lundi 24 août 2020

Le coeur de Rhedae

Le coeur de Rhedae,

Christelle Rousseau,
Les presses littéraires, 2017

Mot de l'éditeur :

"Elle est sortie de sa rêverie par quelqu'un qui prend place à côté d'elle. Maddy tourne la tête et découvre une vieille dame. Habillée tout en noir, un fichu noir lui aussi lui couvre ses cheveux blancs, son visage fripé dégage une sorte de sérénité. L'aspect général de cette grand-mère donne l'impression à Maddy qu'elle arrive d'un autre siècle. La jeune femme lui sourit timidement. Il y a quelque chose d'extrêmement triste dans le regard de sa voisine. La mamie lui sourit en retour tout en portant les mains à son cou. Elle ôte une chaîne sur laquelle pend un médaillon en forme de coeur. Un coeur tout en rondeurs, creux à l'intérieur formé d'arabesques finement travaillées. En son centre une rose ornée d'une petite pierre précieuse. - Prends-le ma fille, c'est la clé. Tu en es la gardienne maintenant. La vieille femme se lève péniblement du banc improvisé, sourit de nouveau à Maddy. Cette dernière regarde sans comprendre le pendentif et lorsqu'elle lève les yeux, la grand mère a disparu, comme évaporée."
Ce mystérieux bijou va entraîner la jeune femme, dans une quête de la vérité et de ce que cache Rennes le Château.



Dealer : Librairie de Rennes-le-Chateau


Ma lecture :


La route de mes vacances serpentant autour de Rennes-le-Château, j'ai eu envie de m'y arrêter.
Connaissez-vous le mystère autour de ce petit village occitan ? L'histoire de cet abbé, l'abbé Saunière qui, en rénovant son église trouve des parchemins et s'enrichit mystérieusement à la fin du 19ème siècle ? Il aurait trouvé un trésor, ou du moins une partie d'un trésor qui émoustille tous les curieux. Le mystère de sa fortune soudaine reste entier et Rennes-le-Chateau est ainsi devenue terre de mystères et l'Eglise y interdit toute fouille...
Ce n'est pas non plus un hasard si Dan Brown a choisi Saunière pour nommer un de ses personnages dans le Da Vinci Code...

mercredi 19 août 2020

La commode aux tiroirs de couleurs

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La commode aux tiroirs de couleurs,

Olivia Ruiz,
Ed. JC Lattès, 2020


Mot de l'éditeur :

À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

 

Ma lecture : 

Je connais Olivia Ruiz depuis ses débuts dans la chanson il y a une vingtaine d'années, mais je l'avais un peu oubliée. J'étais curieuse de découvrir son roman et l'interview que j'avais entendu d'elle à ce propos avait, de plus belle, éveillé ma curiosité. La commode aux tiroirs de couleurs aborde l'exil des réfugiés espagnols des années 30...

lundi 17 août 2020

Le coeur se souvient

Le cœur se souvient,

Anaïs Weibel,
Autoédition, 2020


Mot de l'éditeur :

À l’aube de ses trente ans, Amelia s’épanouit dans sa vie professionnelle, entourée d’une famille aimante. La découverte d’un secret, alors qu’elle aide ses parents à déménager, va chambouler cet équilibre : la mémoire du cœur s’éveille et elle ne peut plus ignorer ses origines qu’elle reniait jusqu’à maintenant.
Amelia décide alors de tout plaquer pour se lancer à la recherche de la seule personne qui pourra lui apporter les réponses à ses questions… de l’autre côté de l’Atlantique.
Mais arrivera-t-elle au bout de ce chemin, saine et sauve ? N’est-il pas déjà trop tard ?



Dealer : Partenariat relecture/correction/promotion :)


Ma lecture :

Dans son nouveau roman, Anaïs Weibel nous emmène dans un road-trip à travers les Etats-Unis et au cœur d’une histoire familiale poignante.
Amelia, la trentaine, a vécu une enfance heureuse entourée de parents aimants, dans un pavillon de la région parisienne. Pourtant, sa vie bascule à l’âge de 16 ans où elle apprend qu’elle a été adoptée au Venezuela une douzaine d’années plus tôt. Elle traverse alors une sérieuse crise identitaire. L’adolescence passée, elle retrouve les rennes de sa vie…
Quelques années plus tard, sa crise identitaire, loin derrière elle, refait surface lorsqu’elle découvre par hasard qu’un frère l’attend et la recherche : Antonio. Des questions la taraudent : d’où vient-elle ? Qui est-elle vraiment ? Qui est son frère ?
Il devient son obsession et la jeune fille n’hésite pas une seconde : elle va partir à sa recherche. Une piste ? Une carte postale envoyée un an plus tôt de Boston.

Boston, point de départ d’un incroyable road-trip à la recherche de son frère. Au fil des pages, la tension s’accentue, le rythme s’accélère. Antonio est difficile à retrouver, les pistes qu’explore Amelia ne sont fructueuse et les témoins restent souvent silencieux. Qui est vraiment Antonio ? Pourquoi se cache-t-il ? N’aurait-elle pas mieux faire de rester à Paris ?
Dans sa quête, deux collègues restés en France l’aident de leur mieux en faisant des recherches sur Internet en parallèle. Les amitiés se consolident ou dévient vers d’autres sentiments. Amelia subit de plein fouet une nuée d’émotions : doute, espoir, reconnaissance, amour, … En plein quête, en plein recherche identitaire, la voilà bientôt submergée. Son road-trip américain dure plus longtemps que prévu, elle vadrouille de pistes en pistes, de Boston à Cleveland, puis Toledo, Memphis, Dallas, … Antonio ne laisse que peu de traces et l’espoir de le retrouver s’amenuise de jours en jours. Seul un ange gardien pourrait l’aider à y voir plus clair…

Anaïs Weibel n’est pas une auteur de feel-good mais une auteur de romans réalistes avec des personnages malmenés par la vie et plutôt du genre… bruts de décoffrage.  Pourtant, Amelia a tout d’une héroïne feel-good : dévastée par sa crise identitaire, elle va trouver la force en elle et autour d’elle pour renaître de ses cendres. Retrouvera-t-elle son frère ? Le plus important est aussi qu’elle se retrouve, elle, avant de sombrer. Elle se pose beaucoup de questions liées à son adoption : pourquoi a-t-elle eu une vie heureuse et confortable alors que son frère est resté dans les favelas de Caracas, submergé par la misère et l’insalubrité ?
La vie est faite d’épreuve qu’il faut surmonter, faute de se laisser couler. Les personnages d’Anaïs Weibel, Amelia, Antonio, Quentin et Myriam devront se battre pour être en phase avec eux-mêmes et retrouver le sens de la vie.

Le cœur se souvient est un roman poignant sur l’identité, la famille et l’amitié. Poignant, car Anaïs Weibel ne va pas de main morte avec eux, au contraire, c’est avec une véritable poigne qu’elle joue avec eux. Les personnages subissent en effet des épreuves difficiles qui les feront sombrer ou les rendront plus forts. Les questions autour de l’identité sont également bien menées, c’est bien là la problématique centrale du roman. Qui suis-je vraiment ? Qui je veux paraître pour les autres ?
Le côté road-trip était vraiment haletant, Anaïs Weibel s’est bien documentée sur les villes américaines parcourues, que ce soit en avion ou en voiture de location. J’ai des images plein la tête ! Le suspens et la course contre la montre ont été parfaitement maîtrisés, ce qui a fait de ce roman, à partir d’un certain moment, un véritable page-turner. A l’américaine, évidemment !
Ce fut aussi un plaisir de retrouver certains personnages de Juste Puni et d’avoir de leurs nouvelles, comme de vieux amis. Une manière de se rendre compte de l’impact des personnages, des histoires rencontrés dans nos lectures…

En tant que relectrice et correctrice, mon avis est-il juste ? C’est ce que je souhaite, en tout cas.Et je peux vous dire que ce roman m’a emballée par ses côtés road-trip et quête identitaire.
Prêts à embarquer pour Boston ? Méfiez-vous, vous n’en reviendrez pas indemne !





Ma chronique est terminée,
        mais j'aimerai vous demander une chose...

 

Anaïs Weibel publie ses romans en auto-édition, c'est-à-dire toute seule. Elle n'a pas de visibilité dans les librairies ou dans les magazines littéraires. Ses campagnes de pub' se font via les blogs et réseaux sociaux, et par les salons littéraires qu'elle commence à intégrer peu à peu. Vous ne trouverez pas Le cœur se souvient chez votre libraire habituel, mais vous pouvez le commander sur Internet.
Avez-vous déjà lu ou acheté un roman en auto-édition ? C'est le moment, les amis ! Vous aviez peut-être déjà acheté L'espoir au corps ou
Juste Puni l'année dernière, pourquoi ne pas renouveler l'expérience ?
Il vaut 17€, 17€ pour encourager une jeune auteur :)
Pour la cinquième fois, je suis partenaire d'un roman, de l'écriture à la vente, l'aventure est extraordinaire et je ne souhaite qu'une chose, que ce roman d'Anaïs Weibel trouve le succès escompté !

Du 17 au 31 août, nous nous lançons dans une prévente exceptionnelle, profitez-en pour commander grâce à ce lien unique !

samedi 15 août 2020

Victor Kessler n'a pas tout dit

Victor Kessler n'a pas tout dit Cathy Bonidan lecture coup de coeur avis chronique blog
Victor Kessler n'a pas tout dit,

Cathy Bonidan,
Ed. La Martinière, 2020


Mot de l'éditeur :

La brume des Vosges cache bien des secrets. Bertille le sait : elle les a fuis. Retranchée à Paris dans une vie solitaire, la jeune femme a enterré ses souvenirs. Jusqu'au jour où sa vie bascule. Quelques pages trouvées dans le cabas d'un vieil homme la réveillent d'un coup : il s'agit d'une confession, écrite par un certain Victor Kessler. Car le 17 novembre 1973, quarante-cinq ans plus tôt, le corps d'un enfant de dix ans a été repêché dans un lac près de Saintes-Fosses. L'instituteur du village est le coupable idéal : Victor Kessler, lui-même.
Fascinée par l'affaire, poussée par Victor, Bertille part en quête de la vérité. Mais, à la recherche des démons du vieil homme, ne finira-t-elle pas par croiser les siens, enfouis dans les forêts vosgiennes ? Et toujours cette même question : parler ou se taire ?


Dealer : SP de Cathy Bonidan, merci encore !


Ma lecture :

J'étais ravie de recevoir le nouveau roman de Cathy Bonidan, étant déjà séduite par les précédents. A chaque roman elle se réinvente et propose un univers tout à fait différent.

vendredi 14 août 2020

La maison du lac

La maison du lac,

Hannah Richell,
Ed. Belfond, 2015
(The shadow year)


Mot de l'éditeur :

Dans la tradition des œuvres de Daphné Du Maurier, un roman nimbé de mystère et d'émotion, un suspense psychologique envoûtant pour aborder la jalousie, le désir et les liens du sang.
Pour Lila, tout commence par un paquet déposé sur le pas de sa porte. À l'intérieur, un plan et la clé d'un cottage abandonné près d'un lac. Le legs d'un parent inconnu, une surprise qui ne pouvait pas mieux tomber.
Car, à trente ans, la Londonienne traverse une période douloureuse : une tragédie familiale impossible à cicatriser, un mariage au bord de l'implosion, une carrière au point mort. Le moment est venu pour elle de prendre du recul, loin de la ville, loin des siens.
Mais, alors qu'elle prend possession des lieux, Lila va découvrir peu à peu l'histoire de ses anciens occupants, cinq étudiants venus vivre ici clandestinement en 1980. Qui étaient-ils? Pourquoi ont-ils fui en laissant tout derrière eux ? Et d'où lui vient cette étrange impression que quelque chose la lie à leur destin ?
​Dans la maison du lac, de lourds secrets sommeillent. Des secrets aux conséquences inattendues, et dont les répercussions pourraient changer la vie de Lila, à jamais...

 

Ma lecture :

J'ai découvert Hannah Richell il y a quelques mois après avoir lu Rebecca, de Daphné du Maurier. J'aime beaucoup ces romans psychologiques anglais emprunts de mystères et de vieilles pierres où les auteurs n'hésitent pas à torturer les âmes de leurs personnages...et de leurs lecteurs...

lundi 20 juillet 2020

Les Magnolias

Les Magnolias,

Florent Oiseau,
Ed. Allary, 2020


Mot de l'éditeur :

– Caramel
– Pompon
– Cachou…
Il y a des gens, dans la vie, dont l’unique préoccupation semble d’imaginer des noms de poneys. Alain est de ceux-là. Sa carrière d’acteur au point mort – depuis qu’il en a joué un, dans un polar de l’été, sur TF1 –, le quarantenaire disperse ses jours. Chez Rosie en matinée – voluptés de camionnette – et le dimanche aux Magnolias – où sa grand-mère s’éteint doucement. On partage une part de quatre-quarts, sans oublier les canards, et puis mamie chuchote : « J’aimerais que tu m’aides à mourir. » Autant dire à vivre… La seconde d’après, elle a déjà oublié. Pas Alain. Tant pis pour les poneys : il vient de trouver là, peut-être, un rôle à sa portée…

Dans la lignée de Je vais m’y mettre et de Paris-Venise, Florent Oiseau brosse un nouveau portrait de loser magnifique – une parenthèse en Renault Fuego où valsent sandwichs aux flageolets, secrets de famille et cuites à la vieille prune, pour l’amour d’une grand-mère.


Ma lecture :

J'ai découvert Florent Oiseau l'été dernier lors de sa venue à Livres-in-room, ma librairie de secteur. Je lui avait acheté et fait dédicacer son Paris-Venise que j'avais trouvé formidablement drôle et absurde.
J'étais donc ravie de replonger dans un roman de Florent Oiseau...

jeudi 16 juillet 2020

Souvenirs dormants

Souvenirs dormants,

Patrick Modiano,
Ed. Gallimard, 2017


Mot de l'éditeur :

«"Vous en avez de la mémoire..." Oui, beaucoup... Mais j'ai aussi la mémoire de détails de ma vie, de personnes que je me suis efforcé d'oublier. Je croyais y être parvenu et sans que je m'y attende, après des dizaines d'années, ils remontent à la surface, comme des noyés, au détour d'une rue, à certaines heures de la journée.»


Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon


Ma lecture :

Après une lecture un peu plus ardue, j'ai eu envie de me plonger dans le brouillard de Modiano. Et...c'est vraiment rassurant de s'emmitoufler dans ce brouillard à la fois connu et inconnu. C'est comme refaire régulièrement la même promenade en prenant le temps de s'émerveiller de chaque couleur changeante et de se rassurer à chaque étape attendue et bienvenue. C'est un voyage rapide dans l'âme d'un vieil annuaire téléphonique, d'un vieux plan de Paris, où le narrateur se perd dans les visages, les noms, et les rues. Mais il s'y perd à la perfection !
Ah ! Quel plaisir de se perdre dans les méandres de la mémoire, les rêves et les carnets perdus de Modiano !


mercredi 15 juillet 2020

Les infiltrés

Les infiltrés,

L'histoire des amants qui défièrent Hitler,
Norman Ohler,
Ed. Payot, 2020
(Harro & Libertas, 2019)


Mot de l'éditeur :

Ils s’appelaient Harro et Libertas Schulze-Boysen. Ils étaient jeunes et beaux. Tous deux venaient de familles allemandes aisées, plutôt favorables au régime nazi. Et pourtant, ils choisirent l’opposition. Ensemble, au cœur du IIIe Reich – le ministère de l’Aviation pour lui, la Metro-Goldwyn-Mayer pour elle –, ils commirent l’inimaginable : ils fondèrent à Berlin l'Orchestre rouge, le plus important mouvement allemand de résistance à Hitler et se firent espions en livrant d’importants secrets militaires à l’Union soviétique. Démasqués, ils furent condamnés pour haute trahison et exécutés peu avant la Noël 1942. Ils avaient 33 et 29 ans. Toute trace de leurs noms et de leur mémoire fut gommée par Hitler.

À travers le portrait de ces deux attachants héros au destin tragique, c’est aussi un panorama saisissant de la folle Berlin des années 1930 et 1940 et de l’inexorable passage de la République de Weimar au IIIe Reich que s'attache à dépeindre l’auteur. Une histoire fascinante, à l’écriture nerveuse et au rythme syncopé, menée comme un thriller haletant qui vous happe dès le prologue.

Écrivain, journaliste et scénariste berlinois (avec Wim Wenders), Norman Ohler est un homme aux multiples talents. Il est l’auteur du best-seller mondial L'Extase totale. Le IIIe Reich, les Allemands et la drogue (2016), vendu dans 25 pays. Les infiltrés, son deuxième livre de non-fiction, a reçu en Allemagne un accueil critique unanime.



Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon



Ma lecture :

Ce livre à la couverture rouge ne peut qu'accrocher le regard. Il a, en tout cas, accroché le mien.
Il ne s'agit pas d'un roman mais d'un essai sur le couple Harro et Libertas Schulze-Boysen qui ont sacrifié leur amour et leur jeunesse pour anéantir le IIIème Reich...

vendredi 3 juillet 2020

Chanson bretonne

Chanson bretonne,

Jean-Marie Gustave Le Clézio,
Ed. Gallimard, 2020


Mot de l'éditeur :

«Pour rien au monde nous n'aurions manqué cette fête de l'été. Parfois les orages d'août y mettaient fin vers le soir. Les champs alentour avaient été fauchés et la chaleur de la paille nous enivrait, nous transportait. Nous courions avec les gosses dans les chaumes piquants, pour faire lever des nuages de moustiques. Les 2 CV des bonnes sœurs roulaient à travers champs. Les groupes d'hommes se réunissaient pour regarder les concours de lutte bretonne, ou les jeux de palets. Il y avait de la musique de fanfare sans haut-parleurs, que perçaient les sons aigres des binious et des bombardes.»
À travers ces «chansons» , J.M.G. Le Clézio propose un voyage dans la Bretagne de son enfance, qui se prolonge jusque dans l'arrière-pays niçois. Sans aucune nostalgie, il rend compte de la magie ancienne dont il fut le témoin, en dépit des fracas de la guerre toute proche, par les mots empruntés à la langue bretonne et les motifs d'une nature magnifique. Le texte est bercé par une douceur pastorale qui fait vibrer les images des moissons en été, la chaleur des fêtes au petit village de Sainte-Marine ou la beauté d 'un champ de blé face à l'océan.



Ma lecture :

Jean-Marie Gustave Le Clézio est pour moi un auteur classique, au sens classique du terme : c'est un auteur que j'ai étudié en classe. En effet, lors de mon cursus universitaire, j'ai dû lire Le Déluge. Notez bien le "j'ai dû" qui signifie deux choses : c'était une lecture forcée dont je me rappelle vaguement la lecture. Ce dont je me souviens, c'est d'avoir été frappée par la beauté et la fluidité de son écriture. Alors quand France Inter a martelé l'intérêt du nouvel ouvrage de JMG Le Clézio, j'ai voulu renouer avec cet auteur classique...

mercredi 1 juillet 2020

La maison du sommeil

La maison du sommeil,

Jonathan Coe,
Ed. Gallimard, 1998
(The house of sleep)


Mot de l'éditeur :

De bien curieux événements se déroulent à Ashdown, inquiétante demeure perchée sur une falaise des côtes anglaises. Naguère, c'était une résidence universitaire, où se sont croisés Sarah la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l'amoureux transi, Terry le cinéphile fou. Leurs destins ont divergé, mais les spectres du passé continuent de hanter Ashdown, devenue une clinique où le sinistre docteur Dudden se livre à de monstrueuses expériences sur les troubles du sommeil. Par quelles mystérieuses coïncidences tous les personnages vont-ils s'y retrouver ? Et quelles transformations vont-ils y subir ?
Une fresque foisonnante et rigoureuse, où l'illusion amoureuse va jusqu'à l'extrême limite de sa réalisation, et où la vérité sort toujours des rêves.


Ma lecture :

Je termine #lemoisanglais avec ce roman de Jonathan Coe qui traînait dans mes étagères depuis bientôt dix ans. Il était temps, n'est-ce pas ?
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