mercredi 7 novembre 2007

Prix Renaudot 2007

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Daniel Pennac, cet auteur de littérature jeunesse et adulte, s'est enfin vu decerner un prix, le Prix Renaudot. Pennac, je l'ai découvert dans les "Je bouquine" avec la série des Kamo. Et je l'ai toujours suivi, d'un peu trop loin, certes. Mais je suis contente que son talent ait été récompensé !
Bon, j'avoue, je ne l'ai pas  encore lu. Mais celui-là, promis, je le lirai !



Daniel Pennac a reçu lundi 5 novembre 2007 le prix Renaudot pour Chagrin d'école (Gallimard). Daniel Pennac  ne figurait pas parmi les sélections. Son "Chagrin d'école" a recueilli 6 voix, contre 5 (la voix du président du jury comptant double) à Christophe Donner, donné favori, qui avait été pour sa part sélectionné pour "Un roi sans lendemain" (Grasset).
(c)  Prix-littéraires.net



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Chagrin d'école,
Daniel Pennac,
Ed. Gallimard, 2007




L'avis de la Fnac :
« Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier. (Champagne !) Fermé à l’arithmétique d’abord, aux mathématiques ensuite, profondément dysorthographique, rétif à la mémorisation des dates et à la localisation des lieux géographiques, inapte à l’apprentissage des langues étrangères, réputé paresseux (leçons non apprises, travail non fait), je rapportais à la maison des résultats pitoyables que ne rachetaient ni la musique, ni le sport, ni d’ailleurs aucune activité parascolaire. » Dans la lignée de Comme un roman, Chagrin d’école est donc un livre qui concerne l’école. Non pas l’école qui change dans la société qui change, mais, « au cœur de cet incessant bouleversement, sur ce qui ne change pas, justement, sur une permanence dont je n’entends jamais parler : la douleur partagée du cancre, des parents et des professeurs, l’interaction de ces chagrins d’école ». Daniel Pennac entremêle ainsi souvenirs autobiographiques et réflexions sur la pédagogie et les dysfonctionnements de l’institution scolaire, sur la douleur d’être cancre et la soif d’apprendre, sur le sentiment d’exclusion et l’amour de l’enseignement. Entre humour et tendresse, analyse critique et formules allant droit au but, il offre ici une brillante et savoureuse leçon d’intelligence. Ce Chagrin d’école s’impose déjà comme un livre indispensable.

Goncourt 2007

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Pour la première fois dans ma vie, j'attendais le résultat du Goncourt avec impatience.
J'étais largement pour Olivier Adam. Mais il est arrivé second ! Bon, c'est déjà bien, d'autant plus que les articles parlent autant du lauréat, Gilles Leroy que du second.
J'avoue que je ne connais le détenteur du Goncourt, mais, allez, dans l'année je le lis !  Dans l'année car j'imagine que les bibliothèques seront prises d'assaut !
Mais voilà, je suis déçue pour Olivier Adam. Peut-être le Goncourt des Lycéens.. ?







g07t.jpgAutour de la table des jurés du prix Goncourt, chez Drouant, quelques minutes après qu'ait été rendu public le nom du lauréat 2007, Bernard Pivot a accepté de revenir sur le choix de Gilles Leroy, récompensé cette année pour «Alabama Song»

 Le choix a été très compliqué. C'était prévu. Au fond, tout s'est passé exactement comme prévu : on ne savait pas qui aurait le prix, mais on savait que ce serait difficile, et très ouvert. Il n'y a pas eu d'empoignades, chacun a dit au départ ce qu'il pensait des livres. J'ai peut-être été le plus long à parler d'ailleurs, avec François Nourrissier. Et puis on a voté... Jusqu'au 10e tour, il faut la majorité absolue. On a compris qu'il n'y aurait pas de majorité absolue. Et la majorité relative n'est arrivée qu'au 14e tour, pour départager Gilles Leroy et Olivier Adam...
C'était très compliqué pour le jury, mais aussi très compliqué pour moi, parce que j'aimais les deux livres. J'ai même voté pour les deux, alternativement. J'aurais voulu que les deux aient le Prix Goncourt...
«Alabama Song» et «A l'abri de rien» sont deux histoires de femmes. D'ailleurs, dans les cinq romans de la dernière sélection, quatre racontaient des aventures féminines. C'est assez étonnant. Le seul où il n'y avait pas de femme héroïne, c'était «le Rapport de Brodeck», de Philippe Claudel, qui n'a pas eu de voix.
Mes deux favoris étaient cependant très différents: l'histoire de Zelda est celle d'une grande bourgeoise qui a beaucoup de qualités et tout pour avoir une vie facile; de l'autre côté, l'héroïne d'Olivier Adam est dans une misère à la fois psychologique, langagière et sociale... Si on lui demandait de juger Zelda Fitzgerald - on n'oserait d'ailleurs même pas lui poser la question - elle répondrait: «elle se fout de moi, elle a tout pour être heureuse et elle ne l'est pas, quelle erreur». Ce n'est pas Zelda qui irait s'occuper des sans-papiers du côté de Calais ou de Cherbourg!
La grande réussite de Gilles Leroy tient à son style très brillant, enchanteur, flamboyant. C'est un livre où l'on passe constamment d'une époque à une autre, avec une grande ambition structurelle et, surtout, un style moderne qui - sans essayer de copier le style du début du XXe siècle- fait de Zelda une femme d'aujourd'hui, avec ses problèmes de solitude, d'alcoolisme, ses rapports avec un mari qui l'étouffe... C'est cela qui m'a conquis dans le livre. D'ailleurs, je l'avais écrit dès la fin août dans le «Journal du dimanche».
Evidemment, il prend le parti de Zelda contre son mari, mais ce sont les droits du romancier: il a le droit de faire ce qu'il veut. Il invente des détails, même si le canevas reste fidèle à la vie de son modèle: elle termine folle dans la vie, elle termine folle dans le livre de Leroy. Cette façon de s'emparer de personnages réels est sans doute une mode, une tendance contemporaine de la littérature. Mais il ne s'agit pas ici pour le romancier d'inventer quand il ignore ce qui s'est passé - ce serait alors du roman historique. Leroy prend de la hauteur par rapport à son personnage, il choisit de la croquer comme un peintre qui aurait eu envie de faire son portrait. Il dit ici qui est Zelda pour lui. C'est elle qui l'obsède, pas Scott Fitzgerald.
Il est sûrement un peu amoureux de Zelda - son mari n'est pas le seul à l'avoir été... Car il fallait aimer cette femme, en effet, pour la rendre aussi séduisante, en dépit de tous ses défauts, son narcissisme, son alcoolisme... Le résultat littéraire est le portrait d'une femme qui vit, qui est constamment dans le mouvement. Celui d'une battante.
Gilles Leroy a également su entrer dans la tête d'une femme. Il n'est pas le premier bien sûr. Flaubert avait déjà fait cela il y a un moment, avec «Madame Bovary», et n'avait pas trop mal réussi son coup... C'est le privilège des grands romanciers: ils se mettent dans la peau de qui ils veulent : un personnage vrai ou un personnage inventé, une femme, un homme ou, pourquoi pas, un transsexuel.
J'ai aussi beaucoup défendu le livre d'Olivier Adam, parce qu'il trouve beaucoup d'échos dans l'actualité. L'héroïne d'«A l'abri de rien» est saisie par une compassion excessive, et se met à oublier ce qu'elle doit à sa famille, son mari, ses enfants. Avec l'Arche de Zoé, aujourd'hui, c'est un peu la même chose qui se produit: on voit des gens qui d'un seul coup, par compassion, par amour des enfants des autres, transgressent les lois et vont au-delà de ce qu'ils doivent faire.
Philippe Claudel n'a eu aucune voix. Mais on savait avant de commencer que sur les cinq romanciers sélectionnés, il était celui dont les chances étaient infimes. Parce qu'il avait eu le Renaudot il y a quatre ans [pour «les Ames grises»], et aussi un peu à cause des «Bienveillantes»: couronner à nouveau un roman qui parlait de la guerre et des camps de concentration, même si Claudel a un talent indiscutable, c'était difficilement envisageable. Il a été la victime de Jonathan Littell, c'est sûr.
Pour les autres, en revanche, on ne pouvait pas savoir, c'était très ouvert : Michèle Lesbre et Clara Dupond-Monod ont chacune failli revenir dans la course ; et même Amélie Nothomb, qui avait été éliminée de la dernière sélection, s'est retrouvée avec une voix cette fois-ci. Sans doute celle de Sabatier, ce n'est pas vraiment un secret...

Propos recueillis par Grégoire Leménager pour Bibliobs





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Alabama Song,
Gilles Leroy,
Mercure de France, 2007


Mot de l'éditeur :
Les garçons des clubs, les jeunes officiers du mess, je les tiens dans ma main gantée de fil blanc. Je suis Zelda Sayre. La fille du Juge. La future fiancée du futur grand écrivain.
Du jour où je l’ai vu, je n’ai plus cessé d’attendre.
Et d’endurer, pour lui, avec lui, contre lui.
Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, « Belle du Sud », rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s’est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du tout New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes…
Gilles Leroy s’est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister…
Mêlant avec brio éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand « roman américain ».



lundi 5 novembre 2007

Harry Potter : la fin

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Harry Potter et les reliques de la mort,
JK Rowling,
Ed. Gallimard, 2007




Mot de l'éditeur :
«Envers et contre tout» est une caractéristique-clé chez J.K. Rowling. Paradoxalement, c'est lorsqu'elle a continué à écrire avec une énergie, une passion, un engagement inentamés, en particulier à partir du tome 4 - alors qu'elle était devenue l'une des femmes les plus célèbres et riches au monde, et que chaque suite était attendue par des dizaines de millions de lecteurs du monde entier - , qu'elle force le plus l'admiration. Elle accomplit la mission qu'elle s'est donnée sans faillir, sans jamais décevoir.
L'ambition de son projet est immense, folle… et représente dix-sept ans d'élaboration, de rédaction,de concentration! Les six premiers volumes ont été lus, scrutés, analysés, par un nombre exceptionnel de jeunes et d'adultes… Chacun est suspendu aux révélations que le volume 7 va apporter.
Dix-sept ans, c'est aussi l'âge que Harry va atteindre dans ce volume 7, l'âge de la majorité pour un sorcier, l'âge de la résolution de son destin. Même si l'on ne croit guère aux symboles, difficile d'ignorer le chiffre 7 qui est en filigrane de l'épopée de Harry Potter : c'est bien le septième mois de la septième année du siècle, en juillet 2007, que le septième et dernier volume des aventures de Harry va paraître dans sa langue d'origine, l'anglais - le 21 juillet.
Le titre en est :
Harry Potter and the Deathly Hallows.
Avant cette date, pour ne pas trahir les lecteurs, les enfants, pas une seule ligne de texte ne filtrera. Seules trois personnes au monde ont accès au manuscrit : l'auteur, son éditeur américain et son éditrice anglaise. D'après elle, la richesse d'invention, la complexité et l'abondance des surprises, la puissance créative, l'intensité des émotions dépassent tout ce que nous pouvons espérer, tout ce que nous avons connu dans les volumes précédents !
«C'est un texte qui sera étudié en classe, un classique», m'a-t-elle tout simplement dit.
Toucher les lecteurs de tout âge, de toute origine, de toute culture, se laisser lire et relire, faire réfléchir, rêver, découvrir, rire et pleurer : c'est bien la marque d'un classique de la littérature !
Pendant dix-sept ans, J. K. Rowling a cheminé vers ce dernier chapitre du septième volume qu'elle avait écrit dès l'origine : tel un phare au bout du tunnel de tous les doutes, de toutes les rumeurs, de toutes les fatigues.
Le voyage que nous ferons au cours des quelques centaines de pages qui nous conduiront, nous lecteurs, à ce dernier chapitre sera une expérience forte et profondément marquante. Une lecture épique sans aucun doute à la hauteur de toutes nos attentes !
Il ne nous reste plus qu'à nous préparer au plaisir de cette lecture, en revisitant les six volumes précédents, où sont plantés les innombrables indices et mystères qui seront tous révélés dans Harry Potter 7 :
Harry Potter et les Reliques de la Mort.
Avant cette date, pour ne pas trahir les lecteurs, les enfants, pas une seule ligne de texte ne filtrera.




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[ Version russe ]     









Mon avis :
J'avais hâte d'avoir entre les mains cet ultime épisode des aventures d'Harry Potter. Je me suis arrangée pour terminer mon roman précédent pour ête libre dès sa sortie. Je l'ai donc commencé le samedi de sa sorti et je viens d'en lire la toute dernière page !
J'ai vraiment aimé cette tome. J'étais plongée dans un grand jeu de piste: avec de bonnes et mauvaises intuitions. On nous apprend pas mal de chose pour mieux cerner toute "l'épopée" du jeune Harry.
Mais quand même, je suis un peu triste de le quitter, ce sacré Harry Potter. Enfin..."tout était bien"....







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La saga :
Harry Potter est le nom générique d'une série littéraire écrite par Joanne Kathleen Rowling.
Elle raconte à travers sept tomes, correspondant chacun à une année scolaire (à l'exception de l'ultime tome, Harry Potter et les Reliques de la Mort), l'histoire d'un apprenti sorcier appelé Harry James Potter. Le roman final, Harry Potter et les reliques de la mort, a été publié en français le 26 octobre 2007 par Gallimard-Jeunesse (la version originale en anglais, intitulée Harry Potter and the Deathly Hallows, a été publiée le 21 juillet 2007 à 00 h 01).

Orphelin, Harry est placé chez son oncle et sa tante, Vernon et Pétunia Dursley — des « moldus » (muggles), c'est-à-dire des non-sorciers —, qui lui mènent la vie dure, lui cachent ses origines et ses talents de sorcier. Il est persécuté par son cousin, Dudley, auquel ses parents passent absolument tous ses caprices.
À l'occasion de son onzième anniversaire, Harry reçoit une lettre l'invitant à se présenter à la rentrée des classes à l'école de Poudlard, école de sorciers et de sorcellerie, tout enfant sorcier y est automatiquement inscrit à sa naissance. Son oncle, qui ne veut pas qu'Harry découvre ses origines, tente par tous les moyens de l'empêcher de s'y rendre mais avec l'aide de Rubeus Hagrid (prononcé Rubéus), envoyé par Albus Dumbledore, directeur de Poudlard, Harry parvient finalement à monter à bord du Poudlard Express sur la fameuse voie « 9 3/4 » de la gare de King's Cross à Londres qui lui permettra d'atteindre l'école de sorcellerie Poudlard.
À l'école de Poudlard, Harry se fait deux amis inséparables : Ron Weasley et Hermione Granger, qui l'accompagnent dans ses aventures. Ensemble, ils combattent Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, soit Tom Elvis Jedusor (en anglais Tom Marvolo Riddle), dit Lord Voldemort.

Le succès sans précédent de la saga a montré qu'enfants et adolescents n'étaient pas réfractaires à la lecture. Certains ne considèrent pas cela comme de la littérature dans son sens premier, mais des pavés de plusieurs centaines de pages sont dévorés, le plus souvent en quelques heures, parfois même en version originale !
Ainsi en France, le phénomène rend compte d'un autre, encore inconnu dans l'Hexagone il y a quelques années : la parution et la lecture d'œuvre en version originale. En effet, certains étaient étonnés de voir en Juillet 2007, plus précisément le 21, (mois standard de la sortie des tomes en langue anglaise) les étals des libraires regorger du dernier tome d'Harry Potter en anglais ! Et ça se vend très bien. Ainsi la Fnac parisienne des Halles (l'une des plus grandes Fnac de France) propose les tomes anglais aux lecteurs impatients et ne désirant pas attendre jusqu'au mois d'octobre-novembre, dans des bacs spéciaux disposés dans l'allée centrale : comme un véritable coup de marketing, et les ventes sont exceptionnelles pour un livre en langue originale. Ce phénomène rend bien compte de l'évolution notoire en matière de lecture d'œuvres en version originale en France : il est de plus en plus courant de lire des œuvres bilingues ou en version totalement originale, ce qui était encore exceptionnel il y a une dizaine d'années. Pour la première fois avec l'Ordre du Phénix, un livre anglais a figuré parmi les meilleures ventes de livres.
Les versions cinématographiques sont plus contestées. Comme souvent, les fans des versions littéraires n'apprécient pas les choix scénaristiques, nécessaire à l'adaptation au grand écran. Les critiques les plus régulières sont que les film rendent l'univers d'Harry Potter plus simplet et moins mature que dans les livres. Cependant, ces adaptations ont connu un important succès dans les salles.

L'ouvrage ne plaît pas à certains religieux : ainsi selon Gabriele Kuby, fervente catholique allemande et auteur d’un ouvrage critique sur la saga Harry Potter, le cardinal Joseph Ratzinger (aujourd'hui pape Benoît XVI) lui aurait affirmé que les romans pour enfants de la série Harry Potter, par « une séduction subtile qui agit sans qu’on n’y prenne garde », pouvaient « déformer profondément le caractère chrétien de l’âme, avant qu’elle ne puisse s’épanouir correctement. » J.K Rowling a repondu dans le journal Times du 23 octobre 2006 :"Cela n'est pas étonnant avec des réactions de ce genre que le fanatisme religieux soit a l'origine de toute les guerres de l'humanité, l'histoire que j'ai crée est purement imaginaire et ne demande en aucun moment de reproduire ce qui s'y passe. Benoît XVI se rend simplement compte que le catholisicisme perd de la vitesse tandis que la culture et la science prennent leur envols."


 



   1. Harry Potter à l'école des sorciers (1997)
          *  Harry Potter and the Philosopher's Stone

   2. Harry Potter et la chambre des secrets (1998)
          *  Harry Potter and the Chamber of Secrets

   3. Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban (1999)
          *  Harry Potter and the Prisoner of Azkaban

   4. Harry Potter et la coupe de feu (2000)
          * Harry Potter and the Goblet of Fire

   5. Harry Potter et l'Ordre du phénix (2003)
          * Harry Potter and the Order of the Phoenix

   6. Harry Potter et le prince de sang-mêlé (2005)
          *  Harry Potter and the Half-Blood Prince

   7. Harry Potter et les reliques de la mort (2007)
          * Harry Potter and the Deathly Hallows


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A vos baguettes, accio livre ! et,
Bonne lecture, bien sûr !








Et une fois la lecture terminée, mais seulement après, reposez-vous avec les films d'Harry Potter !
Et au passage, regardez comme harry, Ron et Hermione ont grandi !

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Apprentissage de la lecture

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Méthode Bosher ou La journée des tout petits, Bosher, Chapron et Carré, Ed. Belin, 1985




Avant d'entrer en CP, j'ai commencé à apprendre à lire avec ce livre. Ma mère ne voulait pas trop, mais que nenni, je prenais le livre et je questionnais discrètement ma mère pour apprendre à lire.
C'est la vieille méthode syllabique, aujourd'hui écartée de l'apprentissage à la lecture dans les nouveaux programme.
Ludique pour apprendre à lire et à compter en douceur.

Bref, dans ma bibliothèque, il fait office de livre collector !







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mardi 30 octobre 2007

Apollinaire en Pléiade

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Oeuvres poétiques ;
Oeuvres en prose complètes, T1

Guillaume Apollinaire
Ed. de la Pléiade / Gallimard
1965





Je viens de recevoir, pour mon anniversaire, deux  recueils d'Apollinaire en Pléiade. Etant mon poète préféré, je suis rudement fière de les avoir  !
Alors j'en profite pour parler un peu de ce fantastique poète.














Biographie :

Guillaume Apollinaire, pseudonyme de Wilhelm Albert Vladimir Apollinaris de Wąż-Kostrowitcky (26 août 1880, Rome – 9 novembre 1918, Paris) est un des principaux poètes d'expression française des premières décennies du XXe siècle, auteur notamment du Pont Mirabeau. Il écrit également des nouvelles et des romans érotiques (Les Onze Mille Verges, 1907). Il pratique le calligramme (terme de son invention). Il est le chantre de toutes les avant-gardes artistiques (les Peintres cubistes, 1913) et, poète (Alcools, 1913 ; Calligrammes, 1918) ou théoricien (l'Esprit nouveau et les poètes, 1917), un précurseur du surréalisme (les Mamelles de Tirésias, 1917) dont il a forgé le nom.

Il naît à Rome d'une mère issue de la noblesse polonaise, Angelica Kostrowicka, et de père inconnu, peut-être un officier italien. Il arrive en 1887 à Monaco, puis poursuit des études aux lycées de Cannes et de Nice. En 1899, il passe l'été dans la petite bourgade wallonne de Stavelot, un séjour quitté à « la cloche de bois » : ne pouvant payer la note de l'hôtel où Apollinaire réside avec son frère et sa mère, la famille doit quitter la ville en secret et à l'aube. L'épisode wallon féconde durablement son imagination et sa création. Ainsi de cette époque date le souvenir des danses festives de cette contrée (« C'est la maclotte qui sautille ... »), dans Marie, celui des Hautes Fagnes, ainsi que l'emprunt au dialecte wallon.
En 1901 et 1902, il est précepteur dans une famille allemande. Il tombe amoureux de la gouvernante anglaise Annie Playden, qui ne cessera de l'éconduire et lui inspirera La Chanson du mal-aimé. C'est la période « Rhénane » dont ses recueils portent la trace (La lorelei, Schinderhannes). Lorsque Annie quitte la famille allemande, excédée par les assauts incessants du jeune Guillaume, il la suit en vain jusqu'en Angleterre, et elle part pour l'Amérique en 1904, s'éloignant définitivement de lui. Le poète célébrera sa relation avec Annie et la douleur de la rupture dans de nombreux poèmes, dont Annie et surtout La Chanson du mal-aimé.
Entre 1902 et 1907, il travaille pour divers organismes boursiers et commence à publier contes et poèmes dans des revues. En 1907, il rencontre le peintre Marie Laurencin, avec laquelle il entretiendra une relation pleine d'émulation et d'orages. Il décide de vivre de sa plume. Il se lie d'amitié avec Picasso (il lui avait d'ailleurs dit : « tu vois, moi aussi je suis peintre » à cause de son travail sur les calligrammes), Derain, Edmond-Marie Poullain , de Vlaminck et le douanier Rousseau, se fait un nom de poète, de journaliste, de conférencier et de critique d'art. En septembre 1911, soupçonné dans le vol de la Joconde au Louvre, il est emprisonné durant une semaine à la prison de la Santé ; cette expérience le marquera. En 1913, il publie Alcools, somme de son travail poétique depuis 1898.
Peu avant de s'engager dans l'armée française en décembre 1914, il tombe amoureux de Louise de Coligny-Châtillon, rencontrée à Nice, qu'il surnomme « Lou ». Mais la jeune femme ne l'aimera jamais, ou du moins, pas comme il le voudrait ; bien qu'elle le rejoigne au régiment pendant une semaine (il connaîtra dans ses bras un érotisme violent qui marquera à jamais sa plume), ils rompent en mars 1915. Il part avec le 38e régiment d'artillerie de campagne pour le front de Champagne en avril 1915. Malgré les vicissitudes du front, il écrit dès qu'il le peut pour tenir et rester poète (Case d'Armons, et une abondante correspondance avec Lou, Madeleine et ses nombreux amis dont André Salmon). La guerre est pour lui l'occasion de se déclarer « vrai Français », de servir sa patrie. En 1915, dans un train, il rencontre Madeleine Pagès avec laquelle il se fiancera. Transféré sur sa demande au 96e régiment d'infanterie avec le grade de sous-lieutenant en novembre 1915, il est blessé à la tête par un éclat d'obus le 17 mars 1916, alors qu'il lit le Mercure de France dans sa tranchée. Évacué sur Paris, il est trépané en mai 1916. Après une longue convalescence, il se remet progressivement au travail, fait jouer sa pièce Les Mamelles de Tirésias en juin 1917 et publie Calligrammes en 1918. Il épouse Jacqueline (la « jolie rousse » éponyme du poème) à qui l'on doit de nombreuses publications posthumes.
Affaibli par sa blessure et les gaz de combat, Guillaume Apollinaire meurt le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris alors que, dans les rues, les Parisiens célèbrent la fin de la guerre.
Son nom est cité sur les murs du Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts sous les drapeaux pendant la guerre 1914-1918.

Influencé par la poésie symboliste dans sa jeunesse, admiré de son vivant par les jeunes poètes qui formèrent plus tard le noyau du groupe surréaliste (Breton, Aragon, Soupault — il est à noter qu'Apollinaire est l'inventeur du terme « surréalisme »), il révéla très tôt une originalité qui l'affranchit de toute influence d'école et qui fit de lui un des précurseurs de la révolution littéraire de la première moitié du XXe siècle.
Apollinaire se caractérise par un jeu subtil entre modernité et tradition, par un renouvellement formel constant (vers libre, monostiche, création lexicale, syncrétisme mythologique), et par une imprégnation de tout ce début de XXe siècle, période de renouveau pour les arts et l'écriture, avec l'émergence du cubisme dans les années 1910, du futurisme italien en 1909 et du dadaïsme en 1916. Apollinaire entretient des liens d'amitié avec nombre d'artistes et les aide dans leur parcours artistique ("la phalange nouvelle").
Le spécialiste incontesté et brillant d'Apollinaire est - était - feu Michel Décaudin, auteur fin, drôle, pédagogue, de nombreuses critiques, dossiers, articles, préfaces et éditions du poète, ainsi que d'une thèse indispensable, La crise des valeurs symbolistes. M. Décaudin est décédé en 2005. À sa suite, Mmes Claude Debon et Laurence Campa assurent l'actualité de la recherche sur Apollinaire.





Mon poème préféré :


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1] Apollinaire récite son poème        2] Marc Lavoine le met en chanson





***

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

***




N'hésitez pas à ouvrir un recueil d'Apollinaire. Grand témoin de son temps (début du 20ème) c'est un artiste complet. Il met les mots dans tous les sens pour en faire resortir leur beauté. Il réussit aussi bien des poèmes en alexandrins que ses famueux calligrammes.
Il déjoue les règles de la poésie française pour en devenir un grand maître.
Bref, Apollinaire est de loin mon poète préféré, c'est même mon homme de Lettres préféré.
Il a tous les talents pour ! ;)





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jeudi 25 octobre 2007

Max et Lili

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Max et Lili est une série de bande dessinée réalisée par l'illustrateur Serge Bloch et l'auteure Dominique de Saint-Mars. Commencée en 1992, la série, éditée chez Calligram dans la collection Ainsi va la vie, compte 81 tomes en octobre 2007.
Max et Lili sont frère cadet et sœur aînée. Chaque tome porte sur un thème (autour de l'école, la famille, la vie sociale etc.) vécu par les enfants ou un de leurs proches, puis résolu ou du moins discuté avec leurs parents. L'ouvrage se termine toujours par quelques pages de questions pour l'enfant. Le caractère enfantin du trait et l'humour des histoires permettent de traiter en douceur des thèmes parfois difficiles : mort d'un grand-père, divorce, racket...



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J'ai découvert cette série quand je travaillais à la bibliothèque. Elle fait fureur auprès de 7-10 ans.
Cela met en scène deux frères et soeurs autour d'un problème, petit ou gros. Et c'est très bien fait.
Des petits livres éducatifs traitant de nombreux thèmes variés.
Il y a peu, aux puces, j'ai trouvé un petit lot, pour les faire lire à mes enfants !  ;)
A conseiller donc !


Martine : un classique de la littérature de jeunesse

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Qui ne connaît pas la série de livres pour enfants Martine ?
Beaucoup lue il ya quelques années, cette série semble aujourd'hui désuète, même s'il en sort quand même un album chaque année. Quand j'en parle, en effet, autour de moi, très peu de personnes partagent mon enthousiasme.
Martine, c'est la petite fille modèle élevée pour être une bonne mère (voyez Martine petite maman), qui est résponsable, ne fait pas de bétîses, ...
Je serai contente que mes enfants lisent ma collection de Martine ! Je les ai quasiment tous, sauf les tout derniers sortis.



La liste des Martine :

# Martine à la ferme (1954)
# Martine en voyage (1954)
# Martine à la mer (1954)
# Martine au cirque (1956)
# Martine à l'école (1957)
# Martine à la foire (1958)
# Martine fait du théâtre (1959)
# Martine à la montagne (1959)
# Martine fait du camping (1960)
# Martine en bateau (1961)
marti1.jpg# Martine et les 4 saisons (1962)
# Martine au zoo (1963)
# Martine à la maison (1963)
# Martine fait ses courses (1964)
# Martine en avion (1965)
# Martine monte à cheval (1965)
# Martine au parc (1965)
# Martine petite maman (1968)
# Martine fête son anniversaire(1969)
# Martine embellit son jardin (1970)
# Martine fait de la bicyclette (1971)
# Martine petit rat de l'opéra (1972)
# Martine à la fête des fleurs (1973)
# Martine fait la cuisine (1974)
# Martine apprend à nager (1975)
# Martine est malade (1976)
# Martine chez tante Lucie (1977)
# Martine prend le train (1978)
# Martine fait de la voile (1979)
# Martine et son ami le moineau (1980)
# Martine et l'âne Cadichon (1981)
# Martine fête maman (1982)
# Martine en montgolfière (1983)
# Martine découvre la musique (1985)
# Martine a perdu son chien (1986)
# Martine dans la forêt (1987)
# Martine et le cadeau d'anniversaire (1988)
# Martine a une étrange voisine (1989)
# Martine, un mercredi pas comme les autres (1990)

# Martine, la nuit de Noël (1991)
# Martine va déménager (1992)
# Martine se déguise (1993)
# Martine et le chaton vagabond (1994)
# Martine, il court, il court le furet (1995)
# Martine, l'accident (1996)
# Martine baby-sitter (1997)
# Martine en classe de découverte (1998)
# Martine, la leçon de dessin (1999)
# Martine au pays des contes (2000)
# Martine et les marmitons (2001)
# Vive la rentrée (2002)
# La surprise (2002)
# L'arche de Noé (2003)
# Martine princesses et chevaliers (2004)
# Martine, drôles de fantômes ! (2005)
# Martine à l'cinse (Martine à la ferme en Ch'ti) (2006)
# Un amour de poney
# J'adore mon frère

 

Plus de cinquante ans d'aventures, et Martine n'a toujours pas pris une ride !
Pour casser l'image de la petite fille parfaite vivant dans un monde des années cinquante, on voit, dans les derniers albums, que l'image se modernise. Les tenues et coiffures de Martine évoluent au fil du temps.
Allez, ouvrez vos vieilles armoires, trouvez-y un vieux Martine qui sent bon le vieux livre, et feuilletez le, vous retomberez certainement sous le charme !

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Mes préférés :
Martine est malade
Martine petite maman
Martine va à l'école
Martine au parc

mercredi 24 octobre 2007

Patrick Modiano

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modiano1.jpgPatrick Modiano est né d'un père de confession juive d'origine italienne (Albert Modiano) et d'une mère belge, débarquée à Paris en 1942 (Louisa Colpijn mieux connue sous son nom d'actrice de cinéma belge Louisa Colpeyn)[1]. Ses parents se sont rencontrés dans le Paris occupé et ont vécu le début de leur relation dans une semi-clandestinité.
Son enfance se déroule dans une atmosphère particulière : entre l'absence de son père — au sujet duquel il entend des récits troubles — et les tournées de sa mère, il effectue sa scolarité de collège en pension. Cela le rapproche de son frère, Rudy, qui meurt de maladie à l'âge de 10 ans (les ouvrages de Patrick Modiano lui sont dédiés de 1967 à 1982). Cette disparition annonce la fin de l'enfance de l'auteur, qui gardera une nostalgie marquée de cette période.
Il fait ses études à l'école du Montcel à Jouy-en-Josas, au collège Saint-Joseph de Thônes (Haute-Savoie), puis au lycée Henri-IV à Paris. Ayant pour professeur particulier de géométrie Raymond Queneau, un ami de sa mère qu'il rencontre alors qu'il a 15 ans, il décroche son baccalauréat à Annecy mais n'entreprend pas d'études supérieures.
Sa rencontre avec l'auteur de Zazie dans le métro est cruciale. Introduit par lui dans le monde littéraire, Patrick Modiano a l'occasion de participer à des cocktails donnés par les éditions Gallimard. Il y publiera son premier roman en 1967, La Place de l'Étoile, après en avoir fait relire le manuscrit à Raymond Queneau. A partir de cette année, il ne fait plus qu'écrire.
Le 12 septembre 1970, Patrick Modiano épouse Dominique Zerhfuss. « Je garde un souvenir catastrophique de la journée de notre mariage. Il pleuvait. Un vrai cauchemar. Nos témoins étaient Queneau, qui avait protégé Patrick depuis son adolescence, et Malraux, un ami de mon père. Ils ont commencé à se disputer à propos de Dubuffet, et nous on était là comme devant un match de tennis ! Cela dit, ça aurait été amusant d’avoir des photos mais la seule personne qui avait un appareil a oublié de mettre la pellicule. Alors il ne nous reste qu’une seule photo, de dos et sous un parapluie !' » (Interview à Elle, 6 octobre 2003) De cette union naîtront deux filles, Zina (1974) et Marie (1978).

La littérature modianienne est d'abord construite à partir de deux thèmes majeurs : la quête de l'identité (la sienne et celle de son entourage), ainsi que l'impuissance à comprendre les désordres, les mouvements de la société. Ce qui produit un phénomène où le narrateur se trouve presque toujours en observateur, subissant, et essayant de trouver un sens aux nombreux évenements qui se montent devant lui, relevant des détails, des indices, qui pourraient éclaircir et constituer une identité. Modiano (ou son narrateur) se montre parfois comme un véritable archéologue de la mémoire, relevant et conservant le moindre document, insignifiant au premier abord, afin de réunir des informations à propos de lui même, de proches ou bien d'inconnus. C'est pour cela que certaines pages semblent être travaillées à la manière d'un détective ou bien d'un historiographe.
Autre obsession modianienne, la période de l'Occupation allemande. Né en 1945, il ne l'a évidemment pas connue, mais il s'y réfère sans cesse à travers le désir de cerner la vie de ses parents durant cette période au point de se l'approprier et d'y plonger certains de ses personnages. L'évidente duplicité de la position idéologique de ses parents tend ainsi à faire émerger dans ses oeuvres des protagonistes à la situation floue, aux limites et profils mal définis (notamment dans la première trilogie, dite "de l'Occupation", composée de ses trois premiers romans).

Le thème du père et de la paternité est à part chez Patrick Modiano. D'abord parce qu'il constitue l'épicentre de tout un réseau de thèmes secondaires variables (l'absence, la trahison, l'hérédité...), mais aussi parce qu'il s'agit d'un élément d'autofiction influençant l'ensemble de l'univers se dégageant des écrits. Ce thème est ainsi majoritairement présent en tant que toile de fond aux récits de Patrick Modiano.
Albert Modiano reste une énigme par divers points et l'écriture permet à l'auteur de les développer de façon libératrice. De sa jeunesse, on ignore quasiment tout, hormis sa participation à quelques trafics. Durant l'Occupation, il vit dans l'illégalité complète et utilise une fausse identité (Henri Lagroux) qui lui permet de ne pas porter l'étoile jaune. Mais le plus troublant reste un épisode dans lequel, après avoir été pris dans une rafle, Albert Modiano est emmené à Austerlitz pour un convoi. De façon surprenante, il sera rapidement libéré par un ami haut placé. L'identité de cet individu demeure floue. On suppose qu'il s'agit d'un membre de la bande de la rue Lauriston, c'est-à-dire la Gestapo française.
Ayant pour habitude de rencontrer son fils dans des lieux hautement fréquentés, comme les halls de gares et d'hôtels, Albert Modiano est toujours préoccupé par de mystérieuses affaires. Patrick décide à l'âge de 17 ans de ne plus le revoir. Il apprendra sa mort (jamais élucidée) sans jamais connaître le lieu de l'inhumation.





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La seemaine dernière, France5  diffusait un documentaire sur Modiano. En effet, Pivot rencontrait l'auteur qui se promenait dans le Paris de ses romans, dans le Paris de sa vie.
Modiano, je l'ai découver lors de ma première année de lettres, à Brest. Le prof nous en parlait avec passion et nous racontait tous les détails nous permettant de comprendre le roman étudié : Livret de famille. Comme beaucoup de ses romans, le personnage est à la recherche de son père. Il y parle d'une époque d'après-guerre, et s'est beaucoup documenté sur rues, les habitants, les faits divers. L'auteur est d'avord un archiviste minutieux, pour lui permettre de se remémorer et imaginer l'ambiance. Né en 1945, la Guerre est une période ominiprésente dans ses romans, période qu'il n'a donc pas pu connaître directement.


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Modiano a un univers particulier, clairsemé de brouillard puis de lumière. Une quête identitaire, les zones mystérieuses de l'après-guerre, il nous emmène avec lui dans ses récits.
Et il fait romancier parisien, la ville lui appartient, et dans cette ville, naissent ses personnages souvent perdus qu'on veut aider à retrouver leur chemin...
Si vous n'avez jamais lu de Modiano, laissez vous séduire, essayez-en un !
Je vous conseille Livret de famille, La place de l'Etoile, Voyage de noce, ou Des inoconnues.
Vous verrez, c'est...modianesque !






Bibliographie
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    * 1968 : La Place de l'Étoile (Prix Roger Nimier)
    * 1969 : La Ronde de nuit
    * 1972 : Les Boulevards de ceinture (Grand prix du roman       de l'Académie française)
    * 1974 : Lacombe Lucien
    * 1975 : Villa triste
    * 1977 : Livret de famille
    * 1978 : Rue des boutiques obscures (Prix Goncourt)
    * 1981 : Une Jeunesse
    * 1982 : De si braves garçons
    * 1984 : Quartier Perdu
    * 1986 : Dimanches d'août
    * 1988 : Remise de Peine
    * 1989 : Vestiaire de l'enfance
    * 1990 : Voyage de noces
    * 1991 : Fleurs de Ruine
    * 1992 : Un Cirque passe
    * 1993 : Chien de printemps
    * 1996 : Du plus loin de l'oubli
    * 1997 : Dora Bruder
    * 1999 : Des inconnues
    * 2001 : La Petite Bijou
    * 2003 : Accident nocturne
    * 2004 : Un pedigree
    * 2007 : Dans le café de la jeunesse perdue





** Modianesque :
« Situation ou personnage clair-obscur ni logique ni absurde, entre les deux, entre l'ombre et la lumière, entre chien et loup. » (Pivot)
♪♪ Le baiser Modiano, Vincent Delerm


mardi 23 octobre 2007

Le lâcher de livres

Comme tous les ans, à Rennes, a lieu le lâcher de livres.
Le principe : récupérer un livre dans la ville, le lire, et en donner son avis.
Ce ne sont pas des livres au hasard, ce sont tous des Goncourables !



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L'opération "Lâcher de livres", basée sur le principe du "bookcrossing" revient à Rennes pour la 2e année consécutive. Organisée conjointement par la Ville de Rennes et la FNAC, elle s'inspire d'un mouvement désormais mondial, lancé en 2001, qui a pour ambition de faire circuler des livres en les libérant dans la nature pour qu'ils puissent être retrouvés et lus par d'autres personnes, qui les relâcheront à leur tour.

A Rennes, cette opération démarre le 17 octobre. Le principe : 600 exemplaires des 15 ouvrages sélectionnés pour le 20ème Goncourt des Lycéens vont être disséminés sur le territoire de la ville. Les Rennais qui souhaitent participer à l'opération sont invités à lire ces oeuvres, puis à les commenter soit sur rennes.fr, ici,  soit sur le site de la Fnac avant de les "relâcher" dans la ville pour que d'autres lecteurs perpétuent la chaîne.

Sur Rennes.fr, vous pouvez :
- consulter la liste des livres qui vont être disséminés.
- consulter les lieux où ces ouvrages seront disséminés.
- commenter le livre que vous vous serez empressé d'adopter...
- et, surtout,  laisser une indication du lieu où vous aurez relâché l'ouvrage.



Voici donc la liste de ces livres :

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A vos livres, prêts, feu, lisez !
 

vendredi 19 octobre 2007

Exposition : La Bibliothèque rose

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Il y a quelques mois,  aux Champs-Libres,  on pouvait voir une expo sur la Bibliothèque Rose.
On pouvait voir l'évolution des couvertures, et par là, l'évolution des techniques de reliure, de mise en page, ... 



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Les 150 ans de la Bibliothèque Rose

[Les Champs Libres : Histoire ]


La Bibliothèque rose est née en 1856, à l'occasion d'une rencontre dans un train, lors de l'inauguration de la ligne Paris-Strasbourg, entre Louis Hachette et le comte de Ségur. Ce dernier lui confie que sa femme Sophie écrit des récits pour ses petits-enfants. Les chemins de fer étant en plein développement, l'éditeur venait d'avoir la bonne idée de vendre dans les gares une collection bon marché, la Bibliothèque des chemins de fer, classés par couleur : rouge pour les guides de voyageurs, crème pour la littérature française, jaune pour les littératures étrangères, rose pour les livres illustrés pour les enfants..

Ces récits ont accompagné des générations d'enfants qui ont, ainsi, pris goût à la lecture.

L'exposition fait revivre, entre autres, les Nouveaux contes de fée, la Petite Jeanne, Oui-Oui, et bien sûr, le Club des cinq, Fantômette. Un moment de nostalgie à découvrir et à partager.

Les bibliothèques qui le souhaiteront auront la possibilité d'accueillir tout ou partie de cette exposition après sa présentation aux Champs Libres.






Effectivement, la Bibliothèque Rose sent bon les souvenirs d'enfance. Je me souviens lire Le Club Des Cinq, lovée dans un fauteuil.
Ou à descendre un matin, vers 6 ans, fière de moi car le soir précédent, j'avais lu d'une seule traite un Oui-Oui, Oui-Oui et le chien qui saute.
Bref, pour tout le monde, cette collection évoque des souvenirs !



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Voilà quelques photos de La Comtesse de Ségur (à gauche) et du Club des Cinq (à droite).

Ce sont deux grandes figures de la collection qui ont contribué à
sa prospérité...pour la postérité !



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Enyd Blyton

1897 - 1968
Angleterre









Enid Mary Blyton (° 11 août 1897 à Londres, dans le faubourg d'East Dulwich, † 28 novembre 1968 à Hampstead, dans la banlieue nord de Londres) était une romancière britannique, spécialisée dans la littérature pour enfants. On lui doit entre autres Le Club des Cinq (the Famous Five en anglais), Le Clan des Sept (The Secret Seven), Oui-Oui (Noddy). Ses romans, connus dans le monde entier, ont été vendus à plus de 400 millions d'exemplaires : en 2006, Enid Blyton est le cinquième auteur le plus traduit[1] avec 3300 traductions dans plus de quarante langues différentes, derrière Lénine mais devant Barbara Cartland.


Biographie

Enid Blyton était la fille aînée de Thomas Carey Blyton (1870–1920), coutelier de son état, et de Theresa Mary, née Harrison (1874–1950). Elle publia son premier livre, un recueil de poèmes intitulé Murmures d'enfant (Child Whispers) en 1922. De 1907 à 1915, elle fréquenta St. Christopher's School à Beckenham, où elle fut toujours la première de sa classe. Elle adorait le sport et la littérature, et n'aimait pas les mathématiques. Elle apprit à jouer du piano et y montrait des dispositions, mais abandonna ses études musicales lorsqu'elle suivit sa formation d'enseignante.
Nommée pendant cinq ans institutrice à Bickley et Surbiton, elle consacrait ses loisirs à l'écriture. Après la Première Guerre mondiale (1924), elle épousa Hugh Alexander Pollock (1888–1971), un héros de la guerre, qui dans le civil était responsable de collection chez son éditeur, George Newnes. Le couple déménagea dans le Buckinghamshire et finalement acquit une propriété nommé "Green Hedges" dans le Beaconsfield. Enid eut deux filles : Gillian Mary Baverstock (née en 1931) et Imogen Mary Smallwood (1935).
Au milieu des années trente, Enid Blyton fut tentée de se convertir à la foi catholique, mais y renonça devant les contraintes que cela lui paraissait comporter sur sa vie. Bien qu'elle allât elle-même rarement à l'église, elle veilla à donner à ses filles une éducation religieuse.
Au début de l'année 1938, son mari, atteint de pneumonie, dut être hospitalisé pendant plusieurs mois. Enid Blyton fit la connaissance d'un chirurgien, K. Darrell Waters (1892–1967), divorça de H. Pollock en 1941, et se remaria en 1943. Elle fit d'ailleurs prendre à ses deux enfants le nom de Darrell Waters. Pollock, mobilisé dès 1940, s'était remarié de son côté. C'est au cours des vingt-cinq années qui suivirent qu'elle composa ses romans les plus célèbres.
Après la mort de son second mari, la santé d'Enid Blyton se dégrada très vite. Atteinte de la maladie d'Alzheimer, elle fut internée à la clinique de Greenways (à Hampstead), et mourut trois mois plus tard.


Principales œuvres
Enid Blyton a écrit plus de 800 romans en 40 ans. Au Royaume-Uni, les droits sur ses principales séries sont détenus par l'éditeur londonien Chorion PLC. Les principaux romans sont :

    * la série des Oui-Oui est parue en France dans la Bibliothèque rose.
    * La série Le Club des Cinq comprend 21 histoires, rédigées entre 1942 et 1963. Elle raconte les aventures d'un groupe de quatre enfants et de leur chien. Ces romans ont été publiés en France dans la Bibliothèque rose.
    * La série Le Clan des Sept, qui comporte 15 histoires rédigées entre 1949 et 1963, est parue en France dans la Bibliothèque rose. Elle présente plus un caractère de roman policier que le Club des Cinq.
    * La série Jojo Lapin, elle aussi parue en France dans la Bibliothèque rose.

(c) Wikipedia




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