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jeudi 17 septembre 2026

Le secret de Jeanne

Le secret de Jeanne,

Sophie Astrabie,
Ed. Flammarion, 2025


Mot de l'éditeur :

Alors qu'elle pensait son père mort depuis dix-sept ans, Alexandra apprend son décès. Elle n'ose interroger sa mère, mais quand elle découvre un plan de la maison de sa grand-mère indiquant la présence d'une porte cachée, elle ne peut s'empêcher de fouiller. Ainsi ressurgissent les secrets de Jeanne, une éleveuse d'oies dans les années 1930, et de Nicole, une femme mariée des années 1980.


Dealer : Dialogues, Morlaix (29)


Ma lecture : 

Après une panne sèche de lecture, j’ai retrouvé le plaisir de lire avec Le secret de Jeanne, un roman qui rend la part belle à trois générations de femmes. Et puis, comme j’accueille une petite Jeanne depuis peu, le clin d’œil était plutôt mignon. 

Alexandra a très peu de souvenirs de son père : il est mort lorsqu’elle était petite. Pourtant, un jour, elle reçoit un coup de fil d’un notaire qui lui apprend… son décès. Comment est-ce possible ?

Préférant ne pas interroger sa mère, qui a soigneusement entretenu ce secret, c’est en vidant la maison de sa grand-mère qu’Alexandra va peu à peu découvrir les clés des drames qui ont marqué sa famille.

S’ouvre alors une saga familiale qui nous entraîne des années 1930 à 2013, de la Seconde Guerre mondiale aux avortements clandestins, des histoires d’amour aux désillusions, des secrets enfouis aux blessures transmises de génération en génération.

J’aime beaucoup ces romans où le passé vient éclairer le présent, où l’héroïne remonte le fil de son histoire pour comprendre celles qui l’ont précédée et, parfois, réparer les liens et les transmissions rompus.

Ce genre de roman où chaque tiroir raconte une histoire, où chaque découverte soulève une nouvelle question.

La plume de l'autrice est fluide et poétique, et vient enrober de douceur ces drames entremêlés, sans jamais les dénaturer.

Une jolie lecture qui m’aura permis, après quelques semaines à l’arrêt, de retrouver enfin le chemin des livres. Rien que pour ça, merci Sophie Astrabie.


lundi 16 mars 2026

Je suis la maman du bourreau

Je suis la maman du bourreau,

David Lelait-Helo,
Ed. Héloïse d'Ormesson, 2022


Mot de l'éditeur :

Prier Dieu, se vouer au Diable.

Du haut de ses quatre-vingt-dix ans, Gabrielle de Miremont semblait inatteignable. Figée dans l’austérité de la vieille aristocratie catholique dont elle est l’incarnation. Sa devise : « Ne jamais rien montrer, taire ses émotions ». Jusqu’à ce matin-là, où un gendarme vient lui annoncer la mort de son fils. Son fils cadet, son enfant préféré, le père Pierre-Marie, sa plus grande fierté. Gabrielle ne vacille pas, mais une fois la porte refermée, le monde s’écroule. Cet effondrement, pourtant, prend racine quelques semaines plus tôt, à la suite d’un article de presse révélant une affaire de prêtres pédophiles dans sa paroisse. Révoltée par cette calomnie, Gabrielle entreprend des recherches. Des recherches qui signeront sa perte. Ou sa résurrection.

Je suis la maman du bourreau raconte avec une subtilité et une justesse époustouflantes le calvaire d’une mère murée dans son chagrin. Un portrait dérangeant, qui touche au cœur, et rend un hommage vibrant à ceux qui osent dénoncer l’innommable.


Ma lecture :

Et si votre enfant avait commis l’irréparable ? Où s’arrête le rôle d’une mère ? 

mardi 27 janvier 2026

Simon, l'enfant du 20e convoi

Simon, l'enfant du 20e convoi,

Simon Gronowski, Françoise Pirard,
Ed. Milan Junior, 2008


Mot de l'éditeur :

Bruxelles, 1943. Trois ans que les Allemands occupent la Belgique, trois ans qu'ils pourchassent les Juifs, trois ans que Simon et sa famille vivent en sursis. Jusqu'à l'arrestation, jusqu'au départ, en train, vers l'est. Un terrible voyage vers l'inconnu au cours duquel, pourtant, Simon a rendez-vous avec l'espoir...

Roman jeunesse, à partir de 10 ans


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

Lors de mon périple en Belgique, nous avons dormi dans le petit village de Borgloon, au pied d'une ancienne abbaye. Et au petit matin, un passant vient discuter avec nous, et après nous avoir raconté l'histoire de cette abbaye, il nous a raconté l'histoire de Simon, un enfant qui avait échappé à la déportation en 1943 en sautant d'un train à quelques pas de là où nous nous trouvions. Une statue commémore cette histoire (photo). 
J'ai donc eu envie de lire son récit... 

Simon, l'enfant du 20ème convoi, ou l'itinéraire d'une enfance emportée dans le tumulte de la guerre.

Simon Gronowski, donc, est un enfant belge des années 40. Il vit à Bruxelles avec sa mère, son père et sa grande sœur. Et ils sont juifs.
Il raconte alors son enfance sous l'occupation allemande. La maroquinerie de ses parents est de plus ne plus restreinte et finit par être fermée, Simon est contraint de quitter l'école, puis la famille doit songer sérieusement à se cacher. Leurs proches fuient ou disparaissent, le climat devient oppressant.
On ne leur épargne rien lorsqu'un matin, des coups sont frappés à leur porte. Simon, sa mère et sa sœur sont emmenés. Leur père n'est pas à leur domicile, il est en convalescence à l'hôpital : cela le sauvera. D'un  camp de transit, ils sont bientôt entassés dans le convoi numéro 20, direction l'est. 1600 juifs se serrent ainsi dans des wagons à bestiaux. Lors d'un moment de confusion où le train s'arrête puis redémarre au pas, sa mère pousse Simon à sauter du train... 
Comment la guerre finira-t-elle pour la famille Gronowski ?

Il s’agit d’un roman jeunesse que les adultes peuvent lire avec plaisir, porté par un ton sincère et une écriture soignée.
Simon retrouvera son père mais ne reverra jamais sa mère et sa sœur, gazées à leur arrivée. Malheureusement, accablé par le chagrin, son père mourra peu après la libération.
Simon le dira plus tard, sa mère lui a donné deux fois la vie, en le mettant au monde et dans ce wagon.
Ce témoignage est bouleversant et montre plusieurs facettes de la guerre : le quotidien, la peur, la déportation, et l'après. Ces familles disloquées, ces orphelins, ces biens spoliés... La vie après la mort. 

A lire pour le devoir de mémoire.


mercredi 15 octobre 2025

Octobre

Octobre,

Søren Sveistrup,
Ed. Albin Michel, 2019


Mot de l'éditeur :

Début octobre, dans la banlieue de Copenhague, la police découvre le cadavre d'une femme amputée d'une main. À côté du corps, un petit bonhomme fabriqué à partir de marrons et d'allumettes. Chargés de l'enquête, la jeune inspectrice Naia Thulin et l'inspecteur Mark Hess découvrent que cette figurine est porteuse de mystérieuses empreintes : celles de la fille de Rosa Hartung, ministre des Affaires sociales, enlevée un an plus tôt et présumée morte.

Thulin et Hess explorent toutes les pistes qui leur révéleraient un lien entre la disparition de la fille de la ministre et la victime à la main coupée. Lorsqu'une autre femme est tuée, selon le même mode opératoire, ils comprennent que le cauchemar ne fait que commencer...


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

Avez-vous déjà fabriqué des bonhommes avec des marrons ramassés dans les bois, les dimanches d'automne ? Moi non. Mais d'autres oui... 

dimanche 6 juillet 2025

Moi, Fadi, le frère volé

Moi, Fadi, le frère volé,

Riad Sattouf,
Ed. Les livres du futur, 2024


Mot de l'éditeur :

Riad Sattouf revient avec une nouvelle série de bandes dessinées, qui replonge le lecteur dans l’univers de sa série à succès L’Arabe du futur.
Ce nouveau projet repose sur les histoires que Riad Sattouf a recueillies en 2011 et 2012 auprès de son frère Fadi Sattouf.
Dans ce récit, c’est Fadi le narrateur : il retrace son parcours hallucinant, de son enfance heureuse en Bretagne auprès de sa mère adorée et de ses grands frères, Riad et Yahya, jusqu’à la Syrie de son père, rude et inconnue pour lui...


Dealer : Prêté par une amie


Ma lecture :

Ayant lu toute la série L'arabe du futur avec grand intérêt, et déjà bouleversée par l'histoire de Fadi, j'étais impatiente de lire ce premier tome de la série consacrée à ce frère volé. 

mercredi 25 juin 2025

Malaven

Malaven,

Olivier Bal,
XO Editions, 2025


Mot de l'éditeur :

Ile de Malaven, octobre 1987.

Alors que six amis de 17 ans passent leur dernier week-end ensemble, des événements étranges et une tempête surviennent.

Vingt ans plus tard, invités sur la même île par l'écrivain Jonas Waverley, Alice, Stan, Erwan et François sont pris au piège. Ils ont une nuit pour s'en sortir en réalisant des épreuves liées à leur passé ainsi qu'aux romans de Waverley.


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

En 1987, un raz-de-marée submerge l'île bretonne de Malaven, coûtant la vie à tous ses habitants. Depuis, elle est restée à l'abandon, en proie à toutes les légendes et interrogations.
Et c'est sur cette île qu'un mystérieux écrivain, Jonas Waverley, invite quatre trentenaires, Stan, Alice, Erwan et François, vingt ans plus tard.
Que signifie cette invitation ? 

Je n'avais jamais lu de thriller d'Olivier Bal, mais cette histoire d'île mystérieuse en pleine mer d'Iroise a titillé ma curiosité de Bretonne...
La recette est implacable : un huis clos sur une île battue par les vents et les mystères, quatre invités, et un meneur de jeu sournois et bien caché. Il tire peu à peu les ficelles pour laisser la vérité se révéler.
Stan, Alice, Erwan et François ne sont pas étrangers à Malaven, ils y ont grandi et forgé leurs amitiés. Par chance, ils n'étaient pas là, ce jour d'octobre 1987, mais le traumatisme de la disparition de leurs proches et de leur enfance est bien présent.
Vingt ans plus tard, on dirait que la malédiction se répète et voilà le groupe d'amis, baptisés jadis les Confins, pris au piège d'un redoutable escape game...

J'ai aimé ce huis-clos contre la montrer où la vérité tend à éclater, quitte à bouleverser les croyances des personnages. Que s'est-il vraiment passé en octobre 1987 ? Quel est le lien avec Stan, Alice, Erwan et François, qui ne se sont jamais revus après le drame ?
J'ai adoré cet escape game à travers des souterrains, bunkers ou autres sanatoriums désaffectés. L'ambiance était pesante à souhait !
Le roman alterne plusieurs temporalités qui s'éclairent l'une l'autre, mais jee me suis parfois perdue dans ce dédale.
Mais je retiens une belle aventure, entre Les 10 petits nègres, pardon, Ils étaient dix, et le Club des Cinq à la sauce Stranger Things pour le côté scientifique.


mardi 20 mai 2025

Les enfants de l'ombre

Les enfants de l'ombre
,

Johan Bourret,
Ed. City, 2017


Mot de l'éditeur :

« Viens, petit, viens… »Trois mots qui ont sauvé Jacques des cris et de la furie des Allemands. Mais il a perdu l’insouciance de ses quatorze ans. Adieu le baiser du soir maternel, adieu les bagarres entre copains…1942. C’est la guerre. Avec sa petite sœur, Bernadette, six ans, il est devenu un clandestin. Traqué. En fuite. Ils trouvent refuge avec leur père, résistant, dans une
 troglodytique, près de Saumur. Par une nuit glaciale, Jacques s’aventure hors de l’abri souterrain. Il fait la rencontre d’un garçon de son âge, Benoît, qui survit seul dans les bois en attendant le retour de ses parents…

Un roman poignant sur les derniers sursauts de l’enfance, malgré la peur et le chaos des armes.


Dealer : L'auteur lui-même, guide en Touraine à "Troglodytes & Sarcophages", Doué-en-Anjou


Ma lecture : 

Si j'aime prévoir mes lectures en fonction de mes lieux d'escapades, j'aime aussi me laisser surprendre et y découvrir des auteurs locaux. En visitant "Troglodytes & Sarcophages" où le guide, Johan Bourret, nous livre avec talent et facétie les secrets des pierres, je me suis ainsi laissée tenter par son roman, Les enfants de l'ombre.  

mardi 8 octobre 2024

Les maisons

Les maisons,

Fanny Britt,
Ed. Le Cheval d'août, 2015


Mot de l'éditeur :

Tessa, chanteuse classique convertie en courtière immobilière, vend des maisons et ne va pas bien. Elle élève trois fils qu’elle adore avec un homme qui la chérit. Dans trois jours, elle a rendez-vous avec Francis, un ancien amour qui n’a jamais guéri. Entre-temps, il y aura des visites de propriétés, des cabines d’essayage, des cours de natation, des ponts en bâtons de popsicle à livrer à l’expo-sciences de l’école, des étreintes dans la nuit, des deuils, des rappels de l’enfance, des fantômes, et la peur de vieillir dans l’amertume. Cesse-t-on un jour de désirer ce qu’on a désiré à vingt ans ?

Au confluent des Annie Dillard, Elisabeth Strout et Rachel Cusk, l’ample fresque des Maisons fouille les drames privés dans une époque d’insatisfaction et de conformisme. Derrière les portes closes sur des intérieurs encombrés par la solitude, on trouvera aussi l’amour des enfants et de l’architecture du quotidien. Tout ça se passe à Montréal.


Ma lecture :

Sorti tout droit d'une librairie québécoise, le roman de Fanny Britt sonde les désirs oubliés. 

jeudi 30 mai 2024

Billie Pretty a disparu

Billie Pretty a disparu,

Sophie Astrabie,
Ed. Flammarion, 2023


Mot de l'éditeur :

Depuis qu'elle est enfant, Billie est élevée dans une petite ville de province par Marcel, son grand-père. C'est dans ce milieu modeste où chaque centime compte, où les distractions sont rares, qu'elle grandit. Un jour d'été comme les autres, dans l'escalier de son immeuble, Billie rencontre Maxime. Avec lui, elle découvre l'amitié, la confiance et l'amour. Ils vont se perdre, se retrouver, se perdre encore... C'est l'histoire de deux êtres qui s'aiment depuis l'enfance, mais pas en même temps. C'est l'histoire d'une petite fille qui croit en sa légende personnelle même après que celle-ci s'est effondrée. C'est l'histoire de Billie, qui va tout faire pour exister.


Ma lecture :

Cela fait des mois que je vois ce roman passer sur les réseaux, avec son titre intrigant. J'avais envie d'un roman court et léger : j'ai découvert Sophie Astrabie. Et...

mardi 9 avril 2024

Triste tigre

Triste tigre,

Neige Sinno,
Ed. P.O.L, 2023


Mot de l'éditeur :

« Il disait qu’il m’aimait. Il disait que c’est pour pouvoir exprimer cet amour qu’il me faisait ce qu’il me faisait, il disait que son souhait le plus cher était que je l’aime en retour. Il disait que s’il avait commencé à s’approcher de moi de cette manière, à me toucher, me caresser c’est parce qu’il avait besoin d’un contact plus étroit avec moi, parce que je refusais de me montrer douce, parce que je ne lui disais pas que je l’aimais. Ensuite, il me punissait de mon indifférence à son égard par des actes sexuels. »


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

La lecture de Triste tigre n'est pas un long fleuve tranquille, loin de là. Et impossible de se cacher derrière le mot roman car ce n'en est pas un. L'autrice dégaine et offre son "Je" pour raconter et analyser l'inadmissible.

jeudi 4 avril 2024

Cinq cœurs en sursis

Cinq cœurs en sursis,

Laure Manel,
Ed. Michel Lafon, 2024


Mot de l'éditeur :


Ils sont cinq membres d'une même famille. Ils sont fille, fils, mari, mère et sœur de Catherine.
C'est une famille comme les autres. C'était une famille (comme les autres)... jusqu'à ce que l'arrestation de Catherine bouleverse tout.

Que devient une famille après l'irréparable ?


Dealer : Les passagers du livre, Landerneau


Ma lecture :


Après avoir adoré son roman sur Ouessant, Ce que disent les silences, j'étais ravie de découvrir le nouvel opus de Laure Manel. 

mardi 2 avril 2024

Falaises

Falaises,

Olivier Adam,
Ed. de l'Olivier, 2005


Mot de l'éditeur :

Étretat. Sur le balcon d'une chambre d'hôtel, un homme veille. Au bout de son regard : les falaises éclairées d'où s'est jetée sa mère vingt ans plus tôt. Le temps d'une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de sa mère disparue. Une question s'immisce peu à peu dans son esprit : comment suis-je encore en vie ? Un récit intimiste à la puissance d'émotions exceptionnelle.

" Le très beau livre d'Olivier Adam ressemble à un de ces galets qu'on trouve sur la Côte d'Albâtre, d'apparence si lisse, si pure, et pourtant sans cesse bousculés par la mer déchaînée, par la mère déchirée. "
Jérôme Garcin, Le Nouvel Observateur


Ma lecture :

Depuis sa chambre d'hôtel, le narrateur regarde les falaises éclairées d'Etretat. Vingt ans plus tôt, ce sont ces falaises qu'avait choisies sa mère pour s'y jeter, le laissant, brisé, avec son frère et son père. Il n'avait que 11 ans.

mardi 26 mars 2024

Mon cœur a déménagé

Mon cœur a déménagé,

Michel Bussi,
Ed. Presses de la cité, 2024


Mot de l'éditeur :

Mon cœur a déménagé est à la fois un récit initiatique, un roman d'amour et d'amitié, une vaste enquête s'étirant sur plus d'une décennie, et bien entendu une intrigue à twist, nul ne sachant, jusqu'à la dernière page, qui connaît la vérité, et qui la manipule.

" Papa a tué maman. "

Ophélie a tout vu, du haut de ses sept ans.
Son père n'est pas le seul coupable. Un homme aurait pu sauver sa mère.
Dès lors, Ophélie n'aura plus qu'un but : retrouver les témoins, rassembler les pièces du puzzle qui la mèneront jusqu'à la vérité. Et se venger !
Enfant placée en foyer, collégienne rebelle, étudiante évoluant sous une fausse identité, chaque étape de sa vie sera marquée par sa quête obsessionnelle.


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

Je ne lis pas souvent de romans de Michel Bussi mais je suis rarement déçue ! L'auteur sait manipuler le lecteur à sa guise pour un final en apothéose.
J'ai cédé à la tentation du titre qui reste en tête grâce à un autre Michel... 🎵

jeudi 29 février 2024

Dans la maison d'été

Dans la maison d'été,

Karine Reysset,
Ed. Flammarion, 2024


Mot de l'éditeur :

"Si nous avons eu notre part de malheurs, nous avons aussi connu des jours de partage, d'épiphanie et de joie, touché du bout des doigts la grâce et le bonheur, d'une manière qui n'appartient qu'à nous." La maison d'été, c'est la villa balnéaire qu'Albert et Rose achètent à l'automne 1980. Pendant plus de quarante ans, parents, enfants, petits-enfants vont s'y croiser, s'y succéder, y séjourner parfois pour quelques jours, parfois au long cours. Au fil des saisons, au gré des marées, quatre générations vont s'aimer, se déchirer, danser, rire et pleurer. Naissances, fêtes et anniversaires, premières fois, deuils, petits et grands événements de la vie jalonnent cette ample fresque romanesque qui retrace l'histoire d'une famille française de la fin du XXᵉ siècle à nos jours.


Dealer : SP de Karine Reysset


Ma lecture :

Les Hortensias, la maison de la famille Reiss est à vendre. Mamirose l'avait achetée avec Papibleu en 1980. Depuis, sur une quarantaine d'années, une floppée de parents et d'enfants ont exprimé leurs émois, des robes blanches aux robes noirs, des ventres pleins aux ventres vides. 

lundi 19 février 2024

Chroniques de l'asphalte

Chroniques de l'asphalte,

Samuel Benchetrit,
Ed. Grasset, 2023


Mot de l'éditeur :

Douze ans après le dernier tome des Chroniques de l'Asphalte, nous retrouvons la bande de copains vivant dans une cité HLM au milieu des années 80. Les voici ici confrontés à l'art sous toutes ses formes : émerveillés, obsédés et influencés par la culture, encore omniprésente dans les quartiers à cette époque.

Au fil des chroniques, nous suivons Karim, Daniel, Dédé, Samuel et les autres, à la représentation d'un spectacle de danse contemporaine, au tournage du clip "l'Aziza" de Daniel Balavoine, au premier one man show de Smaïn...

L'un essaie d'apprendre un poème de Verlaine grâce à une drôle de méthode ; un autre, à la voix de crécelle, de séduire une fille qui n'aime que le chanteur de U2 Bono ; un autre, de regarder Canal+ sans décodeur ; un autre de devenir Rasta après avoir été Skinhead... Les photo-clubs sont ouverts, les salles de cinéma pleines, le bicentenaire de la révolution va être fêté, on joue à L'agence tout risque dans les caves, les casses de voitures et les parkings, les mères regardent Véronique et Davina à la télé pour faire du sport, les pères regardent aussi, sans faire de sport.

Il y a celui qui rate le film du dimanche soir pour se débarrasser de cendres encombrantes, celui qui a failli mourir le jour où Coluche est mort... Et cette question fondamentale : Qui est le mieux coiffé, de Jean-Pierre Foucault et de Patrick Sabatier ? Peut-être Michel Drucker !


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

J'ai découvert Samuel Benchetrit en 2001 avec la pièce Comédie sur un quai de gare que j'ai pu voir jouer au théâtre Hébertot avec les Trintignant père et fille et Patrick Lizana. C'était à la fois drôle, tendre et poétique.

Presque un quart de siècle plus tard, l'auteur n'a rien perdu de son humour tendre et poétique. Dans ses Chroniques de l'asphalte dont je viens de lire le quatrième tome, il revient sur son enfance en banlieue. Tours HLM, copains dans le hall, le collège, les cours de photos, le pressing, la décharge, la télé, ... Il dresse le portrait des figures du quartier qui ont marqué son enfance, comme Abdelkrim qui n'a finalement pas joué dans le clip de Balavoine ; Dédé devenu fou à force de regarder Canal + en crypté ; Gus, Jacky et Boban qui jouent à K-2000, L'agence tous risques ou Mac Gyver, ... En bon dramaturge, il offre un rôle, une nouvelle à chacun.
Bref, une farandole de personnages, de situations, de drames, de quotidiens, de poésie, de tendresse et d'humour. J'ai beaucoup aimé sa plume, fidèle à lui-même, légère et pourtant vive, avec son air de ne pas y toucher, lui, ce véritable touche à tout. Sa voix a des airs de Petit Nicolas, sûrement pour le côté tendre de l'enfance, même si elle n'était pas si tendre que cela, mais parfois cruelle. 

Bref, c'était un plaisir de revenir dans cette cité des années 80 aux couleurs, aux codes et à la culture pop de l'époque. Un voyage dans le temps avec Samuel Benchetrit aux commandes de la DeLorean !

mercredi 24 janvier 2024

Ruth Fielding orpheline

Ruth Fielding orpheline,

Alice B. Emerson,
Ed. Novel, 2024


Mot de l'éditeur :

Nous sommes en 1913, dans un petit village aux États-Unis : Ruth Fielding, orpheline sans le sou, est recueillie par un oncle avare et froid.

La jeune fille a une ambition secrète : faire du cinéma ! Mais pour réaliser ses rêves, elle ne pourra compter que sur elle-même...

Écrite à une époque où le cinéma n’était qu’à ses tout débuts, et que les femmes n’occupaient que très rarement des places importantes dans le milieu des affaires, la série Ruth Fielding surprend par sa modernité. Ce n’est pas pour rien qu’elle était souvent bannie des librairies !


Dealer : SP Novel/La Bernique


Ma lecture : 

Quel retour en enfance avec cette nouvelle collection de chez Novel, les Vintage Sisters ! Couverture cartonnée et relief, reliure soignée et texte accompagnée de belles illustrations, à la fois retro et modernes. La forme, déjà, est un travail remarquable !

lundi 13 novembre 2023

Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Toute la lumière que nous ne pouvons voir,

Anthony Doerr,
Ed. Albin Michel, 2015


Mot de l'éditeur :

Phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.
En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde.


Dealer : Ma PAL


Ma lecture :

Ce roman traînait depuis longtemps dans mes étagères jusqu'à ce que la mini-série annoncée sur Netflix précipite ma lecture. 

mercredi 1 novembre 2023

Ô merveilleux de l'enfance

Ô merveilleux de l'enfance,

Mathias Malzieu et collectif,
Ed. Harper Collins / Wagram, 2023


Mot de l'éditeur :

Qu’on se le dise, qu’on se l’enchante, par les temps qui courent en accéléré-à-reculons, s’adonner au merveilleux constitue un acte politique.
Une escouade de résistants poétiques se sont mis à l’œuvre dans le plus grand secret. Réunis plus ou moins télépathiquement pour une mission de la plus haute importance amusante : s’émerveiller suffisamment fort pour que le bleu de la flamme de leurs souvenirs d’enfance puisse éclairer vos nuits.
Chacun d’entre eux a pris place dans l’avion en papier géant qu’ils passent leur vie à confectionner, déchirer, recoller et réinventer. Ils s’apprêtent à semer des graines d’histoires dans vos rêves. »
Mathias Malzieu

Parce que le livre est le moyen infaillible de garder au plus près de soi une part de merveilleux, Mathias Malzieu a donné rendez-vous à quelques-uns des artistes, créateurs, écrivains qu’il admire, autant de voix qui, entre tendresse, curiosité et nostalgie joyeuse, reviennent à cette période étonnante qu’est l’enfance.

 

Dealer : Espace Culturel, Landerneau

 

Ma lecture : 

Regardez cette couverture comme elle attire l’œil ! Elle a des airs d'affiche de cirque du début du siècle (dernier, j'entends). D'ailleurs, Mathias Malzieu, artiste complet, se pare du costume de Monsieur Loyal.

dimanche 16 juillet 2023

L'arabe du futur

L'arabe du futur,

Tome 6/6 : 1994-2011
Riad Sattouf,
Ed. Allary, 2022


Mot de l'éditeur :

Vendue à plus de 3 millions d'exemplaires et traduite en 23 langues, elle raconte l'enfance et l'adolescence de l'auteur, fils aîné d'une mère française et d'un père syrien. L'histoire nous mène de la Libye du colonel Kadhafi à la Syrie d'Hafez Al-Assad en passant par la Bretagne, de Rennes au cap Fréhel.
Ce sixième tome couvre les années 1994-2011.
C'est le dernier de la série culte de Riad Sattouf. 

 

Dealer : Bibliothèque de Sibiril

 

Ma lecture : 

Avec ce tome 6, Riad Sattouf clôt sa série autobiographique L'arabe du futur publiée depuis 2014. Né d'une mère bretonne et d'un père syrien, Riad passe son enfance de la Lybie à la Syrie où il voit le comportement de son père, docteur universitaire qui a fait ses études en France et qui prônait l'athéisme et la culture européenne, changer peu à peu...

vendredi 16 juin 2023

La faiseuse d'étoiles

La faiseuse d'étoiles,

Mélissa Da Costa,
Ed. Le livre de poche, 2023
(Unicef)


Mot de l'éditeur : 

« Tu m’as appris une leçon essentielle aujourd’hui. Je croyais bien faire mais c’est toi qui as raison. On cherche toujours le bonheur loin de chez soi. On croit qu’il se trouve dans l’exotisme, de paysages différents, de senteurs nouvelles, de bâtiments imposants. Ce n’est pas toujours vrai, n’est-ce pas ? Parfois le bonheur, c’est juste être assis sur une butte tous les trois. »
À travers une histoire bouleversante, Mélissa Da Costa nous prouve une fois de plus que l’imagination n’a pas de limite, et qu’il n’existe pas de meilleur pouvoir que l’amour pour guérir les blessures les plus profondes.


Dealer : Salon du livre, Vannes


Ma lecture :

Je ne vais pas aller par quatre chemins : je ressors bouleversée de ma lecture...

Vous voulez vérifier que votre petit coeur fonctionne encore ?
Vous voulez vérifier que votre canal lacrymal n'est pas bouché ?
Alors lisez cette nouvelle de Mélissa Da Costa.

Que vous dire de plus pour vous convaincre ? C'est l'histoire d'une famille et d'une enfance chavirée par la maladie. Avec sa plume juste et tendre, dénuée de fioriture, l'autrice nous livre une récit bouleversant et poétique. Cruel et magique.
Je ne vais pas vous la raconter, elle se déguste, elle se mouche, page après page. C'est beau. C'est moche. C'est l'histoire de la vie.

Merci pour ces émotions déployées et décuplées, Mélissa Da Costa. Je ne pensais pas être touchée à ce point.

Amis lecteurs, sachez que l'autrice a offert ce texte pour l'Unicef. Vos larmes offriront à leur tour 7 barres d'alimentation d'urgence. Elles seront alors des larmes de première nécessité. 

 



Livr'a Vannes, 2023



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