mercredi 1 février 2023

Le choeur des femmes

Le choeur des femmes,

Aude Mermilliod,
Adapté du roman de Martin Winckler,
Ed. Le Lombard, 2021

 

Mot de l'éditeur :

Jean, major de promo et interne à l'hôpital, doit faire un stage en soins gynécologiques aux côtés du docteur Karma. Mais elle veut faire de la chirurgie, et non écouter des femmes parler d'elles-mêmes et de leur corps ! Elle se désespère de passer son temps auprès de ce médecin qui privilégie l'écoute à la technique. Contraception, maternité, violences conjugales, avortements... de consultations en témoignages, Jean pourrait bien pourtant changer sa vision de la médecine. Une adaptation sensible et puissante du roman culte de Martin Winckler.

 

Dealer : Médiathèque de Plouescat

 

Ma lecture :

J'ai toujours eu envie de lire Le Chœur des femmes, de Martin Winckler, mais l'occasion ne s'est jamais présentée. Cette bande-dessinée me tendait les bras à la Médiathèque et allait réparer ce rendez-vous manqué.

lundi 30 janvier 2023

Ce que murmure le vent

Ce que murmure le vent,

Amy Harmon,
Ed. Charleston, 2021


Mot de l'éditeur :

New York, 2001.
Pour respecter les dernières volontés de son grand-père adoré, Anne Gallagher fait le voyage de Brooklyn jusqu’à Dromahair, un petit village du nord de l’Irlande, afin de disperser les cendres de son aïeul sur sa terre natale. Avalée par le brouillard au milieu du lac où elle lui fait ses derniers adieux, elle est victime d’une mystérieuse attaque…
Quand Anne se réveille, elle est en 1921, dans le domaine de ses ancêtres où tous semblent penser qu’elle est son arrière-grand-mère disparue lors de la sanglante Insurrection de 1915. Perdue au coeur des heures les plus sombres de l’histoire irlandaise, alors que grondent déjà la guerre civile et le chaos, la jeune femme du xxie siècle doit tout réapprendre. Déchirée entre son désir de retrouver la vie qui était la sienne et la folle liberté que lui offre ce nouveau départ, Anne réussira-t-elle à trouver sa place ?
Avec une précision historique remarquable et une écriture d’une grande élégance, Amy Harmon nous offre, à travers un pan étourdissant de l’histoire irlandaise, une éblouissante épopée familiale.

 

Dealer : Offert par Tiphanie

 

Ma lecture :

"Le vent et l'eau connaissent tous le secrets de la Terre. Ils ont vu et entendu tout ce qui a été fait et dit. Si tu écoutes, ils te raconteront les histoires et te chanteront les chansons. L'histoire de tous les gens qui ont vécu."
Voilà la dernière confession d'Eoin, le grand-père d'Anne. Et c'est autour de cela que se construit le beau roman d'Amy Harmon : Ce que murmure le vent

mercredi 25 janvier 2023

Les enfants du Boxcar

les enfants boxar novel warner jeunesse
Les enfants Boxcar,

T1 : Le secret des orphelins,
Gertrude Chandler Warner,
Ed. Novel, 2023
(The Boxcar Children, 1942)


Mot de l'éditeur :

"Dans la chaleur d’un soir d’été, quatre enfants se tiennent face à une boulangerie. Personne ne les connaît. Personne ne sait d’où ils viennent." 

Ainsi commence l’histoire légendaire des enfants Boxcar. Pour échapper à leur grand-père, qu’ils croient cruel, les orphelins se réfugient dans un wagon de train abandonné... Réussiront-ils à se débrouiller seuls ? Tous les enfants américains connaissent cette série complètement inédite en France, qui raconte les aventures de quatre orphelins livrés à eux-mêmes et qui partent à l’aventure sur une île privée, sur un ranch, ou encore sur une péniche. Mystères et aventures au grand air sont les ingrédients de cette série, pour le plus grand plaisir du lecteur. Le premier tome, au 75 millions de fans, est qualifié par le School Library Journal (le magazine américain #1 des enseignants, des bibliothécaires et des libraires), comme étant un des plus grands romans pour enfants. Selon un sondage du National Education Association, il s'agit aussi d'un des romans préférés des enfants. Et ce n'est pas étonnant : son style simple et poétique a transformé des générations d'enfants en grands lecteurs. Le livre a été adapté au grand écran : un film d'animation, avec les voix de Martin Sheen et J.K Simmons, parut au cinéma et sur Netflix aux Etats-Unis. Malgré tout cela, la série est complètement inconnue en France, jusqu'à maintenant ! 


Dealer : SP des Editions Novel


Notre lecture :

Quand j'ai vu cette couverture aux tons et traits retro, j'ai tout de suite été séduite !  Et j'ai eu l'idée de partager cette lecture avec mon fils de 10 ans qui n'est pas un lecteur de romans. Crash test assuré !

lundi 23 janvier 2023

U4 : Jules

U4 : Jules,

Carole Trébor,
Ed. Nathan/Syros, 2015


Mot de l'éditeur :

"Je m'appelle Jules. Je vis à Paris. La ville que j'observe du haut de mon cinquième étage n'est plus la mienne. J'ai recueilli une petite fille, elle s'appelle Alicia, je ne sais pas quel âge elle a ni pourquoi elle a survécu. C'est pour elle que j'irai au rendez-vous. Parce qu'il nous reste peut-être une dernière chance de sauver le monde" 

 

Dealer : Boîte à livres


Ma lecture :

Je ne vais pas vous mentir, j'ai lu ce roman uniquement parce que le héros s'appelle Jules, comme mon fils, et qu'il a été déposé dans la boîte à livres devant chez moi. J'ai pensé que le hasard avait quelque chose à me dire ;)  

U4 est une série de romans uchroniques pour adolescents. 4 romans, 4 personnages, 4 auteurs. Cette uchronie post-apocalyptique n'est pas vraiment très éloignée de notre période Covid puisque les auteurs ont imaginé un virus foudroyant, éradiquant la quasi-totalité des adultes et des enfants. Seule résiste une tranche des adolescents qui doivent s'organiser pour survivre. Ce tome, Jules, est consacré à... Jules, un orphelin qui recueille une petite fille étrangement épargnée par le virus. Elle parle à peine mais voit dans le garçon son sauveur. De son côté, Jules se donne pour mission de les amener tous les deux vers le monde d'Après.

Ce roman fonctionne avec tous les codes du genre post-apocalyptique : un virus, des adolescents survivants livrés à eux-mêmes, la création de micro-sociétés, la désillusion du monde d'Avant et l'utopie du monde d'Après. Pour avoir lu la BD Seuls et le roman Lou après tout, je n'ai rien vu de nouveau sur le sujet ni même dans l'angle choisi. J'ai donc eu la sensation de déjà-vu, c'est dommage.
Bref, je l'ai terminé facilement, donc l'écriture était fluide, mais je n'ai pas accroché aux personnages ni à l'intrigue...

Pour un premier roman dans ce thème, c'est une bonne lecture, mais si vous avez lu d'autres, attention ;)




vendredi 20 janvier 2023

C'était en mai, un samedi

C'était en mai, un samedi,

David Lelait-Helo,
Ed. Anne Carrière, 2012


Mot de l'éditeur :

"Perchée au sommet de la butte Montmartre, une maison sertie de terrasses suspendues domine Paris. Une femme vit là depuis vingt-cinq ans. Seule. Ce 2 mai 1987, elle décide que cette maison, dont elle a toujours dit qu'elle était sa «chaussette», sera son tombeau. Ce samedi soir, dans le Paris désert d'un week-end du 1er mai, elle va mettre fin à ses jours."
 


Dealer : Bouquinerie


Ma lecture : 

Je referme le livre en laissant ma main glisser sur la couverture, caressant ce visage. Mes oreilles sont envahies des notes de Dalida, ma gorge nouée et mes yeux quelque peu embués.
Évidemment, c'est un coup de coeur ! 

Dalida, c'est l'emphase. Dans ses gestes, ses intonations, ses amours tumultueuses. De la poudre aux yeux pour cacher ses propres larmes apportées par ses démons. Dalida a éteint Iolanda jusqu'à faire disparaître ses rêves d'épouse et de mère. Quand on se penche sur sa biographie, on remarque que depuis sa plus tendre enfance, elle a été confrontée à des drames qui ont fini par la faire quitter l'Egypte d'abord puis à s'engouffrer dans sa carrière, dans Dalida, poussée par son frère Orlando. Elle est devenue une marionnette de strass et de paillettes, indisponible pour fonder une famille. Mais, c'est fini la comédie, la vie lui devient soudain insupportable et un samedi soir de mai 1987, Dalida ne se maquille pas pour sortir comme il était prévu, Iolanda reste seule dans son appartement de Montmartre et prépare minutieusement sa mort.
Avant de quitter ce monde, elle veut livrer une dernière confession et compose, sur ton téléphone à cadran, un numéro au hasard et tombe sur Sophie, une femme trompée par la vie...enfin surtout par son mari. Les deux femmes esseulées et brisées, Sophie et Iolanda, vont discuter, chacune au bout du fil, tout à fait librement, sans la contrainte du jugement. La chanteuse ne tombera le masque qu'à la toute fin, quand il sera déjà trop tard, quand Dalida et Iolanda se seront mutuellement tuées.

Le roman que propose David Lelait-Helo est tout à fait original et invite à découvrir Dalida. La chanteuse, au téléphone avec cette inconnue, se livre par bribe. Il se trouve que je connais assez bien sa biographie (oui, j'aime vraiment Dalida ^^), alors j'ai pleinement apprécié les allusions, parfois subtiles, sur sa vie. L'histoire de Sophie est aussi rondement menée, avec une certaine intrigue.

L'écriture poétique et sensible de David Lelait-Helo a laissé l'emphase à Dalida pour rencontrer Iolanda. L'auteur a aussi laissé les paillettes et les violons aux pieds de la chanteuse et offre une émotion pure et sincère au lecteur. J'ai rarement été aussi touchée par un roman, Dalida a dû jouer dans mes émotions, très certainement, mais l'écriture m'a vraiment chavirée. 

Bravo !


𝅘𝅥𝅰 Il faut baisser le rideau, c'est fini, c'est fini la comédie.

mercredi 18 janvier 2023

Le mystère de la femme sans tête

Le mystère de la femme sans tête,

Myriam Leroy,
Ed. Seuil, 2023


Mot de l'éditeur :

« Sur la photo, c’est sa physionomie qui captive. Un petit nez rond et des bonnes joues mais une morgue et des yeux durs, des yeux qui te voient là où tu ne veux pas être vue… Tout dans ce visage dit à la personne qui regarde : “Dégage.” Il est impossible de s’en détourner. Tu y es ventousée. Fascinée par le caractère hostile de la pose et la beauté farouche du modèle, débarrassé de toute politesse. »
Qui est cette femme-enfant au regard frondeur ?
Jeune Russe exilée en Belgique, Marina Chafroff fut, sur ordre de Hitler, décapitée à la hache en 1942.
Cette mère de famille au courage extraordinaire, sacrifiée pour que vivent des innocents, aurait dû marquer l’Histoire. Elle est pourtant tombée dans l’oubli. Comment a-t-elle été refoulée de nos mémoires ?
Au fil d’un récit aux résonances intimes, plein de coïncidences et d’impasses, Myriam Leroy ressuscite le destin fulgurant d’une météorite dans le ciel de la Seconde Guerre mondiale.
Un roman intense et habité où 1942 et 2022 se superposent en deux calques troublants reléguant toujours les femmes à l’arrière-plan.


Dealer : Espace Culturel, Landerneau


Ma lecture : 

Pendant le confinement de 2020, il était interdit de se rassembler à l'extérieur et à l'intérieur, en Belgique comme (presque) partout. Seuls les cimetières restaient ouverts. C'est dans cet espace que Myriam Leroy, l'auteur, prend l'habitude de rencontrer son amie pour discuter. Un jour, elle découvre une tombe avec une inscription insolite : Marina Chafroff, 31-01-1942, Décapitée. Il n'en faut pas plus pour lancer la machine à écrire de l'écrivain et journaliste. Qui était cette femme ? Qu'a-t-elle bien pu faire pour mourir décapitée. A la hache ? 

lundi 16 janvier 2023

La délicatesse du homard

La délicatesse du homard,

Laure Manel,
Auto-édité puis :
Ed. Michel Lafon, 2017


Mot de l'éditeur :

François, directeur d’un centre équestre en Bretagne, découvre, lors d’une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Plutôt que d’appeler les secours, il décide sans trop savoir pourquoi de la ramener chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à parler. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse de répondre à toute autre question. Commence alors entre le célibataire endurci et cette âme à vif une étrange cohabitation, où chacun se dévoile peu à peu à l' autre sans pour autant totalement révéler les secrets qui le rongent. Et même si le duo en s’ apprivoisant s’apaise, leur carapace peine à se fendre…
Qui est Elsa et quelle vie est-elle en train de fuir ?

 

Ma lecture :

 J'avais très envie de découvrir Laure Manel, et ce roman se déroulant dans le Finistère Nord a précipité mon choix. 

mercredi 11 janvier 2023

La promesse

La promesse,

Marie de Lattre,
Ed. Robert Laffont, 2022

 

Mot de l'éditeur :

Marie grandit dans un appartement semé de cachettes, car on ne sait jamais. Dans la table de nuit parentale, une étoile jaune prend la poussière. Aux murs figurent des tableaux muets.
Jacques, son père, est médecin. Il a la gaieté angoissée. Pour évoquer son enfance, il s'enferme dans un silence intransigeant. Pourquoi ?
Lorsqu'il disparaît, Marie hérite d'une enveloppe. Dedans, des lettres d'amour à l'orthographe incertaine, et une supplique, griffonnée au crayon, en 1943 : " N'oublie pas l'enfant. " Qui l'a écrite ? Et à qui s'adresse-t-elle ?

Quatre destins se rencontrent dans ce récit. Un secret les lie qui, aujourd'hui encore, stupéfie.
La Promesse dit l'amour filial, l'instinct de survie, la violence née du silence, et la réconciliation entre des générations.

Dealer : Espace Culturel, Landerneau (29)


Ma lecture :

Quand j'ai vu passer ce premier roman sur les réseaux littéraires, je me suis dit : "C'est pour moi !". Et en effet :)   

mardi 10 janvier 2023

Bretzel & beurre salé

Bretzel & beurre salé,

T1 : Une enquête à Locmaria,
Margot et Jean Le Moal,
Ed. Calmann-Levy, 2021


Mot de l'éditeur :

Qui donc est le nouveau propriétaire de la plus belle maison de Locmaria, celle de la pointe de Kerbrat ? Tout ce paisible village du Finistère le guette depuis des semaines, et voilà que débarque Cathie Wald, une pimpante Strasbourgeoise. La cinquantaine, divorcée, caractère bien trempé, elle a décidé de prendre un nouveau départ en Bretagne, et d'ouvrir à Locmaria un restaurant de spécialités alsaciennes. La plupart des habitants sont ravis, mais certains voient son installation d'un mauvais œil – et ne tardent pas à lancer les hostilités. Après une soirée choucroute, un notable s'effondre, et Cathie est accusée de l'avoir empoisonné.

Une tentative de faire plier bagage à l'étrangère ?... Cathie n'est pas du genre à se laisser intimider. Et rien ne l'arrêtera pour prouver l'innocence de sa choucroute traditionnelle, quitte à se lancer elle-même sur les traces du coupable.

 

Dealer : Prêté par ma voisine

 

Ma lecture :

C'est toujours chouette de lire un roman qui se passe dans notre région, pas vrai ? Rendez-vous donc en terre plus que connue, en Finistère. Enfin, Finistère Sud, à l'autre bout du monde du Finistère Nord ;) 

vendredi 6 janvier 2023

Couleur de lac

Couleur de lac,

Gaëlle Ausserré,
Autoédition, 2022


Mot de l'éditeur :

Afin de privilégier sa carrière, Gabrielle a fait le deuil de sa vie personnelle. Son entrain s’étiole pourtant jour après jour. Lorsqu’on lui impose une nouvelle affectation, elle y voit l’occasion de briser la routine qui l’étouffe.
Tandis qu’elle s’interroge sur ce qui a réellement incité son employeur à lui confier ce poste, elle fait la connaissance de Melvil Vanier et de sa famille. Grâce à cette rencontre, elle s’autorise à penser qu’une autre existence est possible. Contre toute attente et pour la première fois, Gabrielle se sent enfin à sa place auprès d’eux.
Cependant, ses doutes persistent. D’où vient en effet cette soudaine impression d’apaisement dans ce monde auquel elle avait pourtant renoncé ? Pour quelle raison a-t-elle été mise sur le chemin des Vanier ? Surtout, quel est ce fil invisible qui semble étrangement la relier à eux ? Est-ce le destin, le hasard, ou quelque chose de bien plus insaisissable ?
Les apparences sont parfois trompeuses. La vie n’est peut-être qu’un jeu de dominos dont on ne comprend l’enchaînement qu’à la toute dernière minute.
« Ils se regroupèrent tous autour d’elle, puis, captivés, ils l’écoutèrent raconter l’histoire de ces étoiles qui parfois se décrochaient du ciel, comme un cadeau offert à ceux qui savaient voir l’invisible. »

 

Dealer : avec l'auteur au Salon du Livre de Guilers, 2022

 

Ma lecture :

 Gaëlle Ausserré est une auteur que j'avais rencontré au Salon du livre de Guilers et j'avais beaucoup aimé son premier roman, Qu'une parenthèse.

Précédentes Accueil