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mardi 11 novembre 2025

Traverser les montagnes et venir naître ici

Traverser les montagnes et venir naître ici,

Marie Pavlenko,
Ed. Les Escales, 2024


Mot de l'éditeur :

Un roman poignant et lumineux qui raconte le deuil, la solidarité et l'espoir.
Astrid a tout perdu. À quarante ans, plus rien ne la retient, alors elle part. Elle achète sans l'avoir visitée une maison isolée dans la région montagneuse et sauvage du Mercantour. Parmi ses bagages, un carton marqué d'une croix rouge, ce qu'il lui reste de sa vie passée.
Soraya a tout laissé derrière elle. Sa Syrie natale, sa famille, ses amis, son insouciance. Elle traverse la montagne pour rejoindre la frontière française en se cachant de la police. Dans son ventre, une vie qu'elle déteste grandit.
Deux destins de femmes inoubliables. Deux douleurs indicibles qui se rencontrent et s'apprivoisent.


Dealer : Prêté par une copine


Ma lecture :

Deux parcours de vie poignants, un roman lumineux.

Astrid a perdu son mari et ses enfants dans un accident. Plus rien ne le retient dans cette vie alors elle part s'installer dans une maison au cœur du Mercantour.
Soraya et sa famille quittent la Syrie pour la paix et la liberté. Ils deviennent des réfugiés clandestins et confient leurs vie à des passeurs. C'est pourtant seule, à 17 ans, et enceinte d'un enfant qu'elle ne souhaite pas, qu'elle franchit la frontière française.

Je crois que j'aime ces romans de femmes en fuite qui, après un drame quittent leur vie pour se reconstruire dans un ailleurs où tout est possible. Possible mais difficile. Astrid s'endort avec des pièces du carton qu'elle a ramené avec elle. Un jouet de son fils. Une photo de famille. Mais parler d'eux reste difficile, ils restent tapis au fond de sa gorge. Et pourtant, parler d'eux les ferait être pour toujours.
J'ai aussi beaucoup aimé le parcours de Soraya qui a quitté son pays, son lycée, ses amis, les bombardements, la peur. Non, la peur ne la quitte pas quand elle avale les kilomètres dans la nuit, quand elle laisse sa famille dans un camp de Bulgarie pour continuer avec sa tante, quand elle se retrouve seule avec un homme qui abuse d'elle, quand elle sent un vie pousser en elle, quand elle abandonne sa tante dans la neige, morte, ni quand elle accepte la main tendue d'Astrid.
Et Astrid, à son tour, brise sa carapace pour accueillir Soraya et retrouve son instinct maternel en s'occuppant du bébé de la jeune fille. Bébé que cette dernière ne peut accepter, issu de la barbarie des hommes.
Au cœur de ces montagnes du Mercantour, trois vies sont s'éveiller, s'ouvrir au monde. Mais le danger, pour les réfugiés clandestins, est permanent...

Je remercie ma collègue Céline qui, amusée de ma lubie orange, m'a conseillé ce magnifique roman.
J'ai été touchée par l'écriture fine et délicate, parfois hachée de Marie Pavlenko. Sous sa plume, les personnages du roman prennent vie et sont terriblement attachants, Astrid et Soraya bien sûr, mais les secondaires aussi, comme Ida ou Max. L'autrice aborde des thèmes difficiles comme le deuil, la fuite, l'exil, la maternité avec une telle pudeur, une telle douceur.

Merci pour cette pépite.
Merci pour cette leçon d'humanité.


lundi 27 octobre 2025

Falling like leaves

Falling like leaves,

Misty Wilson,
Ed. Elégy, 2025


Mot de l'éditeur :

Ellis et sa mère quittent Manhattan pour Bramble Falls, dans le Connecticut. Si la lycéenne quitte ses copains et abandonne son projet de stage dans un prestigieux groupe de presse de New York, elle se réjouit de retrouver Cooper Barnett, son ami d'enfance. Au fil des étés passés ensemble, ils se sont rapprochés et ont échangé leur premier baiser. Pourtant, il se montre distant avec elle.


Dealer : Caf & Books, Morlaix


Ma lecture :

Une romance d'automne douce aux délicieux parfums de pumkin spices...

Quand Ellis, lycéenne new-yorkaise à l'avenir tout tracé apprend le divorce de ses parents et son départ dans la campagne du Connecticut, sa  vie s'effondre. Bramble Falls (oui, parfait nom de ville pour une romance d'automne, n'est-ce pas ?) n'est pour elle que le village où elle passe ses vacances d'été chez sa cousine Sloane. Mais y vivre ? Non merci ! C'est pourtant ce qu'elle va devoir se résoudre à faire, quitte à croiser  Cooper, un amour de vacances qui ne cesse pas de la rendre indifférente...

Soyons clairs, tous les ingrédients de la romance de Noël...en Automne sont réunis. La jeune citadine propulsée à la campagne. Un ex toujours aussi craquant mais pas si disponible qu'il y a trois ans. Du pumpkin spice latte. Un décor de rêve. Des animations de saison. Un baiser évaporé. Du Mariah Carey dans les oreilles...heu, non, pas de Mariah Carey, ce n'est clairement pas la saison (pas encore), mais plutôt du Taylor Swift. Un baiser. Une rupture. Des rebondissement. Un autre baiser. Mélangez le tout, et hop, vous obtenez une délicieuse romance d'automne.

Les rebondissements, certes succulents, sont prévisibles trois citrouilles à l'avance, la fin aussi, mais ce qui compte, finalement, dans ces romans, c'est la balade en forêt, emmitouflée dans un duffle coat surmontée d'une écharpe écossaise, les feuilles d'automne craquant sous nos pieds, une main serrant un autre main, une deuxième main tenant un latte.
Voilà ce qu'offre Falling like leaves : un concentré de douceur, une escapade romantique.

A lire sous un plaid, au coin du feu, une boisson chaude (celle que vous préférez) à portée de main, une pluie épaisse dégoulinant sur vos carreaux. En option : un chat sur les genoux.
Merci Misty Wilson pour cette parenthèse orangée.

jeudi 11 septembre 2025

Le jour où le soleil ne s'est plus levé

Le jour où le soleil ne n'est plus levé,

Nine Gorman & Marie Alhinho,
Ed. Albin Michel, 2022


Mot de l'éditeur :

"Je suis heureux. Je suis triste. Je suis bien entouré. Je n'ai jamais été aussi seul. Je suis Nate. Je ne suis personne. Personne qui vaille la peine d'être."

Nate traîne son mal-être dans les couloirs du lycée. Le courage d'avancer, il le puise dans la musique et les réseaux sociaux, où il se cultive une image parfaite. Il s'accroche aussi à son rêve de devenir acteur, mais ça, son père ne l'acceptera jamais. Pas plus que son attirance pour les garçons… Pourtant, lorsque Finn, le nouveau du lycée, débarque avec son charisme incendiaire, sa carapace se fissure. Reste à savoir si, au contact de Finn, Nate finira par trouver sa voie ou se brûler les ailes…
Nate pourra-t-il se sauver de lui-même ?
Plus sombre est le chaos, plus belle sera l'étoile.


Dealer : Mediathèque de Cléder (29)


Ma lecture :

Je poursuis ma lecture de la série de Nine Gorman & Marie Alhinho avec ce deuxième tome centré sur le personnage de Nate. L'originalité de cette série est de raconter cette même dernière année de lycée selon le point de vue de chaque membre de la bande. Cela me fait penser à un épisode de Dawson, découpé en trois parties identiques.

jeudi 4 septembre 2025

La nuit où les étoiles se sont éteintes

La nuit où les étoiles se sont éteintes,

Nine Gorman & Marie Alhinho,
Ed. Albin Michel, 2021


Mot de l'éditeur :

« J'aimerais lui rétorquer que les étoiles s'éteignent et que quand c'est le cas, elles détruisent tout sur leur passage. J'aimerais lui dire que parfois, c'est comme ça que je me sens, comme une supernova sur le point de se transformer en trou noir. »
Depuis que sa mère est en prison, Finn pense ne jamais pouvoir remonter la pente. Il se laisse sombrer et tente de s'oublier entre les bras des filles. Mais la vie prend parfois des tournants inattendus... Certaines rencontres éclairent sa route, comme des lumières dans la nuit.
Plus sombre est le chaos, plus belle sera l'étoile.
À partir de 16 ans


Dealer : Mediathèque de Cléder (29)


Ma lecture : 

Cette couverture me tapait dans l'œil depuis quelques temps, j'ai cédé à la tentation en l'empruntant à la bibliothèque.

Dans cette série en cinq tomes, dont chaque personnage a son opus, nous suivons une bande d'adolescents de la Nouvelle-Orléans, l'été avant le départ pour l'Université. Kurt, Jaeger, Kenna et Nate sont amis depuis le lycée quand ils accueillent Finn dans leur groupe. Ce dernier, balloté en familles d'accueil depuis l'incarcération de sa mère, vient vivre chez son oncle Cliff. Rien ne préparait Finn à se lier d'amitié avec cette bande d'adolescents aisés. Lui vient d'une famille défaillante et doit se livrer à des combats clandestins pour gagner de l'argent et le donner à sa mère pour espérer lui offrir une bonne défense lors de son procès pour meurtre. Adolescent paumé, accro au cannabis et toujours sur le fil, cette nouvelle vie va le transformer bien plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Son oncle Cliff et ses nouveaux amis vont le porter vers le haut et bouleverser ses certitudes. Dans son chaos, il laissera les étoiles briller et l'illuminer.

Ce roman young adult parle avec justesse d'adolescence, de harcèlement scolaire et d'homosexualité. Les personnages ne sont pas caricaturaux et présentent beaucoup de complexité. Dans ce premier tome, le personnage central est donc Finn : le procédé de narration s'oriente autour de lui en alternant chapitres du passé, pour comprendre son parcours, et chapitres du présent, le road trip avec ses amis de La Nouvelle Orléans à Chicago. Chaque temporalité nourrit l'autre et offre une lecture addictive. 

Une belle découverte hors de mes sentiers battus !

mardi 19 août 2025

Un été près du lac

Un été près du lac,

Heather Young,
Ed. Belfond, 2027


Mot de l'éditeur :

1935. Comme tous les ans, Lucy, Lilith et leur petite soeur Emily viennent passer l'été en famille dans leur chalet, sur les bords d'un lac du Minnesota.
Mais un matin, Emily est introuvable. Qu'est-il arrivé à l'enfant de six ans ? Nul ne semble le savoir. Et alors que, fou de douleur, leur père se suicidera, Lucy, Lilith et leur mère resteront toute leur vie dans ce chalet, à attendre l'improbable retour de la petite préférée.

1999. Lucy vient de mourir, léguant le chalet et tous ses biens à sa petite nièce Justine. Un héritage qui arrive juste à temps pour la jeune femme qui doit fuir San Francisco et une histoire d'amour abusive, pour mettre à l'abri ses deux filles. Mais le vieux chalet n'a rien d'une chaleureuse villégiature...


Ma lecture :

Un roman à deux voix, celles de Lucy et de Justine. Deux époques, un lac, une même maison et des secrets bien gardés...

mercredi 23 juillet 2025

Un soir d'été

Un soir d'été,

Philippe Besson,
Ed. Julliard, 2024


Mot de l'éditeur :

« Nous étions six – cinq garçons et une fille – insouciants, frivoles, joyeux, dans un été de tous les possibles. Pourquoi a-t-il fallu que l’un d’entre nous disparaisse ? »

S’inspirant d’une histoire vécue, Philippe Besson retrace un drame de sa jeunesse, survenu dans l’île de Ré, un soir de juillet, au milieu des années 80.


Ma lecture :

Un été des années 80 à l'île de Ré. Avant la construction de son pont emblématique.
Une bande de copains se forme, composée d'adolescents de l'île, comme François, et de vacanciers, comme Alice. Un choc de cultures adouci par les embruns, car l'été offre la langueur, parfois mélancolique parfois festive, nécessaire. Baignades, œillades, retrouvailles et farniente. Philippe Besson brosse le portrait tendrement nostalgique d'une génération, d'une époque à l'abri des réseaux sociaux et des téléphones portables. Une génération qui se cherche, s'émoustille, tâtonne. Des adultes en puissance avec leurs fragilités d'adolescents.

La plume délicate de l'auteur invite au voyage. Le lecteur lui emboite le pas dans les ruelles et plages de l'île de Ré et respire ses parfums iodés. Dans ce cadre idyllique, des histoires se font et se défont, des rendez-vous sont donnés, des virilités se toisent, des cœurs se découvrent...

Et puis, c'est le drame, ce soir d'été. Christophe fête ses 18 ans en boîte de nuit.
Et Nicolas disparaît.
Des voiles se lèvent sur le carte postale... 

Un beau roman sur l'adolescence et ses émois, ses bouleversements. L'écriture sensible de Philippe Besson dresse un hommage juste et tendre à cette génération perdue.
N'attendez pas l'été prochain pour découvrir ce roman !


lundi 14 juillet 2025

Normal People

Normal people,

Sally Rooney,
Ed. de l'Olivier,  2021


Mot de l'éditeur :

Connell et Marianne ont grandi dans la même ville d'Irlande. Il est le garçon. en vue du lycée, elle est la solitaire un peu maladroite, ils connaissent ensemble leur premier amour. Un an plus tard, alors que Marianne s'épanouit au Trinity College de Dublin, Connell s'acclimate mal à la vie universitaire. Entre eux, le jeu vient tout juste de commencer.
Un roman magistral sur la jeunesse, l'amitié, le sexe, et cette génération qui n'a plus le droit de rêver, mais qui s'entête à espérer.


Ma lecture :

Une histoire d'amour où l'amour peine à triompher.

Je voulais lire un roman d'amour sans guimauve, moderne, avec du style. Normal people correspond à ces critères. Au lycée, Marianne est solitaire et isolée tandis que Connell, sportif et beau gosse, fait partie des plus populaire. Marianne vit dans un manoir où la mère de Connell est femme de ménage. Les deux adolescents s'y croisent souvent. Un jour, après de semaines d'échanges de regards et de mots maladroits, leur relation bascule...
Personne ne doit savoir que Connell, le plus populaire du lycée, sort avec Marianne à qui personne ne daigne parler. C'est un amour intense mais caché. Presque honteux.

Au cours des années suivantes, de l'université à leur vie d'adulte, ils ne feront que se croiser. Leur amour les rattrapera parfois, mais les séparera aussi. Ils sont toujours là l'un pour l'autre, entre amour et amitié, et bien souvent désaccordés. Leur histoire est très belle, on est totalement dans le romanesque. 

Quant à l'écriture, je suis partagée. J'ai trouvé très osé et réussi d'inclure les dialogues dans le corps du texte. Ils étaient aussi plus ancrés dans la scène. Mais j'ai trouvé l'écriture trop plate et sans émotions. Dommage pour un roman d'amour. Cependant les thèmes autour de cette histoire d'amour étaient vraiment intéressants : le mélange des classes sociales, la place dans la famille, la possibilité (et les conséquences) de quitter sa classe sociale pour une autre. Le roman se passe en Irlande mais la géographie n'a pas d'importance : l'histoire devient universelle, mais d'un autre côté, j'aurais eu besoin de ressentir un peu d'Irlande dans ma lecture pour m'y plonger complètement en imaginant les lieux.

Je voulais lire un roman d'amour sans guimauve, moderne, avec du style.
Mais il m'a manqué l'étincelle pour que mon cœur vibre. Je ressors frustrée de ma lecture car c'est un roman qui a bien fonctionné, au point d'être adapté en mini-série.
L'avez-vous lu ou vu ?



jeudi 19 juin 2025

C'est l'histoire d'un amour

C'est l'histoire d'un amour,

Isabelle Lagarrigue,
Ed. Récamier, 2025


Mot de l'éditeur :

Chacun de nos choix est un pari sur l'inconnu.

Réveillon 1993. Charlie rencontre Côme. Elle vit à Paris et danse pour oublier sa mère défaillante. Il grandit en Bretagne et regarde des films pour se rapprocher de son père absent. Ils ont 14 ans et la vie devant eux. Le lien qu'ils tissent ce soir-là est de ceux dont on ne se défait jamais vraiment... et pourtant.

Des années plus tard, des événements les incitent à replonger dans leurs souvenirs. Chaque choix est déterminant. Charlie et Côme ont-ils fait les bons ? Et nous, qu'aurions-nous fait à leur place ?

À travers plusieurs époques, Isabelle Lagarrigue nous conte l'histoire d'un amour hors du commun. Un roman bouleversant sur le tourbillon de la vie et les choix qui nous façonnent.


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

C'est l'histoire d'un amour éternel et banal
Qui apporte chaque jour tout le bien, tout le mal
Avec l'heure où l'on s'enlace
Celle où l'on se dit adieu
Avec les soirées d'angoisse
Et les matins merveilleux

Les paroles de cette chanson italienne adaptée pour Dalida résume parfaitement le roman d'Isabelle Lagarrigue. Les violons. La voix de tragédienne. Tout y est.
(Ne vous y trompez pas, c'est un véritable coup de cœur !)

Charlie et Côme se rencontrent à un Nouvel An. Ils ont 14 ans, ne se connaissent pas, mais savent entendre ce cœur qui bat différemment. Pendant que leurs mères réveillonnent, ils regardent un film dans le grenier aménagé du garçon. Top Gun. Son sacerdoce et fil rouge de leur histoire. Mais quelle histoire ? Timidement, ils éprouvent un sentiment fort l'un pour l'autre. Entre de l'amitié et de l'amour. Déjà, le premier chapitre se referme le lendemain. Le deuxième ne s'ouvrira que l'année suivante. Même heure, même endroit.
Et c'est ainsi que Charlie, la Parisienne, monte en Bretagne et dans la chambre de Côme à chaque réveillon. Leur timidité s'estompe, leurs maladresses n'en sont plus, et un baiser est échangé. 
Coup de foudre ? Amour d'une vie ?

En tout cas la vie leur fait des sales coups. Les parents de Charlie divorcent et la voilà à New-York avec son père. Chacun vit sa vie de son côté de l'Atlantique. Ils gardent leurs rituels de se contacter pour leurs anniversaires et pour le premier de l'an. Toujours. Entre chaque message, une attente, des promesses. Et après ? Leur amour reste palpable mais aucun n'ose le saisir. 

C'est aussi l'histoire de l'adolescence, des choix que nous faisons, des choix qui nous sont imposés. L'histoire des premiers émois, des bouleversements intérieurs, des certitudes étiolées.

J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce roman, doux comme un bonbon avec, déjà, le goût de la nostalgie et du manque à venir. Remonter le temps depuis les années 90 jusqu'à nos jours était un très beau voyage, une belle exploration de cette génération que je connais bien pour en faire partie. 
La construction du roman est, quant à elle, particulière et tout à fait pertinente. Elle permet de prendre du recul, de s'interroger, de bouleverser nos certitudes de lecteurs.
Et la plume d'Isabelle Lagarrigue est juste, tendre et sensible.

C'est l'histoire d'un amour qui balaie tout sur son passage, des rires aux larmes. Une tempête d'émotions !

mercredi 11 juin 2025

Les vivants

Les vivants,

Ambre Chalumeau,
Ed. Stock, 2025


Mot de l'éditeur :

« Elle demande de répéter.
On demande toujours de répéter, alors qu’en fait on a très bien entendu.

Quelque part dans notre crâne, un globule blanc se lève et pète du coude la vitre à ne casser qu’en cas d’urgence, celle qu’on pensait ne jamais avoir à briser : on sait qu’on devrait déclencher un protocole spécial pour accueillir la nouvelle, sauf que personne n’a été briefé, les stagiaires sont incapables, en plus on est samedi soir les bureaux sont déserts, y’a bien les anciens qui sauraient quoi faire, les vieux neurones du fond là, paniqués en permanence, ils nous ont dit qu’un jour ça pouvait arriver mais on les écoute plus ils radotent tellement, et maintenant qu’on a besoin d’eux putain ils sont où ?

Et aussi simplement que ça, une nuit comme les autres devient un Début. »

Histoire du passage à l’âge adulte, histoire d’émotions contraires, Les Vivants est un premier roman à la sincérité désarmante où le drame et la comédie nous illuminent à chaque page.


Ma lecture : 

Trois bacheliers prometteurs reçus dans les écoles qu'ils désiraient, pour mener la vie qu'ils visaient. Diane, Cora et Simon, une amitié belle et rare. Et puis à la rentrée, celle de toutes les promesses, Simon tombe dans le coma.  

mercredi 26 mars 2025

Le téléphone carnivore

Le téléphone carnivore,

Jo Nesbo,
Ed. Gallimard,  2023


Mot de l'éditeur :

Un ado étrange, un autre qui disparaît, aspiré par le combiné d'une cabine téléphonique à l'orée de la forêt.
Qui pour croire une fable pareille, hormis la mystérieuse Karen.Et pourtant... Si le téléphone sonne, répondrez-vous à l'appel ?

Richard Elauved, quatorze ans et mal dans sa peau, est recueilli, après la mort de ses parents, par son oncle et sa tante dans une petite ville où il s’ennuie ferme, ne fréquentant que Tom, bègue et moqué de tous.
Le jour où ce dernier se volatilise, on accuse Richard de l’avoir poussé dans la rivière. Personne ne le croit quand il raconte que le téléphone de la cabine publique où il avait entraîné son camarade pour faire des blagues a dévoré l’oreille, puis la main, le bras et… le reste du corps de Tom.
Personne sauf l’énigmatique Karen, qui l’encourage à mener une investigation jugée superflue par la police. Envoyé en centre de redressement, Richard réussit à s’enfuir avec la complicité de jumeaux maléfiques et aboutit à un manoir abandonné dans la forêt, où se succèdent des phénomènes paranormaux qui semblent tous dirigés contre lui.
Avec Le téléphone carnivore, Jo Nesbø signe un premier roman d'horreur ambitieux et d'une remarquable efficacité.


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

Je n'avais jamais lu Jo Nesbo, mais cette couverture et ce titre ont attisé ma curiosité : Le téléphone carnivore. Ca en jette ! Cet auteur norvégien, plutôt habitué aux thrillers, livre là son premier roman d'épouvante.

Une ville américaine où rien ne se passe. Un enfant, Richard, catapulté là à vivre chez son oncle et  sa tante depuis le décès accidentel de ses parents. Et son seul ami, Tom, aspiré sous ses yeux par le téléphone situé à l'orée de la forêt. Ca sent les années 80. Ca sent l'encens de Stephen King, celui qui distille doucement se parfums jusqu'à vous étouffer.

Bref, il ne se passait rien à Ballantyne jusqu'à ce que Richard y pose ses valises. Et que les problèmes grouillent autour de lui. Plutôt désagréable avec ses camarades, il peine à s'intégrer et les rares personnes qu'il fréquente finissent par disparaître. Le voilà interné en hôpital psychiatrique où, là aussi, des choses étranges se déroulent sous ses yeux...

Ce serait cruel de vous en dire plus !
Mais j'ai beaucoup cette ambiance de petite ville américaine des années 80 aux effluves de Stephen King. L'horreur devient psychologique et la fin... La fin est vertigineuse ! A vous faire aspiré par un téléphone au fin fon d'une forêt !

Etes-vous prêts ?


mardi 25 février 2025

L'âge fragile

L'âge fragile,

Donatella Di Pietrantonio,
Ed. Albin Michel, 2025


Mot de l'éditeur :

Lucia, la narratrice, a toujours vécu dans le même village des Abruzzes, en Italie.
En pleine période de pandémie de Covid-19, sa fille Amanda, venue de Milan, passe tout son temps enfermée dans sa chambre. Outre la détresse de son enfant, Lucia doit faire face au crime dont elle a été témoin trente ans plus tôt et dont elle n'a jamais parlé.

Prix Strega 2024, prix Strega Giovani 2024.


Dealer : Librairie Gwalarn, Lannion


Ma lecture :

Mon mari m'a choisi ce roman, au hasard des étals d'une librairie bretonne. Lisant, malgré moi, peu de littérature étrangère, il avait peu de chance de faire fausse route.

Direction l'Italie, au cœur des montagnes et des forêts des Abruzzes. 
En plein Covid-19, Amanda revient chez sa mère, Lucia. La pandémie a fermé les universités et la jeune fille s'enferme dans sa chambre, dans un silence assourdissant. Mère et fille ne se comprennent pas, amputées de dialogue.
C'est dans cette pandémie que le père de Lucia lui fait don d'une terre abandonnée depuis trente ans, le camping familial. Trente ans... Elle repense alors à ce dernier été, là où le drame s'est produit. Tous les journaux en ont parlé : les Abruzzes ont été témoins d'une tragédie. Deux jeunes filles, en vacances au camping, ont été violées et tuées. L'amie de Lucia, Doralice, en a réchappé mais est revenue tout autre. Cet épisode aura mis fin à l'insouciance des étés, de l'adolescence et de l'amitié. La terre, si chère à Lucia, est-elle encore gorgée de ce sang ? Que va-t-elle faire de cette terre tachée dont elle hérite ?

Entre présent et passé, entre résiliences et non-dits, la nature a encore des secrets à murmurer. Elle est d'ailleurs très présente dans le roman. J'ai retenu une phrase qui, je pense, résonnera longtemps en moi : "La nature repousse sur les tragédies et les désastres."

L'autrice explore également les liens familiaux, si fragiles à tout âge. Lucia est restée sur les terres de son enfance pour ne pas abandonner son père vieillissant alors que sa fille s'est envolée pour Milan, loin d'elle et de sa protection.
L'écriture est belle, à demi-mots, se déroulant autour des souvenirs et d'une nature indomptable, sur l'oubli et l'inaltérabilité. 

Un roman fort qui a reçu les équivalents des Prix Goncourt et Goncourt des lycéens italiens.

lundi 6 janvier 2025

Le baiser du prodige

Le baiser du prodige,

Philippe Brieallard,
Autoédition, 2024


Mot de l'éditeur :

À quatorze ans, Hugo est un prodige du piano. Malheureusement, les adolescents ne sont pas tendres avec leurs semblables, surtout lorsqu'ils sont passionnés par les arts. Aussi, le jeune garçon s'isole, et mène une vie de reclus. Lorsqu'il croise la route de Monsieur Raymond, vieil esthète passionné comme lui de piano et d'impressionnisme, sa vie bascule. Une improbable amitié naît entre ces deux êtres que tout oppose. Pourtant, Hugo découvre bientôt que son ami cache de sombres secrets... Le jeune pianiste va-t-il lui tourner le dos, ou le suivre dans un univers inconnu, où la morale n'a plus sa place ? Dans Le Baiser du Prodige, Philippe Brieallard compose un roman tout en intensité, dont les héros allient grâce artistique et duplicité.


Dealer : SP de l'auteur, Philippe Brieallard


Ma lecture : 

Il y a quelques semaines, j'ai reçu une invitation de Philippe Brieallard à lire son premier roman, Le baiser du prodige. En ce moment, lui ai-je répondu, je réponds rarement favorablement par manque de temps mais son accroche m'a...accrochée. 

"Quel rapport peut-il y avoir entre un baiser et un jeune prodige du piano ?"

lundi 23 décembre 2024

Secret Santa

Secret Santa,

Sophie Jomain,
Ed. Auzou, 2024


Mot de l'éditeur :

Quand on vient d'une famille comme la mienne, on a tout pour être heureux.
La liberté, les voyages, l'argent... J'ai un appart que j'adore, la meilleure coloc du monde et je peux faire les études que je veux... mais il me manque l'essentiel : l'envie.
Je crois que je vais tout plaquer.
Pour quoi ? Pour qui ?
Je ne sais pas encore et c'est peut-être çà le pire.
Mais cette asso pour les étudiants moins chanceux que moi, dans laquelle j'ai accepté de travailler tout le mois de décembre, pourrait bien changer la donne.
Là-bas, je vais devoir organiser le meilleur Secret Santa de toute ma vie, et faire comprendre au mystérieux Romeo, que ses yeux dans les miens, sera notre plus beau cadeau.


Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

J'avais lu "Un coeur pour Noël", de Sophie Jomain et j'avais été enchantée par ce principe de roman de l'Avent : décacheter puis lire un seul chapitre par jour, du 1er au 24 Décembre. J'ai donc craqué, sans hésiter, pour celui-ci cette année...

jeudi 30 mai 2024

Billie Pretty a disparu

Billie Pretty a disparu,

Sophie Astrabie,
Ed. Flammarion, 2023


Mot de l'éditeur :

Depuis qu'elle est enfant, Billie est élevée dans une petite ville de province par Marcel, son grand-père. C'est dans ce milieu modeste où chaque centime compte, où les distractions sont rares, qu'elle grandit. Un jour d'été comme les autres, dans l'escalier de son immeuble, Billie rencontre Maxime. Avec lui, elle découvre l'amitié, la confiance et l'amour. Ils vont se perdre, se retrouver, se perdre encore... C'est l'histoire de deux êtres qui s'aiment depuis l'enfance, mais pas en même temps. C'est l'histoire d'une petite fille qui croit en sa légende personnelle même après que celle-ci s'est effondrée. C'est l'histoire de Billie, qui va tout faire pour exister.


Ma lecture :

Cela fait des mois que je vois ce roman passer sur les réseaux, avec son titre intrigant. J'avais envie d'un roman court et léger : j'ai découvert Sophie Astrabie. Et...

mardi 9 avril 2024

Triste tigre

Triste tigre,

Neige Sinno,
Ed. P.O.L, 2023


Mot de l'éditeur :

« Il disait qu’il m’aimait. Il disait que c’est pour pouvoir exprimer cet amour qu’il me faisait ce qu’il me faisait, il disait que son souhait le plus cher était que je l’aime en retour. Il disait que s’il avait commencé à s’approcher de moi de cette manière, à me toucher, me caresser c’est parce qu’il avait besoin d’un contact plus étroit avec moi, parce que je refusais de me montrer douce, parce que je ne lui disais pas que je l’aimais. Ensuite, il me punissait de mon indifférence à son égard par des actes sexuels. »


Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

La lecture de Triste tigre n'est pas un long fleuve tranquille, loin de là. Et impossible de se cacher derrière le mot roman car ce n'en est pas un. L'autrice dégaine et offre son "Je" pour raconter et analyser l'inadmissible.

jeudi 4 avril 2024

Cinq cœurs en sursis

Cinq cœurs en sursis,

Laure Manel,
Ed. Michel Lafon, 2024


Mot de l'éditeur :


Ils sont cinq membres d'une même famille. Ils sont fille, fils, mari, mère et sœur de Catherine.
C'est une famille comme les autres. C'était une famille (comme les autres)... jusqu'à ce que l'arrestation de Catherine bouleverse tout.

Que devient une famille après l'irréparable ?


Dealer : Les passagers du livre, Landerneau


Ma lecture :


Après avoir adoré son roman sur Ouessant, Ce que disent les silences, j'étais ravie de découvrir le nouvel opus de Laure Manel. 

jeudi 29 février 2024

Dans la maison d'été

Dans la maison d'été,

Karine Reysset,
Ed. Flammarion, 2024


Mot de l'éditeur :

"Si nous avons eu notre part de malheurs, nous avons aussi connu des jours de partage, d'épiphanie et de joie, touché du bout des doigts la grâce et le bonheur, d'une manière qui n'appartient qu'à nous." La maison d'été, c'est la villa balnéaire qu'Albert et Rose achètent à l'automne 1980. Pendant plus de quarante ans, parents, enfants, petits-enfants vont s'y croiser, s'y succéder, y séjourner parfois pour quelques jours, parfois au long cours. Au fil des saisons, au gré des marées, quatre générations vont s'aimer, se déchirer, danser, rire et pleurer. Naissances, fêtes et anniversaires, premières fois, deuils, petits et grands événements de la vie jalonnent cette ample fresque romanesque qui retrace l'histoire d'une famille française de la fin du XXᵉ siècle à nos jours.


Dealer : SP de Karine Reysset


Ma lecture :

Les Hortensias, la maison de la famille Reiss est à vendre. Mamirose l'avait achetée avec Papibleu en 1980. Depuis, sur une quarantaine d'années, une floppée de parents et d'enfants ont exprimé leurs émois, des robes blanches aux robes noirs, des ventres pleins aux ventres vides. 

lundi 19 février 2024

Chroniques de l'asphalte

Chroniques de l'asphalte,

Samuel Benchetrit,
Ed. Grasset, 2023


Mot de l'éditeur :

Douze ans après le dernier tome des Chroniques de l'Asphalte, nous retrouvons la bande de copains vivant dans une cité HLM au milieu des années 80. Les voici ici confrontés à l'art sous toutes ses formes : émerveillés, obsédés et influencés par la culture, encore omniprésente dans les quartiers à cette époque.

Au fil des chroniques, nous suivons Karim, Daniel, Dédé, Samuel et les autres, à la représentation d'un spectacle de danse contemporaine, au tournage du clip "l'Aziza" de Daniel Balavoine, au premier one man show de Smaïn...

L'un essaie d'apprendre un poème de Verlaine grâce à une drôle de méthode ; un autre, à la voix de crécelle, de séduire une fille qui n'aime que le chanteur de U2 Bono ; un autre, de regarder Canal+ sans décodeur ; un autre de devenir Rasta après avoir été Skinhead... Les photo-clubs sont ouverts, les salles de cinéma pleines, le bicentenaire de la révolution va être fêté, on joue à L'agence tout risque dans les caves, les casses de voitures et les parkings, les mères regardent Véronique et Davina à la télé pour faire du sport, les pères regardent aussi, sans faire de sport.

Il y a celui qui rate le film du dimanche soir pour se débarrasser de cendres encombrantes, celui qui a failli mourir le jour où Coluche est mort... Et cette question fondamentale : Qui est le mieux coiffé, de Jean-Pierre Foucault et de Patrick Sabatier ? Peut-être Michel Drucker !


Dealer : Seconde main


Ma lecture :

J'ai découvert Samuel Benchetrit en 2001 avec la pièce Comédie sur un quai de gare que j'ai pu voir jouer au théâtre Hébertot avec les Trintignant père et fille et Patrick Lizana. C'était à la fois drôle, tendre et poétique.

Presque un quart de siècle plus tard, l'auteur n'a rien perdu de son humour tendre et poétique. Dans ses Chroniques de l'asphalte dont je viens de lire le quatrième tome, il revient sur son enfance en banlieue. Tours HLM, copains dans le hall, le collège, les cours de photos, le pressing, la décharge, la télé, ... Il dresse le portrait des figures du quartier qui ont marqué son enfance, comme Abdelkrim qui n'a finalement pas joué dans le clip de Balavoine ; Dédé devenu fou à force de regarder Canal + en crypté ; Gus, Jacky et Boban qui jouent à K-2000, L'agence tous risques ou Mac Gyver, ... En bon dramaturge, il offre un rôle, une nouvelle à chacun.
Bref, une farandole de personnages, de situations, de drames, de quotidiens, de poésie, de tendresse et d'humour. J'ai beaucoup aimé sa plume, fidèle à lui-même, légère et pourtant vive, avec son air de ne pas y toucher, lui, ce véritable touche à tout. Sa voix a des airs de Petit Nicolas, sûrement pour le côté tendre de l'enfance, même si elle n'était pas si tendre que cela, mais parfois cruelle. 

Bref, c'était un plaisir de revenir dans cette cité des années 80 aux couleurs, aux codes et à la culture pop de l'époque. Un voyage dans le temps avec Samuel Benchetrit aux commandes de la DeLorean !

mardi 9 janvier 2024

Vers les lueurs

Vers les lueurs,

Juliette Adam,
Ed. Flammarion, 2024


Mot de l'éditeur :

Ils sont cinq. Léo, Alice, Stephan, Camille et Sarah.
Aïcha les accueille dans sa maison à l'abri des grands arbres, le temps de mettre en pause leur vie cabossée et de se reconstruire. Très vite, ils vont s'apprivoiser, s'aider, se séduire. Mais lorsque le monde extérieur vient brutalement se rappeler à eux, l'harmonie du groupe est menacée et de lourds secrets refont surface...
Un roman choral d'amitié, d'amour et de résilience, porté par l'écriture intense de Juliette Adam.


Dealer : SP de Juliette Adam


Ma lecture :

Je commence l'année avec la lettre A, comme Juliette Adam et son nouveau roman, plutôt young adult, Vers les lueurs. 

lundi 13 novembre 2023

Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Toute la lumière que nous ne pouvons voir,

Anthony Doerr,
Ed. Albin Michel, 2015


Mot de l'éditeur :

Phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.
En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde.


Dealer : Ma PAL


Ma lecture :

Ce roman traînait depuis longtemps dans mes étagères jusqu'à ce que la mini-série annoncée sur Netflix précipite ma lecture. 

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