mercredi 18 mars 2026

Le génie des coïncidences

Le génie des coïncidences,

John Ironmonger,
Ed. Stock, 2014


Mot de l'éditeur :

Thomas Post, trente ans et des poussières, gauche et dégingandé, est maître de conférences à l’Université de Londres. Il fait autorité dans le domaine des coïncidences qui ne sont, selon lui, que le jeu du hasard et de la nécessité. Sa thèse est mise à mal le jour où la séduisante Azalea Lewis, une jeune femme marquée par la vie, lui lance ce défi : dénouer le fil sinueux de sa vie, gouvernée par un malheureux enchaînement de coïncidences.

C’est le début d’un grand huit intellectuel, émotionnel et ludique qui ricoche d’un paisible village de l’île de Man à un escalator du métro londonien, jusqu’à une mission en Ouganda. Une quête de vérité où toutes les surprises sont permises.


Dealer : Reçu dans un Swap il y a quelques années


Ma lecture :

Quelle est la probabilité que vous ayez lu ce roman ?
Plus difficile encore : quelle est la probabilité que vous ayez lu ce roman de 2014 ces jours-ci ?

Les probabilités. Les coïncidences. Les hasards. C'est ce qu'explore John Ironmonger dans son roman Le génie des coïncidences. Pour cela, il sort deux personnages de son chapeau. Au hasard. Thomas Post, Londonien trentenaire, expert en coïncidences. Et Azalea, jeune femme ballotée entre l'Angleterre et l'Ouganda, trouvée dans une fête foraine puis adoptée, au destin donc rempli de circonstances hasardeuses.
Beaucoup de membres de sa famille sont morts un 21 juin. À son tour, elle est persuadée de pouvoir prédire sa mort, un 21 juin 2012, et demande à Thomas d'étudier les coïncidences malheureuses de sa vie.

Ce roman est un OVNI !

Mais je l'ai beaucoup aimé, notamment pour ses déambulations dans les hasards et les coïncidences, heureux ou malheureux, probables ou improbables. On passe de l'Angleterre des années 70 aux années 2000, puis à l'Ouganda des années 90 en pleine guerre civile. On s'interroge sur Azalea et les péripéties qui façonnent sa vie : sa chute dans les fonts baptismaux, sa mère assassinée, sa découverte dans une fête foraine, puis son adoption par des missionnaires partis en Ouganda… Sa vie est déjà un roman !

J'ai beaucoup aimé cette façon de triturer le destin, de composer avec les faits, d'explorer le déterminisme…

C'est un roman dense, puissant, à la fois drôle et philosophique, difficile à résumer. Je l'avais depuis de longues années dans ma bibliothèque : le hasard d'un club de lecture et un titre à piocher dans ma PAL ne contenant pas la lettre A, et me voilà à lire Le génie des coïncidences. Quelle était la probabilité pour que je le choisisse ? Le fait d'adhérer de mon plein gré à un club de lecture a-t-il joué sur le déterminisme ?

En tout cas, j'ai passé un excellent moment !


lundi 16 mars 2026

Je suis la maman du bourreau

Je suis la maman du bourreau,

David Lelait-Helo,
Ed. Héloïse d'Ormesson, 2022


Mot de l'éditeur :

Prier Dieu, se vouer au Diable.

Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable. Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire ses émotions ». Jusqu’à ce matin-là, où un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils. Son fils cadet, son enfant préféré, le père Pierre-Marie, sa plus grande fierté. Gabrielle ne vacille pas, mais une fois la porte refermée, le monde s’écroule. Cet effondrement, pourtant, prend racine quelques semaines plus tôt, à la suite d’un article de presse révélant une affaire de prêtres pédophiles dans sa paroisse. Révoltée par cette calomnie, Gabrielle entreprend des recherches. Des recherches qui signeront sa perte. Ou sa résurrection.

Je suis la maman du bourreau raconte avec une subtilité et une justesse époustouflantes le calvaire d’une mère murée dans son chagrin. Un portrait dérangeant, qui touche au cœur, et rend un hommage vibrant à ceux qui osent dénoncer l’innommable.


Ma lecture :

Et si votre enfant avait commis l’irréparable ? Où s’arrête le rôle d’une mère ? 

jeudi 12 mars 2026

Un conte de fées

Un conte de fées,

Karine Reysset,
Ed. Flammarion, 2026


Mot de l'éditeur :

« C’est une histoire d’engrenage et de prédation. Une histoire d’amour, d’amour-poison, toxique, d’une jeune femme qui se brûle les ailes, se cogne contre les barreaux de sa prison dorée. »

Il était une fois une jeune orpheline nommée Aurore, étudiante brillante tombée sous le charme puis sous l’emprise de son professeur de lettres. Lorsque Aurore ouvre les yeux, il est déjà trop tard. Elle est devenue mère et se retrouve barricadée dans une immense maison perdue au milieu de nulle part. Mais comment partir ? Et pour aller où ?

Karine Reysset raconte la vulnérabilité et le combat d’une femme pour se sauver sans perdre ses enfants. En donnant voix à son héroïne, elle dissèque un à un les mécanismes d’une emprise mortifère.


Dealer : SP de Karine Reysset (encore merci !)


Ma lecture :

Un conte de fées, un roman où les ogres portent des cravates et où les fées ont brûlé leurs ailes...

C'est toujours une immense joie et un immense honneur de recevoir un nouveau roman de Karine Reysset. Si elle a l'habitude de triturer des thèmes autobiographiques dans ses fictions, elle porte ici une plume engagée et livre un roman magistral.  

jeudi 5 mars 2026

La fabrique des mots

La fabrique des mots,

Erik Orsenna,
Ed. Actes Sud, 2013


Mot de l'éditeur :

Après La grammaire est une chanson douce (2001), Les Chevaliers du subjonctif (2004), La Révolte des accents (2007) et Et si on dansait ? (2009), La Fabrique des mots clôt la balade d’Erik Orsenna au pays de la grammaire française.

" Il y a des histoires qui sont des déclarations de guerre. Voilà pourquoi, moi, Jeanne, je me suis tue. J'ai préféré attendre que le temps passe. J'étais petite, à l'époque, dix ans et quelques mois. Mais l'heure est venue de parler ". L'ignoble Nécrole a encore frappé.

L'objet de sa bataille ? Les mots. Il y en a trop, beaucoup trop. Pour faire taire tous les incurables bavards, tous les poètes, tous les chanteurs, tous les raconteurs d'histoires, tous les amoureux qui disent et redisent leur flamme, tous les humiliés qui protestent, tous les journalistes qui révèlent et, trouve-t-il, polluent de leurs nuisances sonores jusqu'à la nuit, Son Excellence le très distingué Président à vie a édité une liste, pompeusement intitulée " Circulaire VIII.2012.3917 ", celle des trente mots désormais autorisés.

Pour Mlle Laurencin et les élèves de CM2 de l'école Simon-Bolivar, c'est décidé, la guerre est déclarée. Parmi les escales de cette croisade sur terre et sur mer bientôt suivie par l'île tout entière, on apprendra comment le Palais de justice fait les choux gras de deux brasseries aux drôles de spécialités et ce que le Pays de Tendre dit de l'amour, on découvrira qu'une salle de classe et un centre de stratégie militaire ne sont pas si éloignés et qu'une ancienne mine d'or peut renfermer bien plus précieux que le plus précieux des métaux.

Amis ou ennemis de Jeanne, en campagne ou non contre l'ignorance, on croisera le chemin d'une petite foule d'êtres et de créatures, parmi lesquels un élégant, trois jeunes à capuches, des pompiers, un Capitan accablé et très prolixe en anecdotes, un brochet plus vrai que nature, deux vieilles soeurs aussi virulentes qu'érudites, un certain M. Henri et, toujours, la furie de Nécrole...

Plus de dix ans après sa première déclaration d'amour à la grammaire, Erik Orsenna ne pouvait conclure qu'en explorant la fabrique des mots.
- Qui les crée ?
- D'où viennent-ils ?
- Comment combinent-ils leurs origines ?
- A-t-on le droit d'en inventer de nouveaux ?
- Si l'anglais domine toutes les autres langues, nos mots à nous seront-ils réduits à l'esclavage ?
À toutes ces questions, Jeanne répond, une fois de plus, et raconte ses aventures au sein de cette mystérieuse fabrique.


Ma lecture : 

C’est toujours un plaisir de retrouver Jeanne et sa classe, en voyage au pays de la langue française. La grammaire, les accents, le subjonctif… presque plus rien n’a de secret pour elle. Sauf les mots : d’où viennent-ils ? 

mercredi 4 mars 2026

Le soldat désaccordé

Le soldat désaccordé,

Gilles Marchand,
Ed. Aux forges du Vulvain, 2022


Mot de l'éditeur :

Paris, années 20, un ancien combattant est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Arpentant les champs de bataille, interrogeant témoins et soldats, il va découvrir, au milieu de mille histoires plus incroyables les unes que les autres, la folle histoire d'amour que le jeune homme a vécue au milieu de l'Enfer. Alors que l'enquête progresse, la France se rapproche d'une nouvelle guerre et notre héros se jette à corps perdu dans cette mission désespérée, devenue sa seule source d'espoir dans un monde qui s'effondre.


Dealer : Seconde main


Ma lecture : 

Gilles Marchand œuvre de poésie pour composer ce roman autour de la guerre de 14, les retours difficiles des soldats, les disparus, les gueules cassées.

Paris, années 20.
Le narrateur, ancien combattant, est chargé de retrouver un soldat disparu en 1917. Sa mère veut retracer son carnet de guerre : par où est-il passé ? Pourquoi n'est-il pas revenu ? Le narrateur arpente les cimetières de poilus, compulse les registres, interroge d'autres soldats : aucune trace d'Emile Joplain.
Derrière cette disparition se cache un drame romanesque.
Emile était amoureux de Lucie. Lui, de bonne famille, elle, simple servante. Ca ne se fait pas, chez les Joplain. Sans nouvelle de son soldat, Lucie, à ses risques et périls,  rejoint les infirmières du front pour le retrouver. Au milieu des obus, l'amour sera-t-il plus fort que tout ?

J'ai beaucoup aimé la poésie de ce roman, dans les mots et les images. La première guerre mondiale est un berceau romanesque pour les disparitions ou échanges d'identités. Dans les tranchées, se sont joués bien de destins.
Et parlons de cette histoire d'amour impossible, magnifique, du début à la fin, des prémices amoureux au tragique.

Un roman bouleversant, un vibrant hommages à ceux de 14. Ceux qui sont revenus. Ceux qui sont à jamais estropiés. Et ceux qui sont restés là-bas.
Je découvre Gilles Marchand avec ce roman, et je suis tombée amoureuse de sa poésie.

Vous n'avez pas lu Le soldat désaccordé ?
Ne le manquez pas !


mardi 3 mars 2026

La ronde de nuit

La ronde de nuit,

Patrick Modiano,
Ed. Gallimard, 1969


Mot de l'éditeur :

Comment devenir traître, comment ne pas l'être ? C'est la question que se pose le héros du récit qui travaille en même temps pour la Gestapo française et pour un réseau de résistance. Cette quête angoissée le conduit au martyre, seule échappatoire possible.

Par ce livre étonnant, tendre et cruel, Modiano tente d'exorciser le passé qu'il n'a pas vécu. Il réveille les morts et les entraîne au son d'une musique haletante, dans la plus fantastique ronde de nuit.


Ma lecture :

Pour cette escapade à Paris, je voulais emmener Modiano avec moi. J’ai pioché La ronde de nuit dans ma bibliothèque.

Paris, années 40.
Le narrateur se promène dans un Paris occupé et, perdu dans ce brouillard cher à l’auteur, erre d’un groupe de collabos à un groupe de résistants. Il profite de l’opulence des uns et des combats des autres. Où trouver son camp ?

Pris dans cette ronde, les ombres le suivent, l’interpellent, le trahissent. Il y a quelque chose d’enivrant dans ce mouvement où rien n’est clair, où tout demeure trouble, où l’humanité semble noyée dans un brouillard épais. Autour de lui gravitent des collabos parfois notoires, comme le docteur Petiot, tueur en série de l’Occupation.

L’ambiance du roman est très particulière, presque malsaine, dans ces soirées où l’alcool et les projets barbares coulent à flot. La nuit semble tomber sur l’Histoire comme sur le narrateur, comme s’il s’endormait peu à peu, incapable de discerner ses propres convictions.

Ce n’est pas mon roman préféré de l’auteur, mais j’ai aimé cette structure singulière, entrecoupant le récit de chansons et donnant véritablement la sensation d’une ronde, d’un manège. Un manège diabolique.


lundi 2 mars 2026

La dame du Ritz

La dame du Ritz,

Mélanie Benjamin,
Ed. Albin Michel, 2020


Mot de l'éditeur :

Rien ne peut arriver au Ritz : dans ce temple du luxe qui autorise les caprices les plus farfelus, le prestige protège de tout. Même du pire, pense-t-on avant que l'armée allemande n'occupe Paris en juin 1940. Les hauts dignitaires nazis, dont Hermann Göring, investissent l'hôtel ; les portiers élégants sont remplacés par des soldats aux portes d'entrée. L'insouciance cède à la peur.

Pour Blanche Auzello, l'épouse du directeur du Ritz, cette réalité est insupportable. La Dame du Ritz, une américaine rebelle et intrépide, n'est pas femme à se résigner. Mais comment faire ? Dans le palace où le bruit des bottes étouffe désormais les rires, Blanche comprend que sa seule issue est le mensonge. D'autant qu'elle cache un secret qui pourrait mettre sa vie et celle de son époux en danger, mais aussi ternir la légende du Ritz...

Avec le talent qui a fait le succès des Cygnes de la Cinquième avenue, Melanie Benjamin, s'inspirant de faits réels, nous plonge dans les coulisses du Ritz sous l'Occupation avec ce roman étincelant, portrait d'une femme inoubliable.


Dealer : Dialogues, Brest (29)


Ma lecture :

Le Ritz à l'heure allemande, où les soldats verts-de-gris ont remplacé les serveurs en livrée, et où la terreur sème le trouble dans Paris.  

mardi 24 février 2026

Poste restante à Locmaria

Poste restante à Locmaria, 

Lorraine Fouchet,
Ed. Héloïse d'Ormesson, 2018


Mot de l'éditeur :

Élevée dans le culte d'un père mort par accident, Chiara, 25 ans, apprend fortuitement que son père biologique vit à Groix en Bretagne. Ébranlée par cette révélation, Chiara part à sa recherche sur l'île aux grenats.

Elle remplace la factrice pour s'intégrer à la communauté Groisillonne et mener son enquête en toute discrétion. Mais tout se complique lorsque la jeune femme apprend que deux frères Tonnerre ont croisé sa mère vingt-cinq ans plus tôt. Sur place, Chiara se lie d'amitié avec Urielle, une jeune groisillonne qui ne supporte plus le stress de Paris, et Perig, un vieux correspondant de presse dont le fils a disparu en mer. Alors que l'île l'envoûte et l'invite à rester, elle rencontre Gabin, un écrivain corse qui prête sa plume à des romanciers célèbres. Cette histoire d'amour inattendue s'épanouira-t-elle ?

Un roman breton où la tendresse ne reste pas poste restante, où les liens du sang n'accusent pas réception, où le bateau du courrier apporte bien des surprises, et les boites aux lettres recèlent de lourds secrets.


Dealer : Boîte à livres de mes 40 ans


Ma lecture : 

Un roman où l'héroïne goutera à la dolce vita à des kilomètres de Rome où elle vivait à l'abri des secrets...jusqu'au jour où... 

jeudi 19 février 2026

Rosa Candida

Rosa Candida,

Auður Ava Ólafsdóttir,
Ed. Zulma, 2010


Mot de l'éditeur :

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens.

Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée.

Un lien les unissait: le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte.

En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.


Dealer : Boîte à livres


Ma lecture : 

Un jeune homme qui éclot sous nos yeux, un roman qui révèle ses nuances, pétale après pétale. 

lundi 16 février 2026

Ce que je sais de Vera Candida

Ce que je sais de Vera Candida,

Véronique Olvadé,
Ed. de l'Olivier, 2009


Mot de l'éditeur : 

Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d’une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu’un destin, cela se brise. Elle fuit l’île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d’une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L’Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir.

Un ton d’une vitalité inouïe, un rythme proprement effréné et une écriture enchantée. C’est ce qu’il fallait pour donner à cette fable la portée d’une histoire universelle : l’histoire des femmes avec leurs hommes, des femmes avec leurs enfants. L’histoire de l’amour en somme, déplacée dans l’univers d’un conte tropical, où Véronique Ovaldé a rassemblé tous les thèmes – et les êtres – qui lui sont chers.


Dealer : Boîte à livre de mes 40 ans


Ma lecture :

Je n'avais pas eu l'occasion de lire Ce que je sais de Véra Candida avant que l'on me l'offre dans la boîte à livres de mes 40 ans.
Certains romans prennent leur temps pour arriver jusqu'au lecteur, mais laissent une trace profonde. Ce que je sais de Vera Candida fait partie de ceux qui touchent doucement, mais durablement.
Vera Candida, rien que le nom de l'héroïne impose mystère et poésie...  

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