lundi 12 septembre 2022

Un miracle

Un miracle,

Victoria Mas,
Ed. Albin Michel, 2022


Mot de l'éditeur :

Religieuse chez les Filles de la Charité, soeur Anne reçoit d’une autre de ses congénères une singulière prophétie : la Vierge lui apparaîtra en Bretagne.
Envoyée en mission sur une île du Nord Finistère, elle découvre qu’un adolescent prétend avoir eu la vision qu’on lui avait annoncée.
Face à un événement que personne ne peut prouver, c’est tout un pays qui s’en trouve bouleversé : de la petite Julia, qui voit son mal d’enfance revenir, à Bourdieu, père de famille ayant toujours craint les textes prophétiques, en passant par Isaac, un adolescent qui n’énonce jamais ce qui lui apparaît.
Au fil des pages et des événements, les relations entre les êtres se modifient, les blessures refont surface, les lignes bougent, chacun se voit contraint de modifier son rapport au monde, et quand les éléments s’en mêlent le drame devient inévitable.


Dealer : Livres-in-room, Saint-Pol-de-Léon (29)

 


Ma lecture :

J'avais eu un terrible coup de cœur pour le premier roman de Victoria Mas, Le bal des folles. Alors la sortie de son deuxième roman, trois ans plus tard, me faisait déjà saliver, d'autant plus qu'il était question d'une île du Finistère Nord...

mardi 30 août 2022

C'est pour la vie ou pour un moment ?

C'est pour la vie ou pour un moment ?

Nadine Trintignant,
Ed. Bouquins, 2021


Mot de l'éditeur : 

Nadine Trintignant raconte pour la première fois, dans ce livre lumineux et bouleversant, son histoire d’amour avec Jean-Louis Trintignant, son premier mari.
C’est avec l’accord de l’acteur qu’elle livre aujourd’hui ce témoignage. « Écris-le, lui a-t-il dit, tu es la seule à me connaître en profondeur. La seule à avoir compris. » Elle révèle, au fil de ses souvenirs, des éléments de leur correspondance amoureuse, reflet de leur passion réciproque.
Le récit de cette relation, dont elle ne cache aucune des péripéties, est jalonné de confidences de Jean-Louis sur lui-même, son enfance, sa carrière. Nadine Trintignant, qui fut de son côté réalisatrice de films célèbres (Défense de savoir, Ça n’arrive qu’aux autres, Colette), nous plonge au coeur d’une aventure artistique qui lui a permis de côtoyer les plus grands. De Jules Dassin, Marlon Brando, Jacques Prévert, Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni à Yves Montand,
Simone Signoret, Louis Malle, Claude Lelouch, Costa-Gavras et tant d’autres. Figures d’une époque exceptionnelle dans l’histoire du cinéma français, dont nous gardons tous la nostalgie.
Entre ombres et lumières, Nadine Trintignant revient sur la mort tragique de Marie et celle, prématurée, de sa seconde fille, Pauline. Deux épreuves partagées avec un homme lui-même aujourd’hui aux prises avec la maladie, dont elle montre l’admirable dignité dans le grand âge. 


Dealer : Librairie de la Place aux Herbes, Uzès


Ma lecture :

Comme vous le savez maintenant, j'aime beaucoup la famille Trintignant, alors quand j'ai vu cet ouvrage bien placé sur les étals de la librairie d'Uzès, j'ai craqué. A Uzès, vous comprenez ? Nous avions rendez-vous... Et je ne pouvais pas le rater.

lundi 29 août 2022

La boîte à magie

La boîte à magie,

Camilla Lackberg et Henrik Fexeus
Ed. Actes Sud, 2022


Mot de l'éditeur :

Qu'est-il arrivé à Tuva, une mère célibataire dont le corps dénudé et transpercé d'épées est retrouvé dans une boîte ? Alors que la scène de crime laisse penser à un tour de magie qui aurait tourné au drame, Mina Dahbiri, détective de renommée et hypocondriaque est dépêchée sur cette affaire des plus burlesques. Nouvelle arrivée dans une équipe de la brigade criminelle de Stockholm, elle ne parvient pas à dénicher la moindre piste intéressante.
Pour multiplier ses chances de résoudre ce crime infâme, elle décide de faire appel à Vincent Walder, la star mentaliste qui affole le petit écran et la scène suédoise avec ses shows surdimensionnés.


Dealer : Médiathèque de Plouescat


Ma lecture : 

Après avoir dévoré sa série des Enquêtes d'Erica Falck, j'avais un peu laissé tomber la reine du polar suédois, Camilla Lackberg.

dimanche 28 août 2022

La libraire de la place aux herbes

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La libraire de la place aux herbes,

Eric de Kermel,
Ed. Eyrolles, 2017


Mot de l'éditeur :

La librairie de la place aux Herbes à Uzès est à vendre ! Nathalie saisit l'occasion de changer de vie pour réaliser son rêve. Devenue passeuse de livres, elle se fait tour à tour confidente, guide, médiatrice... De Cloé, la jeune fille qui prend son envol, à Bastien, parti à la recherche de son père, en passant par Tarik, le soldat rescapé que la guerre a meurtri, et tant d'autres encore, tous vont trouver des réponses à leurs questions.
Laissez-vous emporter par ce voyage initiatique au pays des livres...

 

Dealer : Seconde main


Ma lecture : 

Chaque été, j'aime lire un roman en rapport avec mon lieu de vacances. Nous sommes passés par Uzès et sa place aux herbes. Le choix a été rapide ! 

La libraire de la place aux herbes, roman d'Eric de Kermel, se loge au cœur d'Uzès, au coin de la place aux herbes. Et je peux vous dire qu'au fil des pages, on entend le murmure de la place, on sent les odeurs du marché du samedi, on entend les roues de vélo glisser sur les pavés, on sent le vent imprégné de lavande. L'auteur a parfaitement retranscrit l'âme de la ville et sa place aux platanes. J'ai eu un véritable coup de cœur pour cette ville et ce fut un plaisir de lire ce même engouement.

Mais le roman est surtout un hymne à la lecture et à la littérature, un hommage aux passeurs de livres, qu'ils soient libraires ou bibliothécaires. La libraire de la place aux herbes, Nathalie, voit passer des centaines de lecteurs, mais certains ont laissé leur empreinte. Cloé par exemple, cette adolescente à qui sa mère impose ses lectures et qui, un jour, vient seule à la librairie pour s'offrir un livre. En cachette, pour un plaisir secret. Nathalie l'accompagne dans ses choix et lui ouvre les portes de la littérature, libérée de ses carcans. Elle rencontre ainsi neuf autres lecteurs, neuf histoires, neuf empreintes. Celles de Tarik, de Bastien, de Jacques, de Leïla ou encore de Sœur Véronika.

En fait, ce livre se lit comme un recueil de contes initiatiques, un recueil de poésie, odes à la lecture, un recueil de chemins de vie. Il incarne complètement la notion de bibliothérapie : grâce aux livres, Nathalie et ses lecteurs s'ouvrent au monde. J'aime beaucoup l'idée de partage, de transmission, d'éveil de soi dans la lecture. Eric de Kermel partage aussi cette philosophie et le démontre dans son ouvrage. Il replace le livre au centre de la vie.
Bref, on s'y sent bien dans cette librairie cachée sous les arcades de la place aux herbes, comme dans un cocon. C'est comme lire sous la couette !

Cerise sur le gâteau, l'auteur a listé à la fin tous les romans conseillés par Nathalie. De quoi remplir sa PAL avec délectation !


 



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dimanche 21 août 2022

Frangines

Frangines,

Adèle Bréau,
Ed. Lattès, 2020


Mot de l'éditeur :

Mathilde, Violette et Louise sont sœurs. Depuis l’enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence. Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l’ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard. Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l’année précédente. Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.
Avec délicatesse et humour, Adèle Bréau nous plonge dans une histoire de famille qui pourrait être la nôtre et nous fait passer du rire aux larmes.

 

Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture : 

Dans un cadre provençal où la lavande sème son parfum et où les cigales chantent la beauté du paysage, se terre La Garrigue, la maison familiale des frangines. Cette année encore, elle passeront quelques semaines en Provence. Mathilde viendra avec mari et enfants, Violette avec sa fille, Clarisse, qu'elle élève seule, et Louise, la petite dernière installée à deux pas, continuera d'assurer sa tournée d'infirmière tout en partageant ces retrouvailles familiales. Jeanne, la mère, est ravie de retrouver ses filles qu'elle n'a pas vu réunies depuis l'été dernier. Depuis le grand bouleversement.
La Garrigue, sous ses airs de farniente estivale, est aussi le théâtre de secrets et de règlements de comptes. Le lecteur est l'invité privilégié de cette maison où ces femmes taisent leurs tourments et finissent par les cracher sans fard ou les délivrer à mi-mots. Et comme dans une pièce de théâtre, il y a des invités surprises que l'on n'attendait pas...

Frangines est un roman choral où chacune s'exprime pour que, peu à peu, la vérité apparaisse. Les personnages sont attachants grâce à leurs histoires fortes et leurs problématiques à résoudre. Adèle Bréau distille les infos une à une, laissant aux personnages et au lecteur le temps de se tromper...  

Un beau roman où la sororité triomphe de l'adversité.
Un beau roman qui fleure bon la lavande et l'huile d'olive. Entendez-vous les cigales ?
Un beau roman. Un point c'est tout !

mercredi 27 juillet 2022

Après l'océan


Après l'océan,

Laurence Peyrin,
Ed.Calmann-Levy, 2022


Mot de l'éditeur :

Rescapées du Titanic, que deviendront les deux sœurs Alistair, seules dans un New York inconnu ?
En ce printemps 1912, parmi d’autres naufragés hagards tirés de l’océan, Letta Alistair, 24 ans, serre contre elle sa petite soeur Molly en regardant approcher la statue de la Liberté.
Elles sont les deux seules survivantes de leur famille, engloutie comme 1491 personnes avec « l’insubmersible » Titanic.
Les soeurs Alistair ont tout perdu. Leur père, Charles, dit le roi de la tourte, célèbre pour ses pâtes brillantes, ses viandes moelleuses mêlées d’oignons caramélisés,
avait embarqué famille et biens pour développer son savoir-faire à New York. Letta ne peut même pas s’autoriser le désespoir, car Molly l’inquiète, plongée depuis le drame dans un profond mutisme.
Le naufrage du Titanic est un événement majeur qui secoue toute l’Amérique, et les victimes sont prises en charge, logées à l’hôtel, examinées à l’hôpital.
Et après ? Letta va devoir puiser très loin en elle pour survivre dans ce New York qu’elle n’aime pas et qu’elle ne comprend pas.
Et se battre pour sauver sa petite soeur bientôt qualifiée de « folle » dans un siècle qui traite mal les fous...
Une atmosphère à la Downton Abbey vue d’Amérique : New York en 1912, la fin flamboyante d’une époque.

 

Dealer : Médiathèque de Plouescat

 

Ma lecture :

Je crois que toutes les filles de ma génération, enfin les filles et les garçons, sont montées sur le Titanic. Avec DiCaprio, bien sûr, mais on y était !
Alors ce roman, Après l'océan, m'a tapé dans l’œil.

En 1912, Charles Alistair, le roi de la tourte de Portsmouth (Angleterre), vend la boulangerie familiale et met toutes ses économies dans un aller simple pour New-York avec toute sa famille. Ils vont grossir leur fortune en Amérique, un investisseur les y attend.
Le 18 Avril 1912, Letta et Molly débarquent à New-York. Les deux sœurs viennent de voir sombrer leurs parents, leur frère, et le jeune mari de l'aînée. Ainsi que leurs rêves. Au plus profond de l'océan. Letta, orpheline et veuve, doit prendre en charge sa petite sœur, choquée par le drame. L'enfant est éteinte, ne parle plus : elle souffre de neurasthénie sévère. Les rescapés du Titanic ne sont pas pris en charge correctement, personne ne s'attarde sur ce qu'on appellera plus tard les syndromes post-traumatiques. Molly est droguée au Laudanum et est envoyée dans un hôpital psychiatrique d'où sa grande sœur parvient à l'extraire avant qu'il ne soit trop tard. Pendant ce temps, Letta parvient à se reconstruire en travaillant dans une pharmacie, se découvre des amies et fait jouer ses relations. Va-t-elle rester à New-York finalement, cette ville et ses espoirs qui ont fait sombrer sa famille ?

Après l'océan est un roman sur la reconstruction après un drame comme le naufrage du Titanic. Letta et sa famille ont embarqué pour réaliser leurs rêves, mais c'est veuve et orphelines qu'elles débarquent, sa jeune sœur et elle, à New-York, ville si éloignée culturellement de Portsmouth.
C'est aussi un roman sur les combats de jeunes femmes face à l'adversité : Letta qui doit faire preuve de résilience pour avancer et puiser en elle la force de vivre cette aventure américaine seule. Natalie, cette New-yorkaise qui a réussi à faire Médecine quand l'époque ne voulait pas de femme dans les universités, et qui voit sa vie basculer lorsqu'elle perd sa jambe dans un accident de tramway.
C'est un roman de combats personnels, quotidiens, qui œuvrent tous pour l'émancipation féminine et, plus largement, individuelle comme les personnes en situation de handicaps physiques ou de défaillances psychologiques. 

Bref, Laurence Peyrin signe là un beau roman où, malgré l'adversité, rêves et espoirs conservent une chance de se réaliser si on se donne la peine de se battre pour eux. Le roman de la résilience.
Je n'avais jamais lu, encore, de roman de cette auteur et j'ai aimé son écriture, fluide, belle, et juste.

 

mercredi 20 juillet 2022

La chambre aux papillons

La chambre aux papillons,

Lucinda Riley,
Ed. Charleston, 2020


Mot de l'éditeur :

Dans la campagne de Suffolk, Admiral House trône. C'est la maison de famille de Posy Montague, l'endroit où elle a passé son enfance à courir après les papillons avec son père, avant d'y élever ses propres enfants. A près de 70 ans, elle doit pourtant se résoudre à se séparer de cette demeure qui a abrite ses plus grandes joies et ses plus grandes peines.
Mais la réapparition soudaine de Freddie, son amour de jeunesse qui lui a brisé le cœur cinquante ans auparavant, va tout bouleverser. Car il se pourrait bien qu'Admiral House n'ait pas encore révélé tous ses secrets....
Une captivante fresque multigénérationnelle, combinant personnages inoubliables et secrets déchirants, comme Lucinda Riley en a fait sa spécialité.


Dealer : Médiathèque de Plouescat


Ma lecture :

En allant à la Médiathèque, je n'ai pas su résister à ce roman de Lucinda Riley, alors que des tomes des 7 Soeurs m'attendent toujours patiemment dans mon salon ;)

mercredi 13 juillet 2022

Lutetia

Lutetia lecture teatime palace Paris Pierre Assouline

Lutetia,

Pierre Assouline,
Ed. Gallimard, 2005


Mot de l'éditeur :

Tapi dans les recoins les plus secrets du Lutetia, un homme voit l'Europe s'enfoncer dans la guerre mondiale. Edouard Kiefer, Alsacien, ancien flic des RG. Détective chargé de la sécurité de l'hôtel et de ses clients. Discret et intouchable, nul ne sait ce qu'il pense. Dans un Paris vaincu, occupé, humilié, aux heures les plus sombres de la collaboration, cet homme est hanté par une question : jusqu'où peut-on aller sans trahir sa conscience? De 1938 à 1945, l'hôtel Lutetia - l'unique palace de la rive gauche - partage le destin de la France. Entre ses murs se succèdent exilés, écrivains et artistes, puis officiers nazis et trafiquants du marché noir, pour laisser place enfin à la cohorte des déportés de retour des camps. En accordant précision biographique et souffle romanesque, Pierre Assouline redonne vie à la légende perdue du grand hôtel, avec un art du clair-obscur qui convient mieux que tout autre au mythique Lutetia.

 

Dealer : D'occasion

 

Ma lecture :

Lors de ma dernière escapade parisienne, je me suis offert le luxe d'un tea-time au Lutetia. J'avais choisi ce palace pour son rapport à l'Histoire puisqu'en 1945, après avoir hébergé les services de renseignements allemands, elle a servi de base d'accueil lors des rapatriements des déportés.

Le roman de Pierre Assouline se compose de trois parties : le monde d'avant, pendant ce temps, et la vie après. Le narrateur, Edouard Kiefer, est le détective de l'hôtel chargé de la sécurité des pensionnaires. Il expose, de l'intérieur, toutes les facettes du Lutetia : le côté palace des années 30 et ses célébrités de l’époque comme James Joyce et Thomas Mann, pour parler des écrivains. Puis la déclaration de guerre et la fuite des locataires, suivie de près par la mise en place de l'Occupation et l'installation de l'Abwehr (service de renseignement de l'état-major allemand) boulevard Raspail. Et enfin en 1945, la réquisition de l’hôtel pour organiser et accueillir le retour des déportés. Certains personnages vont et viennent au gré des parties, avant/pendant/après guerre et j'ai aimé suivre leur parcours dans les drames de l'Histoire. Et le personnage le plus important, le Lutetia lui-même, vibre de cette Histoire et de ces histoires.

C'est exactement le genre de roman que j'avais besoin de lire avant mon passage au Lutetia car l'auteur, avec son narrateur terriblement attachant, nous délivre les secrets et les murmures du palace par des histoires autour des pensionnaires, emblématiques ou anonymes. Je ne connaissais pas Pierre Assouline et j'ai adoré sa plume, à la fois concise et pertinente, mais aussi sensible et poétique.

« Si les murs pouvaient parler …. Ils suintent, murmurent, hurlent parfois mais ne parlent pas. A Lutetia, la musique de fond est faite de chuchotements, ceux de leur colloque ininterrompu depuis un demi-siècle. Car si tout grand hôtel est un lieu hanté, celui-ci l'est plus que d'autres. »
Cet extrait résume vraiment la manière de toucher l'âme du Lutetia. 

❤ Un gros coup de cœur pour ce roman dont j'ai pu prendre le temps de lire quelques pages sur un fauteuil du Lutetia, sous la voûte lumineuse et colorée du salon Saint-Germain.

mardi 5 juillet 2022

Ecrire c'est respirer

Ecrire c'est respirer,

Susie Morgensten,
Ed. Le Robert, 2022


Mot de l'éditeur :

Une plongée réjouissante dans les secrets d'écriture de Susie Morgenstern !
Susie Morgenstern a publié plus de cent cinquante titres, dont de nombreux best-sellers primés et encensés par la critique. Dans ce livre, véritable hymne à l’écriture, l’autrice nous entraîne avec humour et poésie dans les coulisses de la création. Les grands (comme les plus jeunes) y trouveront leur bonheur grâce à des ateliers inspirants et des conseils qui donnent envie d’écrire !
« Écrire c’est de l’archéologie intime. On fouille avec le stylo à la recherche de soi-même. On plonge dans les profondeurs d’une mer inconnue pour pêcher des poissons qui nagent à l’intérieur de nous. C’est la mine qu’on descend pour chercher l’or. C’est la cave à vieilles bouteilles de vin. C’est un chemin de pèlerinage, la chasse aux trésors, l’éternelle quête de soi-même. »

 

Dealer : Rakuten

 

Ma lecture :

Je viens de me rendre compte qu'enfant ou ado, je n'ai pas lu un seul roman de Susie Morgenstern, ou alors je ne m'en souviens pas et c'est encore plus terrible ! 

Dans Ecrire c'est respirer, qui vient de paraître, elle revient sur ses amours avec les mots. D'abord en tant que lectrice puis en tant qu'auteur. Avec beaucoup d'humour qui ne cache pas sa sincérité, elle se livre sur son activité d'écrivain. Américaine d'origine, elle arrive en France à 22 ans et écrit en français, totalement consciente de ses lacunes. Mais écrire est un jeu, les mots sont des cartes, et en lançant son grand dé de l'imagination, elle crée des histoires autour du quotidien. Elle sait s'émerveiller de tour, prendre le temps de raconter le moment présent avant qu'il ne s'envole, fugace, vers un passé déjà flou. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre et les défis d'écriture que l'auteur propose à ses lecteurs. J'aimerai prendre le temps d'y jouer.

Merci Susie Morgenstern pour cet aparté dans votre intimité, je me suis presque imaginé en chat ronronnant sur votre épaule, savourant chaque mot qui défile sur votre écran, prête à les attraper au vol !



 

mardi 28 juin 2022

Dessous les roses

Dessous les roses,

Olivier Adam,
Ed. Flammarion, 2022


Mot de l'éditeur :

- Tu crois qu'il va venir ? m'a demandé Antoine en s'allumant une cigarette.J'ai haussé les épaules. Avec Paul comment savoir ? Il n'en faisait toujours qu'à sa tête. Se souciait peu des convenances. Considérait n'avoir aucune obligation envers qui que ce soit. Et surtout pas envers sa famille, qu'il avait laminée de film en film, de pièce en pièce, même s'il s'en défendait.- En tout cas, a repris mon frère, si demain il s'avise de se lever pour parler de papa, je te jure, je le défonce.- Ah ouais ? a fait une voix derrière nous. Je serais curieux de savoir comment tu comptes t'y prendre...Antoine a sursauté. Je me suis retournée. Paul se tenait là, dans l'obscurité, son sac à la main. Nous n'avions pas entendu grincer la grille. J'ignore comment il s'y prenait. Ce portillon couinait depuis toujours. Aucun dégrippant, aucun type d'huile n'avait jamais réussi à le calmer. Mais Paul parvenait à le pousser sans lui arracher le moindre miaulement.

 

Dealer : SP de l'auteur, merci, merci !  :)

 

Ma lecture :

Antoine et Claire se retrouvent dans la maison de leur enfance. Leur père vient de mourir, on l'enterre demain. Leur petit frère Paul, l'arrogant auteur de théâtre et de cinéma viendra-t-il, lui qui a tant critiqué sa famille et utilisé leurs failles pour s'installer dans son succès ?

mardi 21 juin 2022

Demain les chats

Demain les chats,

Bernard Werber,
Ed. Albin Michel, 2016


Mot de l'éditeur :

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la releve de la civilisation humaine.


Dealer : Avec l'auteur au Salon du Livre de Vannes, 2022


Ma lecture :

Il y a quelques années, jadis ou bien naguère, j'avais lu et adoré la pentalogie du ciel (Les Thanatonautes et Nous les dieux) de Bernard Werber. Récemment, un peu plus tôt qu'hier, j'ai réitéré l'expérience avec Les fourmis mais elle n'a guère été concluante. La venue de l'auteur au salon Livr'àVannes m'a pousssée à tenter la trilogie des chats qui s'ouvre par Demain les chats.  

Le narrateur de ce roman est un chat, et le point de vue est donc celui d'un chat. D'un chaton qui découvre le monde, le sien et celui des humains. Au début il s'étonne de sa servante (oui, j'ai bien écrit, comme Bernard Werber, servante, et non maîtresse) qui passe beaucoup de temps assise dans le canapé à regarder un rectangle noir fixé au mur. Celui-ci diffuse des images de guerre que Bastet, la chatte-narrateur, a déjà vues dehors. Pourquoi les humains s'entretuent-ils ? Et elle a beau ronronner et se concentrer sur l'émission de ses vibrations, sa servante ne la comprend pas, pas plus que le poisson rouge dans son bocal. Il faudra attendre sa rencontre avec Pyhagore, le siamois des voisins équipé d'une mémoire reliée à Internet, pour comprendre le monde et l'univers qui l'entoure. En parallèle à l'initiation de Bastet, la guerre des humains prend une tournure post-apocalytique et des hordes de rats se ruent sur les humains et les autres animaux. Ne survivent bientôt que quelques spécimens qui vont tenter de s'allier, de survivre, et faire barrage contre ces rats...

J'ai adoré le point de vue adopté par l'auteur. Un chaton qui découvre le monde des humains et des relations inter (et intra) espèces est tout à fait intéressant et Bernard Werber, comme à son habitude, amène des réflexions philosophiques fantastiques. Le savoir relatif et absolu d'Edmond Wells (dans ses précédents romans) est ici transmis par le chat de laboratoire Pythagore : cette idée est, elle aussi, tout à fait fascinante !

Je lis souvent avec mon chaton ronronnant sur mes genoux, et cette histoire de ronrons m'a presque fait frissonner. Je regarde, à mon tour, mon chat différemment ! J'en ai presque peur, c'est vous dire !
Demain les chats est franchement un coup de cœur et même si je ne lirai la suite demain, j'ai hâte de découvrir les autres opus de la trilogie !

mercredi 15 juin 2022

Désenchantées

Désenchantées,

Marie Vareille,
Ed. Charleston, 2022


Mot de l'éditeur ;

La disparition de Sarah Leroy, quinze ans, a bouleversé la petite bourgade de Bouville-sur-Mer et ému la France entière. Dans chaque foyer, chaque bistrot, on élaborait des hypothèses, mais ce qui est vraiment arrivé, personne ne l’a jamais su.
Vingt ans plus tard, Fanny revient sur les lieux de ce drame qui a marqué sa jeunesse. Et c’est tout un passé qu’elle avait préféré oublier qui resurgit... Car l’histoire de Sarah Leroy, c’est aussi un peu la sienne, et celle d’une bande de filles qui se faisaient appeler les « Désenchantées ». Une histoire qui a l’odeur des premières cigarettes et du chlore de la piscine municipale, des serments d’amitié et surtout, des plus lourds secrets.
Avec finesse et un vrai sens du suspense, Marie Vareille met à nu les rouages de l’amitié féminine dans un roman d’apprentissage captivant et rempli d’émotion.

 

Dealer : avec Marie Vareille au Salon du Livre de Vannes (Juin 2022) 


Ma lecture :

Je n'avais encore jamais lu Marie Vareille et j'ai profité de sa présence au Salon du Livre de Vannes pour m'offrir son dernier roman. Le résumé, qui fleurait bon les secrets et les années 90, m'a mis l'eau à la bouche...

Nous sommes dans un petit bourg de la côte d'Opale qui a vu grandir Angélique et Sarah. Les deux enfants se sont rencontrées dans un cimetière à 8 ans et sont devenues les meilleures amies du monde. Jusqu'à une dispute. Jusqu'à un drame. Et jusqu'à la disparition de Sarah.
Vingt ans plus tard, Fanny, la grande sœur d'Angélique, en froid avec sa famille, revient sur les lieux de son enfance pour réaliser un reportage pour le journal où elle travaille, un reportage sur cette disparition qui a secoué la petite ville. Elle doit faire face à ses démons et renouer avec sa sœur qu'elle a toujours cru complice de ce drame pendant qu'un innocent croupit en prison. Elle reprend chaque élément de l'enquête et de sa mémoire les uns après les autres. Que s'est-il vraiment passé cet été là ?

Sous ses airs de thriller, au passage véritable page turner, Marie Vareille signe un roman sensible qui aborde les thèmes de la condition féminine et de la sororité, du deuil, de la famille et de la belle-famille, de l'identité et du secret. J'ai été bouleversée par cette histoire, servie par la plume fluide et enjouée de l'auteur. La construction qui défie les lois de l'espace-temps offre un rythme dynamique et rend la lecture addictive. J'ai aussi été embarquée dans l'époque des années 90-2000 grâce aux références culturelles qui ont marqué ma propre adolescence. Désenchantée sait cultiver cette nostalgie et cette adolescence tâchée par l'ombre des drames et des secrets.

Quant à la fin, ces terribles dernières pages qui mettent un terme aux doutes et qui closent les secrets, elle est totalement chavirante ! Un feu d'artifice d'émotions qui laisse sans voix, les yeux un peu humides. Et si un roman a le pouvoir de faire naître les larmes, c'est que l'auteur a su convaincre et toucher le cœur du lecteur. Une chose est sûre : Marie Vareille m'a convaincue !


 Marie Vareille, Vannes, Juin 2022



lundi 6 juin 2022

Sous un même ciel

Sous un même ciel,

Soazig Leblanc,
Auto-édition, 2021


Mot de l'éditeur :

La Baule, 1938. Station balnéaire bretonne qui attire les vedettes parisiennes en quête de dépaysement. L’océan, les pins, le doux climat, c’est le cadre tranquille et protégé où Joseph a grandi. Son père, la guerre le lui a pris, alors il vit sa vie avec toujours plus d’intensité.
Entre son travail et ses amis, Joseph ne manque de rien, sauf peut-être de l’amour. Gabrielle, jeune orpheline, quitte ses parents adoptifs pour réaliser son rêve, vivre et travailler près de cet océan qui semble si vaste et ouvre tant de possibles. Un peu partout en Europe, la menace allemande se répand et sème la terreur. Peut-on encore connaitre la guerre alors que les blessures de la précédente ne sont toujours pas refermées ? L’armée allemande ne viendra jamais jusqu’en Bretagne…
Joseph et Gabrielle devaient se rencontrer. L’amitié, l’amour, la peur et l’impossible, c’est le décor de leur histoire.

 

Dealer : Achat auprès de l'auteur au Salon du livre de Guilers (29) 


Ma lecture :

La couverture de Sous un même ciel m'avait tapé dans l’œil il y a déjà quelques mois. Ces photos anciennes, ce carnet et ces tickets de rationnement fleuraient déjà bon la Seconde Guerre Mondiale et ses histoires...

Soazig Leblanc nous livre l'histoire de Joseph et Gabrielle. Lui, le petit bonhomme à l'apparence timide mais sûr de ses sentiments pour la jeune femme qui ne se risque pourtant pas à lui jeter un seul regard. Mais à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale, leur amour va finir par devenir une évidence et Gabrielle va doucement tomber son armure pour céder à la bonne humeur de Joseph. La Baule est bientôt occupée par l'armée allemande et le quotidien des deux tourtereaux est bouleversé. L'hôtel balnéaire où travaille Gabrielle est occupé par des soldats anglais, tandis que l'imprimerie de Joseph doit imprimer des tracts pour les allemands. La ville devient étouffante et il choisit vite la Résistance, refuse le STO et doit fuir la station avec celle qui deviendra son épouse.
Mais peut-on construire un couple et une famille au cœur de la guerre ?

J'ai beaucoup aimé le contexte historique du roman bien sûr, avec ses anecdotes locales. La plume de Soazig Leblanc est pudique et maîtrisée, presque trop ? Soyons clair, je n'aime pas les romances guimauveuses et ce roman relève plus du roman historique que de la pure romance historique, mais la lectrice diabétique que je suis a toujours besoin d'un peu de sucre pour toucher au merveilleux d'un roman. Il m'a manqué de ces soupçons d'emphases et de ces quelques pincées de poésie. Mais à lire les remerciements en fin d'ouvrage, je comprends pourquoi l'auteur est restée pudique dans ses mots. Le révéler ne gâchera rien à votre lecture : Soazic Leblanc a raconté l'histoire de ses grands-parents qui ont grandi en pleine Seconde Guerre Mondiale entre Résistance et trahisons dans une Baule méconnaissable. Et la plume pudique mais authentique de l'auteur a rendu hommage à ses aïeux et à la terrible période qu'ils ont traversé ensemble, envers et contre tout. Bravo, donc !

J'ai déjà hâte de découvrir un autre roman de l'auteur :)

 

 


mercredi 18 mai 2022

Liens de sang

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Liens de sang,

Karen M. McManus,
Ed. Nathan, 2022


Mot de l'éditeur :

Vous ne verrez plus jamais votre famille de la même façon...
Milly, Aubrey et Jonah sont cousins, mais ne se connaissaient pas jusqu'à recevoir une mystérieuse invitation. Pour la première fois, leur grand-mère, richissime, leur propose de passer l'été sur une île dont elle est propriétaire. Ils n'ont qu'une chose en tête : percer à jour les secrets de famille qui ont poussé la vieille femme à déshériter leurs parents. Mais les cousins ne s'attendaient pas à découvrir des meurtres non élucidés... qui menacent de nouveau l'île.


Dealer : SP Nathan


Ma lecture : 

Lorsque les éditions Nathan m'ont proposé ce roman ado, je n'ai pas hésité longtemps : des secrets, une famille, une île... De quoi me mettre en appétit !

jeudi 12 mai 2022

Qu'une parenthèse

Qu'une parenthèse,

Gaëlle Ausséré,
Auto-édition, 2019


Mot de l'éditeur :

Paris, printemps 1960.
Hélène, quinze ans, découvre des lettres adressées à sa mère, Solange, pendant la guerre. Toutes les certitudes qu’elle a sur sa famille sont remises en question. Solange fait alors à sa fille le récit émouvant d’un épisode de sa vie qu’elle souhaitait oublier. 

En 1938, Solange est une jeune étudiante en médecine indépendante et solitaire lorsqu’elle fait la connaissance d’une famille qui va transformer son existence. Quand la guerre éclate, elle découvre l’Occupation, la peur, les arrestations, et, malgré tout, des amitiés inattendues. Au cœur de cette période troublée, elle est également contrainte de faire la paix avec son passé. Au travers des yeux de Solange, les secrets entourant sa vie se dévoilent peu à peu.Ce roman retrace l’histoire bouleversante d’une jeune femme poussée par la guerre dans ses retranchements, amenée à faire des choses dont elle se pensait incapable afin de protéger ceux qu’elle aime.


Dealer : Salon du livre (Guilers, 29)


Ma lecture : 

Cela doit faire un an ou deux que j'avais repéré ce roman à la couverture si douce et pourtant si pleine de secrets. Et il aura fallu un salon du livre à Guilers (29) pour me pousser à me l'offrir. Enfin.

samedi 7 mai 2022

Tout ce que le coeur n'oublie jamais

Tout ce que le cœur n'oublie jamais,

Kelly Rimmer,
Ed. Charleston, 2021


Mot de l'éditeur :

Depuis la naissance de son deuxième enfant, la vie d’Alice a complètement basculé. Face à ce garçon qui ne sera jamais comme les autres, tout le reste passe au second plan, y compris sa fille aînée et son mari. Mais quand Hanna, sa grand-mère adorée, est hospitalisée à la suite d’un AVC, elle ne peut lui refuser sa dernière volonté : se rendre en Pologne et retrouver les traces des êtres chers que son aïeule a perdus dans sa fuite sous l’occupation nazie.

Alice fait ses valises et, dévorée par l’angoisse, se sépare pour la première fois de son fils. Armée pour seuls indices d’une liste de noms et de quelques mots en polonais dans un pays dont elle ignore tout, elle se lance dans une quête pour combler les silences de sa douloureuse histoire familiale.

Entre la Pologne occupée et la frénésie de la vie moderne, un roman historique poignant sur les vérités que l’on ne peut dire et leurs conséquences dévastatrices.

 

Dealer : Père Noël 

 

Ma lecture :

J'ai résisté quelques mois, depuis Noël, à lire ce roman qui m'attendait sagement sur ma commode de lecture. Et c'est comme retrouver un chocolat de Noël, encore emballé dans son papier doré, au fond d'un tiroir...

dimanche 1 mai 2022

Entre-deux

Entre-deux,

Nouvelles,
Bertrand Mathieux,
Ed. Prem'edit, 2020


Mot de l'éditeur :

Une adolescente rêveuse qui peine à composer avec le réel ; une épouse nostalgique face à une coïncidence improbable ; une universitaire hantée par un frère disparu ; un séducteur dérouté par une rencontre « fantastique »...
Les protagonistes des nouvelles qui composent ce recueil vivent chacun une expérience où la réalité et l’imaginaire, le présent et le passé, tendent parfois à se confondre. Ces moments de flottement révèlent, en filigrane, leurs doutes, leurs peurs ou leurs fantasmes.

Originaire de Bois-le-Roi, en Seine-et-Marne, Bertrand Mathieux s’est rapidement passionné pour le cinéma et la littérature, avec une prédilection pour les histoires où le réalisme se teinte d’une touche d’étrange. Vivant désormais dans le 18ème arrondissement de Paris, il écrit, pendant son temps libre, des critiques de films et des histoires courtes de fiction.

 

Dealer : SP de l'auteur

 

Ma lecture :

La France, en matière de littérature, fait plutôt dans le roman. Les nouvelles est un genre réservé aux anglo-saxons, et gare à ceux qui s'y essayent, ils se cassent parfois les dents. Car la nouvelle n'est pas un roman court mais un art véritable...

Bertrand Mathieux l'a très bien compris et c'est un avec un art tout à fait maitrisé qu'il a composé ces neuf nouvelles. Neuf nouvelles, neuf situations, neuf temps suspendus, neuf personnages entre-deux, neuf chutes délicieuses. Les chutes, justement, parlons-en, c'est selon moi le climax de la nouvelle, je n'attends que cela et le plaisir que j'aurai en tombant avec elle.
La plume de l'auteur est elle aussi maîtrisée, peut-être trop d'ailleurs, et transpire la langueur d'un été anglais. Soyons clair, la langueur d'un été anglais est, pour moi, un compliment ! On ne sait jamais si on se trouve dans un rêve, dans la réalité, dans un passé, dans un futur imaginé, on ne sait pas mais on y est...avec délectation !
Je ne vous raconterai pas les nouvelles, c'est une surprise à chaque bouchée, comme lorsque vous ouvrez une boite de chocolats !

Un seul bémol, c'est l'objet-livre. Un si beau texte malmené par une mise en page plus que médiocre et amateur, c'est vraiment dommage de la part d'une "maison d'édition". Dans ces conditions, l'auto-édition est une option à creuser !


samedi 30 avril 2022

Week-end entre amis

Week-end entre amis,

Nathalie Achard,
Ed. Marabout / Black Lab, 2022


Mot de l'éditeur :

Amis de longue date, Édouard, Marc, Agathe, Julien, Claire et Sylvie décident d'organiser un week-end "comme au bon vieux temps". Au programme : traîner, manger n'importe quoi à n'importe quelle heure, jouer, dormir, picoler...
Un an c'est le temps qu'il leur aura fallu pour organiser ce séjour sans enfants et sans contrainte. Trois jours, c'est le temps qu'il aura fallu pour que ce fameux week-end en vase clos vire au cauchemar...
Nathalie Achard signe avec Week-end entre amis son premier roman.

 

Dealer : SP Agence La Bande

 

Ma lecture :

Je lis peu de polars, mais j'aime en lire un de temps en temps. Chaque Halloween, par exemple, je me lis un petit roman qui fait peur ! Et ce Week-end entre amis est parfait pour genre de moment lecture.

lundi 25 avril 2022

Marie et Marya

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Marie et Marya,

Jillian Cantor,
Ed. Préludes, 2022


Mot de l'éditeur :

Dans la Pologne de 1891, une jeune femme, Marya Sklodowska, s'apprête à épouser le mathématicien Kazimierz Zorawski. Mais les parents de son fiancé s'opposent à leur union. L'engagement est rompu.
Déçue et humiliée, Marya quitte son pays natal pour la capitale française afin d'étudier la physique et la chimie à la Sorbonne. Elle change d'identité pour mieux s'intégrer et devient...Marie Curie. Si elle s'était mariée, que serait devenue la jeune Marya ? Sans accès aux études, sans travail et sans recherche ? Qui serait cette autre Marie Curie, qui aurait connu une existence de femme et de mère plus conventionnelle ? Sa soif de connaissance aurait-elle fini par !'emporter ?...
Après le best-seller "La Vie secrète d’Elena Faber", et en s’inspirant du parcours fascinant de Marie Curie, Jillian Cantor dessine à travers ce roman plein de souffle un personnage de femme hors du commun qui transporte et ravit durablement le lecteur.


Dealer : SP des éditions Préludes, merci !


Ma lecture : 

Vous avez-vu la couverture comme elle est magnifique ? Et quel plaisir de lire une biographie romancée de Marie Curie ! Jillian Cantor choisit un angle original : raconter la vie de Marie Curie telle que nous la connaissons, et imagine ce qu'aurait été sa vie si elle était restée en Pologne sous le nom de Marya Sklodowska. Tout s'est joué sur un quai de gare : reste-t-elle avec son amoureux dont sa famille ne veut pas d'elle à cause de sa modeste condition ; ou quitte-t-elle sa modeste condition pour aller étudier à Paris ?

J'ai été ravie de redécouvrir Marie Curie, première femme enseignante à la Sorbonne, première Prix Nobel (une fois avec son mari Pierre, une fois seule). Elle a entièrement consacré sa vie à la science, et la science a fini par la condamner à mort puisque son corps s'est consumé à cause de la radioactivité du radium. J'ai trouvé très intéressant de la voir évoluer dans son laboratoire, puis dans sa vie de femme, d'épouse, de mère, ... J'ai appris l'existence des petites curies, voitures équipées d'appareils de radiologie mis au point par Marie Curie pour soigner les soldats durant la Première Guerre Mondiale. Jillian Cantor, cependant, s'est contenté de raconter sa vie linéairement sans en explorer les mystères, les élans et les contradictions. C'est dommage !

Les parties concernant Marya Sklodowska ont dû être jubilatoires à écrire, mais ne m'ont pas convaincue. Marya reste passionnée par la science mais peine à l'explorer en Pologne, contrainte par l'éducation défectueuse des femmes. Cette partie-là était intéressant, mais par la suite, ça tombe un peu à l'eau. C'est sa sœur qui partira à Paris, deviendra une grande scientifique et épousera un certain Jacques Curie, frère d'un Pierre totalement éteint. Ces parallèles n'étaient pas utiles et desservent le roman. 

Je crois que j'aurais préféré rester dans la biographie romancée, et plus approfondie, de Marie Curie. Je reste maintenant sur ma faim et ressors frustrée de ma lecture car l'idée était géniale et j'étais contente et curieuse de me plonger la vie de cette grande scientifique, de cette grande dame honorée pour l'éternité au Panthéon.
Au début de ma lecture, j'étais très enthousiaste, mais à un moment, tout s'est enchainé : mauvais choix de scénario, abondance de clichés, idées pas assez creusées... Je m'attendais à un coup de cœur... Ce ne sera pas le cas...

PS : j'ai lu il y a quelques années, un roman : La part de l'autre d'Eric-Emmanuel Schmidt sur Hitler, construit de la même façon mais bien plus pertinent.

 

mercredi 13 avril 2022

Toucher la terre ferme

Toucher la terre ferme,

Julia Kerninon,
Ed. L'iconoclaste, 2022


Mot de l'éditeur :

J'étais là, un bébé parfait dans les bras, et mon corps déchiré. Dans mon orgueil comme dans mon innocence, j'ai pensé que tout s'arrêtait, alors qu'au contraire, tout commençait.
Un soir de novembre, en pyjama sur le parking de la clinique, Julia Kerninon hésite à fuir. Son premier enfant vient de naître et, malgré le bonheur apparent, elle perd pied, submergée par les doutes et la peur des contraintes. Sa vie d'avant lui revient comme un appel au large : les amours passionnels, les nuits de liberté et les vagabondages sans fin.
Dans ce récit intime, Julia Kerninon plonge au cœur des sentiments ambigus de la maternité.
Elle confie ses tempêtes intérieures : Comment être mère ? Comment rester soi ?
Elle raconte cette longue traversée jusqu'à atteindre la terre ferme, où tout se réconcilie.

 

Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon

 

Ma lecture :

J'ai découvert Julia Kerninon avec son très beau Liv Maria qui évoquait déjà la féminité, le passage de l'adolescence à l'âge adulte, et la maternité.

"J'étais à bout de forces et je ne le savais pas. A trente-deux ans, j'avais un enfant d'un an et demi. J'essayais d'être une mère, je ne savais pas par où commencer, la maternité était un cercle de feu dans lequel je ne parvenais pas à me tenir."
Dès les premières lignes de ce roman, l'auteur époustoufle par sa franchise. Devenant mère, elle s'interroge sur sa liberté de femme, sur ses errances d'adolescente et de jeune adulte où elle ne vivait que pour elle et ses livres et ses amours. Elle vivait le jour ou la nuit selon ses envies, elle vivait à l'autre du monde pour se recentrer sur la littérature et l'écriture. Et puis il y a la rencontre. La rencontre, pas vraiment magique ni romantique avec le compagnon de route qui deviendra le compagnon de maternité et le compagnon de vie. Mais devenir mère, n'est-ce pas se ranger et, ainsi, abandonner sa liberté d'errer, de se tromper, de lire des jours entiers, d'écrire des nuits entières, d'aimer, ...
Son roman, son texte, dirais-je plutôt, est court et intense, sa plume belle et vibrante, les mots pesés et percutants.

Mais au fond, devenir mère, est-ce vraiment passer de l'autre côté, basculer dans le monde des adultes, sans oublier l'enfant, l'adolescent que l'on a été avec nos rêves et nos dérives ?
Quel coup de cœur ! Merci pour ces mots, Julia Kerninon !

 

 

mercredi 30 mars 2022

La nuit des anges

La nuit des anges,

Anna Tommasi,
Ed. Préludes, 2022


Mot de l'éditeur :

Alice, jeune mère divorcée, décide après dix ans d’absence de revenir à Perros Guirec, la ville de son enfance. Elle espère en profiter pour retrouver sa famille, des paysages familiers, et laisser derrière elle un passé douloureux. Mais dans ce coin de Bretagne chargé de souvenirs, l’angoisse s’installe rapidement : ses parents sont devenus des étrangers, son amour de jeunesse est obsédé par l’enlèvement de sa sœur, qui a eu lieu vingt-cinq ans plus tôt, et les visages jadis connus ne sont plus que des fantômes. Bientôt, c’est toute la ville qui est secouée d’un vent de panique avec la disparition d’une fillette. Le début du cauchemar pour Alice, embarquée malgré elle dans une enquête à double vitesse, entre le passé et le présent...
Dans ce premier roman au rythme effréné, Anna Tommasi joue habilement avec le malaise, la perte de repères et le poison des secrets enfouis. Un thriller maîtrisé de bout en bout, impossible à lâcher !

 

Dealer : SP des éditions Préludes, merci ! :) 


Ma lecture :

La couverture m'a tout de suite attirée, il faut dire que les éditions Préludes soignent leurs couvertures !
Le résumé a achevé de me séduire avec les mots : Bretagne, retrouvailles, disparition, amour de jeunesse, enquête, entre passé et présent... 

mercredi 23 mars 2022

Le souffle des rêves

Le souffle des rêves,

Clarisse Sabard,
Ed. Charleston, 2022


Mot de l'éditeur :

New York, 1987.
Coincée entre un travail de chroniqueuse musicale qui ne lui convient plus et un mari qui voudrait la voir abandonner sa carrière pour devenir mère, Abigail O’Dell a besoin de souffler. Alors qu’elle n’est pas retournée en Irlande depuis l’enterrement de sa grand-mère Lucy, Abby s’envole vers la terre de ses ancêtres, dans l’espoir que ce retour aux sources lui permettra d’obtenir des réponses sur son passé familial troublé et de se rapprocher enfin de sa mère qui l’a abandonnée enfant.
C’est en découvrant des cassettes audio enregistrées par Lucy peu de temps avant sa disparition qu’Abby va faire un bond dans le temps et revenir au début du siècle. Car tout a commencé lorsque la jeune Lucy a pris le bateau pour New York…
Clarisse Sabard nous entraîne dans une fresque familiale époustouflante au rythme effréné, dans les pas de trois générations de femmes courageuses, portées par le souffle de leurs rêves.

 

Dealer : Box Clarisse Sabard

 

Ma lecture : 

La sortie d'un roman de Clarisse Sabard a toujours une saveur sucrée. Un peu comme une boite de chocolats qu'on admire les yeux pétillants, qu'on soupèse avec gourmandise et qu'on veut engloutir d'un coup tout en voulant savourer chaque parfum, chaque note, chaque rebondissement.

Nous voilà encore dans les remous de l'histoire, l'histoire d'Abigail O'Dell, New-Yorkaise de 27 ans qui perd peu à peu le fil de sa vie. Elle ne se sent plus épanouie auprès de son mari, un bébé tarde à se mettre en route, et son emploi de journaliste ne la botte plus. Elle décide donc de s'échapper quelques jours en Irlande, la terre de sa grand-mère Lucy décédée quelques mois plus tôt. Elle compte également resserrer les liens avec sa mère Caitlin qui, courant de castings en films, et de films en séries, ne l'a pas élevée, préférant l'abandonner à Lucy. Quand elle découvre que cette dernière lui a laissé des cassettes audio relatant sa vie, Abigail saisit l'occasion de se pencher plus activement sur son histoire familiale et décide d'écrire le roman de sa grand-mère. Des campagnes pauvres irlandaises au rêve américain, en passant part Ellis Island et échouant au Lower East Side, l'enfance de Lucy a essuyé moultes épreuves et rebondissements.

Abigail est chavirée de découvrir ces pans d'histoires que sa grand-mère avait toujours tus. Le drame du Titanic et les malfrats de la Mafia ont endeuillé sa famille et changé le cours de son existence. Abigail s'approprie l'histoire et la met en abyme pour mieux la comprendre. La construction de son roman l'aide à reconstruire le puzzle de sa famille et à reprendre enfin les rennes de sa propre vie. Parviendra-t-elle à renouer avec sa mère ? Succombera-t-elle aux regards hostiles (et pleins de charme) de Liam ?
La New-Yorkaise perdue du début du roman s'envolera-t-elle hors des brumes irlandaises ?

J'ai une fois de plus été séduite par ce nouveau roman de Clarisse Sabard, Le souffle des rêves, construit sous deux temporalités : Lucy, l'Irlandaise qui émigre à New-York au début du XXème siècle, et Abby, jeune New-Yorkaise qui choisit l'Irlande pour faire le point sur sa vie. L'histoire de la grand-mère et de la petite-fille se font écho. L'auteur, même à quelques pages de la fin, réussit toujours à nous surprendre ! Et quelle joie de retrouver un personnage secondaire d'un précédent roman (La femme au manteau violet). Cela montre les personnages sous un autre angle et les rend encore plus attachants.
J'ai également aimé la réflexion de l'auteur sur l'écriture et sur la mise en abyme : c'est Abby qui écrit Le souffle des rêves en hommage à sa grand-mère...






 

dimanche 13 mars 2022

Un jour de plus de ton absence

Un jour de plus de ton absence,

Mélusine Huguet,
Ed. Charleston, 2021


Mot de l'éditeur :

Félicitations, madame Loiseau. Vous allez être maman !
Fonder une famille avec Antoine, c'est le rêve de Jade depuis le tout premier jour de leur amour. Elle devrait nager en plein conte de fées : Antoine est fou de joie, ils ont la trentaine, des situations professionnelles stables, un appartement avec une chambre supplémentaire et des familles aimantes, toutes prêtes à accueillir cette nouvelle vie. Une seule ombre plane sur ce tableau idyllique : celle du mensonge qui dévore progressivement Jade...
Un roman qui aborde avec finesse et force certaines des questions les plus sombres de notre société à travers le parcours d'une héroïne bouleversante, modèle de résilience et d'espoir.

 

Ma lecture :  

J'ai souvent hésité à lire ce roman, mais à chaque fois, le résumé me faisait hésiter, ne sachant pas vers quoi j'allais me heurter. Je le lis, je ne le lis pas ? Une coupure de courant m'a décidée à sauter le pas...

Mélusine Huguet, dans son premier roman, Un jour de plus de ton absence, explore l'âme humaine, de ses travers au meilleur. Après une fausse couche, Jade tombe enfin enceinte. Mais elle a beaucoup de mal à se sentir ravie et tarde à l'annoncer à Antoine, son compagnon, et à Louise, sa meilleure amie. C'est pourtant le rêve de sa vie, d'avoir un enfant et de fonder une famille avec son amour de toujours. Pourquoi Jade réagit-elle ainsi ? A ce moment du roman, j'ai eu du mal à ressentir de l'empathie pour son personnage car je n'ai pas su la comprendre. En même temps, l'auteur, suivant un schéma narratif implacable a fait exprès de rendre Jade agaçante au possible pour qu'à un moment déclencheur, le lecteur n'ait qu'une envie : la serrer fort dans ses bras. Bien évidemment, vous révéler l'élément déclencheur, les éléments, même, serait un sacrilège. Je ne peux donc vous en dire plus sur l'intrigue, si ce n'est que l'auteur a su égrainer des fausses pistes !

Le style de narration était quelque peu déroutant au début : à la narration à la troisième personne, se mêlait une confession plus intime à la première personne qui revenait sur la narration principale. Mais on s'y fait, et après l'élément déclencheur, on comprend mieux et on apprécie mieux ce schéma narratif.
L'histoire de Jade est touchante, de son amitié avec Louise, à son histoire d'amour avec Antoine et surtout au secret qu'elle cache à tous. Elle qui était presque antipathique au début du roman devient inoubliable. C'est clairement une lecture dont on ne sort pas indemne. Il donne envie de se saisir de son téléphone et d'appeler ses Louise...

Bref, un premier roman totalement maitrisé qui malgré ses airs de ne pas y toucher vous enverra un bel uppercut. Un uppercut douloureux puis lumineux.

Mélusine Huguet : à quand le prochain ?


mardi 1 mars 2022

Les amants interdits

Les amants interdits (T1)

Quand le monde brûle (T2)

Emilie Goudin-Lopez,
Ed. City, 2021/2022


Mot de l'éditeur :

Dans un village de Bretagne, Irène tente de s’adapter aux privations de l’Occupation allemande. Malgré les difficultés, cette jeune institutrice mène une existence plutôt paisible. Jusqu’au jour où le destin l’oblige à aider son voisin, un résistant poursuivi par la Gestapo.

Sans le savoir, la jeune femme vient de s’engager dans un engrenage mortel. Et quand le réseau local de la Résistance lui demande d’user de ses charmes pour espionner un jeune officier allemand, Irène n’a pas d’autre choix que  d’accepter.

Mais peu à peu, la jeune femme se prend au jeu et une relation trouble et passionnée se noue avec cet ennemi qu’elle est censée détester. En pleine tourmente, l’Histoire va se déchaîner contre cet homme et cette femme que tout sépare...

 

Dealer : SP de City Editions

 

Ma lecture :

J'ai été attirée par les titres, les couvertures et le résumé : cette saga avait tout pour me plaire ! Une romance au cœur de la seconde guerre mondiale, en Bretagne, pensez-vous !

lundi 14 février 2022

L'oreille de Vincent

L'oreille de Vincent,

Bob,
Ed. Expé Editions, 2022


Mot de l'éditeur :

Comment, diable, ce cher Vincent Van Gogh a t-il pu se meurtrit l'oreille gauche ?
Au mauvais endroit au mauvais moment ?
Toutes les hypothèses sont possibles... 

 

Dealer : SP 


Ma lecture :

J'ai reçu mon premier service de presse bande-dessinée samedi matin, et me voilà avec L'oreille de Vincent entre les mains.
Le 23 décembre 1888, Van Gogh perd son oreille. Dispute ? Automutilation ? Les historiens ne connaissent toujours pas le fin mot de l'histoire. Alors le dessinateur Bob a imaginé 88 hypothèses en reprenant des scènes de la culture populaire, d'un Déjeuner sur l'herbe qui a mal tourné, à Edward aux mains d'argent, à Matrix, aux Gilets jaunes et même à Mengele.
C'est drôle, c'est fin, ça se mange sans faim !
Merci Expé Editions  pour cette découverte qui saura séduire les amateurs d'humour, d'art et de culture pop' !



mardi 8 février 2022

Un grand-père tombé du ciel

Le grand- père maternel de Leah débarque de New- York et s’installe chez sa fille, la maman de Leah. La fillette se réjouit de la venue de son grand-père qu’elle ne connaît pas. Un soir, en passant dans la chambre du vieux monsieur, Leah aperçoit dans un cadre une vieille photo représentant une jeune femme et une petite fille.  Intriguée, elle demande des explications à sa maman. Sa mère lui répond que c’est au grand-père de lui expliquer. C’est ce qu’il fait pendant le nouvel an juif. La jeune femme du cadre s’appelait Déborah ; elle était la première épouse de grand- père. La petite fille se nommait Leah. Déborah et Leah sont mortes lors de la seconde guerre mondiale dans une chambre à gaz du camp d'extermination des juifs d’Auschwitz Grâce à son grand-père Leah connaît mieux l’ histoire de sa famille et comprend les souffrances qu’ il a supportées. Un grand-père tombé du ciel. Yaël Hassan. Shoah avis critique blog
Un grand-père tombé du ciel,

Yaël Hassan,
Ed. Casterman, 1997


Mot de l'éditeur :

Le grand- père maternel de Leah débarque de New- York et s’installe chez sa fille, la maman de Leah. La fillette se réjouit de la venue de son grand-père qu’elle ne connaît pas.
Un soir, en passant dans la chambre du vieux monsieur, Leah aperçoit dans un cadre une vieille photo représentant une jeune femme et une petite fille.

Intriguée, elle demande des explications à sa maman. Sa mère lui répond que c’est au grand-père de lui expliquer. C’est ce qu’il fait pendant le nouvel an juif. La jeune femme du cadre s’appelait Déborah ; elle était la première épouse de grand- père.
La petite fille se nommait Leah. Déborah et Leah sont mortes lors de la seconde guerre mondiale dans une chambre à gaz du camp d'extermination des juifs d’Auschwitz
Grâce à son grand-père Leah connaît mieux l’ histoire de sa famille et comprend les souffrances qu’ il a supportées.

 

Dealer : seconde main

 

Ma lecture :

J'ai découvert il y a peu, dans un autre contexte que la lecture, cette auteur jeunesse, Yaël Hassan, qui a beaucoup écrit que la Shoah. J'ai donc eu envie de découvrir l'un de ses romans, et j'ai choisi : Un grand-père tombé du ciel.

jeudi 3 février 2022

La communauté de l'urbex

La communauté de l'urbex,

Marie Compagnon,
Ed. BOD, 2021


Mot de l'éditeur :

Benjamin et Timothée sont meilleurs amis, bien que totalement différents. Le premier est un élève moyen fan de BMX, le second est l'intellectuel du duo. Cette année en classe de quatrième s'annonce être comme toutes les autres : sans surprise. Mais tandis que Benjamin se désole, l'arrivée de Molly, franco-américaine, promet de tout changer...
C'est elle qui leur fait expérimenter la photographie d'exploration urbaine, connue sous le terme d'Urbex. Et alors qu'une de leurs expéditions pourrait se limiter à la prise de clichés, les adolescents vont tomber sur un mystère... Rien de tel qu'une aventure pour souder une nouvelle amitié et enfin s'intégrer !
A partir de 11 ans.

 

Dealer : SP de Marie Compagnon

 

 

Ma lecture :

Quand j'ai vu passer ce roman de Marie Compagnon sur l'urbex dans mes groupes de lecture, j'ai été très attirée. Comme je suis attirée par les grilles en fer forgé envahies par les ronces et les manoirs envahis par l'oubli...

vendredi 28 janvier 2022

D'une aube à l'autre

D'une aube à l'autre,

Laurence Tardieu,
Ed. Stock, 2022


Mot de l'éditeur :

« Le 17 mars 2020, alors que la France entrait en guerre contre le Covid, la déclaration de guerre, pour notre petit garçon, son père et moi s’est faite au sein du service des urgences d’un hôpital parisien pour enfants. En quelques heures, nous avons été éjectés de notre vie et projetés dans un nouveau monde. Nous y sommes restés cent cinquante-huit jours. »
Un autre confinement. Une bulle hors du temps, hors de la vie, où le quotidien devient ce qui était l’impensable, des grandes angoisses aux petites victoires, hors du réel et terriblement réel. Où les proches demeurent à l’extérieur tandis qu’on plonge dans son monde intérieur pour puiser de la force, en exil de sa propre vie.

Dans ce récit étonnement lumineux et poétique, Laurence Tardieu nous raconte cette traversée pour en reconstituer les traces et en graver l’empreinte qui l’aura transformée à jamais ; « parce qu’Adam et moi avons fait l’expérience, au même moment mais pas de la même manière, de ce que signifie : mobiliser toutes ses forces, son mental, éprouver son instinct de survie, je vois le monde aujourd’hui d’une autre manière : je le vois beaucoup plus simplement. Je le vois si beau. Je n’ai plus peur de rien ».
Pour dire aussi la joie, la joie brûlante du présent, celle de l’amour entre une mère et son petit garçon, celle de la chaleur des autres.
La joie du vivant.

 

 

Ma lecture :

En cette rentrée de Janvier, j'ai vu passer ce roman dans les groupes de lecture auxquels je suis abonnée.  C'était aussi l'occasion de découvrir une nouvelle auteur pour moi, Laurence Tardieu.

vendredi 21 janvier 2022

La grange

La grange,

Laurent Moriceau,
Auto-édition, 2022


Mot de l'éditeur :

Mais que s’est-il passé dans la grange que Tim vient d’acquérir dans le sud de la Touraine ?
Dès les premiers coups de pioche, un squelette est découvert. Puis, d’autres morts et agressions tout aussi étranges, se succèdent, à proximité.
La jeune et indisciplinée lieutenant Jane Maury, pour la première mission de sa carrière, se voit confier cette délicate enquête.
Elle découvre que la genèse de ces crimes prend sa source dans cette grange … en févier 1943.
L’auteur va vous entraîner au cœur de la résistance sud tourangelle, mais également en Bretagne, à la rencontre des maquisards du réseau Shelburn, qui tentèrent d’exfiltrer Garry, un aviateur Américain tombé sur le sol Français.
Quel lien relit ces deux histoires ? Quelle corrélation entre ces deux époques ?
… Jusqu’où la folie humaine peut-elle aller ? 

 

Dealer : SP de Laurent Moriceau

 

Ma lecture :

Il y a quelques semaines, j'ai vu passer un teaser sur Instagram concernant le premier roman, auto-édité, de Laurent Moriceau. Il évoquait un héros de la Seconde Guerre Mondiale débarqué en Finistère, père d'une chanteuse et comédienne française. Et voilà, ma curiosité était plus que titillée...
Allez, je vous dirai de qui il s'agit en fin de chronique !

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