mercredi 30 décembre 2020

Sous la glace

Sous la glace,

Louise Penny,
Ed. Actes Sud, 2011


Mot de l'éditeur :

L’hiver a enveloppé de neige le village endormi de Three Pines. Le temps des fêtes appelle
à la paix et aux bons sentiments, jusqu’à ce qu’un cri déchire l’air glacé. Un meurtre a été commis : une spectatrice de la traditionnelle partie de curling a été électrocutée sous les yeux
de tous, au beau milieu d’un lac gelé. Pour diriger l’enquête, l’inspecteur-chef Armand Gamache revient dans la charmante communauté anglophone. Avec minutie, il dévoile le passé de
la victime et découvre un écheveau de secrets et de rivalités. Gamache a cependant ses propres ennemis au sein de la Sûreté du Québec ; il sait qu’il ne peut se fier à personne. Tandis qu’un vent mordant souffle sur Three Pines, une menace plus glaçante encore plane sur lui. 

 

Dealer : Swap de Noël 🎄

 

Ma lecture :

Quand j'ai commencé à lire Sous la glace, je dois avouer que je n'en menais pas large... 

mardi 29 décembre 2020

Charlotte

Charlotte,

David Foenkinos,
Ed. Gallimard, 2014

Mot de l'éditeur :

Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une oeuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : "C'est toute ma vie."
Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche.



Dealer : Cadeau de Noël (Livres in room, Saint-Pol-de-Léon)


Ma lecture :

Je me souviens, il y a quelques années, avoir eu très envie de lire ce roman, Charlotte, puis l'avoir eu entre les mains et avoir été déçue. La mise en page ? Probablement. Pourtant, c'est aujourd'hui ce qui m'a conquise !

lundi 28 décembre 2020

Tout peut s'oublier

Tout peut s'oublier,

Olivier Adam,
Ed. Flammarion, 2021


Mot de l'éditeur :

Un appartement vide : c'est ce que trouve Nathan quand il vient chercher son petit garçon chez son ex-femme. Très vite, il doit se rendre à l'évidence : Jun est rentrée au Japon, son pays natal, avec Léo.
À l'incompréhension succède la panique : comment les y retrouver, quand tant d'autres là-bas courent en vain après leurs disparus ? Et que faire de ces avertissements que lui adresse son entourage : même s'il retrouve leur trace, rien ne sera réglé pour autant ?
Entre la Bretagne où il tente d'épauler Lise, elle aussi privée de son fils, et un Japon qu'il croyait connaître mais qu'il redécouvre sous son jour le plus cruel, Nathan se lance dans une quête effrénée.
En retraçant l'itinéraire d'un père confronté à l'impensable, Olivier Adam explore la fragilité des liens qui unissent les parents et leurs enfants. 

 

Dealer : SP Flammarion 😇

 

Ma lecture :


Je saute une case et brave déjà 2021 avec ce nouveau roman d'Olivier Adam. Tout peut s'oublier...joli titre de saison, non ? Joli ? Pas tant que ça...

dimanche 27 décembre 2020

La face cachée de Mickey Mouse

La face cachée de Mickey Mouse,

Clément Safra,
Ed. Vendémiaire, 2016


Mot de l'éditeur :

Aujourd'hui symbole de la culture de masse américaine et de la télévision pour enfants, Mickey Mouse fut, en son temps, un véritable héros du cinéma hollywoodien. Dès son premier cartoon en 1928, la petite souris excentrique fascine. Elle est bientôt plus appréciée que John Wayne, plus connue que Fred Astaire, plus populaire que Marilyn Monroe...
S'inspirant de grands artistes muets, tels Chaplin pour sa poésie ou Fairbanks pour son sens du mouvement, Walt Disney a fait de Mickey un personnage à part entière. Clément Safra revisite ici la généalogie et le vertigineux succès de cette créature devenue légendaire.


Dealer : Partenariat Babelio & Vendémiaire


Ma lecture :


Régulièrement, Babelio propose une liste de livres à chroniquer, c'est l'opération Masse Critique. Il s'agit de cocher des livres susceptibles de nous intéresser, et on en reçoit un au hasard quelques jours plus tard. La face cachée de Mickey Mouse n'était pas mon premier choix, mais j'ai finalement pris plaisir à le lire.

samedi 26 décembre 2020

La dixième muse

La dixième muse,

Alexandra Koszelyk,
Ed. Aux forges de Vulcain, 2021


Mot de l'éditeur :

Au cimetière du Père Lachaise, des racines ont engorgé les canalisations. Alors qu'il assiste aux travaux, Florent s'égare dans les allées silencieuses et découvre la tombe de Guillaume Apollinaire. En guise de souvenir, le jeune homme rapporte chez lui un mystérieux morceau de bois. Naît alors dans son cœur une passion dévorante pour le poète de la modernité.
Entre rêveries, égarements et hallucinations vont défiler les muses du poète et les souvenirs d'une divinité oubliée : Florent doit-il accepter sa folie, ou croire en l'inconcevable ?
Dans cet hommage à la poésie et à la nature, Alexandra Koszelyk nous entraîne dans une fable écologique, un conte gothique, une histoire d'amours. Et nous pose cette question : que reste-il de magique dans notre monde ?

 

Dealer : SP de l'éditeur Aux forges de Vulcain

 

Ma lecture :

Je suis contente que ce roman autour d'Apollinaire soit passé dans mon sillage. Vous le savez, c'est mon poète préféré. Il va aussi le devenir pour Florent, le personnage de La dixième muse...

mardi 22 décembre 2020

La dernière rose de l'été

La dernière rose de l'été,

Lucas Harari,
Ed. Sarbacane, 2020


Mot de l'éditeur :

Léo, jeune rêveur parisien caressant l'espoir de devenir écrivain, bosse dans un lavomatique en attendant de trouver l'inspiration pour son grand œuvre. Un jour, le destin vient lui donner un coup de pouce sous la forme de son riche cousin, qui lui propose de garder sa maison de vacances : effaré mais content, le timide Léo se retrouve voisin de riches plaisanciers aux voitures de collections et villas d'architectes où le champagne coule à flot.   Dans cette atmosphère aussi légère que surréaliste, cependant, quelque chose cloche. Des corps de jeunes gens sont retrouvés l'un après l'autre aux alentours et une étrange tension monte... Bientôt, il devient clair qu'un assassin pervers sévit tout près. C'est dans ce cadre étrange que Léo rencontre sa voisine, adolescente capricieuse et sauvage : la belle Rose...

 

Dealer : Bibliothèque de Sibiril

 

Ma lecture

Comment ne pas être attiré par cette couverture ? Et comment ne pas être tenté par une virée en été, en plein mois de décembre ?

jeudi 17 décembre 2020

L'ange de Marchmont Hall

L'ange de Marchmont Hall,

Lucinda Riley,
Ed. Charleston, 2018

Mot de l'éditeur :

Trente ans ont passé depuis que Greta a quitté Marchmont Hall, une magnifique demeure nichée dans les collines du Monmouthshire. Lorsqu'elle y retourne pour Noël, sur l'invitation de son vieil ami David Marchmont, elle n'a aucun souvenir de la maison – le résultat de l'accident tragique qui a effacé de sa mémoire plus de vingt ans de sa vie.
Mais durant une promenade dans le parc enneigé, elle trébuche sur une tombe. L'inscription érodée lui indique qu'un petit garçon est enterré là. Cette découverte bouleversante allume une lumière dans les souvenirs de Greta, et va entraîner des réminiscences.
Avec l'aide de David, elle commence à reconstruire non seulement sa propre histoire, mais aussi celle de sa fille, Cheska...

 

Ma lecture :

J'ai choisi ce roman, L'ange de Marchmont Hall, dans le cadre du #coldwinterchallenge, et je l'avais offert l'an dernier lors d'un Swap de Noël (oups, sans le lire avant !). J'avais eu un coup de cœur pour un précédent roman de l'auteur, La jeune fille sur la falaise. Bref, je savais que j'étais entre de bonnes mains.

jeudi 10 décembre 2020

Peau d'homme

Peau d'homme,

Hubert & Zanzim,
Ed. Glénat, 2020


Mot de l'éditeur :

Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c’était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d’homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d’un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d’homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité.

La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l’objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l’instrument d’une domination à la fois sévère et inconsciente ?

À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité… mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l’humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d’homme nous invite tant à la libération des mœurs qu’à la quête folle et ardente de l’amour.

 

Dealer : Bibliothèque de Sibiril

 

Ma lecture :  

Depuis sa sortie cet été, je vois cette BD à la couverture étrange : une femme qui revêt une peau d'homme... 

dimanche 6 décembre 2020

Les lettres du Père Noël

 Pour patienter jusqu'à Noël, avec les enfants, chaque soir, ou presque, nous lisons :

Les lettres du Père Noël

Chaque année, entre 1920 et 1943, Tolkien a pris le temps de se faire passer pour le Père Noël et d'écrire une lettre à ses enfants. Et je peux vous dire, il s'en passe des choses, au Pôle Nord, entre les facéties de l'Ours Polaire et du Bonhomme de neige, le Père Noël a des tas d'histoires à raconter ! 🎅
Une lettre par année, que nous lisons chaque soir : un moment cocooning pour patienter jusqu'au 24 !

Je l'avais reçu...et offert au dernier Swap de Noël  🎄



Rendez-vous avec le crime

Rendez-vous avec le crime,

Les détectives du Yorkshire T1,
Julia Chapman,
Ed. Robert Laffont, 2017


Mot de l'éditeur :

Quand Samson O'Brien débarque sur sa moto rouge à Bruncliffe, dans le Yorkshire, pour y ouvrir son agence de détective privé, la plupart des habitants voient son arrivée d'un très mauvais oeil. De son côté, Delilah Metcalfe, génie de l'informatique au caractère bien trempé, tente de sauver de la faillite son site de rencontres amoureuses. Pour cela, elle décide de louer le rez-de-chaussée de ses locaux. Quelle n'est pas sa surprise quand son nouveau locataire se révèle être Samson – et qu'elle découvre que son entreprise porte les mêmes initiales que la sienne !
Les choses prennent un tour inattendu lorsque Samson met au jour une série de morts suspectes dont la piste le mène tout droit... à l'agence de rencontres de Delilah !


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

J'étais dans ma lancée cosy mysteries après ma lecture d'Agatha Raisin, puis ces Détectives du Yorkshire. J'étais. A l'imparfait. Comme une lecture imparfaite.
Et oui, j'ai, comme qui dirait, mis trop de lait dans mon Earl Grey et je n'ai pas pu terminer ma tasse.
Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis : mon envie de découvrir les cosy mysteries, le côté très prononcé so british, l'humour, et le succès de cette série écrite par Julia Chapman.

Rendez-vous avec le crime ? J'ai raté mon rendez-vous. Je n'ai pas pris de plaisir dans ma lecture, ni dans l'intrigue, ni avec les personnages.
Ma chronique s'arrête donc là, brutalement. Le but de ce blog est de vous donner des envies de lectures. Je ne vais pas vous dire : surtout ne lisez pas les Détectives du Yorkshire ! (Qui suis-je pour le dire ?). Au contraire, si vous avez adoré les Agatha Raisin, foncez.
Sinon...heum, heum...vous avez droit de poser un lapin à ce rendez-vous ;)


jeudi 3 décembre 2020

Un Noël presque parfait

Un Noël presque parfait,

Les enquêtes d'Agatha Raisin T.18,
M.C. Beaton,
Ed. Albin Michel, 2019


Mot de l'éditeur :

Bientôt Noël. Le sapin sent le roussi pour Agatha Raisin qui ne digère toujours pas d'avoir été larguée par James Lacey. Pour se forcer à l'oublier, elle se lance à corps perdu dans la préparation du réveillon pour ses amis. Jusqu'à en faire une obsession...
Même le meurtre de Mrs Tamworthy, retrouvée morte après un repas arrosé à la ciguë ne la détourne pas de son but. Pourtant, la riche veuve avait prévenu Agatha : elle était convaincue qu'un membre de sa famille voulait l'assassiner avant la fin de l'année. Se sentant quelque peu coupable, Agatha part sur les traces du meurtrier, bien décidée à le piéger avant le réveillon pour avoir le temps de préparer sa dinde !

 

 

Ma lecture :

En ce mois de Décembre, j'ai décidé de lire quelques romans de saison : cocooning, neige et cosy mysteries. Je commence donc avec un classique du genre, une enquête d'Agatha Raisin se déroulant autour de Noël...

mardi 1 décembre 2020

Mémoires



Mémoires,

Beate & Serge Klarsfeld,
Ed. Fayard / Flammarion, 2015


Mot de l'éditeur :

Rien ne prédestinait cette fille d’un soldat de la Wehrmacht et ce fils d’un Juif roumain mort à Auschwitz à devenir le couple mythique de «  chasseurs de nazis  » que l’on connaît. Leur histoire commence par un coup de foudre sur un quai du métro parisien. Très vite, avec le soutien de Serge, Beate livre en Allemagne un combat acharné contre d’anciens nazis. Puis leur lutte les conduit aux quatre coins du monde. En France, ils traînent Klaus Barbie devant les tribunaux et joue un rôle central dans les procès Bousquet, Touvier, Leguay et Papon. Ni les menaces ni les arrestations ne parviennent à faire ployer un engagement sans cesse renouvelé.
Dans cette autobiographie croisée, Beate et Serge Klarsfeld reviennent sur quarante-cinq années de militantisme, poursuivant par ce geste leur combat pour la mémoire des victimes de la Shoah.



Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon 

 

Ma lecture :

J'avais acheté ce gros pavé de plus de 700 pages à sa sortie, il y a déjà cinq ans. Un gros pavé comme autant de pavés qu'ils ont jetés dans la mare de l'Histoire. Ils, se sont les époux Klarsfeld. Quand une fille d'officier de la Wehrmacht s'unit à un fils de déporté juif. Ils incarnent l'Histoire et ils vont tout faire pour arrêter chaque nazi réhabilité trop facilement.

mercredi 25 novembre 2020

Sur la plage de Chesil

Sur la plage de Chesil,

Ian McEwan,
Ed. Gallimard, 2008


Mot de l'éditeur :

«Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible…» Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l'Angleterre d'avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu.
Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l'alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l'ambiguïté, et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie.

 

Dealer : Box Anniversaire de Livres in room, Saint-Pol-de-Léon

 

Ma lecture : 

C'est l'histoire d'un mariage, celui de Florence et Edward. Mais ce n'est pas une histoire d'amour. Ou alors, celle d'un amour raté.

lundi 23 novembre 2020

Romance

Romance,

Arnaud Cathrine,
Ed. Rageot, 2020


Mot de l'éditeur :

C'est le mojito.
C'est un léger accident.
C'est parce qu'il n'a pas rencontré de fille.
C'est parce que je n'ai pas rencontré de garçon.
C'était juste pour essayer.
C'est pour avoir tout fait ensemble.
C'est pour tous les amis pareil.
C'est entre lui et moi.
C'est la première et la dernière fois.
C'est rien.
Ça va passer.
Après le succès de sa trilogie À la place du coeur, Arnaud Cathrine nous donne à vivre un premier amour, comme si nous y étions.


Ma lecture :

Je n'avais pas rempli un menu de mon #pumpkinautumnchallenge, celui des rêves d'Aurore qui invitait à lire un roman pioché dans la littérature LGBTQ. C'était dommage de laisser un seul menu vide, alors j'ai regardé ce que je pouvais trouver. Mon choix s'est porté sur Romance, un roman young adult.

samedi 21 novembre 2020

T.R.A.C.E.S.

 T.R.A.C.E.S.,

Jeremy Angelo,
Ed. Edilivre, 2018


Mot de l'éditeur :

Depuis son plus jeune âge, Jules a l'impression d'être observé, épié par quelque chose, quelqu'un... Une entité étrange et mystérieuse qu'il appelle « les ombres ». Après une querelle avec son frère Paul, ce dernier disparaît. Pour Jules, il n'y a aucun doute : ces fameuses ombres sont responsables de la disparition de Paul. Jules se lance alors dans une quête semée d'embûches, à travers une France en pleine période révolutionnaire...


Dealer : Circuit court avec l'auteur 


Ma lecture :

J'ai découvert Jeremy Angelo sur Instagram, où il présente un univers qui me plait : des livres, des couleurs automnales, du mystère, des jeux de lumière, ... Ses photos montrent sa passion pour les livres et la littérature. J'ai donc eu envie d'essayer un de ses romans, surtout qu'il se casait parfaitement dans mon #pumpkinautumnchallenge...

T.R.A.C.E.S. est clairement un roman d'aventures où le héros n'est autre que le jeune Jules. Jules Verne. Il se rêve écrivain, imagine des mondes complexes, mais ne se doute pas un seul instant qu'il deviendra le grand Jules Verne. Pour l'instant c'est un adolescent ébranlé par la disparition de son frère Paul. Après avoir écumé les rues de Paris, il découvre peu à peu des personnages étranges vêtus de noir à la recherche de livres anciens. Mais quel est le lien avec Paul ? Le voilà plongé dans une aventure rocambolesque, ésotérique et littéraire. Il va croiser des alliés ou ennemis bien connus des amateurs de littérature, à commencer par son ami, Alexandre, fils d'Alexandre Dumas. Il aura dans les mains des livres mystérieux comme le Codex Atlanticus où Leonard de Vinci expose inventions et théories. Il devra déchiffrer des codex, emprunter des passages secrets, ... Les références sont denses et font de ce roman une véritable aventure littéraire et ludique. Je me suis amusée des personnages rencontrés, souvent à contre-emploi, comme Prosper Mérimée, Pinocchio ou Machiavel, ... Certes, l'intrigue est relativement linéaire, mais on se prend au jeu.

L'écriture de Jeremy Angelo est fluide et on ressent son plaisir d'écrire, son plaisir de jouer avec les personnages. Je dirai que c'est une écriture généreuse, dans le partage, dans la découverte d'univers imaginaires. Cependant, mes yeux de correctrice ont parfois été mis à rude épreuve, l'épreuve des couacs orthographiques et grammaticaux. Ils sont certes peu nombreux, mais assez gros pour m'agacer. Il est bien dommage que certaines maison d'éditions profitent des jeunes auteurs... Mais c'est un autre débat. Revenons à la littérature.

Je termine ma lecture de T.R.A.C.E.S. en me disant qu'il s'agit de la rencontre entre les esprits curieux et novateurs de Léonard de Vinci et de Jules Verne qui donne cette saveur particulière à ce roman. Vraiment, le côté aventure ésotérique, littéraire et ludique est réussi !


vendredi 20 novembre 2020

Les brumes de Riverton

Les brumes de Riverton,

Kate Morton,
Ed. Presses de la cité, 2007
(The house at Riverton, 2006)


Mot de l'éditeur :

Été 1924, dans la propriété de Riverton. L'étoile montante de la poésie anglaise, lord Robert Hunter, se donne la mort au bord d'un lac, au cours d'une soirée. Dès lors, les sœurs Emmeline et Hannah Hartford, seuls témoins de ce drame, ne se sont plus adressé la parole. Selon la rumeur, l'une était sa fiancée et l'autre son amante...
1999. Une jeune réalisatrice décide de faire un film autour de ce scandale et s'adresse au dernier témoin vivant, Grace Bradley, à l'époque domestique au château. Grace s'est toujours efforcée d'oublier cette nuit-là. Mais les fantômes du passé ne demandent qu'à se réveiller... 

 

Ma lecture :

J'avais gardé Les brumes de Riverton en dernière lecture du #pumpkinautumnchallenge : l'Angleterre, des secrets, un manoir, le meilleur pour la fin !

Le fil conducteur du roman de Kate Morton est l'histoire de Grace, qui rentre comme domestique à l'âge de 14 ans, juste avant la guerre de 14, au Manoir de Riverton. Des décennies plus tard, la jeune fille a vieilli et décide de livrer ses mémoires et un secret à son petit-fils, Marcus.

dimanche 15 novembre 2020

Locke and Key

Locke and Key comics BD série Netflix adaptation avis chronique critique blog
Locke and Key,

T1 : Bienvenue à Lovecraft,
Joe Hill & Gabriel Rodriguez,
Ed. Hi Comics, 2018


Mot de l'éditeur :

"Locke & Key" est de retour dans une version augmentée ! Keyhouse : un étrange manoir de la Nouvelle?Angleterre. Un manoir hanté, dont les portes peuvent transformer ceux qui osent les franchir. Après le meurtre brutal de leur père, Tyler, Bode et Kinsey découvrent leur nouvelle demeure, croyant y trouver le refuge dont ils ont besoin pour panser leurs plaies. Mais une ténébreuse créature les y attend pour ouvrir la plus terrifiante de toutes les portes.

 

Dealer : Colis surprise de la Librairie Livres-in-Room, Saint-Pol-de-Léon 


Ma lecture :

Pour mon anniversaire, j'avais demandé à ma librairie de me concocter un petit colis surprise. Dedans, se trouvait cette BD : Locke and Key.

jeudi 12 novembre 2020

The wicked deep

The wicked deep,

Shea Ernshaw,
Ed. Rageot, 2019


Mot de l'éditeur :

C’est une histoire de vengeance... Il y a près de deux siècles, Marguerite, Aurora et Hazel Swan, trois jeunes femmes belles, libres et indépendantes, furent accusées de sorcellerie par les habitants de la ville de Sparrow. Des pierres accrochées aux chevilles, les trois sœurs furent noyées. Exécutées. Depuis ce jour, chaque année au mois de juin, les sœurs Swan sortent des eaux de la baie pour choisir trois jeunes filles, trois hôtes. Dans le corps de ces adolescentes, Marguerite, Aurora et Hazel reviennent se venger. Et cette année encore, Penny le sait, alors que les touristes afflueront, on retrouvera des cadavres de jeunes hommes sur la plage… Car cette malédiction, rien ne semble pouvoir l’arrêter.
Une fiction d’une force envoûtante aux frontières de la sorcellerie et de la magie. Êtes-vous prêts à rencontrer les Swan Sisters ?

 

Ma lecture :

The wicked deep était le roman le plus estampillé #pumpkinautumnchallenge de ma sélection et j'en avais super peur. Pas courageuse, je l'ai gardé pour la fin car il m'en reste seulement un dernier à lire. Je ne savais pas du tout où j'allais...

mercredi 11 novembre 2020

L'infirmière d'Hitler

L'infirmière d'Hitler Mandy Robotham Lebensborn sage femme seconde guerre mondiale avis chronique critique blog Bibliza France Loisirs
L'infirmière d'Hitler,

Mandy Robotham,
Ed. France Loisirs, 2020
(Ed. City, 2019)


Mot de l'éditeur :

Dans le camp de concentration où elle officie comme sage-femme, aucune atrocité n'est épargnée à Anke. Dans des conditions impossibles, elle est obligée de mettre au monde des bébés immédiatement arrachés à leurs mères. Quand les S.S. viennent la chercher sur les ordres directs du « Bureau du Führer », Anke craint le pire. Mais elle est conduite dans une luxueuse maison, loin des horreurs de la guerre. Dans le plus grand secret, elle vient d'être recrutée pour mettre au monde le futur bébé d'Eva Braun et d'Adolf Hitler. Écartelée entre son devoir médical et sa haine du régime, la jeune femme vit dans la peur. Elle tombe pourtant amoureuse d'un jeune officier qui travaille là... Mais dans l'enfer de la guerre, alors que la survie est un combat quotidien, peut-on croire en l'avenir ?

 

Dealer :  Partenariat France Loisirs

 

Ma lecture : 

Comme vous le savez, je suis férue de littérature autour de la Seconde Guerre Mondiale. Ce titre, L'infirmière d'Hitler, a attiré toute mon attention...

dimanche 8 novembre 2020

L'arabe du futur T.5

L'arabe du futur,

Tome 5 : 1992-1994,
Riad Sattouf,
Ed. Allary, 2020


Mot de l'éditeur :

L'Arabe du futur est une série best-seller en six tomes, écrite et dessinée par Riad Sattouf. Sous-titrée "Une jeunesse au Moyen-Orient", elle raconte l'enfance et l'adolescence de l'auteur, fils aîné d'une mère française et d'un père syrien. L'histoire nous mène de la Libye du colonel Kadhafi à la Syrie d'Hafez Al-Assad en passant par la Bretagne, de Rennes au cap Fréhel. Dans ce cinquième tome (1992-1994), Riad Sattouf raconte son adolescence.

Dans ce nouveau tome de L'Arabe du futur , Riad a 14 ans, ses cheveux blonds ont disparu, et il a un physique difficile.
À la fin du tome précédent, son père s'est enfui en Syrie avec son plus jeune frère, Fadi. Tandis que sa mère utilise tous les recours légaux pour récupérer son fils, Riad poursuit son exploration de cet âge pénible qu'est l'adolescence et se réfugie dans le paranormal. Il devient copain avec les exclus de sa classe, qui lui font lire Lovecraft, et rencontre Anaïck, la femme de sa vie.
Grâce au dessin, il arrive à se faire – un peu – respecter. Mais il a du mal à trouver sa place, partagé entre l'envie d'être comme les autres et sa mauvaise conscience venue de Syrie, qui se rappelle à lui à travers les voix de son père et de ses cousins...

 

Dealer : Bibliothèque de Sibiril

 

Ma lecture :

C'est maintenant la cinquième année que je suis les aventures de Riad, enfant issu d'une couple mixte, d'une mère bretonne et d'un père syrien. Il a passé son enfance au Moyen-Orient et a donc une culture orientale. Il y a cinq ans, ce couple mixte était heureux, avait des valeurs, des idéaux, ... Il incarnait la mixité réussie. Mais quand le père est revenu en Syrie avec femme et enfants, il s'est de plus en plus refermé dans ses doctrines culturelles et religieuses. Peut-on parler de radicalisation ? Pas encore, mais le cheminement est là.
Au Tome 4, nous quittions la famille Sattouf, de retour en Bretagne, dévastée : le père venait d'enlever le dernier fils de la fratrie pour le ramener en Syrie...

jeudi 5 novembre 2020

L'illusion

L'illusion Maxime Chattam Bibliza avis chronique critique blog ski magicien illusion
L'illusion,

Maxime Chattam,
Ed. Albin Michel, 2020


Mot de l'éditeur :

Bienvenue à Val Quarios, petite station de ski familiale qui ferme ses portes l'été.
Ne reste alors qu'une douzaine de saisonniers au milieu de bâtiments déserts. Hugo vient à peine d'arriver, mais, déjà, quelque chose l'inquiète. Ce sentiment d'être épié, ces «visions» qui le hantent et cette disparition soudaine...
Quels secrets terrifiants se cachent derrière ces murs ? Hugo va devoir affronter ses peurs et ses cauchemars jusqu'à douter de sa raison...
Bienvenue à Val Quarios, une «jolie petite station familiale» où la mort rôde avec la gourmandise d'une tempête d'été. 
Un thriller haletant et effrayant au dénouement vertigineux.


Dealer : Livres in Room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

Ayant récemment lu, pour mon #pumpkinautumnchallenge, Le sang du temps, et ayant toujours de bons souvenirs du Signal, je me suis littéralement jetée sur L'illusion avant que ma librairie ne baisse le rideau... Une librairie privée de ses lecteurs, ça, ça fait froid dans le dos ! Bref.

Oubliez ce confinement, Maxime Chattam nous emmène à Val Quarios, station alpine de sports d'hiver. Mais oubliez également neiges, skis, raclettes et remontées mécaniques, gardez juste le vin blanc au frais, ça peut toujours servir !
Nous sommes avec Hugo, trentenaire fraîchement divorcé, écrivain en manque d'inspiration, qui, ayant besoin d'air, accepte un poste de maintenance dans une station de ski. Il n'y connait pas grand chose, mais le grand air lui fera le plus grand bien. Il arrive donc dans cette station sans neige et plutôt défraîchie. Elle ne tourne pas l'été et le propriétaire profite de cette basse saison pour entreprendre les travaux de rénovation et d'entretien. Ils sont une douzaine à travailler là, chacun son histoire, chacun ses secrets.

Mais bien vite, des choses étranges se passent : Hugo fait des cauchemars très proches de la réalité, une collègue saisonnière disparaît sans explication et il a l'impression que quelqu'un les observe du haut de la tour. Le propriétaire ? Difficile de le savoir, nul ne l'a jamais vu. Ce serait un prestigieux prestidigitateur (difficile à prononcer, non ?) qui coule une retraite paisible au creux des montagnes. Val Quarios, c'est son œuvre !
Hugo se promène dans les bois puis autour de la tour et remarques de choses insolites : des statues de bois, des guirlandes d'ossements d'animaux, ...
Que se passe-t-il vraiment à Val Quarios ?

Entrer dans un roman de Maxime Chattam est facile : tout va bien, puis, quelque chose ou quelqu'un fait déraper le quotidien. Hugo découvre la station alpine, son logement, ses collègues saisonniers, ... L'ambiance est bon enfant, un peu cabotine mais bienveillante. Puis l'intrigue fantastique débute, et alors, il faut avoir les reins solides pour ne pas perdre la tête. Où est la réalité, où est l'illusion ? Hugo n'imagine-t-il pas ce qu'il perçoit ? Ne se fait-il pas de films ? Le petit côté Agatha Christie, comprenez-moi, le huis-clos oppressant, n'était pas pour me déplaire. Le coupable est là, parmi ces saisonniers, mais lequel est-ce ? Le courageux JC ? L'étrange Ludovic ? La belle Lily ? Et pourquoi pas Hugo ? Après tout...tout n'est qu'illusion...
L'écriture et le schéma narratif de l'auteur sont parfaitement maîtrisés et font de L'illusion un véritable page-turner.

J'aurais peut-être aimé avoir plus peur en cette saison, mais j'ai passé un bon moment. Maxime Chattam est parvenu à m'embrouiller la tête ! Et ça, c'est que lui aussi détient un pouvoir, celui de l'illusion.


lundi 2 novembre 2020

Le bruit des pages

Le bruit des pages,

Livia Meinzolt,
Ed. Charleston, 2019


Mot de l'éditeur :

2016, Paris
La jeune Éva hérite d’une vieille librairie dans le quartier de la Butte aux Cailles. Les seules exigences du propriétaire avec lequel elle s’était liée d’amitié quelques mois plus tôt ? Que la librairie ne soit jamais revendue et qu’Eva y conserve un exemplaire d’un vieux roman russe et un tableau représentant une jeune femme, penchée sur un carnet aux pieds d’un acacia majestueux. Bientôt, Eva se prend à imaginer la vie de la jeune femme du tableau.
Polina Ivanovna Lubiova, une jeune aristocrate russe, pleine de rêves et d’idéaux au cœur de l’hiver 1916.Mais très vite, fiction et réalité semblent de mêler et Eva est réveillée par des rêves de plus en plus étranges... et si le seul moyen de démêler les fils était de se rendre en Russie, sur les traces de Polina, pour comprendre le lien étrange qui l’unit à cette jeune femme qu’elle pensait pourtant tirée de son imagination ? Livia Meinzolt a 27 ans. Très jeune, elle a su qu’elle voulait écrire, mais elle a consacré les premières années de sa vie d’adulte à explorer sa seconde passion : les voyages. Ces cinq années passées sur les routes du monde, ont nourri son imagination.


Dealer : D'occasion


Ma lecture :

Les algorithmes des réseaux littéraires, m'ont mis en contact avec Livia Meinzolt avec des thèmes que la lecture, la littérature et l'automne en commun. Je n'avais jamais lu son roman publié chez Charleston, maison d'édition que j'affectionne, il était temps d'y remédier...

mercredi 28 octobre 2020

La machine infernale

La machine infernale,

Jean Cocteau,
Ed. Grasset & Fasquelle, 1934


Mot de l'éditeur :

Obéissant à l’oracle, Œdipe résout l’énigme du Sphinx, tue son père et épouse sa mère. La peste s’abat sur Thèbes qui a couronné un inceste et un parricide. Quand un berger dévoile la vérité, la machine infernale des dieux explose. Œdipe se crève les yeux et sa mère se pend.
S’inspirant du théâtre de Sophocle, Cocteau redonne vie aux grandes figures grecques : Œdipe, Jocaste, Antigone et Créon. Il philosophe en virtuose. Non, l’homme n’est pas libre. Il naît aveugle et les dieux règlent sa destinée. Même le héros, celui qui sort du rang, doit se soumettre. Ce grand texte dit tout sur l’homme avec infiniment d’humour et de poésie.

 

Ma lecture :

Œdipe Roi de Sophocle était au programme de mon bac en 2002. Pour une œuvre étudiée en classe, je ne l'avais pas trouvée imbuvable (quoi, c'est vrai, on n'apprécie jamais à leur juste valeur les œuvres étudiées en classe), et le mythe d'Œdipe est fascinant. 

mardi 27 octobre 2020

L'écho des promesses


L'écho des promesses,

Melanie Levensohn
Ed. Fleuve, 2020


Mot de l'éditeur :

Paris 1940 : Dans la Ville lumière, sous l’occupation allemande, Christian, le fils d’un banquier est amoureux de Judith, une jeune étudiante juive. Le jeune couple envisage de fuir, mais soudain Judith disparaît sans laisser aucune trace...
Montréal, 1982 : peu avant sa mort, Lica Grunberg confesse à sa fille, Jacobina, qu’elle a une demi-sœur issue d’une relation précédente. Dans les tumultes de la guerre, Lica a cependant perdu tout contact avec sa fille aînée, un abandon qu’il a regretté toute sa vie. Sa dernière volonté : que Jacobina retrouve sa demi-sœur et récrée ce lien que son père a brisé à jamais.
Washington DC, 2006 : Béatrice, la quarantaine, en poste à la banque mondiale, cherche de plus en plus un sens à sa vie. Quand elle rencontre une vieille dame, grâce à une association qui vient en aide aux personnes démunies, elle n’imagine pas combien sa vie va changer. Car elle va être confrontée à une demande particulière : aider à tenir une promesse…

 

Dealer : NetGalley 


Ma lecture :

Cela commençait à faire longtemps que j'avais pas lu un roman autour de la Seconde Guerre Mondiale ! Il était temps d'y remédier.
Avec L'écho des promesses, Melanie Levensohn explore la magie des romans à tiroirs...

samedi 24 octobre 2020

Le manoir

Le manoir,

T1 : Liam et la Carte d'éternité,
Evelyne Brisou-Pellen,
Ed. Bayard Jeunesse, 2013


Mot de l'éditeur :

Après une longue maladie, Liam est envoyé en convalescence au manoir. Mais tout dans cette vieille demeure l'inquiète, à commencer par les autres pensionnaires, plus étranges les uns que les autres. Il ne voit qu'une chose à faire : s'enfuir. C'est alors qu'arrive Cléa, une jeune fille de son âge, qui semble avoir de graves problèmes. En cherchant à lui venir en aide, Liam va découvrir la vraie nature du manoir. Et celui-ci recèle des mystères dont il n'a pas la moindre idée...


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

Cette série, Le Manoir, orne depuis quelques années les étagères jeunesse de la bibliothèque où je suis bénévole. Elle me faisait de l’œil, mais, argh, c'est pour les ados, quand même. Fichtre, je me suis lancée !

vendredi 23 octobre 2020

Atlas de la France mystérieuse

Atlas de la France mystérieuse,

40 histoires vraies qui font vaciller la raison,
Fabrice Colin,
Ed. Autrement, 2015


Mot de l'éditeur :

Il est minuit et demie en ce 20 mai 1981 à Palavas-les-Flots. Quatre jeunes gens âgés de 17 à 25 ans « voient » disparaître l’auto-stoppeuse assise sur la banquette arrière de leur R5. Ce n’est ni une rumeur, ni l’avatar d’une légende.
Personne n’a pu mettre en évidence la moindre supercherie – ni les enquêteurs du service de police en charge de l’affaire, ni les psychologues qui ont interrogé les protagonistes. Les mystères, apparitions et autres événements surnaturels
survenus en France aux XXe et XXIe siècles consignés dans le présent ouvrage ont fait l’objet d’enquêtes minutieuses : croisement des sources, contact direct avec certains témoins, reconstitution des faits.
Tous demeurent inexpliqués à ce jour.


Dealer : d'occasion


Ma lecture :

Ah, ces vieilles légendes racontées au coin du feu, entourés d'ombres dansantes sur les murs...
Quand je voyage en combi, je suis toujours à la recherche de mystères, d'endroits un peu hantés, un peu étranges. Les vieilles pierres cachent, selon moi, toujours des secrets. Toujours.
Alors cet Atlas de la France mystérieuse me fascinait déjà, rien qu'à la couverture...

jeudi 22 octobre 2020

O Verlaine !

O Verlaine,

Jean Teulé,
Ed. Julliard, 2004


Mot de l'éditeur :

Alcoolique, amant frénétique et désordonné, bigame maltraité, Paul Verlaine oscilla jusqu'au tombeau entre l'ignoble et le sublime. C'est à la toute fin de sa vie, au moment de la pire déchéance morale et matérielle, qu'une soudaine vague de sympathie naquit en sa faveur parmi la jeunesse du Quartier latin. En quelques semaines, il devint leur idole.
Fol amoureux de ce personnage magnifique et terrifiant, Jean Teulé a choisi de raconter cette période extravagante à travers le regard d'un adolescent de Béziers qui monta à pied à Paris dans le seul but de rencontrer Verlaine...



Dealer : dans mes étagères depuis des lustres


Ma lecture :

J'ai réussi à caser ce roman de Jean Teulé dans mon #pumpkinautumnchallenge, dans une catégorie invitant à lire de la poésie, ou autour de la poésie.

Jean Teulé, donc, fait du poète Paul Verlaine (1844-1896) le personnage de son roman éponyme O Verlaine ! Nous connaissons tous certains de ses vers qui blessent nos cœurs d'une langueur monotone, mais, pour ma part en tout cas, je ne savais pas grand chose de sa vie, à part  ses frasques avec Rimbaud.
Notre rencontre avec le poète se fait via un adolescent, monté de Béziers jusqu'à Paris afin de rencontré Paul Verlaine. Son oncle lui a offert un recueil de ses poèmes, et depuis, le petit paysan s'est pris de passion pour le poète. Avec lui, nous découvrons Paris et ses faubourgs à la recherche du maître. Nous pataugeons dans la misère de la capitale, dans la crasse, errons autour des hôtels de passes pour, enfin, entrer dans la chambre miteuse de Verlaine. O Verlaine, il n'est pas beau à voir, allongé dans son lit, puant l'alcool, rongé par des maux douteux et tenant des propos, déjà , incohérents. En fait, il s'en doute fort bien, il vit ses derniers jours, sa dernière saison, l'Automne.

La gouaille de Jean Teulé se prête bien à l'ambiance du roman, une ambiance de crasse et de décrépitude, un peu comme dans les romans anglais à la Dickens. Entre deux chapitres, l'auteur intercale parfois un poème de Verlaine. Ils arrivent comme des étoiles, des petites lanternes dans un univers noir, glaçant. Lui qui écrivait si bien l'amour perdu et la nostalgie vivait dans une souffrance, une misère absolues. Il virevolte, ou vivote, entre ses deux maîtresses et ses amis avec qui il fait le tour des bistrots à la recherche d'absinthe. Le peu d'argent qu'il reçoit de ses vers fond dans ses verres. On ne lui épargne rien, même s'il a sa bande d'étudiants admirateurs, il vit sans le sou, plus ignoré que lu, et même l'Etat lui refuse une bourse de secours.

O Verlaine ne restera pas mon roman préféré de Jean Teulé, je m'étais vraiment amusée dans la folie de Charly 9. Peut-être souffre-t-il de longueurs qui éteignent les belles pages noires et folles du poète ? J'ai malgré tout aimé ce Paris sombre des artistes maudits qui nourrira les derniers jours de Paul Verlaine.


lundi 19 octobre 2020

Sorcières associées

Sorcières associées,

Alex Evans,
Ed. ActuSF, 2019

Mot de l'éditeur :

Dans la cité millénaire de Jarta, la magie refait surface à tous les coins de rue. Les maisons closes sont tenues par des succubes, les cimetières grouillent de goules...
Pour Tanit et Padmé, sorcières associées, le travail ne manque pas.
Mais voilà qu'un vampire sollicite leur aide après avoir été envoûté par un inconnu, tandis que d'étranges incidents surviennent dans une usine dont les ouvriers sont des zombies... Tanit et Padmé pensaient mener des enquêtes de routine, mais leurs découvertes vont les entraîner bien au-delà de ce qu'elles imaginaient.
En effet, à Jarta, les créatures de l'ombre ne sont pas les plus dangereuses...
Un roman à deux voix porté par des héroïnes bien campées, une enquête trépidante dans une cité métissée...
Avec Sorcières associées, Alex Evans renouvelle brillamment l'imaginaire steampunk.

 
Dealer : Swap d'Halloween


Ma lecture :

J'ai reçu ce roman, Sorcières Associées dans le cadre d'un Swap d'Halloween. Le thème sorcière l'incluait également facilement dans le #pumpkinautumnchallenge et me permettait de sortir de ma zone de confort...J'étais donc contente de relever ce défi lecture.

jeudi 15 octobre 2020

Et nous danserons sous les flocons

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Et nous danserons sous les flocons,

Clarisse Sabard,
Ed. Charleston, 2020


Mot de l'éditeur :

Après des années d'absence, Valentine est de retour à Vallenot, le village de son enfance qu'elle a quitté très jeune pour se marier. Un mariage pour lequel elle a sacrifié ses propres aspirations, obnubilée par l'idée de construire une « vraie » famille, loin du schéma qu'elle a connu, de sa mère et sa grand-mère qui ont élevé leurs enfants seules. Mais c'est célibataire que Valentine revient aujourd'hui, uniquement accompagnée de son fils adolescent, car son ex-mari a préféré continuer sa route avec une autre...

En cette période de fêtes, elle va croiser le chemin d'un Anglais récemment installé au village, de Rémi, co-gérant du restaurant du coin...et d'une vieille photo représentant un beau jeune homme marocain, qui aurait vécu à Vallenot à la fin des années 1950, avant de disparaître du jour au lendemain...

 


Dealer : SP Charleston, merci !


Ma lecture :

Et nous danserons sous les flocons, le dernier roman de Clarisse Sabard, sorti tout droit des Alpes, avait évidemment sa place dans ce #pumpkinautumnchallenge. Il se case délicieusement et malicieusement dans la catégorie, si bien nommée, "Siroter un chocolat chaud sous les saules". Quoi de plus inspirant ? Ou comment joindre l'agréable à l'agréable !

dimanche 11 octobre 2020

Orphelins 88

Orphelins 88,

Sarah Cohen-Scali,
Ed. Robert Laffont, 2018
Ed. France Loisirs, 2020


Mot de l'éditeur :

Munich, juillet 1945.
Un garçon erre parmi les décombres...Qui est-il ? Quel âge a-t-il ? D'où vient-il ? Il n'en sait rien. Il a oublié jusqu'à son nom. Les Alliés le baptisent " Josh " et l'envoient dans un orphelinat où Ida, directrice dévouée, et Wally, jeune soldat noir américain en butte au racisme de ses supérieurs, vont l'aider à lever le voile de son amnésie.
Dans une Europe libérée mais toujours à feu et à sang, Josh et les nombreux autres orphelins de la guerre devront panser leurs blessures tout en empruntant le douloureux chemin des migrants.
Si ces adolescents sont des survivants, ils sont avant tout vivants, animés d'un espoir farouche et d'une intense rage de vivre.
Un roman saisissant qui éclaire un pan méconnu de l'après- Seconde Guerre mondiale et les drames liés au programme eugéniste des nazis, le Lebensborn.


Dealer : Partenariat France Loisirs


Ma lecture :

Depuis sa sortie il y a deux ans, je savais que je lirai ce roman, encore toute retournée par ma lecture de Max. Avez-vous lu Max ? Sarah Cohen-Scali retrace l'histoire d'un bébé, Max donc, conçu et élevé dans un Lebensborn et voué à repeupler l'Allemagne de sang pur.

jeudi 8 octobre 2020

Sacrées sorcières

Sacrées Sorcières,

Pénélope Bagieu,
Ed. Gallimard, 2020


Mot de l'éditeur :

Les enfants sont répugnants ! Ils puent ! Ils empestent ! Ils sentent le caca de chien ! Rien que d'y penser, j'ai envie de vomir ! Il faut les écrabouiller ! Les pulvériser ! Écoutez le plan que j'ai élaboré pour nettoyer l'Angleterre de toute cette vermine...Attention ! Les vraies sorcières sont habillées de façon ordinaire et ressemblent à n'importe qui. Mais elles ne sont pas ordinaires. Elles passent leur temps à dresser les plans les plus démoniaques et elles détestent les enfants. La Grandissime Sorcière compte bien les faire tous disparaître. Seuls un jeune garçon et son extravagante grand-mère semblent capables de l'en empêcher...


Dealer : Livres-in-room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

Cette BD de Pénélope Bagieu me fait de l’œil depuis sa sortie il y a quelques mois. Le hasard fait que j'ai relu le roman, Sacrées Sorcières, de Roald Dahl il y a deux ans et vu l'adaptation ciné des années 90 la semaine dernière.
Le roman, quel bonbon ! Je l'avais chroniqué sur mon blog.
Le film ? Brrr, pas terrible, terrible. Attendons la nouvelle version qui arrive très très bientôt !

lundi 5 octobre 2020

Le songe d'une nuit d'octobre

le songe d'une nuit d'octobre zelazny halloween steampunk avis chronique critique blog

Le songe d'une nuit d'octobre,

Roger Zelazny,
Ed. J'ai lu, 1995
(A Night in the Lonesome October, 1993)


Mot de l'éditeur :

Quand le steampunk rencontre le mythe de Cthulhu.
Octobre. Dans 31 jours, le portail s'ouvrira et les Grands Anciens déferleront sur le monde.
Dracula, Sherlock Holmes, Raspoutine, le docteur Frankenstein… Ils seront tous là. Mais feront-ils partie des ouvreurs avides de pouvoir, ou seront-ils des fermeurs qui s'opposeront aux horreurs indicibles ?
Les familiers de ces personnages seront eux aussi impliqués dans cette murder party ésotérique riche en rebondissements. Tout particulièrement Snuff, un chien dont le maître, Jack, aime se promener la nuit dans Londres avec son grand couteau...
Le Jeu va commencer.
Quel sera votre camp ?
Roger Zelazny est l'auteur de la saga des Neuf Princes d'Ambre. Avec Le Songe d'une nuit d'octobre, il rend hommage avec humour à l'univers de H.P. Lovecraft. 

 

Ma lecture :

Petite virée vers les mythes d'Halloween, toujours dans le cadre du #pumpkinautumnchallenge. J'ai pris un grand virage pour me situer loin de ma zone de confort. Le challenge sert à cela aussi !

vendredi 2 octobre 2020

Carnet du Pérou

Carnet du Pérou,

Sur la route de Cuzco,
Fabcaro,
Ed. Six pieds sous terre, 2013


Mot de l'éditeur :

En décembre 2011, lors d'un atelier en pays Cathare, il croise la route d'une jeune plasticienne en résidence, originaire de Cuzco, qui, selon lui, " dégageait une énergie qu'on sentait jaillie de cette terre lointaine dont je ne savais rien ". Entre eux va naître une forte complicité artistique et humaine. Dès lors, il n'a qu'une obsession : se rendre dans ce pays. Ce qu'il finira par faire en juillet 2012, s'engageant dans un périple qu'il souhaite le moins préparé possible afin d'en conserver toute l'authenticité, la virginité du voyageur qui a tout à découvrir, refusant d'être parasité par les clichés et les préjugés. Hélas, depuis sa sortie initiale, vous connaissez maintenant la triste vérité, Fabcaro n'est JAMAIS? allé au Pérou et ce carnet de voyage est un faux... Mais quel faux ! Un faux totalement hilarant qui torpille tous les poncifs du carnet de voyage et prends un plaisir sadique à démonter les impostures littéraires du genre. 

 

Dealer : Livres-in-room, Saint-Pol-de-Léon 


Ma lecture :

Vous préparez un voyage au Pérou ? Ce guide, Carnet du Pérou, n'est pas fait pour vous ! ;) Qu'est-ce que vous croyiez ? Que Fabcaro allait vous offrir un guide du routard ? Un guide du potache, oui !
Mon illustration témoigne de la fiabilité de Fabcaro à nous parler du Pérou, avec cette représentation de statues de Bangkok. Aucun rapport ! Et c'est ça qu'on aime chez lui, cet humour complètement décalé.
Merci Fabcaro pour ce voyage !


mercredi 30 septembre 2020

Le sang du temps

Le sang du temps,

Maxime Chattam,
Ed. Albin Michel, 2005


Mot de l'éditeur :

Paris, 2005. Détentrice d'un secret d'État, menacée de mort, Marion doit fuir au plus vite. Elle est conduite en secret, par la DST, au Mont-Saint-Michel.
Le Caire, 1928. Le détective Matheson consigne dans son journal les détails d'une enquête particulièrement sordide : des cadavres d'enfants atrocement mutilés sont retrouvés dans les faubourgs du Caire. Rapidement, la rumeur se propage : une goule serait à l'origine de ces meurtres. Mais Matheson refuse de croire à la piste surnaturelle.
À première vue, rien de commun entre ces deux époques. Et pourtant...


Ma lecture :

En quittant ma Bretagne, il m'arrive parfois, de passer non loin du Mont Saint-Michel, cette merveille plantée dans une baie que se disputent Bretons et Normands. Il y a quelques années, j'avais déjà un un polar ésotérique qui s'y déroulait : La promesse de l'ange, de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos : un régal !
Je n'ai appris que récemment que Maxime Chattam s'était, lui aussi, frotté aux vieilles pierres du mont pour son roman Le sang du temps. Parfait pour le #pumpkinautumnchallenge !

mardi 29 septembre 2020

Sombres citrouilles

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Sombres citrouilles,

Malika Ferdjoukh & Nicolas Pitz,
Ed. Rue de Sèvres, 2019


Mot de l'éditeur :

Aujourd'hui, 31 octobre, trois générations de Coudrier sont réunies à la Collinière, la grande demeure familiale entourée de forêts et d'étangs, pour fêter, comme chaque année, l'anniversaire de Papigrand, le patriarche. Comme c'est aussi Halloween, Mamigrand a envoyé les petits chercher des citrouilles au potager pour les voisins américains. Mais dans le carré de cucurbitacées encore enveloppé des brumes de l'aube, il y a comme un pépin. Un homme étendu de tout son long, plein de taches rouges, silencieux. Mort. À première vue, personne ne le connaît. L'affaire pourrait donc n'être pas si grave que ça. Le problème, c'est que dans la famille, il y a au moins trois mobiles criminels possibles. Donc trois assassins potentiels. Sans compter tous les secrets qu'on n'a pas encore découverts...


Dealer : Librairie Le Grenier, Dinan


Ma lecture :

Cette BD me fait de l’œil depuis l'automne dernier : j'ai décidé de me l'offrir pour le #pumpkinautumnchallenge ! J'avais déjà lu l'adaptation BD de Quatre Soeurs, de Malika Ferdjoukh et j'avais aimé l'ambiance familiale, entre tendresse, nostalgie et secrets...


Mais revenons à nos Sombres Citrouilles : le 31 Octobre, c'est l'effervescence à la Collinière. Papigrand fête son anniversaire, entouré de sa famille et de ses amis. Quand les enfants partent au potager chercher des citrouilles pour Halloween, c'est un cadavre qu'ils découvrent ! Un homme que personne ne semble connaître. Chut... Pas un mot. Ils le cachent pour attendre le bon moment de parler de leur macabre découverte et ne surtout pas gâcher la fête... Courageux, ces enfants ! Malgré tout, chacun se demande qui a bien pu tuer cet inconnu. Papigrand ? Clara ? Oncle Gil ? Chaque invité pourrait être coupable, mais parfois, les apparences sont trompeuse...

J'ai été émerveillée par l'aspect graphique de la BD : des couleurs de saison, des visages expressifs, et certaines pages noires dans le style cartes à gratter. Le résultat est magnifique.
Cependant, j'ai été un peu perdue dans l'intrigue, je me suis mélangé les pinceaux dans l'espace-temps et parmi les personnages. Je la relirai probablement à l'Automne prochain pour mieux la savourer car je sens bien que je suis passée à côté. Peut-être obnubilée par la beauté graphique signée Nicolas Pitz. Ou je lirai peut-être même le roman de Malika Ferdjoukh dont la BD est adaptée...

En tout cas, laissez-vous tenter par l'ambiance de saison remarquablement retranscrite par le graphique de Sombres Citrouilles. J'allais dire : allez-y les yeux fermés ! Mais non, au contraire, allez-y les yeux bien ouverts pour profiter du voyage !


Voici quelques extraits où on peut voir les couleurs automnales
et la technique cartes à gratter au pastel :




mercredi 23 septembre 2020

L'été des fleurs sauvages

l'été des fleurs sauvages Kathryn Taylor Archipel Babelio avis chronique coup de coeur romance feel good blog

L'été des fleurs sauvages
,

Kathryn Taylor,
Ed. Archipel, 2020
(Wildblumensommer, 2017)


Mot de l'éditeur :

Quand deux amies d'enfance se retrouvent après s'être perdues de vue, bien des souvenirs resurgissent. Pas forcément les meilleurs... Mais quelle meilleure occasion que de faire enfin la paix avec soi-même ?

Zoé fait face à une décision difficile : une opération chirurgicale à haut risque peut lui sauver la vie.
Sur un coup de tête, elle décide de retourner à Penderak, station balnéaire des Cornouailles où elle a passé, adolescente, les plus beaux étés de son existence – et connu un drame.
Quatorze ans ont passé. Pour la trentenaire encore célibataire, il est temps de lever le voile sur le cauchemar qu'elle a vécu. Et de revoir Jack, qu'elle n'a cessé d'aimer. De s'imaginer vivre à ses côtés.
Mais les ombres du passé peuvent resurgir à tout moment...


Dealer : SP Babelio/Archipel  :)


Ma lecture :

Comment ne pas tomber sous le charme de cette couverture fleurie ? Tellement fleurie qu’elle pourrait cacher un roman fleur bleue. Et bien oui. Je l’avoue, alors que le temps se refroidit et s’humidifie, j’ai sombré dans une romance qui réchauffe les cœurs. N’ai-je pas raison ?

vendredi 18 septembre 2020

La fête du potiron

Hercule Poirot van combi vw la fête du potiron le crime d'halloween agatha christie pumpkin autumn challenge orange blog avis chronique lecture bibliza

La fête du potiron,

Edité aussi sous le titre : Le crime d'Halloween
Agatha Christie,
Ed. Le Club des masques, 1973
(Hallowe'en Party, 1969)


Mot de l'éditeur :

Le 31 octobre, les sorcières s'envolent sur leur manche à balai : c est Halloween, la fête du potiron. A cette occasion, Mrs Drake a organisé une soirée pour les « plus de onze ans ». Les enfants participent aux préparatifs, sous l'oeil nonchalant de Mrs Oliver, qui croque son éternelle pomme.
« Savez-vous que j'ai eu l'occasion d'assister à un vrai meurtre ? » se vante Joyce, une fillette à la langue bien pendue, devant la célèbre romancière. Tout le monde lui rit au nez : Joyce ne sait plus quoi inventer pour se rendre intéressante.
La fête est un succès, et les enfants font un triomphe au jeu du Snapdragon qui clôt la réception.
Tous les enfants ? C'est en rangeant la maison, après le départ des invités, que l'on découvre le cadavre de la petite Joyce dans la bibliothèque.
Bouleversée, Mrs Oliver fait aussitôt appel à son ami, le grand Hercule Poirot.



Dealer : D'occasion sur Rakuten


Ma lecture :

Je reprends mon #pumpkinautumnchallenge avec cette enquête d'Hercule Poirot. Près de Londres, une fête d'Halloween pour enfants se termine mal. En effet, Joyce, âgée d'une douzaine d'années, est retrouvée la tête plongée dans un sceau d'eau au milieu des pommes... Qui a bien pu assassiner cette enfant ? Un psychopathe de passage ?
Pas si sûr car il semblerait que la petite Joyce se soit vantée d'avoir assisté à un crime quelques années plus tôt. Pffff, personne ne la croit. Personne...sauf le ou la coupable, évidemment !
C'est une affaire de taille, pour la célèbre moustache d'Hercule Poirot !

Ce roman d'Agatha Christie est totalement désuet, le rythme est lent, mon exemplaire était jauni et sentait le vieux livre, mais...quel régal les amis ! Que plaisir de retrouver le flegme légendaire d'Hercule Poirot, et des personnages tantôt drôles, tantôt attachants, tantôt méprisables. C'est véritablement une lecture bon bon à déguster avec un thé au lait, please, et un crumble...aux pommes, cela va de soit !

Veuillez juste noter que j'ai lu la version de 1973, La fête du potiron, que le Livre de Poche a ré-édité sous le titre du Crime d'Halloween. La recette est la même, le dessert n'est tout simplement pas servi dans la même assiette.



mardi 15 septembre 2020

Liv Maria

liv maria julia kerninon livres in room saint pol 29 rentrée littéraire roman avis chronique critique blog lecture

Liv Maria,

Julia Kerninon,
Ed. L'Iconoclaste, 2020



Mot de l'éditeur :

Son nom est Liv Maria Christensen.
Elle fut l’enfant solitaire, la jeune fille fiévreuse, l’amoureuse du professeur d’été, l’orpheline et l’héritière, l’aventurière aux poignets d’or. Maintenant la voici mère et madone, installée dans une vie d’épouse. Mais comment se tenir là, avec le souvenir de toutes ces vies d’avant ? Faut-il mentir pour rester libre ? 
Julia Kerninon brosse le portrait éblouissant d’une femme marquée à vif par un secret inavouable.  Et explore avec une grande justesse les détours de l’intime, les jeux de l’apparence et de la vérité.

 

Dealer : Livres-in-room, Saint-Pol-de-Léon

 

Ma lecture :

Cette année, j'ai décidé de lire la Rentrée Littéraire en fonction des conférences qu'organisera ma librairie. Après Carole Martinez, je découvre donc Julia Kerninon. Rentrée féminine, on dirait ! 


Liv Maria est le roman d'un personnage...romanesque ! C'est vrai Liv Maria, par son prénom, déjà est un personnage atypique. Née d'une mère bretonne et insulaire (pas très causante, donc) et d'un père Norvégien, elle grandit sur son île, dans le café que tient sa mère, comme le tenait sa propre mère avant elle. Adolescente, elle joue les taxis pour les habitants de l'île et fait la navette entre le port et les habitations. Un soir, une course prend des tournants qu'elle ne comprends pas : un homme tente d'abuser d'elle. Pour la protéger, presque sans dire un mot, sa mère l'envoie à Berlin découvrir la vraie vie. Le mur existe encore, nous sommes dans les années 80.

A 17 ans, Liv Maria quitte donc sa chère île et sa famille pour découvrir une nouvelle ville et la sœur de son père émigrée en Allemagne. Cet été-là, elle découvrira l'amour dans les bras d'un Irlandais marié et père de famille. Il lui enseignera la langue de Shakespeare et fera d'elle une femme. A la fin de l'été, Fergus doit retourner auprès de sa famille, c'est le premier et le seul chagrin d'amour de la jeune fille. Cette histoire, cet amour d'été pourrait-on dire, sera pourtant déterminante dans sa vie.

Je ne vais pas tout raconter, mais à son retour d'Allemagne quelques mois plus tard, la jeune fille devenue femme se retrouve orpheline, un accident de voiture ayant eu raison de ses parents. Elle reprend les rennes du café, elle installe des chambres d'hôtes, mais Liv Maria virevolte et vole au gré de ses envies. Elle se veut libre, sans attaches. Elle repense souvent à son premier amour. Et s'il n'était jamais reparti, et s'il était resté avec elle ? Mais fière comme une insulaire, jamais elle ne le cherchera. Peut-être que les hasards de la vie provoqueront une rencontre ?
La voilà tantôt en Amérique du Sud, tantôt en Angleterre où elle se marie et fonde une famille, ... Elle fait ses expériences, s'essaye à la vie. Les codes ? Ce n'est pas pour elle. Elle est restée cette insulaire têtue, qui a du mal à se confier et à exprimer ses sentiments. La fuite est pour elle, la meilleure des solutions...

J'ai vraiment aimé roman de Julia Kerninon. Liv Maria est un personnage insaisissable à mille et une vies, un vrai personnage romanesque qui ne s'interdit rien, pas même  le mensonge. Et le culpabilité dans tout ça ? Et bien pour ça, il y a la fuite. La fuite libre. Toujours libre.
Bref, un beau roman et un personnage inoubliable ! Assurément, c'est un coup de cœur !


vendredi 11 septembre 2020

Détective Lachance

Détective Lachance,

S.L. Pennyworth,
Ed. 404, 2020


Mot de l'éditeur :

Une enquête en plein cœur d'un Paris peuplé de gnomes, de fées, d'elfes...
Paris. 1909. Le détective Lachance est bougon, fatigué, et pressé de prendre sa retraite de la Préfecture de Paris. Malheureusement, impossible de se reposer car une nouvelle affaire terrible lui tombe dessus : des femmes de bonne famille sont retrouvées assassinées aux quatre coins de la capitale. Et sur elles, on retrouve systématiquement une carte musicale pour un orgue de Barbarie. Qui pourrait s'en prendre à ces demoiselles ? Et pourquoi ? Lachance va devoir mettre de côté sa mauvaise humeur pour espérer résoudre ces meurtres sordides !

 

Dealer : Partenariat NetGalley

 

Ma lecture :

Pour mon challenge littéraire, #pumpkinautumnchallenge, il me fallait un roman peuplé de créatures légendaires et fantastiques. Et comme je voulais m'essayer aux partenariats de NetGalley (lecture numérique), Détective Lachance est bien tombé !

mardi 8 septembre 2020

Une farouche liberté

Une farouche liberté,

Gisèle Halimi et Annick Cojean,
Ed. Grasset, 2020


Mot de l'éditeur :

Gisèle Halimi  : Soixante-dix ans de combats, d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et la volonté, aujourd’hui, de transmettre ce qui a construit cet activisme indéfectible, afin de dire aux nouvelles générations que l’injustice demeure, qu’elle est plus que jamais intolérable. Gisèle Halimi revient avec son amie, Annick Cojean, qui partage ses convictions féministes, sur certains épisodes marquants de son parcours rebelle pour retracer ce qui a fait  un destin. Sans se poser en modèle, l’avocate qui a toujours défendu son autonomie, enjoint aux femmes de ne pas baisser la garde, de rester solidaires et vigilantes, et les invite à prendre le relai dans le combat essentiel pour l’égalité à l’heure où, malgré les mouvements de fond qui bouleversent la société, la cause des femmes reste infiniment fragile.
Depuis l’enfance, la vie de Gisèle Halimi est une fascinante illustration de sa révolte de «  fille  ». Farouchement déterminée à exister en tant que femme dans l’Afrique du Nord des années 30, elle vit son métier comme un sacerdoce et prend tous les risques pour défendre les militants des indépendances tunisienne et algérienne et dénoncer la torture. Avocate plaidant envers et contre tout pour soutenir les femmes les plus vulnérables ou blessées, elle s’engage en faveur de l’avortement et de la répression du viol, dans son métier aussi bien que dans son association «  Choisir  la cause des femmes ». Femme politique insubordonnée mais aussi fille, mère, grand-mère, amoureuse… Gisèle Halimi vibre d’une énergie passionnée, d’une volonté d’exercer pleinement la liberté qui résonne à chaque étape de son existence.
«  Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque  »  : ces mots de René Char, son poète préféré, pourraient définir Gisèle Halimi, cette «  avocate irrespectueuse  », et sa vie de combats acharnés pour la justice et l’égalité.

 

Dealer : NetGalley 


Ma lecture :

Le #pumpkinautumnchallenge de cette année comporte un menu "Les écailles de Mélusine", invitant à lire un livre aux sujets suivants : féminisme, transformation, métamorphose. Le terme féminisme clignote fortement en moi et je saisis l'occasion de lire Une liberté faroucheGisèle Halimi revient sur ses combats avec la journaliste Annick Cojean. Elle nous a quittés en juillet dernier.

Née la même année que Simone Veil, elles se rejoignent sur les combats féministes. Gisèle Halimi est une avocate, célèbre pour ses grands procès : Djamila Boupacha dans les années 60 puis Bobigny en 1972. Elle œuvre et milite contre le viol, pour le droit à l'avortement, pour le droit à la contraception, ... Elle est de tous les combats pour améliorer la condition féminine et rêve à une égalité paritaire. Enfant déjà, en Tunisie, dans une famille croyante et patriarcale, elle refusait de faire comme toutes les petites filles de son âge : servir les hommes de la maison, faire la cuisine et autres taches ménagères reléguées aux femmes. En 1945, elle quitte Tunis pour Paris et la Sorbonne où elle étudie le droit et la philosophie qu'elle juge indissociables. De cette enfance soumise et injuste, naîtra sa force de convictions et de combats. Elle sera avocate, et non avocat comme l'exige les conventions de l'époque, pour défendre les femmes qu'on ne veut pas écouter.

J'ai eu la chance croiser cette avocate irrespectueuse il y a une dizaine d'années à Rennes. J'ai le souvenir d'une petite femme capable de soulever des montagnes, sincère, intègre et... drôle ! Les drames de la vie l'aident à rebondir toujours plus haut et à garder, malgré tout, une force de vivre incroyable.

Ce dernier témoignage recueilli par Annick Cojean est précieux, c'est celui d'une militante, d'une combattante, d'une avocate. D'une femme du siècle.

A lire. Évidemment. Absolument.

Vous trouverez mes autres lectures de Gisèle Halimi ici.

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