'il créa naguère, et qui s'est montrée redoutablement criminelle.

 

Ma lecture :

J'ai choisi de lire Frankenstein, classique de littérature anglaise et gothique, précurseur de la science-fiction, pour le #pumpkinautumnchallenge.  

vendredi 1 octobre 2021

Les mémoires d'un chat

Les mémoires d'un chat,

Hiro Arikawa,
Ed. Actes Sud, 2017


Mot de l'éditeur :

Un chat de gouttière au parler franc et rompu au langage des humains a pris ses quartiers dans le parking d’un immeuble de Tokyo. Lui qui, pour rien au monde, ne troquerait sa liberté se fait un jour percuter par une voiture et se voit contraint d’accepter la perspective d’une cohabitation durable avec Satoru, un locataire, qui le soigne et lui attribue un nom – Nana.
Cinq ans plus tard, des circonstances imprévues obligent Satoru à se séparer de Nana. Désireux de lui trouver un bon maître, il se tourne vers d’anciens camarades d’études, disséminés aux quatre coins du Japon. Commence alors une série de voyages et de retrouvailles qui sont pour Nana autant d’occasions de découvrir le passé de Satoru et de nous révéler maints aspects de la société japonaise.
Prenant et surprenant, profond et plein d’humour, Les Mémoires d’un chat est un beau roman sur l’adoption, l’amitié, et la force des liens qui unissent l’homme et l’animal.

 

Dealer : Livres-in-room, Saint-Pol-de-Léon

 

Ma lecture :

Le chat malicieux de la couverture a tout de suite attiré mon regard. Ces rayures grises et blanches m'ont fait pensé à ma défunte chatte. Alors, juste pour lui rendre hommage, je m'en suis emparé...

mercredi 29 septembre 2021

Le bal des folles

Le bal des folles,

Victoria Mas,
Ed. Albin Michel, 2020



Mot de l'éditeur :

1885 : comme chaque année, à la Salpêtrière, se tient le très mondain « bal des folles ». Le temps d’une soirée, le Tout-Paris s’encanaille sur des airs de valse et de polka en compagnie de femmes déguisées en colombines, gitanes, zouaves et autres mousquetaires. Cette scène joyeuse cache une réalité sordide : ce bal « costumé et dansant » n’est rien d’autre qu’une des dernières expérimentations de Charcot, adepte de l’exposition des fous.
Dans ce livre terrible et puissant, Victoria Mas choisit de suivre le destin de ces femmes victimes d’une société masculine qui leur interdit toute déviance et les emprisonne. Parmi elles, Geneviève, dévouée corps et âme au célèbre neurologue ; Louise, abusée par son oncle ; Thérèse, une prostituée au grand cœur qui a eu le tort de pousser son souteneur dans la Seine ; Eugénie enfin qui, parce qu’elle dialogue avec les morts, est envoyée par son propre père croupir entre les murs de ce qu’il faut bien appeler une prison.
Un hymne à la liberté pour toutes les femmes que le XIXe siècle a essayé de contraindre au silence.

 

Ma lecture : 

Je profite de la sortie du film de Mélanie Laurent pour lire le roman de Victoria Mas. Le bal des folles nous plonge dans un Paris, à l'aube du XXème siècle, où les femmes qui mouftaient un peu trop étaient vite envoyées à l'asile. Le Moyen-Age avait les bûchers de l'inquisition, le XIXème avait la Salpêtrière...

lundi 27 septembre 2021

Halloween Night

Halloween Night,

T1. Le Manoir,
Alexis Aubenque,
Ed. Hugo, 2021


Mot de l'éditeur :

Seattle, USA.
Six étudiants convaincus de n'avoir peur de rien louent pour Halloween un manoir perdu au milieu de nulle part et que l'on dit hanté.
Le clou de la soirée ? Une séance de spiritisme, "pour rire".
Pour Brian, quarterback de l'équipe de foot de la fac et autoproclamé sale gosse de la bande, c'est l'occasion de pimenter encore un peu plus un week-end qui s'annonce torride avec sa petite amie, Mandy, qui n'a pas non plus froid aux yeux.
Le "good guy" Luke et sa copine Kelly, eux, ne sont pas contre une expérience mystique ; ces vieux murs s'y prêtent tellement ! Surtout après la découverte par Kelly des étranges carnets de l'ancien propriétaire des lieux...
Quant à Melvin, le geek de la bande, il est prêt à tout pour séduire Courtney, la gothique à mèche bleue, et se déniaiser enfin. Et tant pis si tout cela lui fait bien plus peur qu'il ne le laisse paraître.
Mais la séance va rapidement se révéler beaucoup moins paisible que prévu : les esprits qu'ils invoquent n'apprécient visiblement pas du tout d'être dérangés. Bientôt, c'est tout le manoir qui semble conspirer contre ces invités indésirables. Et la peur s'invite alors que la nuit tombe et que d'inquiétantes poupées de porcelaine semblent prendre vie... 

 

Dealer : SP NetGalley

 

Ma lecture :

Le cadre du #pumpkinautumnchallenge est propice à lire des romans d'horreur. Enfin horreur, c'est un bien grand mot, disons plutôt des romans qui font frissonner, à ne pas lire dans un manoir isolé en pleine tempête...

dimanche 26 septembre 2021

Méfie-toi d'une femme qui lit

Méfie-toi d'une femme qui lit,

Collectif,
Ed. Daviken, 2021


Mot de l'éditeur :

Un projet unique et ambitieux pour cette nouvelle maison d'édition spécialisée sur la BD. Ce recueil d'illustrations et de nouvelles graphiques réunit pas moins de 42 auteurs et autrices autour d'un thème qui fait société. Inspiré par un texte de Martha Rivera-Garrido et par le livre de Laure Adler « Les femmes qui lisent sont dangereuses », ce recueil montre l'importance de l'accès à la connaissance pour être à égalité de chances et de droits, de pouvoir s'émanciper et participer à l'élévation de la société. Les amateurs de BD apprécieront la diversité graphique et la mise en avant des illustrations signées par de grands noms de la BD. La richesse des portraits, des nouvelles raviront la curiosité des lecteurs autour d'un thème central : la femme. Une œuvre unique en son genre qui fera date dans la lutte pour l'égalité des droits de la femme. 

 

Dealer : SP des éditions Daviken

 

Ma lecture :

J'avais aperçu cette bande-dessinée à la couverture qui attire le regard à la maison de la presse de la ville d'à côté. Ce n'était pas un hasard puisque les éditions Daviken ont pignon sur rue, dans la ville d'à côté. J'étais donc ravie de recevoir ce service de presse...local.

Frédéric, des éditions Daviken, a toujours eu une sensibilité autour des droits de la femme. Et il a eu ce projet ambitieux de réunir des dessinateurs et scénaristes de talent pour réaliser plusieurs portraits et scènes mettant le doigt sur des situations critiques au niveau de l'égalité homme-femme.
La planche qui m'a le plus touchée, en tant que jeune maman, est celle de Gwenola Morizur qui raconte en quelques cases le combat que doivent mener les femmes pour pouvoir allaiter partout, même dans un bar. Cette anecdote rappelle les actions menées ici ou là par les femmes allaitantes, via le mouvement #Iwanttobreastfree.

Ce recueil de combats, se compose alternativement d'illustrations en pleine page et de bandes-dessinée de quelques pages. Toutes tournées vers les femmes, leurs combats, leur accès à la lecture (il fût un temps où les femmes étaient reléguées à ne lire que des romans à l'eau de rose, par exemple, ou étaient même analphabètes pour rester dans une ignorance rassurante pour le patriarcat), ...
Je viens de qualifier ce recueil avec le terme combat, pour autant, il reste doux, il n'y a, chez aucun auteur, une seule goutte d'agressivité. Les choses sont posées, au lecteur de réfléchir à tout ça.

Méfie-toi d'une femme qui lit est clairement un livre qu'on offre aux copines, aux copains, qu'on laisse trainer dans le salon pour le feuilleter, ... Un livre qui ne demande qu'à être ouvert pour, justement, ouvrir une réflexion, ouvrir une discussion, s'ouvrir vers l'autre.

Bravo Frédéric pour ce travail collectif, d'avoir rassemblé et motivé une troupe de talents autour des femmes. Une initiative masculine pour le féminin. C'est à souligner, non ?

 

jeudi 23 septembre 2021

Le jardin des monstres

Le jardin des monstres,

Lorenza Pieri,
Ed. Préludes, 2021


Mot de l'éditeur :

Toscane, fin des années 1980.
Alors que des bouleversements dans le pays contrarient les croyances et les moeurs, Sauro Biagini, éleveur de chevaux, et Filippo Sanfilippi, politicien bon vivant, deviennent amis et décident de faire affaire, liant inexorablement leurs deux familles. Mais cette entente donne naissance à des conflits et à des trahisons. Annamaria, la fille de Sauro, âgée de quinze ans, peine à trouver sa place et à s'affirmer, surtout face à la fille de Filippo, si belle et si sûre d'elle. Jusqu'au jour où elle découvre le Jardin des Tarots, un endroit sublime peuplé des sculptures monumentales de Niki de Saint Phalle.
C'est au sein de ce lieu magique, au gré de ses déambulations et de ses échanges avec l'artiste - qui vit là -, qu'Annamaria parviendra au fil du temps à trouver un sens à son existence.

Dans cette histoire fascinante, Lorenza Pieri mêle avec brio épopée rurale, saga familiale et roman de formation. Elle dépeint merveilleusement le désenchantement adolescent à l'instar d'Elsa Morante, Italo Calvino ou d'Elena Ferrante.

 

Dealer : SP des éditions Préludes

 

Ma lecture :

Quand Maud, des éditions Préludes, m'a proposé ce roman, j'ai été intriguée. Intriguée par ce titre fort et cette couverture apaisante. Quelque chose ne collait pas entre les deux...

mercredi 22 septembre 2021

Harry Potter à l'École de la Philosophie

Harry Potter à l'École de la Philosophie,

Marianne Chaillan,
Ed. Ellipses, 2015


Mot de l'éditeur :

Des dizaines de millions de lecteurs aux quatre coins du monde ont voyagé dans le monde magique de Harry Potter, découvrant livre après livre et film après film, un univers merveilleux et fascinant. Mais savaient-ils qu’en montant avec lui dans le « Poudlard Express » sur la voie 9 3/4, ils allaient s’ouvrir aux plus grandes thèses de la philosophie ?
Car Harry Potter ne nous fait pas seulement entrer à l’école des sorciers mais aussi à l’école platonicienne. Le sage Dumbledore se fait tour à tour stoïcien, adepte de Berkeley et maître de philosophie morale. Le fougueux Sirius Black est le porte-voix des thèses sartriennes sur la liberté humaine contre la vision déterministe du Professeur Trelawney. Lord Voldemort et ses Mangemorts, quant à eux, nous interrogent sur la philosophie de Nietzsche…
À Poudlard, si on suit des cours de Défense contre les Forces du mal, on apprend aussi, et surtout, la philosophie.
Cet ouvrage vous propose de revisiter les aventures de notre cher sorcier pour y vivre, avec un plaisir toujours renouvelé, une remarquable initiation à la philosophie.

 

Dealer : D'occasion

 

Ma lecture :

J'avais vu l'auteur il y a deux ou trois ans à la télévision pour parler d'un autre livre de philosophie tout aussi original. Quand j'ai lu sa bibliographie, j'ai tout de suite acheté Harry Potter à l'École de la Philosophie !

Trois ans plus tard, et surtout, après avoir regardé tous les films de la saga Harry Potter, en guise de piqure de rappel (car j'ai lu les romans entre 2001 et 2007, ça date un peu !), me voilà avec l'ouvrage de Marianne Chaillan entre les mains. Cette prof de philo extrait des principes fondamentaux des idées tissées dans l’œuvre. En effet, sous certaines phrases, sous certains événements se cachent des préceptes d'Epictète, de Sartre, de Nietzsche, ... L'occasion de réviser des notions apprises au lycée ou à la fac. Les grandes thématiques tournent autour de la moralité et de la mortalité, sujets forts dans l'univers de JK Rowling.
Que le terme philosophie ne vous effraie pas, pour profiter du livre de Marianne Chaillan, il n'est pas nécessaire d'être calé en philo, en revanche, il est préférable que l'univers d'Harry Potter soit bien frais dans la tête du lecteur. C'est pour cela que je viens de me regarder toute la saga ces dernières semaines.

Bref, Harry Potter à l'École de la Philosophie est un livre original pour prolonger la magie de la saga et pour s'ouvrir vers une autre magie, celle de la philosophie ! Je conseille souvent aux lycéens la lecture du Monde de Sophie, belle initiation à la philo qui peut effrayer à cause de son grand nombre de pages. L'ouvrage de Marianne Chaillan est bien sûr moins complet et évidemment tourné vers l'univers exclusif Harry Potter, mais il permet une ouverture vers la philo.
Un joli coup de cœur qui tombe à point nommé dans mon #pumpkinautumnchallenge qui invitait à lire de la philo !

dimanche 19 septembre 2021

La carte postale

La carte postale,

Anne Berest,
Ed. Grasset, 2021


Mot de l'éditeur :

C’était en janvier 2003.
Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de voeux, se trouvait une carte postale étrange.
Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme.
L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée.
Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre.
J’ai essayé de comprendre comment ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. J’ai dû m’imprégner de l’histoire de mes ancêtres, comme je l’avais fait avec ma sœur Claire pour mon livre précédent, Gabriële.
Ce livre est à la fois une enquête, le roman de mes ancêtres, et une quête initiatique sur la signification du mot « Juif » dans une vie laïque.

 

Dealer : Net Galley

 

Ma lecture :

J'ai découvert Anne Berest l'année dernière, avec son roman familial Gabriële. Familial puisqu'elle l'avait écrit avec sa sœur, Claire, au sujet de leurs aïeux, Gabriële et Francis Picabia.

samedi 18 septembre 2021

Littérature autour de la Shoah

 

Littérature autour de la Shoah

 

Je suis en train de lire La Carte Postale, d'Anne Berest.

Et je me sens mal depuis ce matin.

lundi 13 septembre 2021

Wicked

Wicked,

La véritable histoire de la Méchante Sorcière de l'Ouest,
Gregory Maguire,
Ed. Bragelonne, 2011


Mot de l'éditeur :

Dans Le Magicien d'Oz, Dorothy triomphe de la Méchante Sorcière de l'Ouest. Mais nous n'avions que cette version de l'histoire...
Qui est vraiment cette mystérieuse sorcière ? Est-elle donc si méchante ? Comment a-t-elle hérité de cette terrible réputation ?
Et si c'était elle, la véritable héroïne du monde d'Oz ?
Ouvrez ce livre et vous découvrirez enfin la merveilleuse et terrible vérité. Quels que soient vos souvenirs de ce chef-d'oeuvre qu'est Le Magicien d'Oz, vous serez passionné et touché par le destin incroyable de cette femme au courage exceptionnel.
Entrez dans un monde fantastique si riche et si vivant que vous ne verrez plus jamais les contes de la même manière...

 

Dealer : D'occasion

 

Ma lecture :

Ce roman me faisait de l’œil depuis l'année dernière. Il était alors introuvable jusqu'à sa très récente ré-édition... A point nommé pour le #pumpkinautumnchallenge, non ?

mercredi 8 septembre 2021

Dans la maison

Dans la maison,

Philip Le Roy,
Ed. Rageot, 2019


Mot de l'éditeur :

Huit lycéens d’une section Arts Appliqués ont l’habitude de faire la fête le samedi soir dans une maison de campagne isolée. Pour changer, l’un d’eux propose d’organiser une soirée frissons. Le but du jeu  : effrayer les autres, et les faire boire. Mais avec des ados aussi créatifs, les bonnes blagues laissent bientôt la place à des mises en scène angoissantes. L’ambiance devient pesante. Et quand un orage éclate, le groupe se retrouve coupé du monde. Bientôt, des bruits étranges retentissent dans la maison, des pierres surgissent de nulle part, un garçon disparaît, puis une fille… La soirée bascule dans un huis clos horrifique.

 

Ma lecture  :

Le challenge littéraire #pumpkinautumnchallenge invitait à lire un roman qui fiche la trouille. Normal, pour un Halloween réussi, non ? J'ai choisi  Dans la maison, de Philip Le Roy

lundi 6 septembre 2021

Les fourmis

Les fourmis,

Bernard Werber,
Ed. Albin Michel, 1991


Mot de l'éditeur :

Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d'individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires... Ses armes aussi. Terriblement destructrices.
Lorsqu'il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu'il va à leur rencontre.
A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces «infraterrestres», au fil d'un thriller unique en son genre, où le suspense et l'horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses.
Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des... fourmis !

 

Dealer : Bibliothèque de Sibiril

 

Ma lecture :

Et non, je n'avais toujours pas lu Les fourmis, alors que j'avais adoré les cycles des Thanatonautes et de Nous les dieux. Je crois que ces insectes me faisaient un peu peur...

vendredi 3 septembre 2021

Déracinée

Déracinée,

Naomi Novik,
Ed. Pygmalion, 2017


Mot de l'éditeur :

Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu’il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d’un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d’échange dans cette vallée menacée par la corruption.
Car si les villageois demeurent dans la région, c’est uniquement grâce aux pouvoirs du «Dragon». Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l’accompagne dans sa tour pour le servir.
L’heure de la sélection approche et tout le monde s’est préparé au départ de la perle rare.
Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu...

 

Dealer : Swap d'Halloween 2020

 

Ma lecture :

 Hop, hop, hop, je commence le #pumpkinautumnchallenge 2021 avec un roman que j'ai reçu l'année dernière pour le swap d'Halloween. Il rentre parfaitement dans le menu Automne Frissonnant avec le mot clé #fantasy. C'est le roman de ma sélection pour le challenge qui me faisait le plus peur car je suis très loin de mes sentiers battus. Mais un challenge est un challenge n'est-ce pas ?

mercredi 1 septembre 2021

Enfant de salaud

Enfant de salaud,

Sorj Chalandon,
Ed. Grasset, 2021


Mot de l'éditeur :

Depuis l’enfance, une question torture le narrateur :
- Qu’as-tu fait sous l’occupation ?
Mais il n’a jamais osé la poser à son père.
Parce qu’il est imprévisible, ce père. Violent, fantasque. Certains même, le disent fou. Longtemps, il a bercé son fils de ses exploits de Résistant, jusqu’au jour où le grand-père de l’enfant s’est emporté  : «Ton père portait l’uniforme allemand. Tu es un enfant de salaud !  »
En mai 1987, alors que s’ouvre à Lyon le procès du criminel nazi Klaus Barbie, le fils apprend que le dossier judiciaire de son père sommeille aux archives départementales du Nord. Trois ans de la vie d’un «  collabo  », racontée par les procès-verbaux de police, les interrogatoires de justice, son procès et sa condamnation.
Le narrateur croyait tomber sur la piteuse histoire d’un «  Lacombe Lucien  » mais il se retrouve face à l’épopée d’un Zelig. L’aventure rocambolesque d’un gamin de 18 ans, sans instruction ni conviction, menteur, faussaire et manipulateur, qui a traversé la guerre comme on joue au petit soldat. Un sale gosse, inconscient du danger, qui a porté cinq uniformes en quatre ans. Quatre fois déserteur de quatre armées différentes. Traître un jour, portant le brassard à croix gammée, puis patriote le lendemain, arborant fièrement la croix de Lorraine.
En décembre 1944, recherché par tous les camps, il a continué de berner la terre entière.
Mais aussi son propre fils, devenu journaliste.
Lorsque Klaus Barbie entre dans le box, ce fils est assis dans les rangs de la presse et son père, attentif au milieu du public.
Ce n’est pas un procès qui vient de s’ouvrir, mais deux. Barbie va devoir répondre de ses crimes. Le père va devoir s’expliquer sur ses mensonges.
Ce roman raconte ces guerres en parallèle.
L’une rapportée par le journaliste, l’autre débusquée par l’enfant de salaud.


Dealer : Net Galley


Ma lecture : 

Après avoir lu presque toute l’œuvre de Sorj Chalandon, je peux dire que c'est un auteur dont je rate rarement la sortie d'un nouveau roman. Surtout s'il explore la seconde guerre mondiale...

mardi 31 août 2021

Les fruits tombent des arbres

Les fruits tombent des arbres,

Florent Oiseau,
Ed. Allary, 2021


Mot de l'éditeur :

Il y a du Antoine Blondin chez Florent Oiseau, dont l'humeur vagabonde excelle à capter l'ironique poésie de l'ordinaire. Après J e vais m'y mettre, Paris-Venise et Les Magnolias,Les fruits tombent des arbres poursuit son exploration d'une condition humaine sauce cocktail, résolument oisive. Est-ce la vie qui crée le hasard, ou l'inverse ?
Parce que son voisin, comme le fruit d'un arbre, est tombé raide mort à l'arrêt Popincourt, Pierre se retrouve à errer sur la ligne du bus 69. " Fantôme urbain ", comme il se définit lui-même, c'est un type plus très jeune et pas encore très vieux qui cherche des réponses dans de grands verres de lait glacé.
De laverie automatique en comptoir de bar kabyle, la liberté guide ses pas. Fumer des cigarettes avec les tapins de la rue Blondel, monter une mayonnaise pour une célèbre actrice sur le retour, appeler sa lle Trieste et se rappeler Venise... tout fait aventure quand on regarde bien et qu'on ne regrette rien.
Ne pas faire grand-chose : voilà l'extraordinaire.


Dealer : SP des Editions Allary, Merci !


Ma lecture :

J'attends toujours avec plaisir chaque roman de Florent Oiseau. Un peu comme ceux de Modiano. Je sais qu'il ne s'y passera, finalement, pas grand chose, mais que ce pas grand-chose sera agréable. Et comme Modiano, Florent Oiseau est précis dans ses déambulations parisiennes : lignes et arrêts de bus, noms des rues, des restaurants, des cafés, ... où il fera certainement des rencontres fortuites diablement romanesques.

lundi 30 août 2021

La force de rester

La force de rester Anaïs Weibel W roman réaliste drame auto édition correction relecture chronique blog littéraire blogueuse auteur coup de coeur rentrée littéraire avis chronique
La force de rester,

Anaïs Weibel,
Auto-édition, 2021


Mot de l'éditeur :

À bientôt 30 ans, Benoît s’efforce de se reconstruire après avoir connu la violence paternelle et les drogues dures. Il est aujourd’hui clean, mais la tentation n’est jamais très loin…
Jusqu’à sa rencontre avec Jade.
La jeune femme est un rayon de soleil dans son quotidien tourmenté et à ses côtés, Benoît découvre une autre façon de vivre : simple, belle et authentique.
Alors que le bonheur lui semble à portée de main, Benoît devra pourtant affronter son passé pour, enfin, s’en libérer.
Surmontera-t-il cette ultime épreuve ou sombrera-t-il une nouvelle fois ?

 

Dealer : Relecture-Correction des romans d'Anaïs Weibel

 

Ma lecture :  

Benoît, jeune trentenaire, débarque dans la région toulousaine. Derrière lui, une ex-petite amie qu’il ne rend plus heureuse et des valises lourdes de maux. Il veut tout recommencer, tout oublier, et se réfugie dans la boxe, sport qu’il pratique depuis son adolescence. Là, il rencontre Jade qui va, peu à peu, l’apprivoiser et lui faire ouvrir son cœur, quitte à réveiller certains démons…
Mais peut-on réellement oublier son passé, aussi dévastateur soit-il ?
Benoit revient de loin, il revient, littéralement du premier roman d’Anaïs Weibel, au-delà des tours, et il revient surtout d’une enfance remplie de violence et de non-dits.

dimanche 29 août 2021

Lectures d'Automne


Cette année encore, je participe au #pumpkinautumnchallenge. Je crois bien que je l'attends chaque année maintenant ! J'ai réussi, en jouant avec les mots-clés, à caser des romans que je voulais lire rapidement, des romans de la rentrée littéraire, des romans de mes sujets de prédilection et enfin et surtout, des romans vraiment ancrés dans la fantasy, la magie, ... Je suis contente de ma sélection, totalement éclectique !

mardi 24 août 2021

Le secret magnifique

Le secret magnifique,

Belva Plain,
Ed. Belfond, 1999 puis ré-édité en 2014


Mot de l'éditeur :

Berlin, 1939. Caroline et Walter sont jeunes, séduisants, et ils se sont aimés au premier regard. Hélas, le chaos qui s'abat sur l'Allemagne va bientôt sonner le glas de cet amour naissant. Car la maman de Caroline est juive, et la famille doit s'enfuir. Mais seules Caroline et Lore, sa soeur adoptive, de dix ans son aînée, parviennent à gagner la Suisse, tandis que leurs parents disparaissent dans la tourmente. Walter a promis de les rejoindre, afin d'épouser Caroline dès qu'ils seront tous en sécurité aux États-Unis. En fait, elle ne le reverra jamais. Par Lore, la jeune fille apprend que son amant a adhéré au parti nazi. Et, sur le bateau qui l'emmène en Amérique, elle découvre qu'elle est enceinte.

Sur les décombres de cette jeunesse perdue, Caroline va devoir bâtir une nouvelle existence, la disgracieuse et solitaire Lore dans son ombre. Malgré un mariage harmonieux, malgré la naissance de deux filles, Ève et Jane, elle n'oubliera pourtant jamais Walter, dont le souvenir hantera non seulement sa propre vie, mais aussi celle de ses filles. Jusqu'à ce que Jane, obnubilée par l'histoire de sa mère, perce l'incroyable secret de cet amour brisé...

 

Dealer : Médiathèque de Plouescat


Ma lecture :

Vous le savez, je suis férue de lectures autour de la Seconde Guerre Mondiale, et le roman de Belva Plain m'offre une saga familiale avec pour point de départ, les prémisses du conflit...

jeudi 19 août 2021

Le labyrinthe des femmes

Le labyrinthe des femmes,

Coline Gatel,
Ed. Préludes, 2021



Mot de l'éditeur :

Lyon, 1898.
Six mois se sont écoulés depuis que le professeur Alexandre Lacassagne a demandé à Félicien Perrier,  l’un de ses étudiants, de créer une équipe de scientifiques dédiée à la résolution des affaires criminelles. Et celle-ci est bientôt dépêchée sur les lieux d’une macabre découverte :  à qui appartiennent ces corps de femmes décomposés trouvés dans les entrailles de la Croix-Rousse ? Pourquoi ont-ils été déposés là, comme sur un autel sacrificiel ? Est-ce l’œuvre d’un fou ou d’une secte ? Le vieux bateau-morgue reprend  du service. Au meilleur de sa forme depuis que son ami Freud se livre sur lui à des séances d’hypnose, Félicien va réunir,  une à une, les pièces de cet étrange puzzle.
Pendant ce temps, Irina Bergovski, journaliste au Progrès, mène l’enquête à l’asile d’aliénés du Vinatier où elle a été enfermée.

Après le best-seller Les Suppliciées du Rhône,  Coline Gatel renoue avec les codes du polar historique  et nous propose une nouvelle histoire fascinante  sur la condition des femmes à la fin du XIXe siècle.

 

Dealer : SP des éditions Préludes

 

Ma lecture : 

J'ai découvert Coline Gatel cette année avec son premier roman, Les suppliciées du Rhône, que j'avais reçu des Editions Préludes avec celui-ci, Le labyrinthe des femmes.
Nous sommes toujours à Lyon, à l'aube du XXème siècle, à l'aube de la police scientifique, à déjouer les tueurs en série de l'époque...

dimanche 15 août 2021

Un été avec Rimbaud

Un été avec Rimbaud,

Sylvain Tesson,
Ed. Equateurs Parallèles / France Inter, 2021


Mot de l'éditeur :

« Esclaves, ne maudissons pas la vie. »
Lire Arthur Rimbaud vous condamne à partir un jour sur les chemins. Chez le poète des Illuminations et d'Une saison en enfer, la vie s'organise dans le mouvement. Il s'échappe hors de l'Ardenne, cavale dans la nuit parisienne, court après l'amour en Belgique, se promène à Londres puis s'aventure à mort sur les pistes d'Afrique. La poésie est le mouvement des choses. Rimbaud se déplace sans répit, changeant de point de vue. Son projet : transformer le monde par les mots. Ses poèmes sont des projectiles, des bouquets de feu : cent cinquante ans plus tard, ils nous atteignent encore. Qu'avons-nous fait de nos douleurs ? Au temps où le monde était paralysé par un virus chinois, Sylvain Tesson a cheminé une saison avec Arthur Rimbaud. La marche - état suprême de la poésie - est, avec la littérature, l'antidote à l'ennui.

 

Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon

 

Ma lecture :

Je n'ai jamais eu l'occasion de lire Sylvain Tesson, mais j'ai pu voir des interviews de cet aventurier des temps modernes. Et rien que pour ça, il avait les épaules pour se livrer à rencontrer Arthur Rimbaud le temps d'un été, le temps d'une marche... 

vendredi 13 août 2021

Du haut d'un brin d'herbe, on voit bien la Terre

Du haut d'un brin d'herbe, on voit bien la Terre,

Antoine Paje,
Ed. Pocket, 2020


Mot de l'éditeur :

A quoi ça rime, tout ça ? Arthur Darrobat, la trentaine, chimiste, voulait trouver un remède à la maladie d'Alzheimer. Vivre le grand amour avec Sophie. Bref : réussir sa vie. Le voilà désormais démissionnaire et célibataire, avec pour seule compagne la chatte laissée par son ex – une siamoise tout en griffes qui le déteste, et réciproquement... Que faire, maintenant ? Et pourquoi ? Le Parisien s'installe alors à la campagne – pays du temps long où règnent les abeilles, les menus tracas, le bruit du vent. Du haut de son brin d'herbe, trouvera-t-il enfin ce sens qui manque à sa vie ? 

 

Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon

 

Ma lecture :

 J'avoue sans détour : j'ai acheté ce livre uniquement pour la couverture qui rendait hommage à mon chaton, Lisbeth. Le fameux pouvoir de la couverture...

Me voilà donc entre ce roman d'Antoine Paje entre les mains, le roman d'Arthur, Parisien, qui, sous le poids d'une rupture amoureuse, quitte tout pour la campagne. Pourtant, il croyait être heureux, fou d'amour pour Sophie, sa compagne et passionné par son métier de chimiste. Le seul hic ? Baby, la chatte siamoise de Sophie qui ne le supporte absolument pas - et réciproquement.
Un soir, il rentre d'un déplacement professionnel et retrouve l'appartement vide : Sophie est partie, lui laissant Baby. Son univers bien ordonné est alors totalement bouleversé. Et que va-t-il faire de ce mauvais souvenirs qui miaule pour avoir ses croquettes et qui lui crache dessus ?

Abandonnés par leur grand amour, Antoine et Baby vont réussir à s'apprivoiser et même à changer de vie. C'est décidé : ils partent à la campagne ! Adieu Paris et son anonymat sectaire, bonjour les voisins et l'entraide.
Comment ces citadins se feront-ils à leur retour à la nature ?

Du haut d'un brin d'herbe, on voit bien la Terre est le roman feel good par excellence car le personnage central, Antoine, va renaître, sous les yeux du lecteur, de ses cendres et devenir un homme meilleur. C'est aussi un beau roman sur les chats et leurs petites manies, mesquineries et ronrons. Venant d'adopter un nouveau chaton, j'ai trouvé les réflexions sur la psychologie des chats vraiment drôles et pertinentes, parfois caustiques.

Bref, si vous cherchez un roman facile à lire pour l'été, et qui vous apportera du baume au cœur et l'envie d'aller vers les autres : ne cherchez plus !


jeudi 12 août 2021

Les roses de Guernesey

Les roses de Guernesey,

Charlotte Link,
Ed. Presses de la cité, 2004


Mot de l'éditeur :

Franca Palmer ne se sent plus le courage de supporter les exigences de son métier d'enseignante, de son mari, du quotidien.
Sur un coup de tête, elle décide de rompre avec tout ce qui, jusque-là, était sa vie. Elle choisit de se réfugier à Guernesey, où elle sait qu'elle trouvera cette chaleur qui lui manque tant auprès de la propriétaire de la roseraie du Variouf, un délicieux village du sud de l'île.
Très vite, une amitié empreinte de pudeur et de réserve naît entre la jeune Allemande et son hôtesse, Béatrice Shaye, septuagénaire de fraîche date, qui partage sa vaste demeure avec Hélène Feldmann, de dix ans son aînée.
Mais une aura de mystère plane sur la roseraie. Franca va bientôt découvrir que tous les indices semblent mener au passé des deux femmes, à l'époque où l'île était occupée par les troupes allemandes.
Peu à peu, les passions s'exacerbent. Passé et présent se rejoignent. Un drame est sur le point d'éclater...

 

Dealer : Bibliothèque de Sibiril

 

Ma lecture : 

Faisant escale en Allemagne pendant mon roadtrip estival, j'ai eu envie de lire une auteur allemande. Je crois n'en avoir jamais lu... J'ai donc choisi Charlotte Link et son roman autour de Guernesey...  

mercredi 21 juillet 2021

Ally

Ally,

Les Sept Soeurs, T.2,
Lucinda Riley,
Ed. Charleston, 2019


Mot de l'éditeur :

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a ramenées des quatre coins du monde et adoptées lorsqu’elles étaient bébés, Ally d’Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève.
Ally, la deuxième sœur au tempérament tempétueux, est navigatrice et musicienne. Lorsqu’une nouvelle tragédie la touche, la jeune femme décide de partir sur les traces de ses origines. Les indices que lui a laissés son père en guise d’héritage vont la mener au cœur de la Norvège et de ses fjords sublimes. Entourée par la beauté de son pays natal, Ally découvre l’histoire intense d’une lignée de virtuoses célébrés pour leur talent un siècle plus tôt. Une famille aux lourds secrets...


Dealer : Espace Culturel, Morlaix


Ma lecture :

Après ma lecture du premier tome des Sept Soeurs, je n'ai pas pu m'empêcher de me précipiter vers le tome 2 et de le dévorer  !

jeudi 15 juillet 2021

Maia

Maia,

Les 7 soeurs T.1,
Lucinda Riley,
Ed. Charleston, 2015


Mot de l'éditeur :

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a ramenées des quatre coins du monde et adoptées lorsqu’elles étaient bébés, Maia d’Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines.
La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro. C’est là que son histoire a commencé… Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie.

Maia est le premier tome de la série événement Les Sept Sœurs, qui a conquis 20 millions de lecteurs dans le monde. À travers ces romans au souffle unique, peuplés de personnages inoubliables, liés par les drames et l’amour, Lucinda Riley a affirmé son immense talent, créant un nouveau genre littéraire à part entière.

 

Dealer : Bibliothèque de Sibiril 



Ma lecture :


Aficionada de la maison Charleston, cela fait maintenant quelques années que j'entends parler de la saga des Sept Sœurs, de Lucinda Riley. Une saga de sept ou huit tomes me faisait un peu peur, donc je repoussais le moment de frapper la porte d'Atlantis, vaste demeure suisse. Le décès soudain de l'auteur a précipité ma décision de rencontrer ces mystérieuses sœurs...

jeudi 8 juillet 2021

Nous sommes les Wildcats

Nous sommes les Wildcats,

Siobhan Vivian,
Ed. Nathan, 2021


Mot de l'éditeur :

Jusqu'où ira leur dévouement à l'équipe ?
Les Wildcats, équipe féminine de hockey, sont les stars du lycée de West Essex. Mel, Phoebe, Grace, Luci, Kearson et Ali ont été sélectionnées, et elles feront tout pour être à la hauteur. La tradition veut qu'elles passent toutes ensemble la nuit précédant le premier match, afin de souder l'équipe. Une tradition qui n'appartenait qu'aux filles, jusqu'à cette année... Les Wildcats arriveront-elles à se révolter contre un coach toxique et manipulateur, et à reprendre leur liberté ?


Dealer : SP Nathan :)


Ma lecture :

Nous sommes les Wildcats est un roman hors de mes sentiers battus qui aborde le thème de l'amitié dans le sport et surtout, de la pression que peut exercer un coach. Les Wildcats est l'équipe de hockey du lycée de West Essex. Avant la rentrée, le grand recrutement, organisé par le coach, a lieu, et anciennes et nouvelles recrues se retrouvent pour leur première soirée d'avant match : la soirée de ralliement. Mel, la capitaine, a tout prévu, du traiteur chic à la piñata. Mais après une saison qui a tenu l'équipe en échec, le coach élabore des plans pour saboter les leurs... Veut-il vraiment la victoire pour ses filles ou pour lui-même ? Est-il frustré de leur défaite ou de sa propre défaite ?

J'ai mis un peu de temps à accrocher à ce roman, qui présentait les personnages le soir du ralliement avec de nombreux flashbacks. Les filles étaient plutôt lisses et inintéressantes vivant dans un monde uniquement tournée vers le hockey, les recrutements, ... Puis doucement, la tension est montée d'un cran à mesure de la révélation de la manipulation du coach. J'ai aimé ce côté calculateur, toxique, il est vraiment l'anti-héros qui prend un malin plaisir à tirer dans les pattes de son équipe. A leur tour, les filles se sont révélées : tout n'était pas si lisse que cela finalement.
Mais une sororité peut-elle battre son coach ?

Ce roman de Siobhan Vivian ne sera pas un coup de cœur. En même temps, il ne m'était pas franchement destiné car il s'adresse à des lecteurs ados, plutôt intéressés par le sport. Heum...ce n'est pas moi ;) Cela dit, m'évader dans cet univers le temps d'un roman ne m'a pas non plus déplu !


lundi 5 juillet 2021

L'incroyable histoire du vin

L'incroyable histoire du vin,

Benoist Simmat & Daniel Casanave,
Ed. Les Arènes, 2019


Mot de l'éditeur :

L'histoire du vin, c'est l'histoire de la civilisation.
Dans l'Antiquité, le vin est sirupeux, aromatisé à la mûre ou au myrte, additionné de miel ou d'huile, et coupé d'eau avant d'être bu. C'est la boisson religieuse par excellence.
La mythologie grecque regorge d'allusions au vin et dans la Bible, à la fi n du Déluge, Noé plante une vigne. Le vin civilise les hommes et humanise les dieux.
Le premier classement des vins remonte au 1er siècle de notre ère ! À la fin de l'Antiquité, le vin gaulois s'exporte déjà abondamment, grâce à la technique de l'élevage en fût de chêne. À la chute de l'Empire romain, l'Église et les monastères perpétuent le savoir-faire ; au Moyen Âge, le vin se met à ressembler à celui que nous connaissons. Au XVIIe siècle, l'invention de la bouteille révolutionne la garde, et l'oenologie devient un art de vivre. Avec la colonisation, le vin conquiert le monde. Aujourd'hui, la moitié des pays du globe en produisent.
Importance des terroirs, bras de fer commerciaux, goût de la spéculation, magie des grands crus... L'histoire du vin est une histoire de nos passions.


Dealer : Mediathèque de Plouescat


Ma lecture :

Quelle incroyable histoire qu'est le vin, depuis sa découverte dès la Préhistoire à l'apogée des grands crus. C'est ce que nous raconte, sous ses faux airs de hipster, Bacchus en personne...

vendredi 2 juillet 2021

Les nuits enneigées de Castle Court

Les nuits enneigées de Castle Court,

Holly Hepburn,
Ed. Prisma, 2020


Mot de l'éditeur :

Et s'il était temps de saisir sa chance et de changer de vie pour faire de ses rêves une réalité ?
Un délicieux feel good sur les rêves et l'amitié, sans oublier la pâtisserie !

Sadie élève seule ses enfants tout en soignant son cœur brisé. Cat, de son côté, est au bord du burn out car ses journées de chef-pâtissier sont trop longues. Les deux amies décident alors d'investir dans leur rêve : lancer "Smart Cookies", leur propre biscuiterie artisanale dans la magnifique Castle Court, une cour abritant un espace de restauration de trois étages niché derrière les rues animées de Chester.

Toutes deux découvrent bientôt que Castle Court est une vraie communauté, un petit havre de plaisir loin du stress du monde extérieur. Mais tout le monde n'apprécie pas leur arrivée : la pâtissière déjà installée n'est pas très heureuse de ce qu'elle considère comme une concurrence directe et Greg, qui dirige le bistrot chic du bout de la cour, pense que Sadie et Cat n'ont pas le talent ni le sens des affaires nécessaires pour réussir. Heureusement, le délicieux Jaren, propriétaire de la maison de gaufres néerlandaise installée en face, et Elin le propriétaire de la chocolaterie suisse, vont leur apporter leur soutien. Et si tout le reste échoue, les amis pourront toujours noyer leurs chagrins dans le bar à cocktails qui surplombe la cour !

Sadie et Cat réussiront-elles leur lancement et trouveront-elles à l'improviste un nouvel amour ?


Dealer : Bibliothèque de Sibiril (29)


Ma lecture :

J'avais repéré cette jolie couverture dorée sur les étagères de la bibliothèque. N'est-elle pas magnifique ? Alors pour ce #lemoisanglais, j'ai choisi ce feel good d'hiver. Au moins de Juin. Certes.

jeudi 24 juin 2021

Meurtres au manoir

Meurtres ua manoir Willa Marsh le mois anglais bibliza avis chronique critique
Meurtres au manoir,

Willa Marsh,
Ed. Autrement, 2012


Mot de l'éditeur :

Clarissa s'ennuie à Londres et sa vie sentimentale est une catastrophe. Thomas est un jeune veuf, héritier d'un délicieux manoir Tudor. Le mariage parfait ? Clarissa en est convaincue. C'était compter sans les machinations diaboliques de deux vieilles tantes en croquenots et gilets de laine adeptes de magie noire, et d'une soi-disant meilleure amie prête à tout pour prendre sa place...


Dealer : d'occasion


Ma lecture :

Le titre, Meurtres au manoir, me laissait imaginer un roman à huis-clos où les personnages seraient trucidés chacun leur tour. Ben, non, c'est déjà fait avec Les Dix Petits Nègres, heu, je voulais dire Ils étaient dix, heu, non, je voulais bien dire Les Dix Petits Nègres. Zut alors ! 

mercredi 23 juin 2021

Orgueil & préjugés

orgueil & préjugés Jane Austen Aurore Soleil adaptation BD
Orgueil & préjugés,

T1 : Les cinq filles de Mrs. Bennet,
Aurore,
d'après le roman de Jane Austen,
Ed. Soleil, 2019


Mot de l'éditeur :

Tout Longbourn est en émoi depuis l'arrivée du fortuné Mr Bingley ! Menacée par un testament laissant toute la fortune de la famille à un lointain cousin, Mrs Bennet espère assurer son avenir en mariant l'une de ses cinq filles à ce riche héritier.


Dealer : Médiathèque de Plouescat (29)


Ma lecture :

L'année dernière, pour #lemoisanglais, je me m'étais mis au défi de lire Raison et sentiments de Jane Austen. J'avais trouvé la lecture un peu ardue : il y avait la beauté du texte effacée par beaucoup de longueurs... Alors quand j'ai vu cette adaptation en bande-dessinée d'Orgueil et préjugés, toujours de Jane Austen, j'ai sauté sur l'occasion.

lundi 21 juin 2021

Dubliners

Gens de Dublin,

Quatre nouvelles,
James Joyce,
Ed. Pocket, Bilingue, 2015
(Dubliners, 1914)


Mot de l'éditeur :

"Gens de Dublin, qui constitue une excellente introduction à l'oeuvre de James Joyce (...), est, par lui-même, un des livres les plus importants de la littérature d'imagination en langue anglaise publiés depuis 1900." (Valéry Larbaud). Cet ouvrage bilingue permettra aux lecteurs de découvrir quelques-unes de ces nouvelles en version originale.
• The Sisters - Les soeurs À la mort du révérend James Flynn, les conversations autour de son cercueil évoquent l'étrangeté du personnage... et le poids des commérages.
• Eveline  Eveline veut fuir sa pauvre vie et émigrer avec Franck. Au dernier moment, trouvera-t-elle la force de monter à bord du bateau qui doit les emmener ?
• The Boarding House - La pension de famille  La fille de la tenancière d'une pension est séduite par un des pensionnaires. Sa mère exige une "réparation".
• A Painful Case - Tragique accident James Duffy, célibataire austère et renfermé, se lie avec une femme romantique. Parviendront-ils à se comprendre ?

 

Dealer : Librairie Necq, Caen (14)

 

Ma lecture : 

Cela fait quelques temps que j'ai envie de perfectionner mon anglais. Enfin perfectionner, rejoindre le niveau que j'avais en Terminale. Alors quand j'ai vu cette édition bilingue de Dubliners, de James Joyce, j'ai sauté sur l'occasion. Il s'agit de quatre nouvelles de l’œuvre, traduites partiellement sur la page de gauche (avec le texte original, donc) ou, sur la page de droite, traduites complètement. 

samedi 19 juin 2021

Etés anglais

bibliza le mois anglais
Etés anglais,

(La saga des Cazalet T1)
Elizabeth Jane Howard,
Ed. La Table Ronde, 2020


Mot de l'éditeur :

Juillet 1937. A Home Place, au coeur du Sussex, jardiniers, femmes de chambre et cuisinière sont sur le pont. La Duche orchestre le ballet des domestiques avant l'arrivée de ses trois fils, Hugh, Edward et Rupert Cazalet, en chemin depuis Londres avec épouses, enfants et gouvernantes. Où dormira Clary, adolescente mal dans sa peau en plein conflit avec sa belle-mère ? Quelle robe portera Villy, ancienne ballerine désormais mère au foyer ? Polly, terrorisée à l'idée qu'une guerre éclate, s'entendra-t-elle avec sa cousine Louise qui rêve de devenir actrice ? Rachel, la seule fille de la Duche, trouvera-t-elle un moment pour ouvrir la précieuse lettre de son amie Sid ? Non-dits, chamailleries, profonds chagrins... Aux préoccupations des adultes font écho les inquiétudes des enfants, et à la résilience des femmes, qu'elles soient épouses, fillettes ou domestiques, répond la toute-puissance - ou l'impuissance - des hommes. L'été regorge d'incertitudes mais, sans l'ombre d'un doute, une nouvelle guerre approche : entre pique-niques sur la plage et soirées auprès du gramophone, il faudra inventorier lits de camp et masques à gaz.


Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

J'ai reçu ce premier tome de la Saga des Cazalet à Noël dernier et j'attendais avec impatience #lemoisanglais pour le déguster.

mercredi 9 juin 2021

Un monde après l'autre

Les chroniques de St Mary, T1,

Un monde après l'autre,
Jodi Taylor,
Ed. Hervé Chopin, 2018

 

Mot de l'éditeur :

À l'institut St Mary de recherche historique, les historiens n'étudient pas seulement le passé, ils le visitent.

Derrière l'innocente façade de St Mary, le secret du voyage dans le temps a été découvert et reste bien gardé. Les chercheurs en Histoire ont ainsi une méthode de travail tout à fait particulière : ils " étudient 'en temps réel' les événements majeurs de l'Histoire ". En se faisant passer pour d'inoffensifs excentriques, ils tentent de répondre à certaines questions qui n'ont jamais été résolues, sans jamais toucher au cours de l'Histoire... au risque d'en mourir.
Madeleine Maxwell, une jeune et brillante historienne est contactée par son ancien professeur afin de rejoindre l'équipe de l'Institut St Mary. Au cours de son étrange entretien d'embauche, Maxwell comprend vite les possibilités qui s'offrent à elle...
De la disparition de Pompéi aux tranchées de la Première Guerre mondiale, du grand incendie de Londres à la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie, la jeune historienne va revivre d'extraordinaires événements. Alors qu'au sein de l'institut naissent des enjeux de pouvoir...

 

Dealer : Gagné lors du dernier #lemoisanglais :)

 

Ma lecture :

Le pitch est fantastique : des historiens étudient l'Histoire en voyageant dans le temps et en observant au plus près les événements. Magique, non ?

mardi 8 juin 2021

Mystères sur les rails

mystères sur les rail Nathan Leonard Sedgam Highland Falcon train jeunesse détective
Mystères sur les rails,

MG Leonard & Sam Sedgam,
Ed. Nathan, 2021


Mot de l'éditeur :

Découvrez Harrison, un nouveau détective pour les 9-12 ans ! Ses talents ? L’observation et le dessin. Son terrain de chasse ? Les trains. À chaque tome, un nouveau crime à élucider…

Tome 1 : Le Highland Falcon file à travers les vallées écossaises. Toute l’aristocratie et même le couple princier sont à bord, quand des bijoux commencent à disparaître. Harrison va devoir mobiliser tout son culot et son sens du détail pour trouver le coupable – surtout lorsqu’il est mis en haut de la liste des suspects !

 

Dealer : SP Nathan :)

 

Notre lecture :

Vous le savez peut-être, mais je suis fascinée par les trains. A tel point que je rêve de faire un jour une grande croisière, au ralenti. Alors quand les Editions Nathan m’ont proposé ce roman jeunesse, Mystères sur les rails, j’ai sauté sur l’occasion !

dimanche 6 juin 2021

Montagnes russes

Montagnes russes morizur benyamina bamboo grand angle BD FIV PMA maternité bébé
Montagnes russes,

Gwénola Morizur & Camille Benyamina,
Ed. Bamboo, 2021


Mot de l'éditeur :

Avoir un enfant est devenu une idée fixe pour Aimée et les échecs successifs de FIV sont de plus en plus durs à accepter. Dans la crèche où elle travaille, la jeune femme fait alors la connaissance de Charlie qui élève seule ses enfants. Elle s’attache rapidement à l’un d’eux, Julio, et se met peu à peu à outrepasser ses fonctions. Malgré cela, une amitié de plus en plus forte se tisse entre Aimée et Charlie. Mais quand la maman de Julio se rend compte du comportement d’Aimée vis-à-vis de son fils, elle se sent trahie par son amie. Les disputes et les règlements de compte entraînent alors les deux femmes sur les montagnes russes, dans ces hauts et ces bas qui ressemblent à la vie et dans ces sensations fortes à l’image de leur amitié.

 

Dealer : SP des éditions Bamboo, avec la complicité de Gwénola Morizur

 

Ma lecture :

La couverture des Montagnes russes est explicite : cette bande-dessinée aborde ces ventres qui restent désespérément plat, ces ventres où la vie ne prend pas...

vendredi 4 juin 2021

Le chagrin des vivants

Le chagrin des vivants,

Anna Hope,
Ed. Gallimard, 2016
(Wake, 2014)


Mot de l'éditeur :

Durant les cinq premiers jours de novembre 1920, l’Angleterre attend l’arrivée du Soldat inconnu, rapatrié depuis la France. Alors que le pays est en deuil et que tant d’hommes ont disparu, cette cérémonie d’hommage est bien plus qu’un simple symbole, elle recueille la peine d’une nation entière.
À Londres, trois femmes vont vivre ces journées à leur manière. Evelyn, dont le fiancé a été tué et qui travaille au bureau des pensions de l’armée ; Ada, qui ne cesse d’apercevoir son fils pourtant tombé au front ; et Hettie, qui accompagne tous les soirs d’anciens soldats sur la piste du Hammersmith Palais pour six pence la danse.
Dans une ville peuplée d’hommes incapables de retrouver leur place au sein d’une société qui ne les comprend pas, rongés par les horreurs vécues, souvent mutiques, ces femmes cherchent l’équilibre entre la mémoire et la vie. Et lorsque les langues se délient, les cœurs s’apaisent.



Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

Angleterre, 1920.
Les rues sont peuplées de mères et de femmes brisées par la mort de leurs fils et maris sur les fronts de France. Les rues sont peuplées d'hommes brisés par les obus des fronts de France. Mais il faut pourtant vivre, avec, au cœur, ce chagrin propre aux vivants...

lundi 24 mai 2021

Simone Veil ou la force d'une femme

Simone Veil ou la force d'une femme Annick Cojean roman graphique BD féminisme avis chronique lectrice critique coup de coeur
Simone Veil

ou la force d'une femme,
Annick Cojean, Xavier Bétaucourt & Etienne Oburie,
Ed. Plon - Steinkis, 2020


Mot de l'éditeur :

Annick Cojean est grand reporter au Monde.
Au fil de sa carrière, elle a croisé Simone Veil à plusieurs reprises. Au fil de leurs rencontres, une relation singulière s'est installée entre Simone Veil et la journaliste.
Une relation de femmes au-delà des fonctions.
Un portrait subjectif, délicat et parfois surprenant de la femme au-delà de l'héroïne. 

 

Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon (29) 


Ma lecture :

Encore un livre, encore une BD sur Simone Veil ? Celle-ci aborde un autre regard, plus intime, celui d'Annick Cojean. Cette grand reporter, née tout près de chez moi dans le Finistère, a souvent rencontré Simone Veil, partageant des valeurs féministes et humaines.

A la mort de Simone Veil, le journal Le Monde où elle travaille demande à Annick Cojean un long portrait. Un portrait sensible et intime. L'occasion pour la journaliste de revivre sa première rencontre avec cette icône, jusqu'à son admission à l'Académie Française. L'occasion de reparler d’Auschwitz et des amitiés qu'elle a créées là-bas, de la loi pour l'avortement, de son défi européen et surtout, de son combat féministe.
Cette bande-dessinée retrace les coulisses de ce portrait publié dans Le Monde à la mort de Simone Veil. L'émotion est palpable. Annick Cojean livre une Simone Veil intime, tendre, parfois drôle qui a toujours su tirer une force extraordinaire des épreuves qu'elle a pu traverser. Cette icône a accompagné le parcours féministe d'Annick, et de beaucoup de femmes. Et malgré tout, elle est toujours restée une femme simple qui aimer tenir ses discussions avec ses amies et sa famille sur son lit. Elle a fait de sa vie un combat, une série de combats en fait, pour la liberté. La liberté féminine et humaine avant tout.

Merci Annick pour ce joli portrait !


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