Affichage des articles dont le libellé est terrorisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est terrorisme. Afficher tous les articles

mardi 21 juin 2022

Demain les chats

Demain les chats,

Bernard Werber,
Ed. Albin Michel, 2016


Mot de l'éditeur :

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la releve de la civilisation humaine.


Dealer : Avec l'auteur au Salon du Livre de Vannes, 2022


Ma lecture :

Il y a quelques années, jadis ou bien naguère, j'avais lu et adoré la pentalogie du ciel (Les Thanatonautes et Nous les dieux) de Bernard Werber. Récemment, un peu plus tôt qu'hier, j'ai réitéré l'expérience avec Les fourmis mais elle n'a guère été concluante. La venue de l'auteur au salon Livr'àVannes m'a pousssée à tenter la trilogie des chats qui s'ouvre par Demain les chats.  

Le narrateur de ce roman est un chat, et le point de vue est donc celui d'un chat. D'un chaton qui découvre le monde, le sien et celui des humains. Au début il s'étonne de sa servante (oui, j'ai bien écrit, comme Bernard Werber, servante, et non maîtresse) qui passe beaucoup de temps assise dans le canapé à regarder un rectangle noir fixé au mur. Celui-ci diffuse des images de guerre que Bastet, la chatte-narrateur, a déjà vues dehors. Pourquoi les humains s'entretuent-ils ? Et elle a beau ronronner et se concentrer sur l'émission de ses vibrations, sa servante ne la comprend pas, pas plus que le poisson rouge dans son bocal. Il faudra attendre sa rencontre avec Pyhagore, le siamois des voisins équipé d'une mémoire reliée à Internet, pour comprendre le monde et l'univers qui l'entoure. En parallèle à l'initiation de Bastet, la guerre des humains prend une tournure post-apocalytique et des hordes de rats se ruent sur les humains et les autres animaux. Ne survivent bientôt que quelques spécimens qui vont tenter de s'allier, de survivre, et faire barrage contre ces rats...

J'ai adoré le point de vue adopté par l'auteur. Un chaton qui découvre le monde des humains et des relations inter (et intra) espèces est tout à fait intéressant et Bernard Werber, comme à son habitude, amène des réflexions philosophiques fantastiques. Le savoir relatif et absolu d'Edmond Wells (dans ses précédents romans) est ici transmis par le chat de laboratoire Pythagore : cette idée est, elle aussi, tout à fait fascinante !

Je lis souvent avec mon chaton ronronnant sur mes genoux, et cette histoire de ronrons m'a presque fait frissonner. Je regarde, à mon tour, mon chat différemment ! J'en ai presque peur, c'est vous dire !
Demain les chats est franchement un coup de cœur et même si je ne lirai la suite demain, j'ai hâte de découvrir les autres opus de la trilogie !

jeudi 20 février 2020

Le lambeau

Le lambeau,

Philippe Lançon,
Ed. Gallimard, 2018


Mot de l'éditeur :

Lambeau, subst. masc.
1. Morceau d'étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l'amputation d'un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l'amputation qu'à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu'une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).
(Définitions extraites du Trésor de la Langue Française). 



Ma lecture :

La semaine dernière, j'ai candidaté pour faire partie du Jury du Prix du Livre France Inter. Cette année, Philippe Lançon préside le Jury, alors en bonne élève, et ne le connaissant pas, j'ai voulu lire un de ses romans.

mardi 19 décembre 2017

S'enfuir







s'enfuir récit d'un otage Tchétchénie Nazran Ingouchie ONG Christophe André Guy Delisle Dargaud BD Coup de coeur avis critique chronique blogS'enfuir :

Récit d'un otage

Guy Delisle,
Ed. Dargaud, 2016


Mot de l'éditeur :

En 1997, alors qu'il est responsable d'une ONG médicale dans le Caucase, Christophe André a vu sa vie basculer du jour au lendemain après avoir été enlevé en pleine nuit et emmené, cagoule sur la tête, vers une destination inconnue. Guy Delisle l'a rencontré des années plus tard et a recueilli le récit de sa captivité – un enfer qui a duré 111 jours. Que peut-il se passer dans la tête d'un otage lorsque tout espoir de libération semble évanoui ? Un ouvrage déchirant, par l'auteur de "Pyongyang", de "Shenzhen", de "Chroniques birmanes" et de "Chroniques de Jérusalem".


Dealer : Bibliothèque de Saint-Pol-de-Léon


jeudi 14 décembre 2017

L'appel

 

 

 

l'appel BD Galandon Mermoux Glénat Syrie djihad radicalisation avis critique chronique blog

L'appel,

Galandon & Mermoux,
Ed. Glénat, 2016


Mot de l'éditeur :

Pour Cécile, mère célibataire, ce devait être un matin comme les autres. Sauf que Benoît, son fils, n'est pas là. À sa place, un message vidéo dans lequel il annonce être parti faire le Djihad en Syrie auprès de ses « frères » de l'État Islamique. Il lui dit qu'il est heureux, qu'elle n'a pas à s'inquiéter. Il promet de l'appeler... Cécile est sous le choc, elle n'a rien vu venir. Elle a besoin de comprendre : comment son fils, qui n'était même pas croyant, a-t-il pu se radicaliser aussi vite ? Qui sont les responsables ? Et pourquoi ne s'est-elle rendue compte de rien ? Interrogeant ses amis, ses connaissances, elle part en quête du moindre indice. Mais le soir, seule, chez elle, ne reste que le silence de l'attente. Les yeux rivés sur son téléphone, elle attend son appel. Celui qui lui redonnera peut-être espoir.Fiction d'un réalisme social saisissant, L'Appel est à la fois un roman graphique sur la radicalisation des jeunes, et un récit sur l'incompréhension : celle d'une mère face aux choix de son fils, qui fait écho à celle de notre société face à ce phénomène qui la frappe en son cœur.


Dealer : Bibliothèque de Saint-Pol-de-Léon

mardi 31 octobre 2017

Le livre que je ne voulais pas écrire








le livre que je ne voulais pas écrire Erwan Larher Quidam 2017 Bataclan 13 Novembre 2015 attentat terrorisme avis chronique critique témoignage blog

Le livre que je ne voulais pas écrire,

Erwan Larher,
Ed. Quidam, 2017


Mot de l'éditeur :

Je suis romancier. J'invente des histoires. Des intrigues. Des personnages. Et, je l'espère, une langue. Pour dire et questionner le monde, l'humain. Il m'est arrivé une mésaventure, qui est une tuile pour le romancier qui partage ma vie : je me suis trouvé un soir parisien de novembre au mauvais endroit au mauvais moment ; donc lui aussi.
Erwan Larher écrit à la main, ce qui lui laisse peu de temps pour faire autre chose de sa vie. 




Dealer : Prêté :)
 

vendredi 12 mai 2017

Coquelicots d'Irak






 

Coquelicots d'Irak,
Brigitte Findakly & Lewis Trondheim,
Ed. L'Association, 2016


Mot de l'éditeur :
Lewis Trondheim et Brigitte Findakly forment en bande dessinée comme à la ville un duo depuis de nombreuses années. Si la bibliographie pléthorique de Lewis Trondheim n'a plus de secret pour personne, celle de Brigitte Findakly, son épouse et coloriste, quoique toute aussi importante, reste pourtant moins connue. De Pif Gadget, à ses débuts, au Chat du Rabbin, des Formidables aventures de Lapinot au Retour à la terre, on lui doit la mise en couleurs d'une centaine d'albums. Avec ce livre à quatre mains, pré-publié en partie dans "Les strips de la matinale" du Monde, Lewis Trondheim délaisse pour la première fois les animaux anthropomorphisés pour raconter l'histoire de celle qui partage sa vie, née en Irak, d'un père irakien et d'une mère française à l'orée des années 1960. Coquelicots d'Irak retrace son enfance passée à Mossoul, ville du nord de l'Irak, à une époque où, bien avant l'arrivée au pouvoir de Saddam Hussein, se succèdent coups d'Etat et dictatures militaires. Déroulant le fil de ses souvenirs, on découvre alors une vie de famille affectée par les aberrations de la dictature et leurs répercussions sur la vie quotidienne, jusqu'à un inéluctable exil vers la France au début des années 1970. Une arrivée en France elle aussi difficile, une expérience migratoire faite de difficultés administratives, sociales et culturelles. Dans ce récit qui prend pour toile de fond une triste actualité, Lewis Trondheim et Brigitte Findakly brossent en saynètes percutantes et sans ambages, mais pas moins sensibles pour autant, la trajectoire singulière de la coloriste qui, pour la première fois, occupe le premier rôle dans un livre. Ponctué de photos et de parenthèses sur les coutumes, la culture irakienne et les souvenirs de l'Irak de Brigitte Findakly, on partage avec elle la nostalgie de ceux qui ont laissé derrière eux leur pays d'origine, et les liens fugaces qui subsistent, tout à l'image des coquelicots devenus si fragiles une fois déracinés. 



Dealer : Bibliothèque de Saint-Pol-de-Léon

jeudi 4 mai 2017

Avant la haine






Avant la haine,
Thierry Cohen,
Ed. Flammarion, 2015


Mot de l'éditeur :
- Cette fois, nous sommes parvenus à parler de ces évènements sans trop nous emporter. Il faudra veiller à ce qu il en soit toujours ainsi.
- Inchallah.
- Non, laisse Dieu en dehors de tout ça. Cela dépend de notre seule volonté.
Deux enfants, un juif, un musulman, deviennent amis.
Ils grandissent, apprennent, se découvrent, s'intègrent. Ils ont des rêves, des espoirs, des luttes communes. Des amours aussi.
Puis apparaissent les fissures, naissent les désaccords, s'expriment les ressentiments, s'insinue la violence.
Jusqu'où ?
Jusqu'à la haine ?
Avant, Raphaël et Mounir se voyaient comme des frères.
Peuvent-ils renouer avec l'amitié dont ils étaient si fiers... ou bien est-il déjà trop tard ?




Dealer : Bibliothèque de Sibiril

samedi 4 mars 2017

Guérilla Social Club

Guérilla Social Club,
Marc Fernandez,
Ed. Préludes,  2017


Mot de l'éditeur :
Deux hommes disparaissent à Madrid. Un autre à Paris et une femme à Buenos Aires. Chaque fois, le même scénario : les victimes sont enlevées et leur cadavre retrouvé mutilé. Toutes ont aussi un passé commun : leur combat contre les dictatures d’Amérique latine dans les années 1970 et 1980.
Parmi ces disparus figure l’un des amis du journaliste madrilène Diego Martín. Il décide de se pencher sur cette affaire pour son émission de radio, aidé par la détective Ana Durán, sa complice de toujours, et par l’avocate Isabel Ferrer.
Une enquête de tous les dangers qui va les mener de l’Espagne à l’Argentine en passant par le Chili, et les obliger à se confronter aux fantômes de l’Histoire. Ce qu’ils découvriront fait froid dans le dos, car, quarante ans après l’opération Condor, le rapace continue de voler.
L’auteur de l’acclamé Mala Vida, finaliste du Grand Prix des lectrices de Elle, revient avec un nouvel opus, plus haletant que jamais, à cheval entre l’Europe et l’Amérique latine, où le passé vient frapper à la porte d’anciens guérilleros… Ennemis un jour, ennemis toujours.




Dealer : SP Préludes, merci pour cette surprise dédicacée :)


vendredi 2 décembre 2016

Mon Bataclan

Mon Bataclan,
Fred Dewilde,
Ed. Lemieux, 2016


Mot de l'éditeur :
Deux mains qui se tiennent du bout des doigts dans la pénombre. Baignant dans le sang des autres, Fred et celle qu'il prénomme Elisa. Nous sommes le 13 novembre 2015, dans la fosse du Bataclan. Ils étaient venus pour le concert des Eagles of Death Metal, mais l'ambiance bascule soudainement dans une tragédie historique. Deux heures durant, leur vie ne tient qu'à un fil. Fred s'emploie à réconforter sa jeune voisine blessée à la jambe. Le récit de l'après-attentat témoigne de façon bouleversante, mais toujours digne, de sa vie en mille morceaux qu'il lui faut reconstituer comme un puzzle. Durant des mois, Fred a l'impression étouffante d'être encore prisonnier du Bataclan. Graphiste professionnel, il reprend peu à peu le crayon et le fil de ses idées. Il raconte ses amis rescapés, les réactions de sa famille, l'indicible, ses phobies et ses sentiments intimes de survivant, ses relations avec la police, la justice et sa psy, le jour où il a été reconnu victime, son retour difficile au travail, son enfance en banlieue sensible et le mouvement salafiste, sa tolérance, ses convictions politiques et ses passions rock. Fred Dewilde avec son envie de dessiner, de témoigner et de faire récit, démontre aussi que l'on peut résister à l'horreur, et sortir définitivement du Bataclan.


Dealer : Envoyé par les Editions Lemieux

mardi 25 octobre 2016

Groom


Groom,
Collectif
Dupuis, Spirou, 2016



Mot de l'éditeur :
Revue de l’actualité 2015Découvrez ou redécouvrez des événements aussi marquants que la crise ukrainienne, la COP 21 ou les attentats de Paris, mais aussi des faits culturels et sportifs, tour à tour étonnants, drôles ou touchants !
Avec Nob, Lupano, Munuera, Cauuet, Alfred, Boulet, Yoann et Vehlmann, Zidrou, Janry...


Dealer : Maison de la Presse

jeudi 29 septembre 2016

L'insouciance




Au cœur de la Rentrée Littéraire




L'insouciance,
Karine Tuil,
Ed. Gallimard, 2016


Mot de l'éditeur :
En 2009, de retour d'Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes au cours d'une embuscade tendue par les talibans, le lieutenant Romain Roller souffre d'un syndrome de stress post-traumatique. Durant le sas de fin de mission qui a lieu sur l'île chypriote de Paphos, il a une liaison passionnée avec une jeune journaliste et romancière, Marion Decker. Il revoit également Osman Diboula, un ancien éducateur social, fils d'immigrés ivoiriens, qu'il a connu pendant son enfance à Clichy-sous-Bois, et devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité montante de la vie politique française. Le retour en France de Roller auprès de sa femme et de son fils se passe mal. Seule sa liaison avec Marion Decker parvient à le sortir de sa torpeur, jusqu'à ce qu'il apprenne qu'elle est mariée à l'un des plus grands chefs d'entreprise français, le flamboyant François Vély, fils d'un ancien ministre juif ayant participé à la résistance dans le maquis de l'Yonne. Grand patron de presse, François Vély est un homme d'influence. Mais à la veille d'une importante fusion avec une société américaine, il pose pour un magazine sur une oeuvre d'art représentant une femme noire et il est accusé de racisme. Son empire est ébranlé par ce scandale, qui inonde les réseaux sociaux. Osman Diboula va prendre sa défense, bien qu'il soit lui-même récemment tombé en disgrâce aux yeux du Président de la république, qui l'a écarté brutalement de ses proches conseillers. Le destin de ces trois hommes se trouve alors inextricablement lié… Roman sur l'épreuve et les pièges de l'assignation identitaire, L'insouciance est également une réflexion sur la guerre politique, sociale, et les possibilités de la reconstruction. Ce récit puissant, remarquablement construit, aborde les questions d'actualité les plus brûlantes (racisme anti-noir, campagne de calomnie sur le net, terrorisme religieux) avec beaucoup d'intelligence et d'originalité. Les personnages se retrouvent confrontés à des passions ou des difficultés qui menacent de les emporter et traduisent ce sentiment d'insécurité qui marque désormais la fin d'une certaine insouciance dans notre pays.



Dealer : Sélection Jury Prix Landerneau


mardi 20 septembre 2016

Continuer

Au cœur de la Rentrée Littéraire 



continuer Mauvignier sélection prix landerneau rentrée littéraire 2016 avis critique chronique

Continuer,

Laurent Mauvignier,
Les Editions de Minuit, 2016


Mot de l'éditeur :
Sibylle, à qui la jeunesse promettait un avenir brillant, a vu sa vie se défaire sous ses yeux. Comment en est-elle arrivée là ? Comment a-t-elle pu laisser passer sa vie sans elle ? Si elle pense avoir tout raté jusqu'à aujourd'hui, elle est décidée à empêcher son fils, Samuel, de sombrer sans rien tenter. Elle a ce projet fou de partir plusieurs mois avec lui à cheval dans les montagnes du Kirghizistan, afin de sauver ce fils qu'elle perd chaque jour davantage, et pour retrouver, peut-être, le fil de sa propre histoire.


Dealer : Sélection Jury Prix Landerneau


vendredi 22 juillet 2016

Vous n'aurez pas ma haine

Vous n'aurez pas ma haine,
Antoine Leiris,
Ed. Fayard, 2016



Mot de l'éditeur :
Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n’a qu’une arme : sa plume.
À l’image de la lueur d’espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n’aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment,
malgré tout, la vie doit continuer.
C’est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu’il nous offre. Un témoignage bouleversant.




Dealer : Bibliothèque de Saint-Pol-de-Léon

lundi 4 juillet 2016

Au nom de quoi








au nom de quoi Dorian Meune Attentats 13 Novembre 2015 Bataclan Eagles of Death Metal roman avis chronique critique blog littéraire
Au nom de quoi,
Dorian Meune,
Auto-édition
Imprimé par Amazon


Mot de l'éditeur :
Abigaëlle, Philippe, Sofiane, Bastien, Léopold. Margot, Daphné, Théo, Lucas, et Romane. Le 13 novembre 2015, tous verront leur vie basculer au Bataclan. Les personnages de cette histoire sont fictifs. Imaginés, inventés. Tels peut-être qu’ils ont habité vos pensées, car ils sont nous tous. Ce texte est un roman, mais c’est avant tout un hommage à toutes les victimes de ce jour-là. Celles qui n'ont pas survécu, celles qui luttent aujourd'hui pour continuer simplement à vivre. Au nom de quoi n'est pas un témoignage. Ou plutôt si, c'est celui de la plus intolérable des réalités. La moitié des bénéfices tirés de ce roman sera reversée à une association œuvrant en faveur des victimes du terrorisme.


Dealer : Partenariat avec Dorian Meune


lundi 14 décembre 2015

Dans la peau d'une djihadiste



Dans la peau d'une djihadiste,
Anna Erelle,
Ed. Laffont, 2015


Mot de l'éditeur :
Convertie à l'islam, Mélodie rencontre sur les réseaux sociaux le chef français d'une brigade islamique. Amoureux d'elle au point de la demander en mariage, il l'appelle jour et nuit et l'exhorte à rallier son combat en Syrie. De "chat" Facebook en conversations Skype, la jeune femme se laisse tenter et prépare secrètement son départ.
Derrière le profil de "Mélodie" se cache en fait la reporter Anna Erelle, spécialiste de la propagande numérique, l'une des armes les plus redoutables de l'Etat islamique. Pendant un mois, elle s'est immiscée dans la peau de l'une de ces jeunes Européennes qui, chaque semaine, sont plus nombreuses à se laisser embrigader par le "djihad 2.0".
Une enquête loin d'être sans risque, car duper un terroriste a un prix...


"Aussi éclairant que dérangeant, son livre est un exercice de schizophrénie maîtrisée." LIRE
"De sa vie de clandestine pendant un an, la reporter a fait un livre, qui raconte tout dans les moindres détails. Il se lit comme un thriller." PARIS MATCH



Ma lecture :
Publiée en 2015, cette enquête aura eu, cette année, de sinistres échos... Et c'est d'ailleurs pour ces échos que j'ai tenu à le lire. Anna Erelle, grand reporter, crée un personnage, une jeune femme française, fragile, convertie à l'Islam, Mélodie. Plusieurs fois par jour, elle endosse le niqab et devient, de façon troublante, cette Mélodie. Par le biais des réseaux sociaux (Facebook et Skype), elle rencontre virtuellement Bilel, Français de Syrie, très haut placé dans la hiérarchie de l'Etat Islamique. Mélodie apprend à la connaître, et il lui promet vite le mariage et lui implore de la rejoindre en Syrie faire son djihad et vivre sa nouvelle vie de femme d'Emir. Mélodie n'existe pas, elle est jouée par Anna. Mais le jeu devient vite dangereux...
Pire qu'un thriller, on suit la vie clandestine d'Anna, les dangers qui la menacent, son travail de journaliste, ...Une enquête palpitante au cœur des réseaux islamiques.

lundi 30 novembre 2015

Le piège Daech : L'Etat islamique ou le retour de l'Histoire

Le piège Daech : L'Etat islamique ou le retour de l'Histoire, Luizard
Le piège Daech : L'Etat islamique ou le retour de l'Histoire,
Jean-Pierre Luizard,
Ed. La découverte, 2015


Mot de l'éditeur :
Le groupe État islamique, inconnu il y a encore quelques mois, a fait une entrée fracassante et sanguinaire dans l'actualité internationale. Profitant des crises en chaîne qui secouent l'Irak et la Syrie, " Daech " a pris le contrôle d'une vaste région et dispose aujourd'hui de gigantesques ressources financières. Sa volonté de construire un État le distingue nettement d'Al-Qaïda. Rompant avec nombre de commentaires à chaud, l'historien Pierre-Jean Luizard, grand spécialiste de la région, essaie de comprendre les succès de l'État islamique, dans le contexte de déliquescence des États de la région, notamment l'Irak et la Syrie. Il met au jour des logiques moins visibles, locales autant que mondiales, sociales autant que religieuses, dont les racines remontent au début du siècle dernier, à l'époque où l'Europe dessinait les frontières actuelles du Moyen-Orient. Dans cet essai qui fait dialoguer l'actualité immédiate et la grande Histoire, l'auteur explique pourquoi nous sommes aujourd'hui tombés dans le "piège Daech ".


Dealer : Bibliothèque de Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :
Suite aux attentats du 13 Novembre dernier, j'ai eu envie d'en savoir plus sur l'Etat islamique. On a tous été choqués, émus, certains ont perdu des proches, je crois qu'il est important de comprendre comment on en est arrivés là.
Je me suis procuré trois ouvrages : celui-ci (Le Piège Daech) ; Dans la peau d'une djihadiste de Erelle ; L'Attentat de Khadra. J'ai réservé les deux premiers à la bibliothèque, car au moment des attentats,  ils étaient empruntés : les lecteurs concernés ont dû être sous le choc de lire ces ouvrages et de voir les images en direct, c'est très troublant. Bref.
J'ai commencé par cet essai de Jean-Pierre Luizard (écriture achevée à l'aube des attentats de Charlie Hebdo), premier essai de géo-politique que je lis de ma vie je crois. Et l'expérience a été difficile, car je le reconnais, je n'ai aucune culture en géo-politique. Ceci dit, j'ai voulu lire ce livre pour y remédier. L'auteur est bien documenté et maîtrise bien son sujet, son style est pédagogue, objectif. J'ai appris pas mal de choses, même si mes lacunes ont quand même peiné ma lecture et ma compréhension plus précise. Ce que j'ai retenu, c'est que l'Histoire occidentale (14-18 ; 39-45 ; ...) n'a cessé de couper et redécouper plus ou moins arbitrairement ces régions du Moyen-Orient et que les notions d'état, de nation n'ont jamais pu clairement s'exprimer. Et sur cette base meurtrie et souvent humiliée par l'Occident, certains groupes, dont Etat Islamique, ont facilement pu faire main mise sur des populations. Comment est né Daech ? Voilà le sujet de cet essai.
Essai que je juge important de lire pour comprendre, un temps soit peu, le monde avec lequel nous devons dorénavant composer.

mardi 27 octobre 2015

La nuit de Bombay






La nuit de Bombay,
Michèle Fitoussi,
Ed. Fayard / Versilio, 2014


Mot de l'éditeur :
« Tu verras, l'Inde est un pays imprévisible. »
Ces mots sont les derniers que Michèle Fitoussi entend prononcer par son amie Loumia Hiridjee, le 26 novembre 2008. Quelques heures plus tard, Bombay est paralysée par une série d'attentats d'une violence sans précédent, un massacre qui fait 165 morts et plus de 300 blessés. 

Loumia et son mari Mourad comptent parmi les premières victimes. 
Ce livre retrace l'histoire de destins qui n'auraient jamais dû se croiser. Celui de la lumineuse Loumia Hiridjee, créatrice avec sa sœur Shama de la marque de lingerie Princesse tam.tam ; ceux de dix terroristes pakistanais venus semer la mort en martyrs. 
Après deux ans d'enquête sur les traces de Loumia, Michèle Fitoussi rapporte un récit dense et
bouleversant, qui se dévore comme un roman à suspense.

 Michèle Fitoussi a été longtemps éditorialiste et grand reporter au magazine ELLE. Elle est l'auteur de nombreux romans, essais, documents, couronnés en France et à l'étranger. Elle écrit aussi pour la télévision et le théâtre. 




Dealer : Bibliothèque de Saint-Pol-de-Léon



Ma lecture :
Cela faisait quelques années que je n'avais pas lu Michèle Fitoussi, pour tout vous dire, depuis qu'elle n'écrit plus ses billets d'humeur dans Le Télégramme, je l'avais un peu oubliée. J'ai trouvé ce récit, La nuit de Bombay dans les nouveautés de la Médiathèque : c'est un peu comme tomber sur une vieille amie au détour d'une rue.
Bref, La nuit de Bombay est l'histoire de Loumia et Mourad, les fondateurs de la marque de lingerie Princesse tam.tam qui ont péri dans les attentats qui ont secoué la ville le 26 novembre 2008. Michèle Fitoussi avait brièvement rencontré la créatrice à Paris, et cette dernière, toujours enthousiaste, l'avait vite invitée à la rejoindre en Inde où elle vivait depuis quelques années. En novembre 2008, elle est en Inde pour le retrouver. C'est aussi l'histoire d'une amitié avortée entre les deux femmes si différentes, si identiques.
Michèle Fitoussi revêt ici sa casquette de grand reporter et mène une enquête pour, d'abord, savoir qui était la discrète et excentrique Loumia Hiridjeee, créatrice de l'une des plus grandes marques de lingerie françaises. Puis de comprendre l'incompréhensible, son destin tragique dans un restaurant de Bombay. L'auteur essaie de retranscrire ses dernières heures de plusieurs points de vue : le sien, celui de Loumia, celui de ses proches, et celui des terroristes. Elle essaie de mêler ses destins qui n'auraient pas dû se croiser.
Ce récit est ficelé comme un thriller dont on connait déjà la funeste issue, mais les péripéties parviennent à nous émouvoir.
Mais je crois que c'est surtout un besoin pour Michèle Fitoussi de faire le deuil de cette amitié interrompue trop tôt avec cette femme qu'elle connaissait, finalement peu. Elle répare ce que les terroristes lui ont volé et rend ainsi un bel hommage à l'image de Loumia: lumineux et discret.
A lire !

Précédentes Accueil