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dimanche 26 avril 2026

Sophie L

Sophie L,

Matthew Blake,
Ed. Buchet-Chastel, 2025


Mot de l'éditeur :

Et si tout ce qu’on m’avait raconté sur le passe de ma famille était faux ?

Experte sur la question de la mémoire, Olivia Finn travaille dans un hôpital londonien. Une nuit, elle est tirée de son sommeil par un appel de la police : sa grand-mère française, Joséphine Benoît, s’est rendue à l’hôtel Lutetia pour s’accuser d’un meurtre à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Inquiète, Olivia se rend à Paris, où elle découvre une femme confuse mais résolue. Joséphine est convaincue qu’il s’agit d’un souvenir longtemps enfoui, et les archives de l’hôtel confirment qu’en 1945, Sophie Leclerc a bien trouvé la mort dans la chambre 11 du Lutetia. Qui était Sophie ? Joséphine dit-elle la vérité ?

Alors qu’Olivia tente de démêler le vrai du faux, le passé semble se confondre avec le présent. Quand d’autres meurtres surviennent, elle devient proie autant qu’en enquêtrice.

Entre fantômes de guerre, secrets de famille et mémoire piégée, Sophie L nous prouve que notre cerveau peut nous jouer bien des tours – et qu’un souvenir peut être fatal.


Dealer : Club de lecture


Ma lecture :

Et si vos souvenirs n’étaient pas la vérité… mais une histoire que vous vous racontez pour survivre ?

Un roman vertigineux sur la mémoire et la véracité des souvenirs sous fond de Seconde Guerre mondiale. 

mercredi 22 avril 2026

Le barbier et le nazi

Le barbier et le nazi,

Edgar Hilsenrath,
Ed. Attila, 2010
(Première publication américaine : 1971)


Mot de l'éditeur :

C'est mon histoire. Moi, Itzig Finkelstein alias Max Schulz, fils bâtard mais aryen pure souche, génocidaire nazi reconverti. En Juif, plus précisément. Une métamorphose. Un SS devenu barbier, en Israël ! Et sioniste fanatique par-dessus le marché. Ouais, installé en Terre promise comme chez moi, combattant pour la liberté du peuple élu. Voilà l'affaire. Mais laissez-moi vous raconter en détail.


Ma lecture :

L’histoire folle d’un bourreau nazi reconverti en barbier juif pour sauver sa peau. 

vendredi 10 avril 2026

Le secret des Agapanthes

Le secret des Agapanthes,

T3 : Morgane et Juliette,
Clarisse Sabard,
Ed. Charleston, 2026


Mot de l'éditeur :

La magistrale saga des Agapanthes continue !

Après avoir mis sa vie entre parenthèses plusieurs mois pour s’occuper de son frère malade, Morgane est de retour aux Agapanthes, la villa normande dont elle a hérité avec ses cousines.

Alors qu’elle se bat pour sauver la librairie familiale située dans le village, un mystérieux paquet déposé devant sa porte vient bouleverser tous ses plans. À l’intérieur, une lettre, un kaléidoscope et une photo trouvée dans un livre pour enfants la poussent à enquêter sur le passé de sa grand-mère Juliette. Pourquoi ne lui a-t-elle jamais parlé de son voyage à Cuba à la fin des années 1930 ? Ni de son rôle pendant l’Occupation allemande, en Normandie, qui lui a permis de rencontrer Marceau, son grand amour ? Discrète et courageuse, Juliette semble avoir minutieusement entretenu son jardin secret.

Morgane arrivera-t-elle à percer tous ses mystères ?


Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

Et si vous héritiez d'une maison et de ses secrets ?
De l'aventure, de l'amour, des secrets, des rebondissements : bienvenue à la Villa des Agapanthes !

Quel plaisir de retrouver les Agapanthes, la maison du peintre Guillaume Verney, dont hérite ses trois petites-filles nées de ses trois filles : Flora, Stella, et Morgane.
Ce troisième tome est consacré à Morgane et sa défunte grand-mère, Juliette.

Sous la fluide fluide et teintée d'émotions de Clarisse Sabard, nous voilà embarquée dans l'histoire de Juliette, du Cuba des années 30 à l'Occupation allemande en Normandie, où se situe la villa des Agapanthes. Adolescente passionnée de lecture, elle rencontre Ernest Hemingway, ami de la famille. C'est lui qui l'invite, avec sa mère, à Cuba où elle rencontre Pedro. Un baiser échangé fera de lui son premier amour, celui qu'on n'oublie jamais, celui qui reste dans les rêves. Son retour en Normandie est bouleversé par la guerre qui s'annonce. Bientôt, le village est occupé par les Allemands. La Résistance s'organise et la voilà happée, avec ses amis, dans ce mouvement citoyen. Dans la liesse de la Libération, elle finira par accepter d'épouser le tendre Marceau, compagnon résistant. En filigrane, revient toujours la fantomatique Eleanor dont son père a réalisé des portraits. Ils portent un secret, mais lequel ?

Deux générations plus tard, c'est au tour de Morgane de dénouer les fils du passé familial et de percer les mystères laissés par sa grand-mère. Au fil de lettres, elle va découvrir un passé romanesque dont elle ne se doutait pas et assembler les morceaux du puzzle.

Les deux parties, passé et présent, sont aussi passionnantes l'une que l'autre, et j'ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans l'histoire de Juliette et dans la quête de Morgane. Chaque partie a un style d'écriture propre, plus soutenu dans le passé, plus enjoué dans le présent.
J'ai beaucoup aimé les histoires d'amours naissantes, mais aussi les thèmes plus sérieux comme la toxicomanie.

Au-delà de la valeur immobilière de la maison et des tableaux de Verney à découvrir, c'est surtout un héritage familial romanesque, digne d'une saga de Clarisse Sabard, qu'il incombe à Morgane et ses cousines de mettre à jour. Ah ben...nous y sommes, justement, dans une saga de Clarisse Sabard !
Merci pour cette aventure riche en émotions et en rebondissements !


mardi 3 mars 2026

La ronde de nuit

La ronde de nuit,

Patrick Modiano,
Ed. Gallimard, 1969


Mot de l'éditeur :

Comment devenir traître, comment ne pas l'être ? C'est la question que se pose le héros du récit qui travaille en même temps pour la Gestapo française et pour un réseau de résistance. Cette quête angoissée le conduit au martyre, seule échappatoire possible.

Par ce livre étonnant, tendre et cruel, Modiano tente d'exorciser le passé qu'il n'a pas vécu. Il réveille les morts et les entraîne au son d'une musique haletante, dans la plus fantastique ronde de nuit.


Ma lecture :

Pour cette escapade à Paris, je voulais emmener Modiano avec moi. J’ai pioché La ronde de nuit dans ma bibliothèque.

Paris, années 40.
Le narrateur se promène dans un Paris occupé et, perdu dans ce brouillard cher à l’auteur, erre d’un groupe de collabos à un groupe de résistants. Il profite de l’opulence des uns et des combats des autres. Où trouver son camp ?

Pris dans cette ronde, les ombres le suivent, l’interpellent, le trahissent. Il y a quelque chose d’enivrant dans ce mouvement où rien n’est clair, où tout demeure trouble, où l’humanité semble noyée dans un brouillard épais. Autour de lui gravitent des collabos parfois notoires, comme le docteur Petiot, tueur en série de l’Occupation.

L’ambiance du roman est très particulière, presque malsaine, dans ces soirées où l’alcool et les projets barbares coulent à flot. La nuit semble tomber sur l’Histoire comme sur le narrateur, comme s’il s’endormait peu à peu, incapable de discerner ses propres convictions.

Ce n’est pas mon roman préféré de l’auteur, mais j’ai aimé cette structure singulière, entrecoupant le récit de chansons et donnant véritablement la sensation d’une ronde, d’un manège. Un manège diabolique.


lundi 2 mars 2026

La dame du Ritz

La dame du Ritz,

Mélanie Benjamin,
Ed. Albin Michel, 2020


Mot de l'éditeur :

Rien ne peut arriver au Ritz : dans ce temple du luxe qui autorise les caprices les plus farfelus, le prestige protège de tout. Même du pire, pense-t-on avant que l'armée allemande n'occupe Paris en juin 1940. Les hauts dignitaires nazis, dont Hermann Göring, investissent l'hôtel ; les portiers élégants sont remplacés par des soldats aux portes d'entrée. L'insouciance cède à la peur.

Pour Blanche Auzello, l'épouse du directeur du Ritz, cette réalité est insupportable. La Dame du Ritz, une américaine rebelle et intrépide, n'est pas femme à se résigner. Mais comment faire ? Dans le palace où le bruit des bottes étouffe désormais les rires, Blanche comprend que sa seule issue est le mensonge. D'autant qu'elle cache un secret qui pourrait mettre sa vie et celle de son époux en danger, mais aussi ternir la légende du Ritz...

Avec le talent qui a fait le succès des Cygnes de la Cinquième avenue, Melanie Benjamin, s'inspirant de faits réels, nous plonge dans les coulisses du Ritz sous l'Occupation avec ce roman étincelant, portrait d'une femme inoubliable.


Dealer : Dialogues, Brest (29)


Ma lecture :

Le Ritz à l'heure allemande, où les soldats verts-de-gris ont remplacé les serveurs en livrée, et où la terreur sème le trouble dans Paris.  

mardi 27 janvier 2026

Simon, l'enfant du 20e convoi

Simon, l'enfant du 20e convoi,

Simon Gronowski, Françoise Pirard,
Ed. Milan Junior, 2008


Mot de l'éditeur :

Bruxelles, 1943. Trois ans que les Allemands occupent la Belgique, trois ans qu'ils pourchassent les Juifs, trois ans que Simon et sa famille vivent en sursis. Jusqu'à l'arrestation, jusqu'au départ, en train, vers l'est. Un terrible voyage vers l'inconnu au cours duquel, pourtant, Simon a rendez-vous avec l'espoir...

Roman jeunesse, à partir de 10 ans


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

Lors de mon périple en Belgique, nous avons dormi dans le petit village de Borgloon, au pied d'une ancienne abbaye. Et au petit matin, un passant vient discuter avec nous, et après nous avoir raconté l'histoire de cette abbaye, il nous a raconté l'histoire de Simon, un enfant qui avait échappé à la déportation en 1943 en sautant d'un train à quelques pas de là où nous nous trouvions. Une statue commémore cette histoire (photo). 
J'ai donc eu envie de lire son récit... 

Simon, l'enfant du 20ème convoi, ou l'itinéraire d'une enfance emportée dans le tumulte de la guerre.

Simon Gronowski, donc, est un enfant belge des années 40. Il vit à Bruxelles avec sa mère, son père et sa grande sœur. Et ils sont juifs.
Il raconte alors son enfance sous l'occupation allemande. La maroquinerie de ses parents est de plus ne plus restreinte et finit par être fermée, Simon est contraint de quitter l'école, puis la famille doit songer sérieusement à se cacher. Leurs proches fuient ou disparaissent, le climat devient oppressant.
On ne leur épargne rien lorsqu'un matin, des coups sont frappés à leur porte. Simon, sa mère et sa sœur sont emmenés. Leur père n'est pas à leur domicile, il est en convalescence à l'hôpital : cela le sauvera. D'un  camp de transit, ils sont bientôt entassés dans le convoi numéro 20, direction l'est. 1600 juifs se serrent ainsi dans des wagons à bestiaux. Lors d'un moment de confusion où le train s'arrête puis redémarre au pas, sa mère pousse Simon à sauter du train... 
Comment la guerre finira-t-elle pour la famille Gronowski ?

Il s’agit d’un roman jeunesse que les adultes peuvent lire avec plaisir, porté par un ton sincère et une écriture soignée.
Simon retrouvera son père mais ne reverra jamais sa mère et sa sœur, gazées à leur arrivée. Malheureusement, accablé par le chagrin, son père mourra peu après la libération.
Simon le dira plus tard, sa mère lui a donné deux fois la vie, en le mettant au monde et dans ce wagon.
Ce témoignage est bouleversant et montre plusieurs facettes de la guerre : le quotidien, la peur, la déportation, et l'après. Ces familles disloquées, ces orphelins, ces biens spoliés... La vie après la mort. 

A lire pour le devoir de mémoire.


lundi 12 janvier 2026

L'enfant de Noé

L'enfant de Noé,

Eric-Emmanuel Schmitt,
Ed. Albin Michel, 2004


Mot de l'éditeur :

1942. Les rafles commencent. Joseph, parce qu’il est juif, se trouve confié à des inconnus qui l’obligent à travestir la vérité. Virtuose du mensonge comme tous les enfants cachés, il apprend à taire son nom, son histoire, ses sentiments.

Dissimulé dans un pensionnat catholique, il va grandir auprès d’un prêtre, le père Pons, un homme simple qui est cependant habité par la folie des justes. Sous son église, dans la crypte, le père Pons a aménagé une synagogue secrète. La nuit, il y étudie la Torah, la Kabbale, les textes des rabbins et il y collectionne les objets de culte. Dans un univers en apparence chrétien, il s’attache à faire survivre la culture juive pour la transmettre à ces enfants sauvés afin qu’ils ne perdent pas leur identité.

Tel Noé pendant le déluge, il a décidé de sauver l’humanité. Malgré elle. Contre elle.

Qu’adviendra-t-il de Joseph et de tous ces enfants de Noé pendant la guerre ? Et surtout que deviendront-ils, une fois la paix revenue, avec cette double identité : juifs et chrétiens ?



Dealer : Boîte à livres


Ma lecture :

Cela fait vraiment longtemps que j'avais déniché ce roman dans une boîte à livres et qu'il m'attendait sur mes étagères personnelles. Je suis ravie de le partager à nouveau à d'autres lecteurs...

C'est l'histoire d'un enfant juif, Joseph, pris dans les tourments de la Seconde Guerre mondiale. Pour le sauver, ses parents le cachent à la Villa Jaune, un pensionnat dirigé par le dévoué père Pons. Près de la moitié des pensionnaires sont des enfants juifs cachés, mais il leur est interdit de se démasquer. Ils vivent dans leur mensonge salvateur somme toute, loin de la guerre. Joseph se fait rapidement un ami, Rudy, et finit par découvrir qu'il est juif comme lui. Avec lui, il peut être lui-même, sans avoir à se cacher. Tout comme avec le père Pons qui le prend sous son aile et lui montre ses collections...

Le père Pons, à chaque conflit mettant en péril l'humanité, débute une collection d'objets. Dans les années 30, il commence sa collection yiddish et recrée, dans la crypte de sa chapelle, une synagogue. Son but ? Si Hitler parvenait à supprimer tous les juifs, sa collection témoignerait de l'existence de ce peuple. Quelle belle idée, ces collections mémoires !

J'ai beaucoup aimé cette poésie filée tout au long de ce court roman. Pour être sains et saufs, Joseph et ses camarades juifs doivent oublier leurs identités et leurs racines. Et en parallèle, la collection du père Pons devient la mémoire sacrée de leur oubli forcé.

Le point de vue adopté est celui de Joseph avec son regard franc et naïf sur le monde. Cela rend le récit à la fois tendre et poignant, tout en conservant cette innocence et cet humour qui tendent à alléger le contexte.
Les personnages, Joseph bien sûr, mais aussi le père Pons, Rudy, sans oublier la pharmacienne revêche qui établit des faux papiers aux enfants.

Un coup de cœur, haut et fort, pour ce roman, L'enfant de Noé !

samedi 4 octobre 2025

L'appartement du dessous

L'appartement du dessous,

Florence Herrlemann,
Ed. Albin Michel, 2019


Mot de l'éditeur :

Dans le petit immeuble parisien du Marais où elle vit depuis des lustres, Hectorine voit d'un jour à l'autre l'appartement du dessous investi par une nouvelle voisine, Sarah. Pour lui souhaiter la bienvenue, la vieille dame dépose une lettre sur le pas de sa porte. Cette missive sera suivie de beaucoup d'autres, retraçant une traversée du XXe siècle incroyable, entre le Cabourg de La Recherche, le Berlin du IIIe Reich et le Paris d'après-guerre.

Mais pourquoi toutes ces lettres? « Un jour, vous saurez », promet la centenaire à Sarah qui se prend au jeu, intriguée par cette voisine invisible dont les confidences laissent percer l'aiguillon d'un douloureux secret...

Dans ce roman totalement insolite qui redonne vie et fraîcheur au genre épistolaire, Florence Herrlemann insuffle un véritable hymne à la vie, à la parole qui délivre et à la transmission entre générations. Ce voyage fascinant au coeur de l'Histoire nous rappelle aussi que l'amitié est le plus tendre des pactes.


Ma lecture : 

Ce roman m'attirait depuis déjà quelques années, je suis heureuse que ma lubie orange m'ait permis de le lire enfin.

L'appartement du dessous est un magnifique roman épistolaire entre une centenaire et une trentenaire sur la transmission et l'amitié. 

mercredi 17 septembre 2025

Mon village à l'heure allemande

Mon village à l'heure allemande,

Jean-Louis Bory,
Ed. Flammarion, 1945

 

Mot de l'éditeur :

"Pas le moindre bruit ; personne ne souffle ; pas de lumière. Le couvre-feu tient le village coincé ; il est oppressé, comme une poitrine sous un genou ; ça le serre. L'heure allemande... l'heure boche !" 1944, à la veille du débarquement allié, la vie d'un petit village aux confins de la Beauce et de l'Orléanais. Les habitants semblent s'être accommodés de l'Occupation, mais par leur vert langage, leurs plaisanteries et leurs peines, ils résistent, à leur manière...


Dealer : Librairie du Mémorial de la Shoah


Ma lecture :

Ecrit au cœur de la guerre, en 1944 par cet écrivain de 25 ans alors, il est un précieux témoignage de l'Occupation allemande. Ce roman remporte le prix Goncourt 1945.  

mardi 20 mai 2025

Les enfants de l'ombre

Les enfants de l'ombre
,

Johan Bourret,
Ed. City, 2017


Mot de l'éditeur :

« Viens, petit, viens… »Trois mots qui ont sauvé Jacques des cris et de la furie des Allemands. Mais il a perdu l’insouciance de ses quatorze ans. Adieu le baiser du soir maternel, adieu les bagarres entre copains…1942. C’est la guerre. Avec sa petite sœur, Bernadette, six ans, il est devenu un clandestin. Traqué. En fuite. Ils trouvent refuge avec leur père, résistant, dans une
 troglodytique, près de Saumur. Par une nuit glaciale, Jacques s’aventure hors de l’abri souterrain. Il fait la rencontre d’un garçon de son âge, Benoît, qui survit seul dans les bois en attendant le retour de ses parents…

Un roman poignant sur les derniers sursauts de l’enfance, malgré la peur et le chaos des armes.


Dealer : L'auteur lui-même, guide en Touraine à "Troglodytes & Sarcophages", Doué-en-Anjou


Ma lecture : 

Si j'aime prévoir mes lectures en fonction de mes lieux d'escapades, j'aime aussi me laisser surprendre et y découvrir des auteurs locaux. En visitant "Troglodytes & Sarcophages" où le guide, Johan Bourret, nous livre avec talent et facétie les secrets des pierres, je me suis ainsi laissée tenter par son roman, Les enfants de l'ombre.  

mardi 6 mai 2025

Ma vie sans moustache

Ma vie sans moustache,

Romain Puértolas,
Ed. Albin Michel, 2025


Mot de l'éditeur :

Les habitants de San Carlos de Badriloche, petite bourgade du nord de la Patagonie, sont persuadés qu'Hitler, après son supposé suicide en avril 1945, y a fini ses jours alors que le monde entier le croyait mort. Dans cette enquête aussi sérieuse qu'absurde, l'écrivain part sur les traces du dictateur soi-disant échappé et tente de comprendre la folie qui s'est emparé de ce village argentin.


Dealer : Espace Culturel Carhaix


Ma lecture :

Bon nombre de nazis ont trouvé refuge en Amérique du Sud après 1945. Ceci est un fait irréfutable.  Mengele et Eichmann sont les exemples les plus connus.

vendredi 18 avril 2025

À propos d'un village oublié

À propos d'un village oublié,

Véronique Mougin,
Ed. Flammarion, 2025

 

Mot de l'éditeur :

Oh, ce ne fut pas grand-chose, presque rien, à les entendre. Quand la traque commença, en 1940, les habitants de Mirabelle firent ce qu'ils purent pour aider Marguerite Stzurmpf. Pas grand-chose : une place au chaud dans le grenier et une assiette en plus, ni vu ni connu. Presque rien : un berceau pour son enfant, un coup de main pour les faux papiers, bouche cousue. Ce sont, en vérité, de précieux éclats de bonté que partage Véronique Mougin dans ce roman, mettant en scène les anonymes qui permirent à sa grand-mère d'échapper à la déportation. "Mes voisines, et le pasteur bien sûr, le fermier, plus la secrétaire de mairie... Dis donc, chérinette, tu réussiras à caser tous mes Justes, dans ton bouquin ?" On l'aura compris : il arrivera qu'au fil des pages retraçant son sauvetage Marguerite elle-même ajoute son grain de sel, malicieuse et têtue, mais après tout c'est son histoire, et y a-t-il jamais trop de mots pour dire le courage et la gratitude ?


Dealer : Espace Culturel Quéven


Ma lecture :

Véronique Mougin interroge ce qu'il reste de la mémoire de sa grand-mère pour en tirer la bouture de son roman : À propos d'un village oublié. 

Sa grand-mère a en effet été une enfant cachée pendant la seconde guerre mondiale. Elle doit, avec sa mère, son frère et son cousin, son salut à un village, Mirabelle. Rien ne prédestinait les habitants de ce village de montagne à cacher, dans leurs greniers, leurs caves ou à la vue de tous, des familles et enfants juifs. Et pourtant, boulangers, fermiers, chatelains, maire, gendarmes vont, en silence, fermer les yeux, fermer les portes. Des grains de sable dans la machine nazie. Suffisants pour la faire caler.

L'autrice rend compte, comme des chroniques, de chaque rouage ayant aidé à préserver la lumière dans les ténèbres. Avec gratitude, elle rend cette lumière aux habitants de Mirabelle pour leur courage silencieux, leur résistance discrète et évidente. Pas un n'a reçu de médaille car aucun ne voulait s'enorgueillir de ces lauriers. Il n'y a pas de gloire, c'était la guerre. Et malgré la guerre, les cœurs battaient encore assez forts pour contrer un système de pierres.

J'ai beaucoup aimé la structure du roman : des bribes de conversations d'outre-tombe entre cette grand-mère déjà décédée et sa petite-fille, puis, façon roman chorale, cette guerre qui se déroule, d'une porte à l'autre. 
Et ce que j'ai le plus aimé, l'écriture de l'autrice. Douce, sensible et poétique, teintée d'humour pour ne pas pleurer.

Un magnifique travail de mémoire et de gratitude. Un travail de vie.
Bravo !

jeudi 17 avril 2025

La griffe du diable

La griffe du diable,

Lara Dearman,
Ed. Robert Laffont, 2017


Mot de l'éditeur :

« Je n'ai pas peur du noir… juste de ce qui s'y cache. »

Poursuivie par ses démons, Jennifer Dorey a quitté Londres pour retourner dans sa maison d'enfance avec sa mère, à Guernesey, où elle est devenue reporter au journal local. Elle pensait pouvoir souffler un peu. Elle avait tort.

Quand le cadavre d'une jeune femme s'échoue sur une plage, la journaliste mène sa propre enquête et exhume plusieurs morts similaires qui s'étendent sur une cinquantaine d'années. Plus troublant encore, toutes les victimes avaient sur le bras des marques semblables à un symbole gravé sur un rocher de l'île : les « griffes du diable », dont la légende veut qu'elles aient été laissées par Satan lui-même…

Une île si proche de la France et pourtant si méconnue : Découvrez Guernesey, ses habitants, son folklore, ses plages, ses petits meurtres.
Une enquête de Jennifer Dorey au cœur des îles anglo-normandes, pour tous les fans de Peter May.
Bientôt adapté en série TV.


Ma lecture :

Même pour une journée passée à Guernesey, je voulais une lecture dédiée. Et j'ai trouvé, grâce à Babelio, ce thriller : La griffe du diable.

Jenny revient sur son île natale de Guernesey, après avoir passé quelques années à Londres en tant que journaliste, pour retrouver du calme, loin du tumulte de la capitale. Embauchée au journal local, Les nouvelles de Guernesey, elle enquête sur un meurtre : une jeune fille a été découverte sur une plage. La journaliste découvre alors d'autres meurtres similaires ayant eu lieu sur la cinquantaine d'années passées. Elle va y déceler d'étranges similitudes, la menant des sciences occultes à la Seconde Guerre mondiale. 

J'ai beaucoup aimé ce polar insulaire où tout le monde se connaît mais où les secrets sont bien gardés derrière les portes clauses, les caves ou les greniers. J'ai retrouvé des lieux découverts à Guernesey, comme les piscines extérieures de La Valette (voir photos). L'autrice retranscrit bien l'esprit de l'île, un peu à part, pas tout à fait anglaise, pas non plus française. Les sorcières et les esprits maléfiques ont bien marqué Guernesey comme ce rocher portant l'empreinte de la griffe du diable. Et que dire de ces bunkers qui hantent encore l'île depuis l'Occupation (les îles anglo-normandes ont été les seuls territoires britanniques occupés pendant la Seconde Guerre mondiale, laissant une amertume aux îliens) ?

J'ai également aimé la construction du thriller, façon Camilla Lackberg, où les scènes passées éclairent peu à peu la scène de crime. Chaque personnage, enquêteurs ou meurtrier, a voix au chapitre pour donner au roman une complexité diabolique.
Et sans oublier cette héroïne féminine, Jenny, en proie à ses démons et pourtant prête à en découdre. 

C'est chouette de découvrir des romans quand on allie lecture et tourisme : on fait de belles découvertes ! Il avait tout pour me plaire :
#ile #angleterre #sorcière #secondeguerremondiale #bunker #crime #mystère

Je compte lire le deuxième roman de cette série !


jeudi 10 avril 2025

La variante du dragon

La variante du dragon,

Christophe Lambert, 
Ed. Bayard Jeunesse, 2024
Dès 12 ans


Mot de l'éditeur :

Washington, 1943. Markus Eisenberg, dix-huit ans, est un juif originaire d'Allemagne émigré aux USA avec sa mère et sa tante suite à la « nuit de cristal » où son père a trouvé la mort. Marqué par ce drame, Markus rêve de se venger des nazis. Il s'est donc engagé volontairement dans l'armée et attend d'être envoyé en Europe. Mais son supérieur a un autre projet pour lui...

Il lui apprend l'existence d'un camp de prisonniers très particulier, situé non loin de Washington : le camp 11-42, où sont retenus des soldats et scientifiques allemands. L'état-major a choisi d'employer la manière douce à l'égard de ces « invités de marque » dont on estime qu'ils ont des renseignements importants à donner. Des jeunes gens maîtrisant parfaitement la langue de Goethe sont chargés de sympathiser avec eux et de leur tirer les vers du nez, une fois leur confiance gagnée.

Markus a donc été choisi pour rencontrer l'officier Hans Reinhardt, haut gradé des services secrets allemands capturé peu de temps auparavant à bord d'un sous-marin au large des Caraïbes. On a essayé de le faire parler sans succès : interrogatoires musclés, intimidation... rien ne fonctionne. Apparemment, il n'a qu'une seule passion dans la vie, en dehors de son Fuhrer bien aimé : les échecs...

Cette même passion qui habite Markus depuis son enfance. À contre-coeur, le garçon accepte la mission.


Dealer : Emprunté secrètement à mon fils


Ma lecture :

Lors d'un café littéraire au collège, mon fils a emprunté ce roman à un copain comme lui, féru d'échecs. Je n'ai pas résisté à l'envie de le lire !

Direction Washington en 1943. Markus, dix-huit est juif allemand émigré aux Etats-Unis après le décès de son père lors de la Nuit de Cristal. Il s'est ensuite enrôlé dans l'armée américaine pour le venger mais ce n'est pas en Europe qu'on a besoin de lui mais à Washington, auprès de prisonniers nazis dont Hans Reinhardt. Leur point commun ? La passion des échecs. Sa mission ? Battre ce haut dignitaire nazi sur l'échiquier afin de le faire parler. Markus va devoir s'entraîner dur pour y arriver et à se faire aider d'un coach de la rue, Olek. Il y passe ses journées et ses nuits, à imaginer ouvertures et défense quitte à mettre son amour de côté, la belle Rita.

Markus mènera-t-il à bien sa mission ?

J'ai trouvé ce roman jeunesse, à partir de 12 ans, vraiment très intéressant et j'ai découvert un pan de l'Histoire, celui des chaperons missionnés pour tirer les vers du nez de hauts prisonniers nazis et interrompre divers attentats et autres plans stratégiques. Ces chaperons étaient le plus souvent de jeunes juifs enrôlés dans l'armée américaine.
Le sujet et le contexte : les échecs dans la Seconde Guerre mondiale, m'ont bien sûr fait penser au Joueur d'échecs, de Zweig. J'ai aussi retrouvé l'adrénaline des parties de la série Le jeu de la Dame.

Bref, une belle découverte !


mercredi 2 avril 2025

La Sage-femme d'Auschwitz

La Sage-femme d'Auschwitz,

Anna Stuart,
Ed. City, 2023


Mot de l'éditeur :

Dans le camp d'extermination d'Auschwitz, Ana est chargée de donner naissance aux enfants des autres prisonnières, qui sont ensuite confiés à des familles allemandes. La sage-femme avec l'aide de son amie Ester trouve l'idée de tatouer secrètement les bébés avec les numéros de leurs mères déportées, espérant ainsi qu'ils se retrouvent un jour. Récit inspiré d'une histoire vraie.


Dealer : Père Noël


Ma lecture : 

Je ne voulais pas lire ce roman, très méfiante avec les titres racoleurs tels que le tatoueur/le violoniste/la sage-femme/la bibliothécaire d'Auschwitz. On ne plaisante pas, on n'édulcore pas, on ne romance pas la Shoah. 

Mais ce roman est inspiré d'une histoire vraie, celle d'une sage-femme, Stanisława Leszczyńska, emprisonnée à Auschwitz et qui a fait naître plus de 3000 bébés. C'est le personnage d'Ana, chrétienne polonaise, qui arrive au camp en 1943 avec Ester, sage-femme formée sur le tas dans le ghetto juif de Lodz. Elles ne se quitteront jamais. A travers leurs voix, nous assistons au quotidien du camp. A la barbarie, à l'horreur, mais aussi à la solidarité salutaire.

J'ai trouvé le parcours d'Ana vraiment poignant et juste. Exerçant son métier, donner la vie dans un camp de la mort, et dans cet antagonisme, ose tenir tête à Mengele et à ses subalternes. Elle fait preuve d'un caractère fort et résilient.
Je me suis également attachée au personnage d'Ester, plus romanesque mais qui, justement, offre le terme de roman au récit consacré à Leszczyńska, sans jamais trahir la grande ligne de l'Histoire ni édulcorer la Shoah. Pour survivre aux drames et à l'inhumain, l'espoir de retrouver son jeune mari la poussera à dépasser ses propres douleurs pour se consacrer aux autres. C'est dans cette solidarité, cette sororité puisqu'il s'agit d'une section de femmes, que la lumière se maintient au sein de leurs sombres baraquements. 

Malgré quelques passages romanesques, et qui ne nuisent pas à l'Histoire, je suis agréablement surprise par ce roman. On sent bien que l'autrice a voulu préserver la vérité tout en y insérant une histoire.
Et, je ne pensais pas le dire, mais j'ai hâte de lire la suite !

lundi 24 mars 2025

Le procès Mein Kampf

Le procès Mein Kampf,

Harold Cobert, 
Ed. Les Escales, 2025


Mot de l'éditeur :

L'histoire vraie et rocambolesque de la publication de Mein Kampf en France.

1934. La France s'est relevée de la Première Guerre mondiale mais l'incertitude plane quant aux véritables intentions d'Adolf Hitler, chancelier de l'Allemagne depuis 1933. Son manifeste, Mein Kampf (" Mon combat"), qu'il a écrit lors de son emprisonnement, rencontre un immense succès dans son pays. Mais, en France, on n'en connaît que des extraits et sa traduction ayant été interdite par le Führer lui-même, le texte entier reste inédit. Programme politique bientôt mis en œuvre ou simple écrit de jeunesse, que peut bien contenir Mein Kampf pour que les Français ne soient pas autorisés à le lire ? Hitler, qui ne cesse de clamer sur la scène internationale une paix désormais éternelle entre l'Allemagne et la France, chercherait-il à dissimuler des desseins et des intentions plus sombres ? Cette interdiction de publier intrigue pour des raisons bien différentes.

Tout oppose d'anciens combattants proches de l'Action Française à des militants de la cause juive, et pourtant ils vont s'unir dans leur désir de voir le manifeste illégalement traduit en français. Et c'est ainsi que naît une union sacrée, presque contre-nature, entre des adversaires quasi irréductibles mais rassemblés par une même cause.

Le Procès Mein Kampf raconte avec brio la folle histoire de la publication de ce texte en français et du retentissant procès qu'elle a entraîné, portée par le flamboyant avocat Philippe Lamour.


Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

Sujet ô combien intéressant que la publication de Mein Kampf, recueil des pamphlets les plus désastreux d'Hitler.  

lundi 10 mars 2025

La petite-fille

La petite-fille,

Bernard Schlink,
Ed. Gallimard, 2023


Mot de l'éditeur :

"Il aurait bien aimé avoir des enfants, il n'en avait eu aucun - maintenant il avait donc une petite-fille. Et puisque à présent il l'avait, il devait aussi se soucier de son âme." 

À la mort de son épouse Birgit, Kaspar découvre un pan de sa vie qu'il avait toujours ignoré : avant de quitter la RDA pour passer à l'Ouest en 1965, elle avait abandonné un bébé à la naissance. Intrigué, Kaspar part à la recherche de cette belle-fille inconnue et remonte jusqu'à Svenja qui, restée en Allemagne de l'Est, a épousé un néonazi et élève dans cette doctrine une fille nommée Sigrun. Kaspar serait prêt à voir en elles les membres d'une nouvelle famille. Mais leurs différences idéologiques font obstacle : comment une adolescente aussi intelligente que Sigrun peut-elle soutenir des théories complotistes et racistes ? Comment l'amour pourrait-il naître dans ce climat de méfiance et de haine ? Bernhard Schlink offre de nouveau un grand roman sur l'Allemagne qui questionne la façon dont le passé imprègne le présent et interroge nos divisions intestines comme nos élans fraternels.


Dealer : Père Noël


Ma lecture :

Passionnée par la Seconde Guerre mondiale, j'étais intéressée par l'angle de ce roman : la survivance du nazisme après-guerre et après la réunification de l'Allemagne. 

jeudi 27 février 2025

Les mémoires de la Shoah

Les mémoires de la Shoah,

Annick Cojean,
Baudouin & Rojzman,
Ed. Aire Libre/Dupuis, 2024


Mot de l'éditeur :

1942, descente des nazis dans le ghetto de Kovno, en Pologne : son nouveau-né dans les bras, une jeune femme regarde autour d'elle, hagarde. Bessie K : « Je tenais le bébé, et j'ai pris mon manteau, et j'ai emballé le bébé, je l'ai mis sur mon côté gauche car je voyais les Allemands dire "gauche" ou "droite", et je suis passée au travers avec le bébé. Mais le bébé manquait d'air et a commencé à s'étouffer et à pleurer. Alors l'Allemand m'a rappelée, il a dit : "Qu'est-ce que vous avez là ?" Je ne savais pas quoi faire parce que cela allait vite et tout était arrivé si soudainement. Je n'y étais pas préparée (...) Il a tendu son bras pour que je lui tende le paquet ; et je lui ai tendu le paquet. Et c'est la dernière fois que j'ai eu le paquet. »

C'est l'un des nombreux témoignages de survivants des camps de la mort recueillis par Annick Cojean, grand reporter au Monde depuis plus de quarante ans. Elle reçoit en 1996 le prix Albert Londres pour Les Mémoires de la Shoah. Ces textes magnifiques prennent une nouvelle dimension aujourd'hui avec cette adaptation en bande dessinée de Théa Rojzman et Tamia Baudoin.Une adaptation sensible des textes d'Annick Cojean en partenariat exclusif avec le Prix Albert Londres et le Mémorial de la Shoah.


Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture : 

J'ai entendu parler de cette bande dessinée en janvier dernier, lors d'une Grande Librairie consacrée à la Shoah. Elle commémorait les 80 ans de la libération des camps. Bande dessinée, que dis-je, reportage graphique, puisqu'elle reprend la série de reportages qu'Annick Cojean a réalisée pour le journal Le Monde en 1994/95 à l'occasion du cinquantenaire de la libération des camps. La journaliste bretonne avait alors obtenu le prix Albert Londres. 

mercredi 26 février 2025

Les Enfants cachés de l'Île aux Moines

Les Enfants cachés de l'Île aux Moines,

Un secret enfoui sous l'Occupation,
Julie Schittly,
Ed. Presses de la cité, 2024


Mot de l'éditeur :

L'histoire vraie de cinq enfants juifs cachés sur l'île aux Moines qui, en 1940, fut le théâtre de la fraternité et de l'humanité. Sur la trace d'une mémoire cachée, une enquête sur les lieux avec des témoins de l'époque.
Ils s'appelaient Irène, Ilona, Georges, Daniel, Robert.
Cinq enfants juifs accueillis, à partir de 1940, " au meilleur des endroits ", qui ont eu la vie sauve grâce aux habitants de l'île aux Moines. Un secret resté enfoui depuis, dans la perle du golfe du Morbihan.
Au décès d'Irène, fin 2022, la plupart des Îlois découvrent le récit de ces sauvetages courageux et la rafle de 1943. Pour Julie Schittly, il était impensable que l'on ignore ou que l'on oublie que l'île aux Moines fut un refuge et un havre de fraternité pour des familles traquées.
Mais qu'il y eut là, aussi, des destins inachevés...
Bouleversante et mémorielle, une enquête inédite pour l'Histoire, sur les lieux, avec des témoins de l'époque.


Dealer : Espace Culturel Leclerc, Vannes


Ma lecture : 

Il y a deux semaines, je me suis offert une virée à l'île aux moines, et, vous commencez à me connaître, j'ai eu envie d'une lecture souvenir. Cette enquête, Les Enfants cachés de l'Île aux Moines, j'avais failli l'acheter au Mémorial de la Shoah, où il a évidemment sa place.  

vendredi 21 février 2025

L'été de la Libération

L'été de la Libération,

Jenny Lecoat,
Ed. Mercure de France, 2025


Mot de l'éditeur :

À la Libération, les Allemands quittent Jersey : la jeune Jean Parris peut alors rêver d’une vie meilleure. Après des mois de privations, vivant avec une mère fragile, elle attend avec impatience le bateau qui doit ramener sur l’île les prisonniers exilés. Mais le père qu’elle aimait tant n’en descend pas.

Dénoncé aux nazis pour possession illégale d’une radio sur laquelle il écoutait la BBC, il est mort dans une prison française il y a des mois. Sa famille veut à tout prix que justice se fasse. S’engage alors une chasse aux sorcières. Jean doit-elle se méfier d’Hazel, l’institutrice socialiste qui vit au-dessus de la quincaillerie de son père et avec qui il se disputait souvent ? Contre toute attente, la jeune femme pourrait bien devenir sa seule confidente dans cette île où le climat de suspicion s’est généralisé…

Jenny Lecoat s’inspire de son histoire familiale pour décrire le traumatisme auquel la population de Jersey a dû faire face après la guerre, et en tire un récit haletant.


Dealer : SP Mercure de France


Ma lecture :

J'ai découvert Jenny Lecoat l'année dernière lors d'un escapade à Jersey, j'avais lu La clandestine de Jersey, qui se déroulait pendant la Seconde Guerre mondiale. L'autrice reste dans son secteur de prédilection avec son nouveau roman, L'été de la Libération.  

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