dimanche 23 février 2020

Les petites robes noires

Les petites robes noires,

Madeleine St John,
Ed. Albin Michel, 2019


Mot de l'éditeur :

1959. Au deuxième étage du grand magasin F.G. Goode's de Sidney, des jeunes femmes vêtues de petites robes noires s'agitent avant le rush de Noël. Parmi elles, Fay, à la recherche du grand amour ; l'exubérante Magda, une Slovène qui règne sur les prestigieux Modèles Haute Couture ; Lisa, affectée au rayon Robes de cocktail, où elle compte bien rester en attendant ses résultats d'entrée à l'université... Dans le secret d'une cabine d'essayage ou le temps d'un achat, les langues se délient, les vies et les rêves des vendeuses se dévoilent sous la plume délicate de Madeleine St John. Avec la finesse d'une Edith Wharton et l'humour d'un Billy Wilder, l'australienne Madeleine St John (1941-2006), livre un remarquable instantané de l'Australie des années 1950 et une critique subtile de la place de la femme dans la société. Devenu un classique dans les pays anglo-saxons, Les petites robes noires, traduit pour la première fois en français, est un chef-d'oeuvre d'élégance et d'esprit.


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

Quel roman rafraichissant ! Nous voilà plongés dans un grand magasin des années 50, en Australie, rayon Modèles Haute Couture, s'il vous plaît. Un univers féminin idéal pour insérer des idées féministes.
On y parle mode, cocktails, émancipation, mariage, intégration. Nous sommes dans l'après-guerre où tout devient possible pour chaque homme et chaque femme, quelque soit son origine sociale. Les "filles" sont attachantes, Lisa, Patty, Fay et Magda ont des vies tout à fait différentes mais se retrouvent sous le même uniforme, leurs petites robes noires, pour vendre des modèles de Haute Couture, et hors-de-prix. Elles travaillent dans un mode de luxe et de rêves et se prêtent, elles aussi, à rêver d'un avenir radieux. L'émancipation des femmes est à leur portée et elles savent bien mener les hommes par le bout de leur nez. Mais ça, c'est de tout temps, n'est-ce pas ? Ce roman aurait pu s'appeler Chroniques de Goode's, pour cette idée de roman feuilleton qu'il aurait pu être. Pour cette idée de ruche où butinent ces abeilles en robes noires. Pour cette idée de "Non, ce roman ne peut pas se terminer comme ça !".

J'ai vraiment aimé Les petites robes noires, qui se lit d'une traite. Je reste même sur ma faim car j'aurai aimé savoir ce que deviennent les personnages. Elles sont déjà devenues des copines et je suis triste de les quitter ! J'ai passé un excellent moment en leur compagnie, pas si frivole que ça, au contraire. Sous leurs robes se cachent des cœurs prêts à en découdre avec le nouveau monde...


jeudi 20 février 2020

Le lambeau

Le lambeau,

Philippe Lançon,
Ed. Gallimard, 2018


Mot de l'éditeur :

Lambeau, subst. masc.
1. Morceau d'étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l'amputation d'un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l'amputation qu'à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu'une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).
(Définitions extraites du Trésor de la Langue Française). 



Ma lecture :

La semaine dernière, j'ai candidaté pour faire partie du Jury du Prix du Livre France Inter. Cette année, Philippe Lançon préside le Jury, alors en bonne élève, et ne le connaissant pas, j'ai voulu lire un de ses romans.

vendredi 14 février 2020

La petite fille qui voulait voir la guerre

La petite fille qui voulait voir la guerre,

Le Naour & Galland,
Ed. Bamboo, 2018


Mot de l'éditeur :

Clémence a 10 ans et vit à Charnay-Lès-Mâcon. Elle doit présenter un exposé à sa classe, mais n'a aucune idée de ce dont elle peut parler. En passant devant le monument aux morts, elle remarque son nom de famille. Elle a donc un ancêtre qui est mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Le voilà son sujet d'exposé ! En cherchant dans le grenier de ses grands-parents, mais aussi dans les archives départementales, Clémence va faire connaissance avec son aïeul et découvrir une autre histoire de la Grande Guerre, celle que l'on ne voit jamais : celle de l'arrière, loin des tranchées.



Ma lecture :

Le titre m'a interpellé car il m'a fait pensé à moi ;)
Je suis fascinée par la Seconde Guerre Mondiale depuis le CM1, c'était le temps du 50ème anniversaire du Débarquement....

mercredi 12 février 2020

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Il est grand temps de rallumer les étoiles,

Virginie Grimaldi,
Ed. Fayard, 2018


Mot de l'éditeur :

Anna, trente-sept ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l'observe depuis la bulle dans laquelle elle s'est enfermée.
À dix-sept ans, Chloé a renoncé à ses rêves pour aider sa mère. Elle cherche de l'affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Lily, du haut de ses douze ans, n'aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu'il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.



Dealer : Prêté :)


Ma lecture : 

Depuis le mois de Janvier, nous recherchons activement un nouveau combi pour emmener notre petite famille en escapades, d'ouest en est, du nord au sud. Alors cette couverture m'a attirée...

mardi 11 février 2020

L'homme qui traversait les montagnes et autres inconnus au destin hors du commun

L'homme qui traversait les montagnes

et autres inconnus au destin hors du commun,
Baud & Druart,
Ed. Jungle, 2018


Mot de l'éditeur :

Ces femmes et ces hommes ont marqué l'Histoire de leurs destins incroyables, laissé des traces indélébiles sur le monde ou simplement vécu un destin exceptionnel. Pourtant, personne ou presque ne les connaît. Patrick Baud et Fred Druart libèrent neuf inconu.e.s de leur anonymat et font honneur à ces oublié.e.s extraordinaires. 


Dealer : Médiathèque de Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

Ce n'est que l'année dernière que j'ai découvert Patrick Baud et son envie de partager ces petits cabinets de curiosités avec Axolot ou ici, ces destins extraordinaires de gens tout à fait ordinaires. Avec son acolyte Fred Druart, il met en lumière des hommes et des femmes oubliés de l'Histoire.
J'avais déjà lu une biographie d'Irena Sendlerowa, cette infirmière polonaise qui sauva plus d'enfants qu'Oskar Schindler, mais cela m'a fait plaisir d'entendre encore son nom, ainsi elle n'est vraiment plus oubliée, et la mise en scène, la mise en abyme de son histoire avec la nôtre est effroyable.

Bref, Patrick Baud et Fred Duart livrent une belle BD et un brillant hommage à ces oubliés de l'Histoire. A découvrir sans faute !


lundi 10 février 2020

Les Russes sur la Lune

Les Russes sur la Lune,

Jour J, Tome 1,
Duval, Pécau, Blanchard,
Ed. Delcourt, 2010


Mot de l'éditeur :

Et si l'Histoire avait pris un cap différent de celui que nous connaissons? Et si les Russes avaient réussi à marcher sur la Lune avant les Américains? Et si l'épicentre de la guerre froide s'était trouvé à Paris et non à Berlin? Et si l'attentat de Dallas avait eu lieu en 1973 et non en 1963? Et si l'Allemagne avait gagné la Première Guerre mondiale? Et si l'imagination avait pris le pouvoir en mai 68? Et si les anarchistes avaient renversé le tsar Nicolas II en 1917? Tous ces récits, fondés sur des faits historiques et des hypothèses réalistes, nous amènent à découvrir les conséquences de ce jour où tout a basculé: le Jour J. 21 juillet 1969. Quelques minutes avant son alunissage, la mission Apollo 11 est détruite par une micro-météorite. Quelques mois plus tard, les Soviétiques sont les premiers à se poser sur la Lune. A Washington, le président Nixon donne carte blanche à la NASA pour que l'Amérique devienne la première nation à établir une base lunaire permanente. Dix ans plus tard, alors que la tension monte entre les USA et l'URSS, la Lune est en passe de devenir le théâtre inédit d'un nouvel épisode de la guerre froide. Sasha Nicolavitch Joukov. Pilote d'essai dans l'armée rouge, Sasha Nicolavitch Joukov ne vit que pour échapper à l'attraction terrestre et battre le record d'altitude de Chuck Yeager. Il occupe son temps libre à se remettre de ses cuites légendaires et à trouver de l'argent pour honorer ses dettes de jeu. A deux doigts de la cour martiale, de l'exécution sommaire ou d'un aller simple pour les étendues glacées du goulag, il se voit offrir une mission de la dernière chance vers la Lune où la base soviétique Galaktika ne répond plus... 




Dealer : Médiathèque de Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

Et si finalement, les Américains n'avaient pas gagné la course vers la Lune face aux Russes ? Et si c'étaient effectivement les Russes qui avaient posé le premier pas sur la Lune ? Le monde aurait-il tourné de la même façon ?

vendredi 7 février 2020

L'espoir malgré tout

L'espoir malgré tout,

(Spirou),
Emile Bravo,
Dupuis, 2018


Mot de l'éditeur :

Janvier 1940. Un hiver particulièrement rude s'est abattu sur Bruxelles. Alors que tout le monde attend avec appréhension l'arrivée imminente de la guerre, Fantasio s'est engagé dans l'armée belge. Dans la forteresse d'Ében-Émael, il est impatient d'en découdre et ne doute pas une seconde que les armées française et britannique écraseront l'armée allemande... Quant à Spirou, il est toujours groom et continue de vivre le plus normalement possible. Sa rencontre avec Felix, un peintre juif allemand dont les nazis ont jugé l'oeuvre "dégénérée", et Felka, sa femme, va lui faire découvrir la "question juive" et la complexité de la situation internationale. Quand la guerre éclate, Fantasio cherche à servir la patrie le plus héroïquement possible. Spirou, lui, essaye de comprendre la complexité de la situation à travers des rencontres avec des personnages profondément humains et tente de se rendre utile en étant fidèle à ses valeurs.



Dealer : Médiathèque de Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

Enfant, ou même adulte, je n'ai jamais lu les Aventures de Spirou et Fantasio, seulement le Petit Spirou, qui n'a rien à voir. Je ne savais pas à quoi m'attendre  avec ces personnages. J'avais l'idée d'un Fantasio reporter, réfléchi et responsable et d'un Spirou plus naïf et facétieux. En tout cas, j'étais contente de les découvrir dans une grande aventure au cœur de la Seconde Guerre Mondiale...

jeudi 6 février 2020

Chroniques de l'espace

Chroniques de l'espace,

Jean-Pierre Luminet,
Ed. Cherche midi, 2019


Mot de l'éditeur :

Il y a cinquante ans, un homme, pour la première fois, a marché sur la Lune. Pour commémorer cette prouesse technologique, Jean-Pierre Luminet retrace la fabuleuse épopée de l'exploration spatiale et nous invite aussi à voyager dans le futur.
Savez-vous par exemple que notre Lune est née d'une collision entre une planète vagabonde et la jeune Terre il y a plus de quatre milliards d'années ? Que les satellites de Jupiter et de Saturne sont couverts de glace sous laquelle des océans liquides abritent peut-être des formes de vie primitive ? Savez-vous que des trous noirs peuvent entrer en collision et faire vibrer l'espace avec des ondes de gravitation ? Qu'il existe peut-être des raccourcis pour voyager à l'autre bout de l'univers ?
À travers ces chroniques, Jean-Pierre Luminet nous délivre un important message : le véritable, grand et noble objectif de l'exploration spatiale n'est pas de conquérir, mais de comprendre. Et en comprenant ce qui nous est étranger et si lointain, nous nous comprenons mieux nous-mêmes, en vue de construire un monde meilleur.



Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

L'été dernier, à la radio, sur France Inter, probablement, j'étais tombée sur ces chroniques de l'espace.  Il y était question de la course à la conquête spatiale en pleine guerre froide, des astronautes qui ont marqué l'Histoire ou non, des essais concluants ou non, ... Ce livre reprend ces chroniques.
Jean-Pierre Luminet, astrophysicien de son état (rien que ça), écrit d'une manière très claire et abordable des thèmes tout à fait extraordinaires.

mercredi 5 février 2020

Alexis Vassilkov

Alexis Vassilkov

ou La Vie tumultueuse du fils de Maupassant,
Bernard Prou,
Ed. Brouette, 2014
Ed. Le livre de poche, 2016


Mot de l'éditeur :

À la veille de sa mort, Guy de Maupassant connaît une idylle avec la peintre russe Lioubov Vassilkova. De leur union naît Alexis, leur fils irrévélé. À l’âge de 13 ans, il quitte la France avec sa mère pour la Russie révolutionnaire. Devenu psychiatre, il fait bientôt partie de l’entourage proche de Staline et se retrouve déporté au goulag de Mirny, en Sibérie, où on l’initie à la franc-maçonnerie dans une loge clandestine. Ses engagements, sa bonne fortune, l’appui occulte d’un chamane yakoute et l’amour de la belle Ayami, lui rendent la liberté et son pays natal. En 1940, Alexis rejoint la Résistance dans le maquis de Haute-Loire.
Dans un souffle épique et picaresque, l’auteur dévoile la vie trépidante d’un homme hors du commun, et pourtant méconnu, pris dans les remous du XXe siècle.



Dealer : Don à la bibliothèque


Ma lecture :

Oyé, oyé ! Un lecteur de la bibliothèque où je suis  bénévole a fait don d'un carton de livres, dont ce petit livre rouge. Il était fier de nous le donner en s'exclamant : "Oh, lisez-le, c'est génial, c'est sur le fils illégitime de Maupassant qui est mort échoué à Moguériec". Moguériec, c'est le port de la petite ville où je vis. Comment ? Maupassant avait un fils ? Et comment ça, il est mort à Mogué ?
Et c'est ainsi que tout a commencé...

mercredi 29 janvier 2020

Couleurs de l'incendie

Couleurs de l'incendie,

Pierre Lemaitre,
Ed. Albin Michel, 2018


Mot de l'éditeur :

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.

Couleurs de l'incendie est le deuxième volet de la trilogie inaugurée avec Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013, où l'on retrouve l'extraordinaire talent de Pierre Lemaitre.


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

Cela fait déjà plus de trois ans que j'ai découvert Pierre Lemaitre en lisant Au revoir là-haut. J'avais très peur de m'attaquer à mon premier Goncourt et j'ai été subjuguée par le talent de l'auteur. Émerveillée par cette histoire rocambolesque mais totalement cohérente, par la profondeur des personnages, par le style brillant de l'auteur. C'est bien d'un coup de foudre que je vous parle. Alors j'avais, encore, un peu peur de lire la suite, Couleur de l'incendie...

dimanche 26 janvier 2020

Ce que je voudrais transmettre

Ce que je voudrais transmettre,

Elie Buzyn,
Ed. Alisio, 2019

Mot de l'éditeur :

« Quand les jeunes m'interrogent, je leur réponds que le plus important est de s'opposer activement, par la parole, à toute tentative d'ostracisme. Il faut s'y opposer en se rappelant que nous sommes tous égaux, que nous avons tous les mêmes droits, que nous pouvons tous vivre ensemble à condition qu'il y ait un respect mutuel. »
Suite à la parution de son premier ouvrage, J'avais 15 ans, et aux réactions des jeunes publics à qui il raconte Auschwitz, Élie Buzyn a tenu à revenir dans un entretien sur certains sujets qui lui paraissent d'une cruelle actualité. Pour que les générations d'aujourd'hui deviennent à leur tour des témoins du témoin qu'il est lui-même et des garde-fous contre la haine et ses conséquences.


Dealer : SP des éditions Alisio


Ma lecture :

En Mai dernier, j'avais lu le témoignage puissant d'Elie Buzyn, J'avais 15 ans, où il évoquait avec pudeur la Shoah (ici). Une résilience extraordinaire est sortie de cet homme.

vendredi 24 janvier 2020

Et tu n'es pas revenu

Et tu n'es pas revenu,

Marceline Loridan-Ivens,
Ed. Grasset, 2015


Mot de l'éditeur :

«  J’ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l’ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T’écrire m’a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m’enserre le cœur.
Je voudrais fuir l’histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille.  »

Le 29 février 1944, Marceline Loridan-Ivens a quinze ans lorsqu’elle est arrêtée avec son père lors d’une rafle. Déportée à Birkenau, elle subit l’horreur des camps et parvient à survivre. Son père, lui, ne reviendra jamais d’Auschwitz. Soixante-dix ans plus tard, elle lui adresse une lettre, rédigée avec la journaliste et écrivain Judith Perrignon, où elle raconte sa captivité, son retour, sa vie d’après.



Ma lecture :

Cette année, nous commémorons le 75ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. 
Alors j'ai décidé, pour ne pas que les déportés rescapés n'aient témoigné pour rien, de lire quelques témoignages que je n'avais pas encore lus. Penser à eux tous leur donne un peu de lumière...

jeudi 23 janvier 2020

Retour à Birkenau

Retour à Birkenau,

Ginette Kolinka,
Ed. Grasset, 2019

Mot de l'éditeur :

"Moi-même je le raconte, je le vois, et je me dis c'est pas possible d'avoir survécu..."
Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit-frère de douze ans et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Auschwitz-Birkenau : elle sera seule à en revenir, après avoir été transférée à Bergen-Belsen, Raguhn et Theresienstadt. Dans ce convoi du printemps 1944 se trouvaient deux jeunes filles  dont elle devint amie, plus tard : Simone Veil et Marceline Rosenberg, pas encore Loridan – Ivens.
Aujourd’hui, à son tour, Ginette Kolinka raconte ce qu’elle a vu et connu dans les camps d’extermination. Ce à quoi elle a survécu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Les mots. Le corps et la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Que tous, nous sachions, non pas tout de ce qui fut à Birkenau, mais assez pour ne jamais oublier ; pour ne pas cesser d’y croire,  même si Ginette Kolinka, à presque 94 ans, raconte en fermant les yeux et se demande encore et encore comment elle a pu survivre à "ça"...

Ma lecture :

Cette année, nous célébrons le 75ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. Célébrer sonne faux. Mais en tout cas, nous en parlons et évoquons les déportés, rescapés ou mort. Je lisais il y a quelques jours qu'un français sur six ignorait ce qu'était la Shoah. Un français sur six !
Alors ces témoignages, comme celui de Ginette Kolinka reste précieux et nécessaire.

vendredi 17 janvier 2020

La goûteuse d'Hitler

La goûteuse d'Hitler,

Rosella Postorino,
Ed. Albin Michel, 2019
Ed. France Loisirs, 2019


Mot de l'éditeur :

1943. Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisé à l'idée que l'on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa.
Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s'exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l'étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l'hostilité de ses compagnes, dont Elfriede, personnalité aussi charismatique qu'autoritaire.
Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c'est à la fois vouloir survivre et accepter l'idée de mourir.


Dealer : SP France Loisirs


Ma lecture :

Dans un pays où le mal règne, Rosa survit à la guerre. Sa mère est morte lors d'un bombardement à Berlin et elle vit désormais chez ses beaux-parents, à la campagne, attendant langoureusement son mari parti sur le front russe. Elle vient cependant d'être engagée pour faire partie de l'équipe des goûteuses d'Hitler. Il s'agit, pour le nazi, d'éviter tout risque d'empoisonnement. Grâce à ce poste, Rosa ne connaît pas la faim, rare privilège en temps de guerre, même en Allemagne. Mais chaque bouchée que porte Rosa à sa bouche peut la conduire vers la mort...

mercredi 15 janvier 2020

Jamais

Jamais,

Duhamel,
Ed. Bamboo, 2018


Mot de l'éditeur :

Troumesnil, Côte d’Albâtre, Normandie.
La falaise, grignotée par la mer et le vent, recule inexorablement de plus d’un mètre chaque année, emportant avec elle les habitations côtières. Le maire du village parvient pourtant, tant bien que mal, à en protéger les habitants les plus menacés. Tous sauf une, qui résiste encore et toujours à l’autorité municipale. Madeleine, 95 ans, refuse de voir le danger. Et pour cause. Madeleine est aveugle de naissance.



Dealer : Médiathèque de Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

J'ai emprunté cette BD par hasard, peut-être attirée par cette plage. Quelle poésie !

mardi 14 janvier 2020

L'infiniment moyen

L'infiniment moyen,

Fabcaro,
Ed. Même pas mal, 2017


Mot de l'éditeur :

Fabcaro est un cas désespéré. Il ne peut s'empêcher de rire de tout et ne se prend même pas lui-même au sérieux. Qu'il traite de sujets pourtant très graves comme l'infanticide, le suicide, l'avortement ou la fin du monde, il reste drôle. Ce livre scandaleusement marrant est là pour en témoigner. Chaque planche de ce recueil de ''gags'' hilarants ne vise qu'à nous empêcher de pleurer librement sur la triste condition humaine.


Dealer : Chipé dans les toilettes d'un ami 😁


Ma lecture :

Fabcaro fait partie des incontournables de la maison. Le roi de l'absurde brille par ces situations toujours cocasses qu'il a le don de dénicher. Un gag par page : formule efficace. Il pousse, il pousse jusqu'à faire éclater le bouchon sur une chute improbable. Fabcaro, quoi !


lundi 13 janvier 2020

La servante écarlate

La servante écarlate,

Margaret Atwood,
Ed. Robert Laffont, 1987


Mot de l'éditeur :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, " servante écarlate " parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler... En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.
Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s'est vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman décrit un quotidien glaçant qui n'a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés.


Dealer : Père Noël


Ma lecture :

Bien avant la série, j'avais entendu parler de La Servante Ecarlate. Bizarrement, le titre m'évoquait une romance façon telenovela mexicaine. Peu intéressée, donc, j'avais passé mon chemin.
Puis j'ai essayé de regarder la série, The handmaid's tale, ne faisant pas encore le lien avec le roman, mais j'ai dû essuyer des bugs répétés du replay.
Bref, le chemin a été long et laborieux pour arriver à ma lecture de La servante écarlate de Margaret Atwood.

dimanche 5 janvier 2020

Encre sympathique

Encre sympathique,

Patrick Modiano,
Ed. Gallimard, 2019


Mot de l'éditeur :

"Et parmi toutes ces pages blanches et vides, je ne pouvais détacher les yeux de la phrase qui chaque fois me surprenait quand je feuilletais l'agenda : "Si j'avais su...". On aurait dit une voix qui rompait le silence, quelqu'un qui aurait voulu vous faire une confidence, mais y avait renoncé ou n'en avait pas eu le temps".


Dealer : Père Noël


Ma lecture :

Lire un Modiano, c'est comme aller s'offrir un Paris-Brest dans sa pâtisserie préférée : cette douceur est d'un réconfort ! Mais il faut aimer le Paris-Brest. Toujours le même mais si délicieux.

jeudi 2 janvier 2020

La dernière licorne

Tout ce qui est sur Terre doit périr :

La dernière licorne,
Michel Bussi,
Ed.Pocket, 2019
(Ré-édition)


Mot de l'éditeur :

Une masse sombre, inexpliquée, prise dans les glaces millénaires du Mont Ararat...
Un livre interdit, gardé sous clé dans l'enfer du Vatican...
Un animal de bois, énigmatique, portant au front une corne unique...
Les indices sont là, éparpillés. Un gigantesque puzzle à reconstituer pour remonter à l'origine de toutes les religions du monde. De Bordeaux à Hong-Kong, en passant par l'Arménie, Zak Ikabi n'a qu'une obsession : en réunir toutes les pièces. Et trouver enfin l'arche de Noé. Embarquée malgré elle dans sa quête, la glaciologue Cécile Serval, aussi érudite que volcanique, se voit bientôt confrontée à un véritable déluge de questions. Et de balles de kalachnikov... Car pour garder ce secret, certains sont prêts à tous les sacrifices... 




Dealer : Prêté par une collègue


Ma lecture :

J'avais croisé ce roman en librairie, puis quelques jours après, une collègue me propose de ma le prêter en précisant : "J'ai aimé les autres romans de Michel Bussi, mais je n'arrive pas avec celui-ci."
Le résumé m'attirait beaucoup en vendant un thriller ésotérique dont je suis friande, mais mes lectures de Michel Bussi étaient assez inégales. En clair, je ne savais pas où j'allais...
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