Le génie des coïncidences,
John Ironmonger,Ed. Stock, 2014
Mot de l'éditeur :
Thomas Post, trente ans et des poussières, gauche et dégingandé, est maître de conférences à l’Université de Londres. Il fait autorité dans le domaine des coïncidences qui ne sont, selon lui, que le jeu du hasard et de la nécessité. Sa thèse est mise à mal le jour où la séduisante Azalea Lewis, une jeune femme marquée par la vie, lui lance ce défi : dénouer le fil sinueux de sa vie, gouvernée par un malheureux enchaînement de coïncidences.
C’est le début d’un grand huit intellectuel, émotionnel et ludique qui ricoche d’un paisible village de l’île de Man à un escalator du métro londonien, jusqu’à une mission en Ouganda. Une quête de vérité où toutes les surprises sont permises.
Dealer : Reçu dans un Swap il y a quelques années
Ma lecture :
Quelle est la probabilité que vous ayez lu ce roman ?
Plus difficile encore : quelle est la probabilité que vous ayez lu ce roman de 2014 ces jours-ci ?
Les probabilités. Les coïncidences. Les hasards. C'est ce qu'explore John Ironmonger dans son roman Le génie des coïncidences. Pour cela, il sort deux personnages de son chapeau. Au hasard. Thomas Post, Londonien trentenaire, expert en coïncidences. Et Azalea, jeune femme ballotée entre l'Angleterre et l'Ouganda, trouvée dans une fête foraine puis adoptée, au destin donc rempli de circonstances hasardeuses.
Beaucoup de membres de sa famille sont morts un 21 juin. À son tour, elle est persuadée de pouvoir prédire sa mort, un 21 juin 2012, et demande à Thomas d'étudier les coïncidences malheureuses de sa vie.
Ce roman est un OVNI !
Mais je l'ai beaucoup aimé, notamment pour ses déambulations dans les hasards et les coïncidences, heureux ou malheureux, probables ou improbables. On passe de l'Angleterre des années 70 aux années 2000, puis à l'Ouganda des années 90 en pleine guerre civile. On s'interroge sur Azalea et les péripéties qui façonnent sa vie : sa chute dans les fonts baptismaux, sa mère assassinée, sa découverte dans une fête foraine, puis son adoption par des missionnaires partis en Ouganda… Sa vie est déjà un roman !
J'ai beaucoup aimé cette façon de triturer le destin, de composer avec les faits, d'explorer le déterminisme…
C'est un roman dense, puissant, à la fois drôle et philosophique, difficile à résumer. Je l'avais depuis de longues années dans ma bibliothèque : le hasard d'un club de lecture et un titre à piocher dans ma PAL ne contenant pas la lettre A, et me voilà à lire Le génie des coïncidences. Quelle était la probabilité pour que je le choisisse ? Le fait d'adhérer de mon plein gré à un club de lecture a-t-il joué sur le déterminisme ?
En tout cas, j'ai passé un excellent moment !










