jeudi 29 janvier 2026

Zidane, une vie secrète

Zidane, une vie secrète,

Besma Lahouri,
Ed. Flammarion, 2008


Mot de l'éditeur :

Zidane... le joueur de génie, la star mondiale, le héros national. Mais qui est-il vraiment ? Malgré la légende, en dépit des médias, l'homme reste finalement un mystère. Cette enquête, menée dans toute l'Europe pendant plus d'un an et demi, n'a pas été sans difficultés, dévoilant les secrets d'un joueur qui ne s'appartient plus, dépassé par sa notoriété, empêché par ses contrats publicitaires, reclus derrière une omerta presque sans faille. Voici un ouvrage qui éclaire certaines facettes méconnues du joueur - sa vie quotidienne, son rapport à l'argent, son entourage - sans oublier de saluer le talent et la carrière fabuleuse de l'ex-idole des stades.


Dealer : Pioché dans ma Box des 40 ans 


Ma lecture :

Si je ne suis pas insensible à l'aura de Zidane, je n'aurais jamais été jusqu'à lire l'une de ses biographie. Mais mes amis m'ont offert une Boîte à livres pour mes 40 ans, et je me suis engagée à les lire tous. J'ai donc enfilé mon maillot tricolore... 

mardi 27 janvier 2026

Simon, l'enfant du 20e convoi

Simon, l'enfant du 20e convoi,

Simon Gronowski, Françoise Pirard,
Ed. Milan Junior, 2008


Mot de l'éditeur :

Bruxelles, 1943. Trois ans que les Allemands occupent la Belgique, trois ans qu'ils pourchassent les Juifs, trois ans que Simon et sa famille vivent en sursis. Jusqu'à l'arrestation, jusqu'au départ, en train, vers l'est. Un terrible voyage vers l'inconnu au cours duquel, pourtant, Simon a rendez-vous avec l'espoir...

Roman jeunesse, à partir de 10 ans


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

Lors de mon périple en Belgique, nous avons dormi dans le petit village de Borgloon, au pied d'une ancienne abbaye. Et au petit matin, un passant vient discuter avec nous, et après nous avoir raconté l'histoire de cette abbaye, il nous a raconté l'histoire de Simon, un enfant qui avait échappé à la déportation en 1943 en sautant d'un train à quelques pas de là où nous nous trouvions. Une statue commémore cette histoire (photo). 
J'ai donc eu envie de lire son récit... 

Simon, l'enfant du 20ème convoi, ou l'itinéraire d'une enfance emportée dans le tumulte de la guerre.

Simon Gronowski, donc, est un enfant belge des années 40. Il vit à Bruxelles avec sa mère, son père et sa grande sœur. Et ils sont juifs.
Il raconte alors son enfance sous l'occupation allemande. La maroquinerie de ses parents est de plus ne plus restreinte et finit par être fermée, Simon est contraint de quitter l'école, puis la famille doit songer sérieusement à se cacher. Leurs proches fuient ou disparaissent, le climat devient oppressant.
On ne leur épargne rien lorsqu'un matin, des coups sont frappés à leur porte. Simon, sa mère et sa sœur sont emmenés. Leur père n'est pas à leur domicile, il est en convalescence à l'hôpital : cela le sauvera. D'un  camp de transit, ils sont bientôt entassés dans le convoi numéro 20, direction l'est. 1600 juifs se serrent ainsi dans des wagons à bestiaux. Lors d'un moment de confusion où le train s'arrête puis redémarre au pas, sa mère pousse Simon à sauter du train... 
Comment la guerre finira-t-elle pour la famille Gronowski ?

Il s’agit d’un roman jeunesse que les adultes peuvent lire avec plaisir, porté par un ton sincère et une écriture soignée.
Simon retrouvera son père mais ne reverra jamais sa mère et sa sœur, gazées à leur arrivée. Malheureusement, accablé par le chagrin, son père mourra peu après la libération.
Simon le dira plus tard, sa mère lui a donné deux fois la vie, en le mettant au monde et dans ce wagon.
Ce témoignage est bouleversant et montre plusieurs facettes de la guerre : le quotidien, la peur, la déportation, et l'après. Ces familles disloquées, ces orphelins, ces biens spoliés... La vie après la mort. 

A lire pour le devoir de mémoire.


lundi 26 janvier 2026

Le restaurant des recettes oubliées

Le restaurant des recettes oubliées,

Deuxième service,
Hisashi Kashiwai,
Ed. Nami, 2023


Mot de l'éditeur :

" Nous retrouvons vos plats. " Une mystérieuse publicité d'une ligne dans une revue culinaire, pas de numéro de téléphone ni d'adresse claire : ceux qui souhaitent se rendre au restaurant Kamogawa doivent compter sur un soupçon de magie pour arriver à bon port !

Seuls les habitués et les clients guidés par le destin trouvent leur chemin jusqu'à la petite bâtisse cachée dans les ruelles de Kyoto qui propose à ses convives de récréer les délicieux mets qui ont marqué leur vie. Yaki onigiri, bento au nori, donburi de tempura ou steak haché à la japonaise... pour chaque nouveau plat, Nagare Kamogawa et sa fille Koishi, enquêtent pour préparer des recettes depuis longtemps oubliées et proposent à leurs clients une plongée dans le goût inimitable du souvenir. Ces saveurs enfin retrouvées leur permettront-elles de fermer la porte aux regrets et de prendre un nouveau départ ?


Dealer : Box des 40 ans


Ma lecture : 

Vous arrive-t-il parfois de vouloir retrouver des recettes oubliées, qui ont marqué des souvenirs précieux ? Un restaurant de Kyoto permet de les retrouver... 

mercredi 21 janvier 2026

Ma gloire

Ma gloire,

Florent Oiseau,
Ed. Gallimard, 2026


Mot de l'éditeur :

« C’est la nuit et le dehors qui m’ont fait ça, ils m’ont attrapé et ne m’ont pas rendu. »

Alcoolique débonnaire, le narrateur a pour philosophie l’absence d’ambition. Fraîchement licencié, il vit de petits trafics, passe ses journées à arpenter le Paris populaire, du cimetière de Charonne à la porte de Bagnolet, et ses soirées dans les bars. Sa gloire, ce sont les deux femmes qu’il aime : son épouse, Almeria, et leur fille, l’espiègle Lune, dix ans. Mais elles s’inquiètent de ses excès, qui ressemblent à un lent suicide. Jusqu’au jour où il est choisi pour jouer une fée dans le spectacle de fin d’année de l’école : l’occasion de trouver, enfin, le rôle de sa vie ?

Hommage à la nuit, à l’ivresse et aux rencontres de hasard, Ma gloire interroge nos loyautés et la place que nous occupons dans le monde. De sa plume poétique et fantasque, Florent Oiseau poursuit son exploration fraternelle des gens de l’ombre, et signe un roman poignant sur les histoires que nous nous racontons tous pour survivre.


Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon (29)


Ma lecture :

Quel plaisir de retrouver l'univers de Florent Oiseau ! Ses (anti)héros losers sur les bords mais attachants au cœur, ses quartiers populaires, ses troquets, sa nonchalance et la poésie de sa plume.   

mardi 20 janvier 2026

Mon vrai nom est Elisabeth

Mon vrai nom est Elisabeth,

Adèle Yon,
Ed. du sous-sol, 2025


Mot de l'éditeur :

Une chercheuse craignant de devenir folle mène une enquête pour tenter de rompre le silence qui entoure la maladie de son arrière-grand-mère Élisabeth, dite Betsy, diagnostiquée schizophrène dans les années 1950. La narratrice ne dispose, sur cette femme morte avant sa naissance, que de quelques légendes familiales dont les récits fluctuent. Une vieille dame coquette qui aimait nager, bonnet de bain en caoutchouc et saut façon grenouille, dans la piscine de la propriété de vacances. Une grand-mère avec une cavité de chaque côté du front qui accusait son petit-fils de la regarder nue à travers les murs. Une maison qui prend feu. Des grossesses non désirées. C’est à peu près tout. Les enfants d’Élisabeth ne parlent jamais de leur mère entre eux et ils n’en parlent pas à leurs enfants qui n’en parlent pas à leurs petits-enfants. “C’était un nom qu’on ne prononçait pas. Maman, c’était un non-sujet. Tu peux enregistrer ça. Maman, c’était un non-sujet.”

"Mon vrai nom est Élisabeth" est un premier livre poignant à la lisière de différents genres : l’enquête familiale, le récit de soi, le road-trip, l’essai. À travers la voix de la narratrice, les archives et les entretiens, se déploient différentes histoires, celles du poids de l’hérédité, des violences faites aux femmes, de la psychiatrie du XXe siècle, d’une famille nombreuse et bourgeoise renfermant son lot de secrets.


Dealer : Bibliothèque de Sibiril (29)


Ma lecture :

Betsy était folle, on n'en parlait pas, c'était "un non-sujet".
Betsy, c'est l'arrière-grand-mère de la narratrice. L'arrière-grand-mère dont on ne parle pas. Elle a été diagnostiquée schizophrène dans les années cinquante et internée pendant 17 ans. C'est le secret de la famille. Secret qui pourrait en cacher d'autres, d'ailleurs.
Craignant l'hérédité de la folie, la narratrice, chercheuse, va mener une enquête familiale. 

mercredi 14 janvier 2026

D'entre les pierres

D'entre les pierres,

David Lelait-Helo,
Ed. Anne Carrière, 2014


Mot de l'éditeur :

" Les murs ont des oreilles, il faudra vous y faire. Vous l'avez souvent dit, sans jamais y croire. Car vous ne le vouliez pas, mais je vous place aujourd'hui au pied du mur, excusez le jeu de mots, je suis blagueuse [...] Ah, si les murs pouvaient parler ! Je vous le dis, ils parlent. Mes parquets grincent en mille bavardages, mes boiseries craquent en petits cris et, en dépit de mon grand âge, mes fenêtres voient loin, au-delà du temps qui passe et par-delà les siècles. L'Histoire ne s'écrit pas dans les livres, elle se respire. À l'encre et au papier, elle préfère le vent et le sang. " 

Une très ancienne maison de Buenos Aires prend la parole qu'on ne lui avait jamais donnée. À l'heure d'être détruite, elle révèle ce qu'elle a vu et gardé trop longtemps secret : le drame de Soledad Salvador, la femme qui aura vécu entre ses murs plus de cinquante ans, un drame qu'elle a été impuissante à empêcher... Au fil de récits de vies, la maison, rescapée de temps révolus, évoque entre rêve et réalité la fondation de la ville cinq siècles plus tôt, l'immigration qui au xixe siècle a donné le jour à l'Argentine, le mythe Eva Peron, la dictature durant les années 1970. Ce roman traite du lien intime que nous entretenons avec notre décor et des secrets dont regorgent nos vies. Il est un voyage au cœur des mythologies argentines, une rêverie qui renferme de grandes leçons de vie, d'amour et de paix.


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

Après mon coup de cœur infini pour C'était en mai un samedi, roman de David Lelait-Helo consacré à Dalida, j'avais peur de rompre le charme en lisant un autre roman. Mais non. D'entre les pierres est tout aussi époustouflant.  

lundi 12 janvier 2026

L'enfant de Noé

L'enfant de Noé,

Eric-Emmanuel Schmitt,
Ed. Albin Michel, 2004


Mot de l'éditeur :

1942. Les rafles commencent. Joseph, parce qu’il est juif, se trouve confié à des inconnus qui l’obligent à travestir la vérité. Virtuose du mensonge comme tous les enfants cachés, il apprend à taire son nom, son histoire, ses sentiments.

Dissimulé dans un pensionnat catholique, il va grandir auprès d’un prêtre, le père Pons, un homme simple qui est cependant habité par la folie des justes. Sous son église, dans la crypte, le père Pons a aménagé une synagogue secrète. La nuit, il y étudie la Torah, la Kabbale, les textes des rabbins et il y collectionne les objets de culte. Dans un univers en apparence chrétien, il s’attache à faire survivre la culture juive pour la transmettre à ces enfants sauvés afin qu’ils ne perdent pas leur identité.

Tel Noé pendant le déluge, il a décidé de sauver l’humanité. Malgré elle. Contre elle.

Qu’adviendra-t-il de Joseph et de tous ces enfants de Noé pendant la guerre ? Et surtout que deviendront-ils, une fois la paix revenue, avec cette double identité : juifs et chrétiens ?



Dealer : Boîte à livres


Ma lecture :

Cela fait vraiment longtemps que j'avais déniché ce roman dans une boîte à livres et qu'il m'attendait sur mes étagères personnelles. Je suis ravie de le partager à nouveau à d'autres lecteurs...

C'est l'histoire d'un enfant juif, Joseph, pris dans les tourments de la Seconde Guerre mondiale. Pour le sauver, ses parents le cachent à la Villa Jaune, un pensionnat dirigé par le dévoué père Pons. Près de la moitié des pensionnaires sont des enfants juifs cachés, mais il leur est interdit de se démasquer. Ils vivent dans leur mensonge salvateur somme toute, loin de la guerre. Joseph se fait rapidement un ami, Rudy, et finit par découvrir qu'il est juif comme lui. Avec lui, il peut être lui-même, sans avoir à se cacher. Tout comme avec le père Pons qui le prend sous son aile et lui montre ses collections...

Le père Pons, à chaque conflit mettant en péril l'humanité, débute une collection d'objets. Dans les années 30, il commence sa collection yiddish et recrée, dans la crypte de sa chapelle, une synagogue. Son but ? Si Hitler parvenait à supprimer tous les juifs, sa collection témoignerait de l'existence de ce peuple. Quelle belle idée, ces collections mémoires !

J'ai beaucoup aimé cette poésie filée tout au long de ce court roman. Pour être sains et saufs, Joseph et ses camarades juifs doivent oublier leurs identités et leurs racines. Et en parallèle, la collection du père Pons devient la mémoire sacrée de leur oubli forcé.

Le point de vue adopté est celui de Joseph avec son regard franc et naïf sur le monde. Cela rend le récit à la fois tendre et poignant, tout en conservant cette innocence et cet humour qui tendent à alléger le contexte.
Les personnages, Joseph bien sûr, mais aussi le père Pons, Rudy, sans oublier la pharmacienne revêche qui établit des faux papiers aux enfants.

Un coup de cœur, haut et fort, pour ce roman, L'enfant de Noé !

jeudi 8 janvier 2026

Brûler d'envie de vivre

Brûler d'envie de vivre,

Margaux Hélies-Guéna,
Autoédition, 2023


Mot de l'éditeur :

Octobre 2022 Qu'est-il devenu de la petite fille qui se déguisait en pirate et voulait parcourir le monde sur un voilier ? Apprendre à vivre, on y a tous déjà pensé, mais comment faire quand le genou est déjà à terre ? Elle a décidé de tout quitter, comme ça, du jour au lendemain. Elle a acheté son billet et s'est envolée avant de sombrer. Elle a déposé sa valise avant de déposer les armes.

L'Argentine, Buenos Aires, le quartier de Palermo. Ce voyage initiatique au pays du tango, du football et du maté va radicalement changer le cours de sa vie. Durant son périple elle va devoir affronter son passé et ses démons, ses doutes et ses angoisses. Qui est cette "chère A" à qui elle écrit? Un voyage bouleversant, jonché de peurs, de joies, de doutes , d'amitié et d'amour. Elle l'a fait, elle l'a décidé, elle va brûler, brûler d'envie de vivre.


Dealer : Salon du livre, Brest


Ma lecture :

Cela fait quelque temps que je voulais découvrir ce roman de cette autrice brestoise, presque voisine, donc, Margaux Hélias-Guéna.

L'héroïne de ce roman... Je me rends compte qu'on ne précise jamais son prénom. L'héroïne de ce roman donc, la petite vingtaine, fête son anniversaire entourée de ses amis les plus proches. La fête bat son plein, et elle se sent terriblement seule. Un drame qu'elle garde secret a bouleversé sa vie et le masque de l'illusion tend à se fendiller. Alcool et tabac lui font vite oublier ce sentiment, mais au réveil, elle comprend une chose : la dépression la guette. Il est grand temps qu'elle se prenne en main. Et c'est une discussion avec sa grand-mère, Mamie Rose, qui va la pousser à prendre littéralement son envol. Elle s'envole en effet, sur un coup de tête, vers l'Argentine.
Le dépaysement est total et l'autrice a bien campé l'ambiance argentine. Ce saut vers l'inconnu amène la jeune fille à faire céder ses barrières et à aller au bout d'elle-même. Elle fait des rencontres qui l'accompagnent dans son cheminement intérieur : se redécouvrir et renaître. En ce sens, elle est une véritable héroïne feelgood.
De retour à Brest, ses vieux démons ne vont-ils pas la bousculer à nouveau ?

J'ai beaucoup aimé ce voyage en Argentine, ses couleurs, ses paysages, sa cuisine. L'autrice permet à ses lecteurs de découvrir ce pays en déambulant dans les rues, comme La Boca. Revivre la finale de la coupe du monde de football, Argentine-France, côté argentin était vraiment chouette.
En revanche, j'ai moins été séduite par le côté développement personnel car ça a freiné ma lecture du roman, en y créant d'ailleurs quelques longueurs. J'ai eu plus de mal à rentrer dans l'histoire et à véritablement m'attacher aux personnages même si je souligne la richesse du parcours de vie de l'héroïne. Elle invite les lecteurs à un voyage, plus que géographique, initiatique, au cœur de chacun d'entre nous.

Dernier point négatif : la présence de trop nombreuses coquilles 😬

Bilan lecture mitigé mais j'ai été ravie de voyager grâce au pouvoir évocateur des mots de  Margaux Hélias-Guéna ! 

dimanche 4 janvier 2026

L'herbe des nuits

L'herbe des nuits,

Patrick Modiano,
Ed. Gallimard, 2012


Mot de l'éditeur :

""Qu'est-ce que tu dirais si j'avais tué quelqu'un ?" J'ai cru qu'elle plaisantait ou qu'elle m'avait posé cette question à cause des romans policiers qu'elle avait l'habitude de lire. C'était d'ailleurs sa seule lecture. Peut-être que dans l'un de ces romans une femme posait la même question à son fiancé. "Ce que je dirais ? Rien.""


Dealer : Librairie de Bruxelles


Ma lecture : 

Lire un Modiano, c'est comme ouvrir une vieille armoire et y respirer les senteurs du passé.

Je voulais du Modiano, pour terminer et commencer l'année, histoire de rester sur une valeur sûre. Et pourtant, Modiano n'a rien de sûr, c'est surtout un brouillard épais où s'entremêlent vieilles photos de quartiers de Paris, plans, annuaires téléphoniques et notes consignées dans un Moleskine. L'auteur, un pinceau d'aquarelle à la main, fait revivre le passé au gré de sa mémoire.
Qui sont ces noms écrits dans son carnet ? Chastaigner. Duwelz. Marciano. Il a dû les fréquenter à une certaine époque. En 1962 ? 1964 ? Logeait-il avec eux dans l'hôtel Unic rue du Montparnasse près de ce café où il avait rencontré Dannie ? Dannie... Qu'est-elle devenue ? Et qu'avait-elle voulu dire, il y a des années avec ce "Qu'est-ce que tu dirais si j'avais tué quelqu'un ?" qui le hante encore aujourd'hui ?

Modiano, ce promeneur solitaire, dans ce brouillard parisien, nous emmène avec lui dans sa mémoire brouillée par l'imagination et l'oubli. L'herbe des nuits est un roman sans surprise, ce n'est pas ce qu'on lui demande. Il promet surtout une lecture hors du temps dans ce brouillard si réconfortant.
A lire idéalement dans un café parisien, bien sûr ! Ou dans votre fauteuil préféré (j'ai choisi cette option ^^).


mercredi 31 décembre 2025

L'Enigme de la boule à neige

L'Enigme de la boule à neige,

Ana T. Drew,
Ed. Harper Collins, 2024


Mot de l'éditeur :

Dans un Paris aux couleurs de Noël, l’amour et le danger flirtent à chaque coin de rue…

Un jeu de piste géant intitulé « À la recherche du Père Noël» est organisé par un mystérieux mécène pour retrouver une peinture du célèbre Marc Chagall.
Cat Cavallo, voyante à l’écoute de ses intuitions, et Zack Rigaud, chef de start-up féru de maths, vont devoir faire équipe.
Commence alors une folle aventure riche en rebondissements, avec pour décor les rues en fête et les monuments emblématiques de la Ville lumière. Au menu : codes chiffrés, courses-poursuites et tentatives d’intrusion ratées – sans parler des amies peu banales de Cat et des voisins envahissants de Zack.
L’affaire se corse lorsque le duo se rend compte que le jeu n’est qu’un trompe-l’œil qui dissimule le casse du siècle…

Entre enquête, périls et sentiments naissants, Cat et Zack survivront-ils au Noël le plus fou de leur vie ?


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

J'ai eu beaucoup de mal à me dégoter un roman de Noël parisien, mais celui-là, quelle pépite ! Quelle folle aventure au cœur de Paris, au cœur des Arts ! 

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