vendredi 25 septembre 2026

Les citrouilles du bout du monde

Les citrouilles du bout du monde,

Amélie Petitpas,
Autoédition, 2026


Mot de l'éditeur :

Julie pensait avoir tout réussi. Jusqu'au jour où elle a commencé à perdre sa fille.
À trente-cinq ans, Julie a construit sa vie seule, avec courage et détermination.
Mais lorsque Célia, sa fille de 17 ans, s'éloigne d'elle au point de manquer son baccalauréat, Julie comprend qu'elle risque de perdre ce qu'elle a de plus précieux.
Dans un dernier espoir de renouer avec elle, mère et fille partent travailler aux Citrouilles du Bout du Monde, une ferme bretonne où l'automne ressemble à un conte : citrouilles géantes, légendes celtiques, soirées autour du feu et brumes mystérieuses.

Un lieu hors du temps.
Une relation à reconstruire.
Et peut-être quelques secondes chances à saisir.
Un roman feel-good tendre et émouvant sur les liens mère-fille, la reconstruction et les nouveaux départs.


Ma lecture :

L'automne nous tend les bras, l'occasion parfaite de se plonger dans un roman de saison. Et mon choix s'est porté sur cette romance feel good au beurre salé.

Nous voilà à la ferme des Citrouilles du bout du monde pour célébrer l'automne. Julie et sa fille Célia s'offrent une pause dans le Finistère pour se reconnecter l'une à l'autre et changer d'air. La jeune fille de 17 ans échappe de plus en plus à cette mère célibataire, et rien de tel qu'un ailleurs pour tenter de se redécouvrir.
A la ferme, il n'y a que des saisonniers pour animer le creusage de citrouilles, les contes frissonnants, les balades en calèche, le restaurant, ... sous la houlette du charmant Cédric, le gérant.

Alors, oui, nous avons le décor idéal de ma saison préférée où tout est mis en œuvre pour la sublimer. La colocation des saisonniers est propice aux rencontres, aux confidences, aux cheminements intérieurs, ... aux rapprochements. Le duo mère-fille, taiseux au début du roman, s'ouvre peu à peu sous les embruns bretons. Et l'amour...nous sommes dans une romance, pourrait bien se cacher à l'intérieur d'un potimarron.
Alors oui, bien sûr, tous les ingrédients sont réunis, façon romance de Noël, à l'automne. Et alors oui, bien sûr, cela fait un bien fou ! Vous sentez cette odeur de potimarron rôti ? Ce pumpkin spice latte ? Cette odeur de foin ? Bienvenue en automne !

Je noterai cependant un manque d'épices dans la romance, peut-être un peut trop slowly, même si c'est maîtrisé et assumé, et dans le secret qui lie mère et fille qui aurait mérité d'être plus fort et plus développé.

Mais j'ai passé un super moment cosy dans cette ferme du bout du monde, et je n'ai maintenant qu'une envie, la découvrir pour de vrai !
A dévorer avec un latte, évidemment !


lundi 21 septembre 2026

Fleurs de ruine

Fleurs de ruine,

Patrick Modiano,
Ed. Seuil, 1991


Mot de l'éditeur :

24 avril 1933.

Deux jeunes époux se suicident dans leur appartement parisien pour de mystérieuses raisons.
Cette nuit-là ils auraient fait la connaissance de deux femmes, de deux hommes, fréquenté un dancing, pénétré dans une maison pourvue d'un ascenseur rouge.
Trente ans se sont écoulés. Le narrateur s'interroge sur leur histoire dont certains protagonistes semblent avoir croisé la sienne. Interrogation qui, en écho, en suscite d'autres.
Fantômes entrevus, explications jamais venues. Silhouettes, prénoms aspirés par le temps. Paris, aussi, surtout. Perdu, poursuivi, redessiné.


Ma lecture :

Le challenge du club de lecture, ce mois-ci, est de lire un roman de moins de 200 pages. L’occasion était trop belle de piocher dans un des Modiano que je n’avais pas encore lu : Fleurs de ruine.

Avec Modiano, peu importe l’intrigue de départ. Ici, c’est la disparition, trente ans plus tôt, d’un couple dans un hôtel parisien. Mais très vite, l’enquête devient surtout une balade embrumée dans le Paris de l’auteur.

Le narrateur, sous le prétexte de retracer les dernières heures de ce couple suicidaire, nous offre une déambulation dans un Paris brumeux, fantomatique, où les façades des immeubles des années 30 se superposent aux façades actuelles. Les noms des rues se succèdent, se remplacent, se brouillent, si bien que le lecteur finit lui aussi par se perdre. Mais quelle belle errance !

Les témoins du couple ont, eux aussi, disparu. Alors c’est Paris, son brouillard et ses fantômes que l’on interroge. Évidemment, il y a plus de questions que de réponses. Nous sommes à la croisée de la fiction et de la réalité, dans un espace-temps qui n’existe pas vraiment. Dans un Paris de carte postale, un Paris d’almanach où tout semble possible.

C’est cela que j’aime chez Modiano. Ce Paris embrumé, embué, qu’un éternuement littéraire parvient à ranimer. Le passé se superpose au présent, comme l’imagination balaie la réalité. Il ne s’y passe finalement pas grand-chose, mais qu’il est délicieux de siroter ce brouillard. C’est doux. Rassurant.

Peu importent les torpeurs du monde : ce brouillard modianesque est un véritable refuge.

Un refuge de moins de 200 pages. Et finalement, c’est peut-être tout ce qu’il me fallait !


jeudi 17 septembre 2026

Le secret de Jeanne

Le secret de Jeanne,

Sophie Astrabie,
Ed. Flammarion, 2025


Mot de l'éditeur :

Alors qu'elle pensait son père mort depuis dix-sept ans, Alexandra apprend son décès. Elle n'ose interroger sa mère, mais quand elle découvre un plan de la maison de sa grand-mère indiquant la présence d'une porte cachée, elle ne peut s'empêcher de fouiller. Ainsi ressurgissent les secrets de Jeanne, une éleveuse d'oies dans les années 1930, et de Nicole, une femme mariée des années 1980.


Dealer : Dialogues, Morlaix (29)


Ma lecture : 

Après une panne sèche de lecture, j’ai retrouvé le plaisir de lire avec Le secret de Jeanne, un roman qui rend la part belle à trois générations de femmes. Et puis, comme j’accueille une petite Jeanne depuis peu, le clin d’œil était plutôt mignon. 

Alexandra a très peu de souvenirs de son père : il est mort lorsqu’elle était petite. Pourtant, un jour, elle reçoit un coup de fil d’un notaire qui lui apprend… son décès. Comment est-ce possible ?

Préférant ne pas interroger sa mère, qui a soigneusement entretenu ce secret, c’est en vidant la maison de sa grand-mère qu’Alexandra va peu à peu découvrir les clés des drames qui ont marqué sa famille.

S’ouvre alors une saga familiale qui nous entraîne des années 1930 à 2013, de la Seconde Guerre mondiale aux avortements clandestins, des histoires d’amour aux désillusions, des secrets enfouis aux blessures transmises de génération en génération.

J’aime beaucoup ces romans où le passé vient éclairer le présent, où l’héroïne remonte le fil de son histoire pour comprendre celles qui l’ont précédée et, parfois, réparer les liens et les transmissions rompus.

Ce genre de roman où chaque tiroir raconte une histoire, où chaque découverte soulève une nouvelle question.

La plume de l'autrice est fluide et poétique, et vient enrober de douceur ces drames entremêlés, sans jamais les dénaturer.

Une jolie lecture qui m’aura permis, après quelques semaines à l’arrêt, de retrouver enfin le chemin des livres. Rien que pour ça, merci Sophie Astrabie.


lundi 31 août 2026

Loving date

Love dating,

Ce très court moment d'espoir,
Audrey Dana,
Ed. Seuil, 2026


Mot de l'éditeur :

Sous la forme d'un roman-photo, des anti-héros sont confrontés à des situations drôles, absurdes, gênantes, pathétiques ou inattendues lors de love-dating.

Dealer : Dialogues Morlaix


Ma lecture :

Les studios Mogul ont encore frappé ! 

Cette fois, c’est au tour d’Audrey Dana de nous concocter un véritable roman-photo autour de ces fameux rendez-vous issus des applis de rencontre… et de tout ce qu’ils peuvent avoir de plus cocasse, gênant ou carrément catastrophique !

Entourée d’une pléthore de comédiens tels que Alice Belaïdi, Sylvie Testud, Pascal Elbé, ou encore la regrettée Nadia Farès, Audrey Dana met en scène une galerie de dates plus ou moins désastreux, inspirés des pires scénarios que l’on puisse imaginer.

Celui qui compte tout au centime près, celui qui vous accueille dans une chambre ornée d’une croix gammée, celui qui ne ressemble absolument pas à sa photo, celui qui se projette déjà beaucoup trop loin… Bref, le meilleur du pire des rendez-vous amoureux !

C’est drôle, parfois franchement gênant, souvent très bien vu… et surtout, on se surprend à se demander : « Mais… ça existe vraiment, des gens comme ça ? » 

À savourer au bar, en attendant son date, bien sûr ! 
Et si le type ne vous plaît pas, restez le nez plongé dedans !


mardi 4 août 2026

Cucul

Cucul,

Camille Emmanuelle,
Ed. Seuil, 2024


Mot de l'éditeur :

Le jour, Marie Couston est prof de français dans un lycée. La nuit, elle écrit sous pseudo de la romance érotique. Mais lorsque son éditrice exige qu'elle abandonne ses romans cucul pour de la dark romance, Marie voit rouge. En clair, on lui demande de rendre sexy des violences conjugales et sexuelles. Sans regret, et un peu saoule, elle décide de tuer son personnage principal avant de s'endormir. Au réveil, elle n'en croit pas ses yeux : un inconnu est assis sur son canapé. L'homme, très beau dans son costume sur mesure hors de prix, lui explique alors le plus sérieusement du monde qu'il est James Cooper, le mâle alpha de sa romance...

Dealer : Club de lecture


Ma lecture 

Et si le personnage incroyablement sexy de la romance que vous écrivez apparaissait soudainement sur votre canapé ? Vous en feriez bien votre quatre-heures, non ?  

lundi 3 août 2026

Nos cœurs en chute libre

Nos cœurs en chute libre,

Valentine Stergann,
Ed. Hugo Poche, 2022


Mot de l'éditeur :

Passer une semaine en camping avec la bande de potes de sa meilleure amie ?
C'est la définition de l'enfer pour Félicie ! Retrouver l'homme le plus beauf qu'elle ait jamais vu, la peste de service qui se moque toujours de son surpoids et son ex un peu lourdaud sur les bords, ça ressemble bien à un traquenard. Sauf qu'une promesse est une promesse, donc elle ira, même en traînant des pieds. Alors quand Andrès, le petit nouveau du groupe, lui fait comprendre qu'il ferait bien d'elle son quatre-heures, elle reste sur ses gardes. S'il est à tomber, c'est surtout un parfait inconnu qui ne se dévoile pas beaucoup. Ce genre d'homme, Félicie s'en méfie. Elle n'acceptera plus d'être blessée comme elle l'a été dans le passé. Mais si pour avancer, Félicie devait enfin lâcher prise et sauter dans le vide avec lui, main dans la main ?


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

Je lis très peu de romances, mais celles de Valentine Stergann délivrent toujours un message et sont toujours très bien écrites. C'est d'ailleurs pour cela que je les apprécie autant. 

mercredi 8 juillet 2026

Les Dames de Marlow enquêtent

Les Dames de Marlow enquêtent,

T.1 : Mort compte triple,
Robert Thorogood,
Ed. La Martinière, 2021


Mot de l'éditeur :

C'est drôle, c'est exquis, c'est anglais ! Quand Miss Marple rencontre le Capitaine Marleau : la série phénomène dont vous ne pourrez plus vous passer. Dans la petite ville de Marlow, en Angleterre, Judith Potts, 77 ans, mène la vie qui lui plaît. Elle boit un peu trop de whisky et se baigne toute nue dans la Tamise, et alors ? Au pays des excentriques, elle est la reine ! Un soir, elle entend, provenant de la maison de son voisin, un cri suivi d'un coup de feu.

Elle en est sûre : un meurtre a été commis. Mais la police ne la croit pas. Pas d'énigme sans solution pour Judith Potts ! La vieille anglaise passionnée de mots-croisés va se lancer dans l'enquête avec, à ses côtés, Becks, la femme du vicaire, et Suzie, la promeneuse de chien et commère attitrée de Marlow. Vous reprendrez bien un nuage de crime avec votre thé ?

Robert Thorogood est le créateur et scénariste de la série TV à succès Meurtres au paradis, suivie par 5 millions de téléspectateurs en France.

Avec cette première enquête des Dames de Marlow, il donne vie à une héroïne qui déchire tout : Judith Potts !


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

Une copine du club de lecture m'a parlé de cette série de cosy mysteries. Je peux lire ce genre, mais à petite dose, alors je ne m'étais pas précipitée pour l'essayer... jusqu'à ce qu'elle me parle des grilles de mots fléchés incluses dans chaque roman.  

mardi 30 juin 2026

Du Jubillar ou du cochon ?

Du Jubillar ou du cochon ?

Romain Puértolas,
Ed. du Fakir, 2026


Mot de l'éditeur :

« Pendant qu’à trente kilomètres de là, à Albi, le monde tergiversait sur la culpabilité de Cédric Jubillard, le nombre de joints qu’il fumait et l’heure à laquelle il allait promener les chiens, moi, je faisais la seule chose qui importait vraiment dans toute cette affaire, chercher l’endroit où il avait enterré Delphine... »

Pendant plus de cinq mois, dans le plus grand secret, au gré des salons du livre et librairies auxquels il était invité dans la région (Castelmaurou, Pampelonne, Gaillac), l’ancien capitaine de police, auteur de L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté dans une armoire Ikea, a enquêté sur l’affaire du moment. Dans ce récit aussi étayé que sarcastique, il continue dans sa lignée de « roman-quêtes » amorcée par Comment j’ai retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès et Ma vie sans moustache, livre son intime conviction sur cette affaire d’actualité et les pistes sur l’endroit où pourrait se trouver Delphine.



Ma lecture :


Et si le meilleur enquêteur sur l'affaire Jubillar n'était ni un policier, ni un juge... mais un romancier ? 

Ancien policier, Romain Puértolas aime décortiquer les affaires criminelles non élucidées ou ctrop vite bâclées. Dans Du Jubillar ou du cochon, il se penche sur l'affaire Jubillar : cette nuit de décembre où Delphine disparaît sans laisser de trace. Problème : toujours pas de corps, toujours pas de preuve matérielle.   

dimanche 28 juin 2026

La loi des catacombes

La loi des catacombes,

Marion Bertoli,
Ed. Hugo, 2025


Mot de l'éditeur :

Pour Lucas, retrouver les imbéciles perdus dans les méandres silencieux des catacombes parisiennes est une activité régulière. Alors qu’il est chargé d’aller sauver Axel, égaré stupidement après une soirée clandestine dans le dédale, Lucas ne s’attend pas à autre chose qu’un petit boulot rapide.

Mais s’il est habitué à concocter des sorts de protection et des incantations magiques, frayer avec les fantômes et autres créatures qui peuplent les ombres d’une société qui n’a pas conscience de leur existence, affronter le destin est une tout autre paire de manches. Car Axel ne s’est pas simplement perdu. Il a été maudit par une force surnaturelle très puissante, tapie dans les sous-sols de la Ville Lumière.

Liés l’un à l’autre, les deux jeunes hommes que tout oppose vont devoir apprendre à se supporter pour s’en sortir. Surtout que le destin n’est pas le seul à intervenir dans la vie de Lucas et qu’un ennemi qui le poursuit depuis toujours est bien déterminé à obtenir ce qu’il veut de lui.


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

Avec cette canicule, je voulais lire un roman sur les catacombes parisiennes. Il y en a peu, et j'ai trouvé celui-ci, entre aventure, fantastique et romance. C'est le côté aventure que je cherchais. 

lundi 22 juin 2026

Comment j'ai survécu quinze ans avec trente euros

Comment j'ai survécu quinze ans avec trente euros,

La méthode Ligonnès,
Romain Puértolas,
Ed. Le fakir dans l'armoire, 2026


Mot de l'éditeur :

Suite à la publication de mon roman Comment j’ai retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès, les choses s’emballèrent à une vitesse folle. Un mercredi soir, à 22h56 précises, un certain Freddy me contacta sur Instagram. Il affirmait avoir retrouvé sur Google Maps la trace d’une C5 conduite par un homme pouvant être Xavier Dupont de Ligonnès en avril 2011 aux environs de Draguignan. La date correspondait, les lieux aussi. Ce fut le premier d’une longue série de témoignages, photos à l’appui, des quatre coins du monde qui me firent retomber dans cette folie contre laquelle je m’étais battu toutes ces années et que je pensais avoir vaincue. À une différence près. Je n’étais maintenant plus seul. Toute la France était derrière moi…


Ma lecture :

L'affaire Dupont de Ligonnès est sans doute le mystère criminel qui me passionne le plus, car chacun peut y aller de ses spéculations. Vivant ou mort ? Telle est la question. 

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