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mardi 30 juin 2026

Du Jubillar ou du cochon ?

Du Jubillar ou du cochon ?

Romain Puértolas,
Ed. du Fakir, 2026


Mot de l'éditeur :

« Pendant qu’à trente kilomètres de là, à Albi, le monde tergiversait sur la culpabilité de Cédric Jubillard, le nombre de joints qu’il fumait et l’heure à laquelle il allait promener les chiens, moi, je faisais la seule chose qui importait vraiment dans toute cette affaire, chercher l’endroit où il avait enterré Delphine... »

Pendant plus de cinq mois, dans le plus grand secret, au gré des salons du livre et librairies auxquels il était invité dans la région (Castelmaurou, Pampelonne, Gaillac), l’ancien capitaine de police, auteur de L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté dans une armoire Ikea, a enquêté sur l’affaire du moment. Dans ce récit aussi étayé que sarcastique, il continue dans sa lignée de « roman-quêtes » amorcée par Comment j’ai retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès et Ma vie sans moustache, livre son intime conviction sur cette affaire d’actualité et les pistes sur l’endroit où pourrait se trouver Delphine.



Ma lecture :


Et si le meilleur enquêteur sur l'affaire Jubillar n'était ni un policier, ni un juge... mais un romancier ? 

Ancien policier, Romain Puértolas aime décortiquer les affaires criminelles non élucidées ou ctrop vite bâclées. Dans Du Jubillar ou du cochon, il se penche sur l'affaire Jubillar : cette nuit de décembre où Delphine disparaît sans laisser de trace. Problème : toujours pas de corps, toujours pas de preuve matérielle.   

mercredi 3 juin 2026

Si le rôle de la mer est de faire des vagues

Si le rôle de la mer est de faire des vagues,

Kim Yeon-su,
Ed. Picquier, 2015


Mot de l'éditeur :

Si le rôle de la mer est de faire des vagues, mon rôle à moi est de penser à toi. Depuis que nous avons été séparées, je ne t’ai jamais oubliée, pas même un seul jour.

Un jour, Camilla reçoit six cartons de vingt-cinq kilos qui contiennent toute son enfance. Entre un ours en peluche et un globe terrestre, la photo d’une jeune fille, petite et menue : celle de sa vraie mère avec un bébé dans les bras. Camilla a été adoptée peu après sa naissance par un couple d’Américains. Aujourd’hui elle a vingt et un ans et décide de partir en Corée à la recherche de sa mère.

Au fil d’une enquête aux multiples bifurcations, chacun livre sa version de l’histoire bouleversante de cette lycéenne de seize ans devenue mère, les rumeurs, les secrets, les tragédies, le mystère de l’identité du père. Peu à peu Camilla remplit les blancs de son passé, qui se confond avec celui de cette petite ville portuaire où elle est née, et toute sa vie s’en trouve changée.

Un roman riche en harmoniques, à l’imaginaire poétique et émouvant, enraciné dans la réalité sociale de la Corée d’aujourd’hui.


Ma lecture :

Un roman coréen puissant sur l'adoption et la quête des origines.

Camilla a grandi aux Etats-Unis, élevée par ses parents adoptifs. Ses véritables racines se trouvent en Corée du Sud. À la mort de sa mère adoptive, son père lui fait parvenir les cartons de son enfance : vingt-cinq kilos de souvenirs. Parmi eux, une vieille photographie. Une jeune femme asiatique tient un bébé dans ses bras devant un camélia éclatant.
"La photo qui, sans que je puisse expliquer pourquoi, semble montrer que le monde est meilleur que ce que l'on croit."

Quelque chose vacille alors en elle. À partir de cette image, elle décide de regarder son passé en face et de partir à la rencontre du pays qui l'a vue naître.

Commence alors une quête portée par une photographie et le nom d'une ville : Junam. Peu à peu, un monde enfoui se dévoile. Des fragments de mémoire remontent à la surface. D'autres voix s'ajoutent à celle de la narratrice, Camilla. Le procédé est très poétique, philarmonique mais parfois cacophonique. En effet, nous passons d'une voix à l'autre ce qui rend le récit décousu. Je suis frustrée d'être passée à côté d'un roman d'une magnifique puissance. Cette impression trouve d'ailleurs un écho dans les derniers mots de l'autrice :
"J'espère de tout mon cœur que vous pourrez lire ce que je n'ai pas écrit dans ce roman."

Si le rôle de la mer est de faire des vagues est un roman bouleversant sur l'adoption. Du côté de la mère comme de celui de l'enfant. Du côté des gestes empêchés, des rendez-vous manqués, des transmissions interrompues. Mais surtout, du côté de l'amour, sous toutes ses formes : celui qui relie malgré l'absence, celui qui survit aux silences et aux années.

J'ai découvert la littérature coréenne grâce à mon club de lecture et je suis heureuse d'avoir quitté mes sentiers battus. J'ai toutefois l'impression que, sous leur apparente simplicité, les romans coréens sont souvent exigeants. Et finalement, c'est peut-être ce qui fait leur beauté : accepter de se confronter à une part d'opacité pour atteindre une émotion plus profonde.


jeudi 21 mai 2026

Kim Jiyoung, née en 1982

Kim Jiyoung, née en 1982,

Nam-joo Cho,
Ed. NIL, 2020


Mot de l'éditeur :

Kim Jiyoung est une femme ordinaire, affublée d'un prénom commun - le plus donné en Corée du Sud en 1982, l'année de sa naissance. Elle vit à Séoul avec son mari, de trois ans son aîné, et leur petite fille. Elle a un travail qu'elle aime mais qu'il lui faut quitter pour élever son enfant. Et puis, un jour, elle commence à parler avec la voix d'autres femmes. Que peut-il bien lui être arrivé ?

En six parties, qui correspondent à autant de périodes de la vie de son personnage, d'une écriture précise et cinglante, Cho Nam-joo livre une photographie de la femme coréenne piégée dans une société traditionaliste contre laquelle elle ne parvient pas à lutter. Mais qu'on ne s'y trompe pas : Kim Jiyoung est bien plus que le miroir de la condition féminine en Corée - elle est le miroir de la condition féminine tout court.


Ma lecture :

LE roman sur la condition féminine en Corée à travers une voix : celle de Kim Jiyoung, jeune femme bien ancrée dans son époque.  

lundi 3 novembre 2025

Les quatre filles du docteur March

Les quatre filles du docteur March,

Louisa May Alcott,
Ed. Gallmeister, 2020
(Publication USA : 1868)


Mot de l'éditeur :

Dans une petite ville du Massachussetts, durant la guerre de Sécession, une famille modeste, quatre jeunes soeurs et leur mère, guette avec inquiétude chaque lettre du père parti au front. Mais rien ne peut arrêter la jeunesse, et la vie continue à façonner les destinées de Meg, l'aînée pragmatique et conformiste, Amy la frivole, Jo, la romancière en herbe et féministe avant l'heure, et la douce Beth, à la santé fragile. De l'enfance à l'âge adulte, confrontées à la découverte de soi, elles partagent une joie de vivre débordante apprenant la sororité, l'amitié mais aussi le sacrifice. Ensemble, ces quatre adolescentes impétueuses sauront réclamer à ce monde bien plus qu'il ne semble pouvoir leur offrir. Un des romans préférés des américains, un classique pour tous les âges.


Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon (29)


Ma lecture :

Je m'étais offert ce roman la vieille des fermetures des librairies pendant le Covid. J'ai mis un peu de temps à relever ce défi, n'est-ce pas ? C'est un roman un roman culte américain dont j'avais adoré, enfant, la série animée que proposait le Club Dorothée. Je crois que j'avais un peu peur de briser le charme que j'avais mis autour de ce roman.  

lundi 21 juillet 2025

Le réseau Jane

Le réseau Jane,

Heather Marshall,
Ed. Charleston, 2023


Mot de l'éditeur :

« Si vous ou une de vos amies tombe enceinte alors qu’elle ne le souhaite pas, vous devez appeler un médecin et demander Jane. »

Jeune étudiante à l’université de Toronto, Nancy Mitchell se raccroche désespérément à ces mots lorsqu’elle découvre sa grossesse en 1980.
Le jour du rendez-vous avec le docteur Evelyn Taylor qui pratique des avortements clandestins, Nancy suit à la lettre les consignes : ne pas donner de nom de famille, venir seule, frapper sept fois à la porte… Elle sait que se rendre au cabinet de Seaton Street pourrait l’envoyer en prison. Pourtant, quelques années plus tard, elle rejoint le réseau Jane, en dépit du danger, pour venir en aide aux jeunes femmes dont elle partage le déchirement. Nancy trouve rapidement sa place dans cette famille de coeur et comprend que chacune a ses propres raisons et secrets pour prendre au quotidien ces risques insensés.
Pour Evelyn Taylor, l’histoire a commencé près de vingt ans auparavant, dans un établissement religieux où les « filles perdues » étaient envoyées donner naissance… Inspiré de faits réels, un éclairage bouleversant sur un militantisme historique, porté par les destinées de femmes en quête de liberté.


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

Un coup de cœur pour ce roman aux thèmes forts : la maternité dans tous ses possibles et du droit des femmes à disposer de leur corps.

lundi 19 mai 2025

Transports pour dames

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Transports pour dames,

Helen Simonson,
Ed. Hachette, 2025



Mot de l'éditeur :

A l’été 1919, la jeune Constance Haverhill est sans perspective ; la Grande guerre terminée et les hommes revenus du front, elle a dû abandonner le poste qu’elle occupait. Alors qu'elle cherche un emploi de comptable ou (horreur) de gouvernante, elle devient dame de compagnie d'une vieille amie de la famille, en convalescence dans un hôtel de bord de mer. Entraînée dans le tourbillon social de Hazelbourne-on-Sea, elle fait la rencontre de Poppy Wirrall.

Poppy, fille d'un baronnet propriétaire terrien, porte des pantalons, gère un service de taxi et de livraisons qui emploie des femmes de la région, et dirige un club de moto pour dames. Elle et ses amies accueillent Constance dans leur cercle avec enthousiasme.

Harris, le frère de Poppy, pilote de chasse blessé au combat, aussi distant que séduisant, n’est pas sans troubler Constance. Mais les choses sont plus compliquées qu'il n'y paraît dans le petit monde ensoleillé de la haute société anglaise. Alors que le pays s'apprête à célébrer une paix durement acquise, Constance et les femmes du club de motos sont forcées de constater que les libertés qu'elles ont gagnées pendant la guerre sont sur le point d'être révoquées.


Dealer : SP Hachette


Ma lecture :

La couverture donne immédiatement envie d'embarquer à bord de ce sidecar, vous ne trouvez pas ? 

mardi 22 avril 2025

La fugue

La fugue,

Aurélie Valognes,
Ed. JC Lattès, 2025


Mot de l'éditeur :

On a tous un jour eu envie de partir, de claquer la porte, de tout quitter.

Inès, mariée, deux enfants, arrivée à la moitié de sa vie, se sent arrivée nulle part. Elle porte, gère, s’oublie. Et on l’oublie. Emprisonnée dans une existence qui ne lui correspond plus, un jour, elle part.

Dans la solitude d’une nature sauvage, elle trouve un lieu à elle : une maison, où le temps semble s’être arrêté, et qu’elle décide de retaper. En pansant les cicatrices de la maison, Inès va commencer à soigner les siennes. Parce que partir, c’est parfois la seule manière de se revenir.

Un hymne à la vie qui peut toujours recommencer, à la sororité qui permet d’avancer. Le nouveau roman d’une écrivaine qui ne cesse de se réinventer pour mieux nous raconter.


Ma lecture :

Parfois je me blottis encore dans ma lubie automnale, celle de lire des romans consacrés à des maisons. La fugue, d'Aurélie Valognes, nous ouvre les portes de sa maison et du cœur enrhumé d'Inès, le personnage principal.

Inès a en effet quitté sa vie d'avant pour venir se terrer dans ce bout de Bretagne, le Finistère, là où finit la terre. Ses enfants sont grands et indépendants, et son mari ne semble plus vraiment la voir. Alors elle a décidé de renaître au milieu des embruns. 
Elle est frappée de plein fouet par l'ambivalence de la Bretagne : l'hostilité et l'accueil chaleureux. En effet, la météo et les habitants du hameaux peuvent être lunatiques, froids et distants. Mai une tempête permet parfois de tout balayer et de retrouver la chaleur du soleil capricieux, une main tendue, des confessions chuchotées. Et Inès est là, au milieu de tout cela, à savoir écouter, se faire entendre, se faire une place.

Je connais très mal Aurélie Valognes, mais ce roman était une belle occasion de renouer avec cette nouvelle voisine de quelques kilomètres ;)
Le roman s'écoule sur quatre saisons, le temps qu'il faut à Inès pour renaître et s'épanouir dans sa nouvelle vie entourée de ses nouvelles amies parfois sauvages qu'elle a su apprivoiser. Et surtout, elle a fait de sa nouvelle maison un espace à elle sans oublier les traces laissées par son ancienne propriétaire. Un espace partagé avec d'autres femmes car cette maison est la maison de la sororité et des défis du cœur.
J'ai été séduite par la plume douce de l'autrice, sa sensibilité. J'ai été happée dès les premières pages, dès la fabuleuse description de la rencontre entre Inès et sa maison. 

Evidemment, ce roman de maison et de femmes n'est pas sans rappeler la maison de Jane Birkin que l'autrice vient de s'offrir et qu'elle partagera bientôt en "maison des écrivaines".
Un très beau projet humain et littéraire !


mercredi 2 avril 2025

La Sage-femme d'Auschwitz

La Sage-femme d'Auschwitz,

Anna Stuart,
Ed. City, 2023


Mot de l'éditeur :

Dans le camp d'extermination d'Auschwitz, Ana est chargée de donner naissance aux enfants des autres prisonnières, qui sont ensuite confiés à des familles allemandes. La sage-femme avec l'aide de son amie Ester trouve l'idée de tatouer secrètement les bébés avec les numéros de leurs mères déportées, espérant ainsi qu'ils se retrouvent un jour. Récit inspiré d'une histoire vraie.


Dealer : Père Noël


Ma lecture : 

Je ne voulais pas lire ce roman, très méfiante avec les titres racoleurs tels que le tatoueur/le violoniste/la sage-femme/la bibliothécaire d'Auschwitz. On ne plaisante pas, on n'édulcore pas, on ne romance pas la Shoah. 

Mais ce roman est inspiré d'une histoire vraie, celle d'une sage-femme, Stanisława Leszczyńska, emprisonnée à Auschwitz et qui a fait naître plus de 3000 bébés. C'est le personnage d'Ana, chrétienne polonaise, qui arrive au camp en 1943 avec Ester, sage-femme formée sur le tas dans le ghetto juif de Lodz. Elles ne se quitteront jamais. A travers leurs voix, nous assistons au quotidien du camp. A la barbarie, à l'horreur, mais aussi à la solidarité salutaire.

J'ai trouvé le parcours d'Ana vraiment poignant et juste. Exerçant son métier, donner la vie dans un camp de la mort, et dans cet antagonisme, ose tenir tête à Mengele et à ses subalternes. Elle fait preuve d'un caractère fort et résilient.
Je me suis également attachée au personnage d'Ester, plus romanesque mais qui, justement, offre le terme de roman au récit consacré à Leszczyńska, sans jamais trahir la grande ligne de l'Histoire ni édulcorer la Shoah. Pour survivre aux drames et à l'inhumain, l'espoir de retrouver son jeune mari la poussera à dépasser ses propres douleurs pour se consacrer aux autres. C'est dans cette solidarité, cette sororité puisqu'il s'agit d'une section de femmes, que la lumière se maintient au sein de leurs sombres baraquements. 

Malgré quelques passages romanesques, et qui ne nuisent pas à l'Histoire, je suis agréablement surprise par ce roman. On sent bien que l'autrice a voulu préserver la vérité tout en y insérant une histoire.
Et, je ne pensais pas le dire, mais j'ai hâte de lire la suite !

vendredi 28 mars 2025

Shell Shock

Shell Shock,

Meurtres au Central Guttenberg,
Michaëla Watteaux,
Ed. Black Lab, 2025


Mot de l'éditeur :

Jeanne Duluc, jeune journaliste socialiste et féministe, s’est fait embaucher en ce début d’automne 1925 au Central téléphonique Gutenberg afin d’enquêter sur les difficiles conditions de travail des demoiselles du téléphone. L‘une d’entre-elles, Tatiana, est alors sauvagement assassinée. Ce meurtre, qui porte pour signature un masque déposé sur le visage défiguré de la victime, n’est pas sans rappeler celle du « Tueur des Halles », qui terrorise les femmes de la capitale depuis plusieurs mois. L’enquête est confiée à Paul Varenne, inspecteur dépendant à la cocaïne et à l’opium à la suite de ses blessures de guerre. Varenne ne croit pas à l’hypothèse du Tueur des Halles, ni même à la culpabilité de Mangrin, le gardien du Central téléphonique, rescapé des tranchées, sur lequel se portent les soupçons. C’est alors que survient un deuxième meurtre.

Dans le Paris des Années folles où se croisent artistes, écrivains, anciens combattants gueules cassées, dans un siècle où les femmes revendiquent l’égalité sociale, Varenne se lance dans une course éperdue pour identifier le tueur en série, alors que d’aucun autour de lui ne semblent finalement pas pressés de voir l’affaire élucidée.


Dealer : SP Black Lab / La Bande


Ma lecture :

Paris, Années 20, Féminisme, Enquête, Gueules Cassées, Crime : il n'en fallait pas plus pour me convaincre.
Et cette couverture ! Et je ne vous parle pas du soin apporté à la mise en page, avec les polices de chapitres retro. 

mercredi 19 mars 2025

La Couleur des sentiments

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La Couleur des sentiments,

Kathryn Stockett,
Ed. Actes Sud, 2011


Mot de l'éditeur :

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.

Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot.

La jeune bourgeoise blanche et les deux bonnes noires, poussées par une sourde envie de changer les choses malgré la peur, vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.


Dealer : Boîte à lire de mes quarante ans


Ma lecture :

Il prenait la poussière depuis une quinzaine d'années dans mes étagères et il aura fallu qu'on me l'offre à nouveau dans la boîte à lire de mes 40 ans pour me convaincre de le lire.

Immersion dans le Mississipi des années 60. La ségrégation règne encore en maître et règle cette société américaine. L'autrice pousse la porte des villas des bourgeoises blanches aux robes amidonnées pour nous faire découvrir le quotidien des bonnes, noires. L'argenterie à faire briller, les chambres à faire, les enfants à s'occuper, les repas à cuisiner, ... Et leurs places tellement fragiles au sein de ces familles : au moindre faux pas, elles sont renvoyées, calomniées et parfois envoyées en prison. Le Ku Klux Klan sévit toujours, ne l'oublions pas.

Miss Skeeter, jeune femme blanche élevée par son inoubliable bonne, noire, Constantine décide d'écrire un livre sur les bonnes pour mettre leur quotidien en lumière. Elle veut aussi découvrir pourquoi Constantine a disparu sans la prévenir. Celles à qui l'on confie enfants et maisons sont traitées de manière tout à fait particulière. Elles ont accès à leur intimité mais n'ont absolument pas le droit d'utiliser leurs toilettes, il ne faudrait pas attraper les virus des noirs. Elles ont également accès à de nombreux secrets cachés dans les tiroirs mais leur parole est toujours méprisée. Elles ne sont que menteuses, voleuses et bavardes. Et l'intolérance et l'injustice dictent les codes.
Miss Skeeter convainc ces bonnes de parler, de délivrer leurs vérités. Elles ont tout à y gagner... et tout à y perdre. Dans le plus grand secret, elle recueille leurs confessions, leurs attachements aux enfants qu'elles élèvent à la place des leurs, leurs doutes, leurs humiliations mais aussi la solidarité entre bonnes.

Un roman fort inspiré par l'expérience de l'autrice, élevée par une bonne noire à Jackson, Mississipi. Les personnages, parfaitement campés, sont attachants et peignent la société américaine des années 60, dictée par les lois raciales et patriarcales et dominée par les blancs.
J'ai beaucoup aimé cette lecture, merci Delphine !


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Quand je lis, mon esprit s'emballe !


lundi 20 janvier 2025

La petite bonne

La petite bonne,

Bérénice Pichat,
Ed. Les Avrils, 2024


Mot de l'éditeur :

Domestique au service des bourgeois, elle est travailleuse, courageuse, dévouée. Mais ce week-end-là, elle redoute de se rendre chez les Daniel. Exceptionnellement, Madame a accepté d’aller prendre l’air à la campagne. Alors la petite bonne devra rester seule avec Monsieur, un ancien pianiste accablé d’amertume, gueule cassée de la bataille de la Somme. Il faudra cohabiter, le laver, le nourrir. Mais Monsieur a un autre projet en tête. Un plan irrévocable, sidérant. Et si elle acceptait ? Et si elle le défiait ? Et s’ils se surprenaient ?


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

Bénérice Pichat nous emmène dans un immeuble parisien des années 30 où la petite bonne est au service de Monsieur et Madame Daniel.

mercredi 8 janvier 2025

Les fleurs aussi ont une saison

Les fleurs aussi ont une saison,

Camille Anseaume & Cécile Porée,
Ed. Delcourt, 2023


Mot de l'éditeur :

En quelques mois, Cécile perd les trois femmes de sa vie. Quelle idée de mourir en hiver quand on aime les tulipes, et au printemps quand on aime les passiflores. Et surtout quelle idée de mourir en série alors que Cécile est enceinte. Les fleurs aussi ont une saison c'est ça : une histoire de deuils mais aussi de beaucoup de rires qui fusent au milieu des larmes...


Dealer : Médiathèque de Plouescat


Ma lecture :

J'ai choisis ce roman graphique totalement par hasard. Je n'imaginais pas qu'il pourrait me toucher autant... 

jeudi 28 novembre 2024

La maison allemande

La maison allemande,

Annette Hess,
Ed. Actes Sud, 2019


Mot de l'éditeur :

Best-seller dès sa parution, immédiatement traduit dans de nombreux pays, La Maison allemande nous fait éprouver le traumatisme et la révolte d’une génération qui a eu vingt ans dans les années soixante et s’est trouvée confrontée au refus de mémoire dans l’Allemagne de l’après-guerre.

L’héroïne du roman, Eva, fille des propriétaires d’un modeste restaurant de Francfort-sur-le-Main, s’apprête à se fiancer avec un jeune héritier de la ville quand débute le “second procès d’Auschwitz” (1963) où doivent être jugés les crimes des dignitaires nazis. Eva a suivi des études d’interprète, elle maîtrise la langue polonaise : le tribunal la contacte pour lui proposer d’assurer, durant les audiences, la traduction instantanée des dépositions que feront les survivants du camp.

Ignorant tout de ce passé, bravant les vives réticences de ses propres parents et celles de son fiancé, Eva décide de suivre son instinct et d’accepter cette mission.

S’ouvre alors devant elle le long chemin d’une prise de conscience qui engage sa famille, mais qui concerne également toute la société de son temps.

Porté par un regard de cinéaste et mené tambour battant, ce roman captive par sa justesse, son efficacité, son empathie avec une jeune femme en pleine construction de son individualité, dans un pays où la reconnaissance du passé engage profondément l’avenir.


Ma lecture :

Dernier round de ma lubie "maison", d'autant que j'ai quelques lectures à rattraper avant mes trois romans de Noël. 

mardi 19 novembre 2024

La maison des sœurs

La maison des sœurs,

Charlotte Link,
Ed. Presses de la cité, 2003


Mot de l'éditeur :

Pour tenter de sauver son couple, Barbara part passer Noël avec son mari dans le nord de l'Angleterre dans une petite maison isolée. Victimes d'une tempête de neige, ils sont prisonniers de leur habitation, sans chauffage, sans électricité et sans vivres. Barbara découvre alors, caché sous une latte de parquet, un manuscrit dans lequel elle se plonge.

C'est l'histoire à peine romancée de la vie de l'ancienne propriétaire des lieux, Frances Gray. Une histoire faite de souffrances, de drames, de trahisons, et qui révèle un terrible secret. Qui aujourd'hui encore pourrait s'avérer dangereux...


Ma lecture :

J'avais déjà lu Charlotte Link avec son roman Les Roses de Guernesey, que j'avais plutôt bien aimé. Toujours dans ma lubie "maison", je partais donc confiante et enthousiaste... 

lundi 7 octobre 2024

La Maison aux sortilèges

La Maison aux sortilèges,

Emilia Hart,
Ed. Les Escales, 2023


Mot de l'éditeur :

Trois femmes extraordinaires séparées par quatre siècles.

Un roman captivant sur la puissance des femmes et le pouvoir de la nature.

2019. Kate fuit Londres pour se réfugier dans une maison délabrée dont elle a hérité. Avec son lierre dégringolant et son jardin envahi par les mauvaises herbes, ce havre de paix la protège de son compagnon violent. Kate sent toutefois qu’un secret s’y tapit…

1942. Alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, Violet est cloîtrée dans le grand domaine familial, étouffée par les conventions sociales. Elle vit avec le souvenir de sa mère, dont il ne lui reste qu’un mystérieux médaillon et une inscription étrange sur le mur de sa chambre.

1619. Altha connaît les secrets des plantes, savoir ancestral transmis de mère en fille. Nombreux sont les villageois à venir lui demander de l’aide. Pourtant, quand un fermier meurt piétiné par son troupeau, tous la pointent du doigt et l’accusent de sorcellerie.


Dealer : Dialogues, Morlaix,


Ma lecture : 

Toujours dans ma lubie des romans dont le titre comporte le mot "maison", c'est par hasard que je suis tombée sur celui d'Emila Hart. La couverture est tout à fait hypnotique et j'étais impatiente de pousser la porte de La maison aux sortilèges...  

La maison en question, Crows Beck,  réunit trois femmes, trois destins, trois époques. Et un seul combat. Kate, en 2019, fuit son mari violent. Dans les années 40, Violet subit la toute-puissance des hommes. Et en 1619, Altha use de ses pouvoirs de sorcière pour faire justice elle-même. La violence des hommes fait taire les femmes, les enferme, les détruit. 
Quelle est cette mystérieuse maison décrépie qui abrite la douleur des femmes ?

Dès les premières pages du roman, j'ai été emportée par la plume envoûtante et addictive d'Emilia Hart.
Son roman de compose d'un succession de chapitres vifs consacrés à chacune des héroïnes : Kate, Violet et Altha. Peu à peu leurs histoires et leurs destins se dessinent. J'ai beaucoup aimé la magie d'Altha, magie qui se transmet de générations en générations à coups d'ailes de corneilles.
L'autrice montre le pouvoir masculin, destructeur, et le pouvoir féminin, allié aux pouvoirs de la nature, libérateur.  La corneille vole d'un chapitre à l'autre et apporte son lot de mystères et de magie. L'ode à la nature est palpable et reste immuable face à la folie des hommes, siècles après siècles.

Un roman étonnant qui brille par la force de ses thèmes (maternité, féminisme, sororité, violence des hommes, sorcellerie) et de ses personnages.
Un coup de cœur, assurément !

mardi 13 août 2024

Le coeur de mon père

Le coeur de mon père,

Antonin Malroux,
Ed. Calmann-Lévy, 2019


Mot de l'éditeur :

Les filles aiment-elles parfois trop leur père ? En cette fin 1914, à la ferme des Quatre-Vents dans le Cantal, François Montfernac, son épouse Madeleine et leur fille Violette, forment une famille unie. Surtout depuis que le fils, Mathieu, a quitté les lieux à la suite d'un drame dont il est interdit de parler... La mobilisation de François, inattendue compte tenu de son âge, est une déchirure. Violette voit partir ce père qu'elle aime par-dessus tout et qu'elle devine inconsolable de la brouille avec Mathieu. N'est-elle pas coupable de n'avoir rien tenté pour les réconcilier ? Hantée par le sort de son père emporté dans la tourmente meurtrière, Violette ira, pour se racheter, jusqu'au plus singulier des sacrifices...


Dealer : seconde main


Ma lecture : 

A chaque départ en vacances, je mets un point d'honneur à lire un roman qui se déroule dans mon lieu de villégiature. C'est mon petit plaisir et je fais souvent de belles découvertes ! 

mercredi 10 juillet 2024

125 et des milliers

125 et des milliers,

125 personnalités racontent 125 victimes de féminicides,
Dirigé par Sarah Barukh,
Ed. Harper Collins, 2023


Mot de l'éditeur :

125 personnalités racontent 125 victimes de féminicides

Salomé avait 21 ans, était étudiante en sociologie et anthropologie, et voulait devenir institutrice.
Marie-Alice, 53 ans, était chercheuse en biotechnologie et féministe convaincue.
Myriam, 37 ans, était championne d’équitation, diplômée de Saint-Cyr et mère d’un bébé de 14 mois.
Gülcin, 34 ans, mère de quatre enfants, avait déposé plainte et écrit au procureur de la République.

Et pourtant…

En France, une femme est assassinée par son compagnon ou ex-compagnon tous les deux jours et demi, soit en moyenne 125 femmes par an.
Qui sont-elles ? Quelle est leur histoire ? Comment en sont-elles arrivées là ?
Pour une fois, les victimes ont un visage. 125 personnalités de la littérature, des mondes politiques et artistiques, prennent la plume pour raconter ces vies détruites et ce que les chiffres ne disent pas.
À travers l’analyse de son parcours de femme touchée par la violence et ses entretiens avec des policiers, psychiatres, avocats, associations, philosophes…, Sarah Barukh cherche à comprendre l’emprise, les schémas communs aux féminicides et le rôle de la société dans ces assassinats.
Un livre hommage pour se souvenir et faire réfléchir à notre implication à tous, collectivement. 125 voix et des milliers se lèvent pour que ces meurtres cessent.


Dealer : Dialogues, Brest


Ma lecture :

L'autrice Sarah Barukh a réuni 125 personnalités pour évoquer le destin de 125 femmes victimes de féminicides. 

mardi 9 juillet 2024

Pour l'amour de Lauren

Pour l'amour de Lauren,

Karine Lambert,
Ed. Presses de la cité, 2019


Mot de l'éditeur :

Au nom de la vérité, Gemma, New-Yorkaise, a fait voler en éclats son quotidien trépidant de femme d'affaires. Sous le charme de la Normandie, elle part sur les traces de son aïeule, Philippine, grâce à ceux qui l'ont connue.
Par amour, celle-ci a tout quitté, sa famille, sa Normandie. Pour Ethan, un beau GI rencontré à l'été 1944, Philippine a rejoint sa belle-famille en Louisiane. Passé le choc de la découverte du Nouveau Monde, le bonheur s'offrira-t-il à la jeune exilée, mariée, enceinte, loin des traditions de son pays natal ?
Gemma veut savoir : quelle était la vie de Philippine, là-bas, à La Nouvelle-Orléans ? Pourquoi est-elle rentrée en France ? Seule ?
Entre deux continents, deux époques, portraits croisés de deux femmes entières qui vibrent à l'unisson. Pour l'amour d'une petite fille, Lauren...


Ma lecture :


Passionnée par le sujet des war brides évoqué dans Les amants de l'été 44, j'ai eu envie de poursuivre ma lecture de cette saga en deux tomes.  

Dans le premier tome, nous quittions Philippine sur le bateau à destination des Etats-Unis, bateau uniquement affecté pour les war brides comme elle, pleines d'espoirs et d'inquiétudes...
En effet, le sort de ces jeunes femmes, éblouies par l'amour et le rêve américain, est fascinant, romanesque et parfois tragique. Certaines reprennent aussitôt le bateau vers Le Havre, leurs prétendants les ayant oubliées. Les plus chanceuses convolent avec leurs maris mais déchantent souvent. La vie qui les attend n'est pas tout à fait ce à quoi elles aspiraient. Elles se retrouvent sur un continent inconnu avec des coutumes, une religion, une langue tout à fait différentes. Parfois elles se retrouvent au fin fond du Nevada, du Nebraska ou du Texas. Le choc des cultures est saisissant !

Notre héroïne, Philippine, emménage avec son mari dans la villa familiale qui tombe en décrépitude en Louisiane. Elle cohabite alors avec une famille, une culture et une gastronomie inconnues qui la laissent perplexe. Son mari aussi, n'est plus le GI sauveur mais un GI traumatisé par la guerre. L'alcool va bientôt réveiller ses démons... La famille reste nostalgique des heures glorieuses des plantations de de coton, de la vie fastueuse qu'ils menaient, de leurs esclaves à leurs pieds.

J'ai aimé cette découverte de l'Amérique par des yeux tout fait naïfs, ceux de Philippine, jeune Normande qui n'a jamais quitté sa campagne. Elle découvre une culture qu'elle n'aurait jamais imaginé : elle rencontre par exemple en même temps des Noirs et le racisme et ne comprends pas la ségrégation.
Trouvera-t-elle sa place dans un pays dont elle ne possède pas les codes ?

Ce roman a double temporalité dresse des destins tout à fait fascinants !

Comme pour le tome précédent, écriture plate et efficace mais sans saveur, pour un sujet, en revanche, vraiment passionnant nourri par des recherches évidentes.
Le job est réussi car je l'ai lu pour son sujet : les war brides, et j'ai appris un tas de choses !

jeudi 4 juillet 2024

Les amants de l'été 44

Les amants de l'été 44,

Karine Lebert,
Ed. Presses de la cité 2018


Mot de l'éditeur :

Gemma Harper est une jeune New-Yorkaise ambitieuse dont les certitudes vacillent à la mort de sa mère. C’est au cœur d’une Normandie inconnue que ses pas vont la guider à la découverte de ses origines cachées, liées à celles de Philippine, femme au destin romanesque durant la Seconde Guerre mondiale.

2000, Gemma est une jeune New-Yorkaise vive, séduisante, pragmatique, travaillant avec passion dans l’entreprise familiale de produits alimentaires. A la mort de sa mère, elle découvre que sa « vraie » grand-mère était française ; elle décide alors de partir, seule, sur ses traces. Ce voyage à la recherche de ses origines la conduit en Normandie. En sillonnant la région, Pont-l’Evêque, Le Havre, Barfleur, Colleville, l’Américaine recueille les témoignages de ceux qui ont connu Philippine. Tout commence en 1944, quand, en faisant du marché noir à Deauville, la jeune Normande rencontre Ethan, un GI, cajun de Louisiane.

Deux destins de femmes, deux continents, deux époques… L’une est en quête, la seconde se raconte. Gemma trouvera un nouveau sens à sa vie et comprendra comment Philippine a payé le prix de sa liberté. Avec en filigrane cette question douloureuse : pourquoi a-t-elle abandonné sa fille aux Etats-Unis ?


Ma lecture :

Après avoir effleuré le sujet des war brides dans le dernier roman de Tatiana de Rosnay, j'ai eu envie de creuser un peu plus. Deux lectrices Booksta m'ont conseillé Les amants de l'été 44... 

mercredi 26 juin 2024

Poussière blonde

Poussière blonde,

Tatiana de Rosnay
Ed. Albin Michel, 2024


Mot de l'éditeur :

« Pauline avait conscience qu'elle n'était qu'un être ordinaire aspiré dans l'orbite d'une femme qui, elle, n'avait rien d'ordinaire... Être femme de chambre, c'était précisément cela : faire intrusion sans le vouloir dans l'intimité d'autrui, voir le contenu des corbeilles à papier, remarquer les titres des livres, lire les premières phrases des cartes, lettres et petits mots qui traînent. Tout était là, en pâture ; la vie entière de quelqu'un, dissimulée dans une chambre d'hôtel. »

Un matin, Pauline est appelée pour nettoyer la suite 614 du Mapes Hotel. Alors qu'elle pense trouver une chambre vide, une femme apparaît, hagarde : Mrs. Arthur Miller, alias Marilyn Monroe, dont le séjour à Reno marque la fin de son mariage avec le célèbre dramaturge et le tournage infernal d'un film à la légende noire, Les Désaxés.

Avec pour décor l'immensité aride du désert du Nevada et ses chevaux sauvages, les mustangs, Poussière blonde raconte le choc d'une rencontre inoubliable entre deux femmes que seul le hasard pouvait réunir.


Dealer : Salon du livre, Vannes (56)


Ma lecture : 

Couverture dorée.
Portrait de Marilyn.
Aucun doute sur le sujet du dernier roman de Tatiana de Rosnay.

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