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samedi 14 juillet 2018

Pour mémoire

pour mémoire Alain Genestar Grasset retour à Auschwitz SImone Veil 2004 2018 déportation Shoah chronique avis critique blob

Pour mémoire,

Alain Genestar,
Ed. Grasset, 2018


Mot de l'éditeur :

22 décembre 2004. Pour la première fois, Simone Veil retourne à Auschwitz avec les siens à quelques semaines du 60e anniversaire de la libération du camp. Le reportage publié dans « Paris Match » avait bouleversé les lecteurs par l’intensité de l’émotion qui s’en dégageait. A l’origine de ce « voyage », Alain Genestar, alors directeur de la rédaction du magazine. Il avait réussi à convaincre Simone Veil de revenir sur les lieux où 1 million de Juifs et 120 000 autres déportés ont été assassiné par les nazis. Si Simone Veil s’était déjà rendue à deux reprises à Auschwitz lors de cérémonies officielles, elle avait toujours refusé les sollicitations des magazines et télévisons du monde entier pour réaliser un grand sujet sur elle à l’intérieur du camp.
Simone Veil a accepté la proposition d’Alain Genestar,  touchée par le fait qu'il se soit rendu  à Auschwitz avant de formuler sa demande. Mais aussi parce qu’elle estimait qu’il était temps, pour elle, d’engager un dialogue avec ses petits enfants, et que ce dialogue devait débuter sur place, sur ces lieux symboles du plus grand crime contre l’humanité. D’où son souhait: revenir à Auschwitz-Birkenau avec ses petits enfants.
C’est ce voyage « extraordinaire » que raconte Alain Genestar dans ce petit livre pudique. Il ne dévoile pas les propos échangés entre Simone Veil, six de ses petits-enfants et ses deux fils. Ces mots intimes, ces confidences appartiennent à eux seuls. Mais il restitue les coulisses de ce voyage, et surtout l’émotion qui les envahit et le gagne lui-même. Il décrit cette longue marche familiale dans le camp. Les souvenirs de l’ancienne déportée de 17 ans qui resurgissent telles des bouffées de douleur. Mais une douleur transmise.
En deuxième partie du livre, Alain Genestar publie l’intégrale de la longue interview que lui a accordé Simone Veil au retour de ce voyage à Auschwitz. Des propos où se mêlent la dureté, la tendresse, l’absence de pardon, l’amour des autres. Et la volonté de survivre. « Là-bas, je n’ai jamais pleuré. C’était au-delà des larmes » dit Simone Veil.
Ce livre est à la fois un document pour l’histoire et un hommage à une femme d’exception qui, avant d’entrer au Panthéon, est entrée dans le cœur des Français.




Dealer : SP Grasset : merci !


lundi 10 décembre 2018

Simone Veil et les siens

Simone Veil et les siens,

Collectif, Annick Cojean,
Ed. Grasset, 2018



Mot de l'éditeur :

De Simone Veil, on réduit trop souvent la biographie à quelques dates phares, dont, évidemment, celles du débat sur l’IVG, en 1974. De même de son image et des rares signes électifs qui l’incarnent aux yeux des Français  : un chignon fidèle qu’elle n’acceptera de défaire qu’une seule fois en public, un immuable tailleur Chanel, dont ne varie que la couleur, un collier de perles porté sur une lavallière. A la différence sans doute des simplifications biographiques, cette austérité est délibérée. Elle est aussi comme la cuirasse d’une femme parvenue au sommet de l’Etat, soucieuse d’opposer à la curiosité du public et des journalistes une image qui n’offre aucune prise, aucune perspective personnelle.
Tout au long de sa vie publique, Simone Veil a soigneusement protégé son intimité familiale et amicale. Antoine, son mari, apparaît parfois au cours de ses campagnes, mais toujours saisi comme une apparition «  officielle  ». De même de ses enfants, photographiés publiquement, par exemple au ministère de la Santé  juste avant les débats sur l’avortement, autour d’une table qui réunit la ministre et son cabinet.
Certes, depuis sa retraite politique, avec le succès de ses mémoires, l’entrée à l’Académie française et la Panthéonisation, la multiplication des hommages de toutes natures, se sont multiplié les incursions médiatiques dans la sphère privée de celle qui est restée si longtemps une des personnalités préférées du public. Simone Veil ne s’y est jamais prêtée volontiers. Aujourd’hui, ses deux fils ont accepté pour la première fois que soient publiées autant de photographies pour la plupart inédites.
Cet album fait  comprendre quelles étaient les racines de ses engagements, les figures familières, parents, frère et sœurs, enfants et petits-enfants, amis, lieux aimés où elle se ressourçait. Commentés par ceux-là mêmes qui lui furent si chers, ses deux fils, Jean et Pierre François.



Dealer : SP Grasset

Ma lecture : 

Simone Veil a incarné l'Histoire.

lundi 13 août 2018

Simone Veil, l'immortelle







Simone Veil, l'immortelle

Bresson & Duphot,
Éd. Marabulles, 2018



Mot de l'éditeur :

Cet album est un vibrant hommage à Simone Veil, figure féministe populaire et discrète. Le récit s’attache aux temps forts de sa vie, de la loi pour l’IVG défendue à l’assemblée nationale, à son enfance à Nice avant d’être déportée avec sa famille.
Simone Jacob est née en 1927 à Nice. À 17 ans elle est déportée à Auschwitz, avec toute sa famille. Ses sœurs et elle reviendront du camp de concentration. Cette période l'a marquée à jamais. En 1946, elle épouse Antoine Veil. Magistrat, elle devient en 1974, ministre de la Santé de Valéry Giscard d'Estaing, chargée de défendre la loi sur l'IVG. En 1993, elle occupe à nouveau la fonction de ministre des Affaires sociales et de la Santé dans le gouvernement d'Édouard Balladur. Simone Veil a également été députée européenne et membre du Conseil constitutionnel. Elle était présidente d'honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Cette femme de conviction s'est très peu confiée. Le grand public ne connaissait que sommairement son parcours de déportée. Elle a attendu d’avoir 80 ans pour écrire ses mémoires (Une Vie, Ed. Stock). Elle raconte que c'est une kapo,  sans doute une prostituée Polonaise, qui lui a sauvé la vie en lui disant : «Tu es trop belle pour mourir ici...».
Chez nous comme dans tant de familles juives françaises, la mort a frappé tôt et fort.




Dealer : SP Marabulles


vendredi 30 juin 2017

Une vie

Simone Veil nous quitte aujourd'hui,

l'occasion de revenir sur son autobiographie riche en enseignements...
1927 - 2017



une vie Simone Veil blog avis chronique critique mort avortement Shoah
Une vie,
Simone Veil,
Ed. Stock, 2007


Mot de l'éditeur :
C’est un événement. Simone Veil accepte enfin de se raconter à la première personne.
De son enfance niçoise dans une famille juive complètement assimilée, et de sa déportation à Auschwitz avec sa mère et l’une de ses sœurs en mars 1944, jusqu’à ses fonctions les plus récentes, elle a su s’imposer comme une figure singulière et particulièrement forte dans le paysage politique français. Femme libre s’il en est, elle a exercé le pouvoir sans jamais le désirer pour lui-même mais pour améliorer, autant qu’elle l’a pu, les conditions de vie de ses concitoyens : à l’administration pénitentiaire, puis au ministère de la Santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing – c’est là qu’elle fait voter, contre son camp, la loi sur l’IVG ; à la présidence du Parlement européen, où elle se montre capable de tenir tête au Premier Ministre français, Raymond Barre ; comme ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Balladur et présidé par François Mitterrand ; au Conseil constitutionnel ainsi qu’à la Fondation pour la mémoire de la Shoah.
Fidèle à ce qu’elle estime être la fonction des rescapés des camps de la mort, elle a témoigné, chaque fois qu’elle l’a pu, en France comme partout, de son expérience d’Auschwitz.
Mais cette femme de mémoire n’est jamais nostalgique, jamais passéiste, elle n’a souci que du monde de demain, celui qu’elle lèguera à ses petits-enfants et à ses arrière-petits enfants dont la place est grande dans sa vie.
Elle a beaucoup voyagé, rencontré la plupart des « grands » de ce monde, vécu de près les événements majeurs du XXe siècle. Elle en parle sans forcer sa voix, mais on l’entend.



lundi 24 mai 2021

Simone Veil ou la force d'une femme

Simone Veil ou la force d'une femme Annick Cojean roman graphique BD féminisme avis chronique lectrice critique coup de coeur
Simone Veil

ou la force d'une femme,
Annick Cojean, Xavier Bétaucourt & Etienne Oburie,
Ed. Plon - Steinkis, 2020


Mot de l'éditeur :

Annick Cojean est grand reporter au Monde.
Au fil de sa carrière, elle a croisé Simone Veil à plusieurs reprises. Au fil de leurs rencontres, une relation singulière s'est installée entre Simone Veil et la journaliste.
Une relation de femmes au-delà des fonctions.
Un portrait subjectif, délicat et parfois surprenant de la femme au-delà de l'héroïne. 

 

Dealer : Livres in room, Saint-Pol-de-Léon (29) 


Ma lecture :

Encore un livre, encore une BD sur Simone Veil ? Celle-ci aborde un autre regard, plus intime, celui d'Annick Cojean. Cette grand reporter, née tout près de chez moi dans le Finistère, a souvent rencontré Simone Veil, partageant des valeurs féministes et humaines.

A la mort de Simone Veil, le journal Le Monde où elle travaille demande à Annick Cojean un long portrait. Un portrait sensible et intime. L'occasion pour la journaliste de revivre sa première rencontre avec cette icône, jusqu'à son admission à l'Académie Française. L'occasion de reparler d’Auschwitz et des amitiés qu'elle a créées là-bas, de la loi pour l'avortement, de son défi européen et surtout, de son combat féministe.
Cette bande-dessinée retrace les coulisses de ce portrait publié dans Le Monde à la mort de Simone Veil. L'émotion est palpable. Annick Cojean livre une Simone Veil intime, tendre, parfois drôle qui a toujours su tirer une force extraordinaire des épreuves qu'elle a pu traverser. Cette icône a accompagné le parcours féministe d'Annick, et de beaucoup de femmes. Et malgré tout, elle est toujours restée une femme simple qui aimer tenir ses discussions avec ses amies et sa famille sur son lit. Elle a fait de sa vie un combat, une série de combats en fait, pour la liberté. La liberté féminine et humaine avant tout.

Merci Annick pour ce joli portrait !


vendredi 15 mars 2019

Les inséparables







les inséparables Jacob Simone Veil Milou Denise Jean Dominique Missika Seuil Déportation Shoah retour avis chronique blog littéraire instagram

Les inséparables,

Simone Veil et ses soeurs,
Dominique Missika,
Ed. Seuil, 2018


Mot de l'éditeur :

Elles sont trois sœurs : Madeleine, Denise et Simone Jacob, rescapées des camps de la mort. Madeleine, dite Milou, et Simone déportées avec leur mère Yvonne parce que juives à Auschwitz et à Bergen-Belsen ; Denise, à Ravensbrück. Rapatriées en mai 1945, Milou et Simone apprennent à Denise, déjà rentrée, que leur mère est morte d'épuisement. De leur père, André, et de leur frère Jean, elles espèrent des nouvelles. Déportés en Lituanie, ils ne reviendront jamais.
Pour les sœurs Jacob, le retour est tragique. À la Libération, on fête les résistants, mais qui a envie d'écouter le récit des survivants ? Milou et Simone ne rencontrent qu'indifférence, incompréhension et gêne, alors elles se taisent. Mais, peu à peu, la vie reprend ses droits. Les jeunes femmes semblent heureuses quand, en 1952, Milou meurt dans un accident de voiture. Denise et Simone restent les deux seules survivantes d'une famille décimée. Plus que jamais inséparables.

Dans ce récit poignant, Dominique Missika éclaire la jeunesse des filles Jacob, toutes trois si belles et si vaillantes, et raconte ce qui a souvent été tu : la difficulté de certains déportés à trouver une place dans la France de l'après-guerre. À partir de ses souvenirs personnels et d'archives inédites, l'auteure, qui a été proche de Simone Veil devenue une icône républicaine, et de Denise Vernay, combattante inlassable de la mémoire de la Résistance et de la déportation, dévoile ici un pan intime et méconnu de l'histoire de ces sœurs admirables.
Dominique Missika est historienne. Elle a publié plusieurs ouvrages sur la France sous l'Occupation, dont L'Institutrice d'Izieu (Seuil, 2014).



Dealer : Bibliothèque de Sibiril


Ma lecture :

Quand je regarde la photo de la couverture, je ne peux pas m'empêcher de m'attarder sur chaque visage, sur chaque regard avec émotion. Quelle tragédie ! Quels destins ! Ces quatre enfants, les quatre enfants Jacob, Madeleine, Denise, Jean et Simone. sous le soleil niçois, encore insouciants...

jeudi 23 janvier 2020

Retour à Birkenau

Retour à Birkenau,

Ginette Kolinka,
Ed. Grasset, 2019

Mot de l'éditeur :

"Moi-même je le raconte, je le vois, et je me dis c'est pas possible d'avoir survécu..."
Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit-frère de douze ans et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Auschwitz-Birkenau : elle sera seule à en revenir, après avoir été transférée à Bergen-Belsen, Raguhn et Theresienstadt. Dans ce convoi du printemps 1944 se trouvaient deux jeunes filles  dont elle devint amie, plus tard : Simone Veil et Marceline Rosenberg, pas encore Loridan – Ivens.
Aujourd’hui, à son tour, Ginette Kolinka raconte ce qu’elle a vu et connu dans les camps d’extermination. Ce à quoi elle a survécu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Les mots. Le corps et la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Que tous, nous sachions, non pas tout de ce qui fut à Birkenau, mais assez pour ne jamais oublier ; pour ne pas cesser d’y croire,  même si Ginette Kolinka, à presque 94 ans, raconte en fermant les yeux et se demande encore et encore comment elle a pu survivre à "ça"...

Ma lecture :

Cette année, nous célébrons le 75ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. Célébrer sonne faux. Mais en tout cas, nous en parlons et évoquons les déportés, rescapés ou mort. Je lisais il y a quelques jours qu'un français sur six ignorait ce qu'était la Shoah. Un français sur six !
Alors ces témoignages, comme celui de Ginette Kolinka reste précieux et nécessaire.

vendredi 24 janvier 2020

Et tu n'es pas revenu

Et tu n'es pas revenu,

Marceline Loridan-Ivens,
Ed. Grasset, 2015


Mot de l'éditeur :

«  J’ai vécu puisque tu voulais que je vive. Mais vécu comme je l’ai appris là-bas, en prenant les jours les uns après les autres. Il y en eut de beaux tout de même. T’écrire m’a fait du bien. En te parlant, je ne me console pas. Je détends juste ce qui m’enserre le cœur.
Je voudrais fuir l’histoire du monde, du siècle, revenir à la mienne, celle de Shloïme et sa chère petite fille.  »

Le 29 février 1944, Marceline Loridan-Ivens a quinze ans lorsqu’elle est arrêtée avec son père lors d’une rafle. Déportée à Birkenau, elle subit l’horreur des camps et parvient à survivre. Son père, lui, ne reviendra jamais d’Auschwitz. Soixante-dix ans plus tard, elle lui adresse une lettre, rédigée avec la journaliste et écrivain Judith Perrignon, où elle raconte sa captivité, son retour, sa vie d’après.



Ma lecture :

Cette année, nous commémorons le 75ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz. 
Alors j'ai décidé, pour ne pas que les déportés rescapés n'aient témoigné pour rien, de lire quelques témoignages que je n'avais pas encore lus. Penser à eux tous leur donne un peu de lumière...

jeudi 6 septembre 2018

La vie ne danse qu'un instant

La vie ne danse qu'un instant,

Theresa Révay,
Ed. Albin Michel, 2017
Ed. Le livre de poche, 2018


Mot de l'éditeur :

Rome, 1936. Alice Clifford, correspondante pour le   New York Herald Tribune, assiste au triomphe de Mussolini. Sa liaison avec un diplomate proche du pouvoir fasciste ne l'aveugle pas, et son goût pour la liberté l'empêche de succomber aux sirènes des dictatures.
La guerre menace, les masques vont tomber. Alice découvre les conspirations qui hantent les couloirs du Vatican et les rues de Berlin, tandis que attirance pour un journaliste allemand révèle les fêlures de son passé.
Des palais romains à la corniche d'Alexandrie, des montagnes d'Éthiopie aux plaines de Castille,   l’inoubliable portrait d’une femme intrépide et passionnée.




Dealer : SP de l'été Livre de Poche


dimanche 1 juillet 2018

Complot








Complot,

Nicolas Beuglet,
Ed. XO, 2018


Mot de l'éditeur :

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d'une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.
Quand l'inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l'identité de la victime, c'est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.
Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d'une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu'un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées...
De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu'au cœur même du Vatican, c'est l'odeur d'un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies...

Étayé par les dernières découvertes de la science et de l'histoire, Complot explore les secrets premiers de l'humanité.
Un thriller époustouflant. Et une révélation bouleversante sur ce que fut, il y a fort longtemps, le pouvoir des femmes.




Dealer : Bibliothèque de Sibiril

mardi 8 septembre 2020

Une farouche liberté

Une farouche liberté,

Gisèle Halimi et Annick Cojean,
Ed. Grasset, 2020


Mot de l'éditeur :

Gisèle Halimi  : Soixante-dix ans de combats, d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et la volonté, aujourd’hui, de transmettre ce qui a construit cet activisme indéfectible, afin de dire aux nouvelles générations que l’injustice demeure, qu’elle est plus que jamais intolérable. Gisèle Halimi revient avec son amie, Annick Cojean, qui partage ses convictions féministes, sur certains épisodes marquants de son parcours rebelle pour retracer ce qui a fait  un destin. Sans se poser en modèle, l’avocate qui a toujours défendu son autonomie, enjoint aux femmes de ne pas baisser la garde, de rester solidaires et vigilantes, et les invite à prendre le relai dans le combat essentiel pour l’égalité à l’heure où, malgré les mouvements de fond qui bouleversent la société, la cause des femmes reste infiniment fragile.
Depuis l’enfance, la vie de Gisèle Halimi est une fascinante illustration de sa révolte de «  fille  ». Farouchement déterminée à exister en tant que femme dans l’Afrique du Nord des années 30, elle vit son métier comme un sacerdoce et prend tous les risques pour défendre les militants des indépendances tunisienne et algérienne et dénoncer la torture. Avocate plaidant envers et contre tout pour soutenir les femmes les plus vulnérables ou blessées, elle s’engage en faveur de l’avortement et de la répression du viol, dans son métier aussi bien que dans son association «  Choisir  la cause des femmes ». Femme politique insubordonnée mais aussi fille, mère, grand-mère, amoureuse… Gisèle Halimi vibre d’une énergie passionnée, d’une volonté d’exercer pleinement la liberté qui résonne à chaque étape de son existence.
«  Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque  »  : ces mots de René Char, son poète préféré, pourraient définir Gisèle Halimi, cette «  avocate irrespectueuse  », et sa vie de combats acharnés pour la justice et l’égalité.

 

Dealer : NetGalley 


Ma lecture :

Le #pumpkinautumnchallenge de cette année comporte un menu "Les écailles de Mélusine", invitant à lire un livre aux sujets suivants : féminisme, transformation, métamorphose. Le terme féminisme clignote fortement en moi et je saisis l'occasion de lire Une liberté faroucheGisèle Halimi revient sur ses combats avec la journaliste Annick Cojean. Elle nous a quittés en juillet dernier.

Née la même année que Simone Veil, elles se rejoignent sur les combats féministes. Gisèle Halimi est une avocate, célèbre pour ses grands procès : Djamila Boupacha dans les années 60 puis Bobigny en 1972. Elle œuvre et milite contre le viol, pour le droit à l'avortement, pour le droit à la contraception, ... Elle est de tous les combats pour améliorer la condition féminine et rêve à une égalité paritaire. Enfant déjà, en Tunisie, dans une famille croyante et patriarcale, elle refusait de faire comme toutes les petites filles de son âge : servir les hommes de la maison, faire la cuisine et autres taches ménagères reléguées aux femmes. En 1945, elle quitte Tunis pour Paris et la Sorbonne où elle étudie le droit et la philosophie qu'elle juge indissociables. De cette enfance soumise et injuste, naîtra sa force de convictions et de combats. Elle sera avocate, et non avocat comme l'exige les conventions de l'époque, pour défendre les femmes qu'on ne veut pas écouter.

J'ai eu la chance croiser cette avocate irrespectueuse il y a une dizaine d'années à Rennes. J'ai le souvenir d'une petite femme capable de soulever des montagnes, sincère, intègre et... drôle ! Les drames de la vie l'aident à rebondir toujours plus haut et à garder, malgré tout, une force de vivre incroyable.

Ce dernier témoignage recueilli par Annick Cojean est précieux, c'est celui d'une militante, d'une combattante, d'une avocate. D'une femme du siècle.

A lire. Évidemment. Absolument.

Vous trouverez mes autres lectures de Gisèle Halimi ici.

mardi 3 mars 2020

Les derniers

Les derniers,

Sophie Nahum,
Ed. Alisio, 2020

Mot de l'éditeur :

Ils ne sont plus nombreux à pouvoir témoigner des camps de concentration. À peine une centaine d'hommes et de femmes, qui se sont longtemps tus face à une France d'après-guerre peu encline à les écouter. Rescapés grâce à une succession de hasards avant tout, ils ont su se reconstruire avec un courage remarquable.

Sophie Nahum est allée à la rencontre des « Derniers », ces résilients hors du commun, dont Ginette Kolinka et Élie Buzyn, pour une série de documentaires courts, de laquelle résulte ce livre choral. Leurs témoignages croisés se font écho tout en laissant apparaître la singularité de chaque destin. Ainsi, les derniers survivants de la Shoah nous offrent 75 ans après la libération d'Auschwitz un regard poignant sur leur vécu.



Dealer : Partenariat Alisio


Ma lecture :


Nous célébrons les 75 ans de la Libération d'Auschwitz et, dans son sillage, de tous les camps de concentration. L'heure tourne. Les rescapés ne sont plus très nombreux. Bientôt, il n'y aura plus de témoins directs. Ils sont les derniers. Sophie Nahum a décidé de les rencontrer tous. Comme lui dit Elie Buzyn, elle devient alors témoin de témoin. Et ce rôle est primordial pour la mémoire.
Elie, Ginette, Julia, Yvette, Jacques, Asia ou Armand ne sont pas personnages de fiction, ils ne sont pas des héros, ils sont des survivants, des rescapés. Ils sont des être humains qui avaient des rêves, des projets qui ont été anéantis par les nazis au nom d'une idéologie nauséabonde.

mardi 19 mars 2019

Ceux qui voulaient voir la mer







ceux qui voulaient voir la mer clarisse sabard charleston Nice Antibes New-York Moguériec Sibiril avis chronique critique coup de coeur lecture blog bloggeuse littéraire livre amour feel good

Ceux qui voulaient voir la mer,

Clarisse Sabard,
Ed. Charleston, 2019


Mot de l'éditeur :

Quand Lilou décide de quitter Paris pour Nice avec son fils Marius, elle ne se doute pas que son arrivée dans le Sud sera plus mouvementée que prévue ! Entre ses cours de yoga un peu particuliers, sa vie de mère célibataire, son original de père et son métier d'agent de bibliothèque, la jeune femme n'a pas le temps de chômer. Pourtant, c'est avec beaucoup de douceur qu'elle discute avec Aurore, une vieille dame de 90 ans rencontrée dans le parc voisin. Aurore qui attend toutes les semaines son grand amour, Albert, parti à New York tenter sa chance après la guerre. Lilou décide alors de tout faire pour retrouver le grand amour de son amie. Mais à trop vouloir remuer le passé, c'est le présent qui va la rattraper...


Dealer : SP Charleston, merci !


Ma lecture : 


Nouveau roman de Clarisse Sabard, nouveau coup de cœur !
Avec le titre, la couverture, le résumé, je m'attendais à une histoire d'amour entre un soldat américain de la Seconde Guerre Mondiale et une jeune française. Je me trompais totalement !

mardi 5 mai 2020

Victoire

Victoire ou la douleur des femmes Marie Trintignant Schlogel roman téléfilm film adaptation avortement

Victoire ou la douleur des femmes,

Gilbert Schlogel,
Ed. Fayard, 1996


Mot de l'éditeur :

Victoire Dambreville, jeune Normande de vingt ans, est emmenée de force par sa mère chez une " faiseuse d'anges ". Ce moment d'horreur la traumatise à jamais.
Devenue gynécologue, Victoire consacre sa vie à lutter pour que les femmes obtiennent le droit à la contraception et à l'avortement. Cet engagement bouleverse une existence que rien ne prédisposait à un tel combat.
Dans ce roman de l'amour blessé, où, dans une même famille, s'entrecroisent trois générations de femmes éprises de liberté, toute l'histoire du féminisme se profile devant nos yeux durant un demi-siècle et nous rappelle les étapes d'une conquête sans cesse recommencée.



Ma lecture :

Je crois que je n'ai jamais relu un roman déjà lu. Jamais. Je suis plutôt contre car il  y a de nombreux risques, dont la magie rompue. Mais j'ai changé de Freebox et d'ordinateur pour des modèles plus performants mais...dénués de lecteurs DVD. Et chaque année, j'aime regarder mon film, pardon, mon téléfilm, préféré de tous les temps, Victoire ou la douleur des femmes. Sorti il y a vingt ans, vous vous en souvenez peut-être, Victoire étant interprétée par Marie Trintignant. Bref, faute de moyens techniques, voici deux ans que je manque mon rendez-vous, alors j'ai décidé de relire le roman...
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