Un livre du souvenir, à la recherche d'une famille juive décimée en Pologne,
Françoise Milewski,
Ed. La découverte, 2009
Mot de l'éditeur :
De ceux qui ont péri pendant la Shoah, les descendants des familles de
survivants savent en général peu de choses. C'est ce qui a conduit
Françoise Milewski, une enfant d'immigrés juifs polonais née en France
en 1947, à entreprendre une recherche sur sa famille, avec un double
objectif : transmettre à la troisième génération, celle de ses enfants,
l'histoire familiale en Pologne pour en préserver la mémoire ; redonner
une identité aux victimes, afin qu'ils ne restent pas sans traces pour
leurs descendants. Dans ce livre, illustré de plus de quatre-vingts
photos et documents, l'auteure raconte son enquête en Pologne même, mais
aussi dans les archives allemandes, israéliennes, françaises et
américaines pour transmettre une mémoire d'événements qu'elle n'a pas
vécus et recréer le lien brisé. Retraçant l'aiguille et le fil de la
recherche d'une famille juive décimée, elle restitue les " éclats de
vies " des disparus, le quotidien des shtetlekh (les bourgades juives)
en Pologne avant la guerre, les itinéraires de ceux qui ont péri et de
ceux qui ont été sauvés, la vie quotidienne des survivants en France
dans l'après-guerre. C'est le livre du souvenir d'une famille, à
l'image de ceux écrits après la guerre par les rescapés pour sauver
leurs bourgades de l'oubli.
Un site Web, www.unlivredusouvenir.fr,
prolonge cet ouvrage : il décrit les méthodes employées pour effectuer
les recherches, fournit des repères historiques pour situer les
histoires familiales dans l'Histoire et présente les documents réunis
dans cette enquête.
Dealer : Bibliothèque de Sibiril
Ma lecture :
Le sujet m'intéressait beaucoup (déportation // 39-45), mais je n'ai pas abouti ma lecture. L'auteur, Françoise Milewski a réalisé un travail colossal en voulant reconstituer son arbre généalogique et surtout, remettre les noms et les photos des disparus à leur place, leur rendre une identité. Le livre raconte sa quête, son enquête de terrain, allant de mairies palestiniennes en mairies polonaises, se heurtant à de nombreuses déroutes (fausses pistes, absences de réponse, ...).
Le récit est vraiment bien documenté, la recherche minutieuse, mais le lire dans l'état est assez difficile, on se perd dans les détails. Ceci dit, pour parvenir à réaliser ce travail imparable, il le fallait, et l'auteur a voulu retranscrire tout cela.
Cependant, en tant que lectrice, et ce thème étant mon thème de prédilection, j'aurai aimé en lire un roman. Mais ce n'est que mon avis (et mon envie), et je ne remets absolument pas en cause le travail ô combien considérable de Françoise Milewski.
lundi 28 septembre 2015
mercredi 23 septembre 2015
Les nuits de laitue
Les nuits de laitue,
Vanessa Barbara,Ed. Zulma, 2015
Mot de l'éditeur :
Otto et Ada partagent depuis un demi-siècle une maison jaune perchée sur une colline et une égale passion pour le chou-fleur à la milanaise, le ping-pong et les documentaires animaliers. Rien de ce que leurs voisins disent ou font ne leur échappe. Sans compter qu'Ada participe intensément à la vie du village, microcosme baroque et réjouissant - autant dire joyeusement peuplé de doux dingues. Il y a d'abord Nico, préparateur en pharmacie obsédé par les effets secondaires indésirables ; Aníbal, facteur fantasque qui confond systématiquement les destinataires pour favoriser le lien social ; Iolanda, propriétaire de chihuahuas neurasthéniques et portée sur la sagesse orientale ; M. Taniguchi, centenaire japonais persuadé que la Seconde Guerre mondiale n'est pas finie ; Marina, anthropologue amateur qui cite Marcel Mauss en exterminant méthodiquement les cafards de sa voisine... Quant à Otto, lecteur passionné de romans noirs, il combat avec un succès mitigé ses insomnies à grandes gorgées de tisane à la laitue, tout en soupçonnant à juste titre les autres habitants du village de lui cacher quelque chose... Un premier roman plein de fantaisie et de tendresse, avec une jolie galerie de personnages tous complètement déjantés.
Dealer : Livres in Room, Saint-Pol-de-Léon
Ma lecture :
J'ai dégoté ce petit roman dans ma librairie préférée, pour en faire cadeau à quelqu'un. Et oui, j'ai eu cette fâcheuse inconvenance de le lire avant ;)
Je ne connaissais ni l'auteur (normal, c'est son premier roman), ni la maison d'édition aux couvertures très colorées.
Je peux dire que j'ai passé un bon moment avec Otto, Ada, Iolanda, Nico et tous les membre ce cette petite communauté de quartier. Chacun a son charmant grain de folie, de fantaisie chronique, pour le plus grand plaisir du lecteur qui plonge dans un univers loufoque. Mais voilà, Ada, la femme d'Otto est morte, et le voilà seul dans sa maison à entendre les mouvements de vie de ses voisins. Et si tous lui cachaient quelque chose ?
dimanche 20 septembre 2015
Les mauvaises gens
Les mauvaises gens (BD),
Etienne Davodeau,
Ed. Delcourt, 2005
Mot de l'éditeur :
Les Mauges. Une région rurale, catholique et ouvrière de l'ouest français. Les années 50. Quittant l'école au seuil de l'adolescence, des centaines de jeunes gens découvrent l'usine et ses pénibles conditions de travail. Avec l'église, elle semble être l'horizon indépassable de leur quotidien. Sur ces terres longtemps considérées comme rétives aux changements, certains d'entre eux se lancent pourtant dans l'action militante. Pourquoi ? Comment ? De l'immédiat après-guerre à l'accession de la gauche au pouvoir en 1981, Les Mauvaises Gens raconte ce désir d'émancipation collective, ses difficultés, ses limites et ses espoirs. C'est à travers l'expérience de ses propres parents et de leurs amis militants qu'Etienne Davodeau dresse ce portrait passionnant du monde ouvrier et de ses combats. Au fil de ces pages, c'est non seulement l'histoire de toute une région qui se dessine, mais aussi celle d'une France en pleine mutation.
Dealer : Prêt d'ami
Ma lecture :
En vacances, j'ai eu le hasard de visiter une exposition consacrée à Etienne Davodeau que je ne connaissais que vaguement. J'ai donc eu envie de lire une de ces BD, et on m'a prêté "Les mauvaises gens". C'est une chronique sur la vie de ses parents, dans les années d'après-guerre jusque les années 80, les trente glorieuses en somme. On découvre les Mauges, région rurale du Maine-et-Loire, et le monde ouvrier, catholique, militant, syndiqué, ... On est spectateur d'une région, de mentalités en pleine mutation socialo-économique.
Un bel ouvrage à lire !
Etienne Davodeau,
Ed. Delcourt, 2005
Mot de l'éditeur :
Les Mauges. Une région rurale, catholique et ouvrière de l'ouest français. Les années 50. Quittant l'école au seuil de l'adolescence, des centaines de jeunes gens découvrent l'usine et ses pénibles conditions de travail. Avec l'église, elle semble être l'horizon indépassable de leur quotidien. Sur ces terres longtemps considérées comme rétives aux changements, certains d'entre eux se lancent pourtant dans l'action militante. Pourquoi ? Comment ? De l'immédiat après-guerre à l'accession de la gauche au pouvoir en 1981, Les Mauvaises Gens raconte ce désir d'émancipation collective, ses difficultés, ses limites et ses espoirs. C'est à travers l'expérience de ses propres parents et de leurs amis militants qu'Etienne Davodeau dresse ce portrait passionnant du monde ouvrier et de ses combats. Au fil de ces pages, c'est non seulement l'histoire de toute une région qui se dessine, mais aussi celle d'une France en pleine mutation.
Dealer : Prêt d'ami
Ma lecture :
En vacances, j'ai eu le hasard de visiter une exposition consacrée à Etienne Davodeau que je ne connaissais que vaguement. J'ai donc eu envie de lire une de ces BD, et on m'a prêté "Les mauvaises gens". C'est une chronique sur la vie de ses parents, dans les années d'après-guerre jusque les années 80, les trente glorieuses en somme. On découvre les Mauges, région rurale du Maine-et-Loire, et le monde ouvrier, catholique, militant, syndiqué, ... On est spectateur d'une région, de mentalités en pleine mutation socialo-économique.
Un bel ouvrage à lire !
samedi 19 septembre 2015
Enfant 44
Enfant 44,
Tom Rob Smith,
Ed. Belfond, 2009
Mot de l'éditeur :
Moscou, hiver 1953. Le corps d'un petit garçon est retrouvé nu sur une voie ferrée. Alors que la famille de l'enfant croit à un assassinat, Leo, agent du MGB, police d'État chargée du contre-espionnage, reste fidèle à la ligne du parti : le crime n'existe pas sous le parfait régime socialiste, il s'agit d'un accident. L'affaire est classée mais le doute s'installe... Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Leo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa. Et, dans une petite ville des montagnes de l'Oural, il va faire une troublante découverte : un autre garçonnet mort dans les mêmes conditions que celles de " l'accident " de Moscou. Prenant tous les risques, Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d'eux les ennemis du peuple...
Ma lecture :
On m'a prêté ce roman il y a maintenant quelques années, et je n'ai jamais réussi à l'ouvrir. La couverture ? Le contexte relativement méconnu pour moi ? Je ne saurai dire, mais son adaptation cinématographique m'a poussée à le lire.
Hé bien, j'ai bien aimé ! Effectivement, j'ai découvert un contexte historique que je ne connaissais pas : La Russie soviétique de la Guerre Froide. Le résumé me semble assez difficile sans risquer de briser certains charmes de l'intrigue. Mais, tout commence lorsqu'un enfant est retrouvé mort dans des conditions peu ordinaires : nu avec de la terre dans la bouche. Leo, agent du MGB va enquêter sur cette mort, et sa vie, ainsi que celle de sa femme, va basculer dans une quête et une fuite infernales.
Un polar haletant dans les plaines enneigées de Russie !
Tom Rob Smith,
Ed. Belfond, 2009
Mot de l'éditeur :
Moscou, hiver 1953. Le corps d'un petit garçon est retrouvé nu sur une voie ferrée. Alors que la famille de l'enfant croit à un assassinat, Leo, agent du MGB, police d'État chargée du contre-espionnage, reste fidèle à la ligne du parti : le crime n'existe pas sous le parfait régime socialiste, il s'agit d'un accident. L'affaire est classée mais le doute s'installe... Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Leo est contraint à l'exil avec sa femme, Raïssa. Et, dans une petite ville des montagnes de l'Oural, il va faire une troublante découverte : un autre garçonnet mort dans les mêmes conditions que celles de " l'accident " de Moscou. Prenant tous les risques, Leo et Raïssa vont se lancer dans une terrible traque, qui fera d'eux les ennemis du peuple...
Ma lecture :
On m'a prêté ce roman il y a maintenant quelques années, et je n'ai jamais réussi à l'ouvrir. La couverture ? Le contexte relativement méconnu pour moi ? Je ne saurai dire, mais son adaptation cinématographique m'a poussée à le lire.
Hé bien, j'ai bien aimé ! Effectivement, j'ai découvert un contexte historique que je ne connaissais pas : La Russie soviétique de la Guerre Froide. Le résumé me semble assez difficile sans risquer de briser certains charmes de l'intrigue. Mais, tout commence lorsqu'un enfant est retrouvé mort dans des conditions peu ordinaires : nu avec de la terre dans la bouche. Leo, agent du MGB va enquêter sur cette mort, et sa vie, ainsi que celle de sa femme, va basculer dans une quête et une fuite infernales.
Un polar haletant dans les plaines enneigées de Russie !
mardi 15 septembre 2015
Macadam Valley
Macadam Valley,
Ben Dessy,
Ed. Même pas mal, 2013
Mot de l'éditeur :
Macadam Valley, c'est la cité de tous les possibles, même les pires. Sous leurs airs 'bonhomme', ses habitants vandalisent les conventions sociales, le sens commun et les valeurs familiales, bref tous les fondements du vivre ensemble à la mode. Du professeur Schnött, dont on connaît mieux les lubies psychotiques que le cursus universitaire, au shérif prompt à mettre une orpheline de cinq ans sous les verrous, Macadam Valley semble avoir été fondée par un architecte délirant pour accueillir des individus bien trop 'pétés du casque' pour être pris en charge par la psychiatrie traditionnelle. Ben Dessy, maître-d'oeuvre de ce chantier, dessine ses strips à l'aide d'un marteau piqueur et dynamite dans un grand éclat de rire les derniers restes de savoir-vivre et de bon goût de la civilisation.
Préfacé par Gad (Ultimex), Macadam Valley a reçu le Golden Blog Awards 2012, et Ben Dessy vient de signer chez un éditeur important.
Dealer : Prêt d'ami. Merci Anthony pour la découverte !
Ma lecture :
Ben Dessy dessine des situations cocasses et parfois souvent très crues ! Mais c'est tellement extrême, acide et bien fait, que l'on rit !
C'est issu d'un blog que je vous laisse découvrir !
Ben Dessy,
Ed. Même pas mal, 2013
Mot de l'éditeur :
Macadam Valley, c'est la cité de tous les possibles, même les pires. Sous leurs airs 'bonhomme', ses habitants vandalisent les conventions sociales, le sens commun et les valeurs familiales, bref tous les fondements du vivre ensemble à la mode. Du professeur Schnött, dont on connaît mieux les lubies psychotiques que le cursus universitaire, au shérif prompt à mettre une orpheline de cinq ans sous les verrous, Macadam Valley semble avoir été fondée par un architecte délirant pour accueillir des individus bien trop 'pétés du casque' pour être pris en charge par la psychiatrie traditionnelle. Ben Dessy, maître-d'oeuvre de ce chantier, dessine ses strips à l'aide d'un marteau piqueur et dynamite dans un grand éclat de rire les derniers restes de savoir-vivre et de bon goût de la civilisation.
Préfacé par Gad (Ultimex), Macadam Valley a reçu le Golden Blog Awards 2012, et Ben Dessy vient de signer chez un éditeur important.
Dealer : Prêt d'ami. Merci Anthony pour la découverte !
Ma lecture :
Ben Dessy dessine des situations cocasses et parfois souvent très crues ! Mais c'est tellement extrême, acide et bien fait, que l'on rit !
C'est issu d'un blog que je vous laisse découvrir !
jeudi 27 août 2015
Le père de la petite
Le père de la petite,
Marie Sizun,
Ed. Arléa, 2008
Mot de l'éditeur :
Paris, 1944. Une petite fille de quatre ans vit dans l'insouciance de la guerre, seule avec sa mère fantasque qu'elle adore. Lorsque revient le père, qu'elle n'a jamais vu, prisonnier de guerre libéré, l'existence de celle qu'on appelle " la petite " est bouleversée. Pour cet intrus qui lui prend sa mère et entend imposer son autorité, elle éprouve d'abord de la haine, de l'effroi aussi devant sa dureté, sa violence, son étrangeté. Puis, avec tout l'excès dont est capable un enfant, elle se met à l'aimer d'un amour absolu, excessif, un peu fou. Mais elle va être à l'origine d'un drame familial dont l'ombre se dessinait dès les premières pages du livre. Qu'est-ce qu'un père ? C'est la question qui court tout au long de cette remontée des souvenirs, poignants mais distanciés, écrits à la troisième personne et dans une grande économie de style. La réponse, lumineuse, nous sera donnée dans les tout derniers mots du texte.
Dealer : Bibliothèque de Sibiril
Ma lecture :
Un petit livre, de petits chapitres sur une petite fille. Le narrateur nous plonge dans son âme de petite fille qui ne comprend pas grand chose à la guerre, sur ce père qui va en revenir mais qu'elle n'a jamais vu. Qu'est-ce qu'un père, d'ailleurs ? Question centrale de ce roman. De ses quatre premières années à vivre à deux avec sa mère, elle va du jour au lendemain devoir partager cette mère, cette épouse, avec cet homme, ce mari, ce père. La petite a des souvenirs d'autrefois où le père n'était pas présent, n'avait même pas vraiment de place, à part sa photo sur le buffet. Des souvenirs ou des rêves ? On l'embrouille, cette petite....
Joli roman, court, mais joli.
Marie Sizun,
Ed. Arléa, 2008
Mot de l'éditeur :
Paris, 1944. Une petite fille de quatre ans vit dans l'insouciance de la guerre, seule avec sa mère fantasque qu'elle adore. Lorsque revient le père, qu'elle n'a jamais vu, prisonnier de guerre libéré, l'existence de celle qu'on appelle " la petite " est bouleversée. Pour cet intrus qui lui prend sa mère et entend imposer son autorité, elle éprouve d'abord de la haine, de l'effroi aussi devant sa dureté, sa violence, son étrangeté. Puis, avec tout l'excès dont est capable un enfant, elle se met à l'aimer d'un amour absolu, excessif, un peu fou. Mais elle va être à l'origine d'un drame familial dont l'ombre se dessinait dès les premières pages du livre. Qu'est-ce qu'un père ? C'est la question qui court tout au long de cette remontée des souvenirs, poignants mais distanciés, écrits à la troisième personne et dans une grande économie de style. La réponse, lumineuse, nous sera donnée dans les tout derniers mots du texte.
Dealer : Bibliothèque de Sibiril
Ma lecture :
Un petit livre, de petits chapitres sur une petite fille. Le narrateur nous plonge dans son âme de petite fille qui ne comprend pas grand chose à la guerre, sur ce père qui va en revenir mais qu'elle n'a jamais vu. Qu'est-ce qu'un père, d'ailleurs ? Question centrale de ce roman. De ses quatre premières années à vivre à deux avec sa mère, elle va du jour au lendemain devoir partager cette mère, cette épouse, avec cet homme, ce mari, ce père. La petite a des souvenirs d'autrefois où le père n'était pas présent, n'avait même pas vraiment de place, à part sa photo sur le buffet. Des souvenirs ou des rêves ? On l'embrouille, cette petite....
Joli roman, court, mais joli.
lundi 24 août 2015
Les enfants des Justes
Les enfants des Justes,
Christian Signol,
Ed. Albin Michel, 2012
Mot de l'éditeur :
En 1942, dans le département de la Dordogne, la ligne de démarcation croise le cours de l’Isle. La ferme des Laborie est à deux pas de la rivière et Virgile, n’écoutant que son cœur, ne refuse jamais sa barque à ceux qui tentent de passer en zone libre. Lorsqu’on propose à Virgile et à Victoria qui n’ont jamais pu avoir d’enfants, de cacher Sarah et Elie, deux gamins juifs perdus dans la tourmente, ils accueillent les petits réfugiés comme un don du ciel. Au fil des jours, malgré les trahisons, les dénonciations, les contrôles incessants, la Résistance s’organise dans le Périgord jusqu’aux reflux des troupes allemandes dans le sang et la terreur.
Avec une sensibilité, une justesse de ton qui bouleversent, Christian Signol évoque cette période douloureuse de l’Histoire où, comme les Laborie, de nombreux Français n’hésitèrent pas à mettre leur vie en jeu avec la simple certitude d’accomplir leur devoir de citoyen, d’être humain.
Ce roman auquel l’auteur tient tant est un superbe hommage à la mémoire de ces Justes qu’on ne peut oublier.
Dealer : Bibliothèque de Sibiril
Ma lecture :
Du Christian Signol, je n'aurais jamais cru en lire un "à mon âge". C'est un peu le Franck Mickaël des romanciers français, si je peux me permettre. L'auteur qu'on conseille volontiers aux lecteurs retraités car ses histoires fonctionnent et plaisent, indéniablement.
Ceci étant dit, je voulais absolument lire un roman sur les Justes, et Christian Signol a, en tout cas, le mérite d'en avoir écrit un des seuls sur ce sujet.
C'est donc l'histoire de Virgile et Victoria Laborie, deux paysans de Dordogne, qui, pendant la guerre, deviennent passeurs vers la Zone Libre puis cachent deux enfants juifs. Le couple n'est jamais parvenu à procréer et ces deux enfants vont, véritablement, changer leur vie.
Comment deux paysans, reclus dans leur propriété vont, plus qu'accomplir leurs devoirs de citoyens, avoir un comportement extraordinaire et faisant front à l'Occupation, aux dangers que la Guerre amène, ... Comment des êtres humains sont devenus, quoiqu'ils en disent, des Héros.
Un beau roman sur l'humanité.
Christian Signol,
Ed. Albin Michel, 2012
Mot de l'éditeur :
En 1942, dans le département de la Dordogne, la ligne de démarcation croise le cours de l’Isle. La ferme des Laborie est à deux pas de la rivière et Virgile, n’écoutant que son cœur, ne refuse jamais sa barque à ceux qui tentent de passer en zone libre. Lorsqu’on propose à Virgile et à Victoria qui n’ont jamais pu avoir d’enfants, de cacher Sarah et Elie, deux gamins juifs perdus dans la tourmente, ils accueillent les petits réfugiés comme un don du ciel. Au fil des jours, malgré les trahisons, les dénonciations, les contrôles incessants, la Résistance s’organise dans le Périgord jusqu’aux reflux des troupes allemandes dans le sang et la terreur.
Avec une sensibilité, une justesse de ton qui bouleversent, Christian Signol évoque cette période douloureuse de l’Histoire où, comme les Laborie, de nombreux Français n’hésitèrent pas à mettre leur vie en jeu avec la simple certitude d’accomplir leur devoir de citoyen, d’être humain.
Ce roman auquel l’auteur tient tant est un superbe hommage à la mémoire de ces Justes qu’on ne peut oublier.
Dealer : Bibliothèque de Sibiril
Ma lecture :
Du Christian Signol, je n'aurais jamais cru en lire un "à mon âge". C'est un peu le Franck Mickaël des romanciers français, si je peux me permettre. L'auteur qu'on conseille volontiers aux lecteurs retraités car ses histoires fonctionnent et plaisent, indéniablement.
Ceci étant dit, je voulais absolument lire un roman sur les Justes, et Christian Signol a, en tout cas, le mérite d'en avoir écrit un des seuls sur ce sujet.
C'est donc l'histoire de Virgile et Victoria Laborie, deux paysans de Dordogne, qui, pendant la guerre, deviennent passeurs vers la Zone Libre puis cachent deux enfants juifs. Le couple n'est jamais parvenu à procréer et ces deux enfants vont, véritablement, changer leur vie.
Comment deux paysans, reclus dans leur propriété vont, plus qu'accomplir leurs devoirs de citoyens, avoir un comportement extraordinaire et faisant front à l'Occupation, aux dangers que la Guerre amène, ... Comment des êtres humains sont devenus, quoiqu'ils en disent, des Héros.
Un beau roman sur l'humanité.
mardi 18 août 2015
Kinderzimmer
Kinderzimmer,
Valentine Goby,
Ed. Actes Sud, 2013
Mot de l'éditeur :
En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plus de quarante mille détenues. Dans les baraquements, chaque femme doit trouver l'énergie de survivre, au plus profond d'elle-même, puiser quotidiennement la force d'imaginer demain. Quand elle arrive là, Mila a vingt ans. Elle est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, si elle porte une vie ou sa propre condamnation à mort. Sur ce lieu de destruction, comme une anomalie, une impossibilité : la Kinderzimmer, une pièce dévolue aux nourrissons, un point de lumière dans les ténèbres. Ce roman virtuose écrit dans un présent permanent, quand l'Histoire n'a pas encore eu lieu, rend compte du poids de l'ignorance dans nos trajectoires individuelles.
Dealer : Bibliothèque de Sibiril
Ma lecture :
J'ai découvert Valentine Goby avec L'Echappée, qui traite de la même période, celle de la guerre 39-45. Son écriture est parfois déroutante, mais l'histoire, son personnage Mila sont tellement forts !
Mila, donc, Résistante française, 20 ans, code des messages secrets sous forme de partitions de musique. Il ne faut pas, mais elle a une relation avec un autre Résistant : elle tombe enceinte. Peu de temps après, les choses tournent mal et la voilà embarquée par la Gestapo. Destination finale : Ravensbrück, camp de concentration pour femmes. Enfin, le nom de cet endroit, elle l'apprendra plus tard. En attendant, il faut survivre avec ce bébé inconnu dans ce ventre qui, au fil des jours, grossit à peine à mesure que son corps dépérit. Un bébé dans un camp de concentration : une lumière dans le plus profond de l'horreur ? Cela pense inconcevable, comment un bébé peut-il naitre et survivre dans un tel endroit ? Comment même une grossesse peut-elle être menée à terme dans ces conditions effroyables ? Et pourtant, pas moins de 800 bébés sont nés et seuls 40 ont survécu à Ravensbrück, dont trois français. Valentine Goby raconte, imagine, avec beaucoup de témoignages, le destin de l'un d'eux, James.
Un très beau roman sur une sombre histoire qu'on préfèrerait croire tout à fait fictionnelle...
A lire, oui !
jeudi 6 août 2015
Le fabuleux voyage d'un jeune homme en combinaison spatiale dans un combi Volkswagen
Le fabuleux voyage d'un jeune homme en combinaison spatiale dans un combi Volkswagen,
Scarlett Thomas,
Ed. Terra Nova, 2015
Mot de l'éditeur :
Luke a vingt-cinq ans et il est allergique au soleil. Depuis sa naissance, il est coincé dans sa chambre. Le monde ne vient à lui que par la télévision, Internet et grâce aux visites de Julie. De son côté, Julie est terrifiée par les catastrophes d'avion, les accidents de la route et les bactéries potentiellement mortelles. Au point qu'elle n'ose surtout pas quitter sa ville natale. Un jour, Luke apprend qu'une sorte de gourou, à l'autre bout de l'Angleterre, peut le guérir. Avec Julie, ils prennent alors la plus importante des décisions : faire face à leurs peurs et affronter le monde extérieur. Avec quatre amis et une combinaison spatiale bricolée pour protéger Luke de la lumière du jour, ils partent dans un vieux combi. Cet incroyable voyage de tous les dangers va changer leur vie...
Dealer : Bibliothèque de Sibiril
Ma lecture :
Ah, la mode des titres à rallonge et énigmatiques... Je suis tombée en plein dans ce piège commercial.
Non, je n'ai pas particulièrement aimé ce roman, bien que je ne l'eus pas détesté non plus. Comment dire... L'histoire est intéressante, elle fait embarquer six jeunes dans un vieux combi VW, six jeunes ayant des choses à régler avec eux-même. Nous avons Luke, allergique à la lumière du soleil ; Julie, qui entretient nombre de phobies ; David, qui a un cancer des testicules ; Charlotte, dont le petit ami s'est suicidé ; Leanne et Chantel, deux cousines qui cherchent leurs destins. Le pitch est bien posé, mais, pour moi en tout cas, la mayonnaise n'a pas pris (la chantilly non plus, d'ailleurs). Et puis, quelle grossière traduction !
Sérieuse déception, donc, car le potentiel était grand.
Scarlett Thomas,
Ed. Terra Nova, 2015
Mot de l'éditeur :
Luke a vingt-cinq ans et il est allergique au soleil. Depuis sa naissance, il est coincé dans sa chambre. Le monde ne vient à lui que par la télévision, Internet et grâce aux visites de Julie. De son côté, Julie est terrifiée par les catastrophes d'avion, les accidents de la route et les bactéries potentiellement mortelles. Au point qu'elle n'ose surtout pas quitter sa ville natale. Un jour, Luke apprend qu'une sorte de gourou, à l'autre bout de l'Angleterre, peut le guérir. Avec Julie, ils prennent alors la plus importante des décisions : faire face à leurs peurs et affronter le monde extérieur. Avec quatre amis et une combinaison spatiale bricolée pour protéger Luke de la lumière du jour, ils partent dans un vieux combi. Cet incroyable voyage de tous les dangers va changer leur vie...
Dealer : Bibliothèque de Sibiril
Ma lecture :
Ah, la mode des titres à rallonge et énigmatiques... Je suis tombée en plein dans ce piège commercial.
Non, je n'ai pas particulièrement aimé ce roman, bien que je ne l'eus pas détesté non plus. Comment dire... L'histoire est intéressante, elle fait embarquer six jeunes dans un vieux combi VW, six jeunes ayant des choses à régler avec eux-même. Nous avons Luke, allergique à la lumière du soleil ; Julie, qui entretient nombre de phobies ; David, qui a un cancer des testicules ; Charlotte, dont le petit ami s'est suicidé ; Leanne et Chantel, deux cousines qui cherchent leurs destins. Le pitch est bien posé, mais, pour moi en tout cas, la mayonnaise n'a pas pris (la chantilly non plus, d'ailleurs). Et puis, quelle grossière traduction !
Sérieuse déception, donc, car le potentiel était grand.
mardi 4 août 2015
Fils de ploucs
Fils de ploucs
T1 : Le pays, les gens, la vie (Ar vro, ãn dud, ar vuez)
Jean Rohou
Ed. Ouest-France, 2005
Mot de l'éditeur :
La Bretagne, tout le monde connaît, mais ce qu'on en dit est parfois surprenant. Longtemps retardataires et méprisés, les Bretons sont aujourd'hui très dynamiques et très appréciés, mais dans les deux cas, on explique souvent leur comportement par une nature mythique. Ironisant sur bon vieux temps, celtitude et bretonnité, Jean Rohou fait revivre les lieux, les personnages et la vie de son enfance. Il les confronte à l'existence d'aujourd'hui et à celle d'époques plus anciennes, montrant la diversité des Bretons et de leurs moeurs à travers les temps et les lieux. Il analyse la vie des couples et des maisonnées, la mentalité des paysans, l'importance des femmes, le rôle de l'alcool et de la danse, l'attitude face au sexe. Un témoignage exceptionnellement riche, personnel et solidement documenté ; un récit allègre, émouvant et ironique, qui invite à la réflexion critique et à une juste connaissance du passé,- indispensable à la construction de l'avenir.
Né en 1934, Jean Rohou ignorait le français en arrivant à l'école. Il fut le premier petit paysan de Plougourvest à entrer au collège de Morlaix. Jusqu'à 23 ans, il était étudiant pendant l'année scolaire et paysan pendant les vacances. Il a enseigné à l'université de Rennes de 1961 à 1994, et publié une vingtaine d'ouvrages sur Racine, le XVIIe siècle et les méthodes d'analyse des textes littéraires.
Dealer : Prêt d'ami : merci Greg pour ce trésor !
Ma lecture :
J'ai longtemps vu cet ouvrage dans les librairies ou bibliothèques bretonnes, mais je ne l'ai même jamais feuilleté. La couverture austère peut-être ? Puis un ami Rennais expatrié en Ile-de-France m'a convaincue et me l'a prêté. Je lui dois là une belle découverte !
Jean Rohou ne fait pas que raconter son enfance à Plougourvest (situé à 15km de chez moi) dans les années 30-40-50, il la documente avec des faits historiques et remonte parfois au-delà du Moyen-Age. J'y ai appris beaucoup de choses sur "mes" ancêtres. Quand on parle du pays du Léon (Finistère Nord : Saint-Pol-de-Léon, Roscoff), on entend les mouettes, on voit les champs d'Artichauts, on imagine l'austérité des gens, on entend sonner la Cathédrale, on y sent une odeur iodée, ou de crêpes, ou de cidre, ou de fumier aussi ... Jean Rohou met à plat ses racines, les racines du Léon. L'ouvrage fait plus de 500 pages, et malgré une documentation parfois très pointue, on ne s'ennuie pas et il nous emmène chez lui, en Lannurien (Plougourvest). Ses anecdotes sont enrichissantes et toujours fondées dans leur contexte historico-social. Il dessine tout simplement, mais parfaitement, l'Autrefois.
C'est un document à lire par les Léonards et les Nord-Finistériens pour connaître leur histoire, leurs parcours.
T1 : Le pays, les gens, la vie (Ar vro, ãn dud, ar vuez)
Jean Rohou
Ed. Ouest-France, 2005
Mot de l'éditeur :
La Bretagne, tout le monde connaît, mais ce qu'on en dit est parfois surprenant. Longtemps retardataires et méprisés, les Bretons sont aujourd'hui très dynamiques et très appréciés, mais dans les deux cas, on explique souvent leur comportement par une nature mythique. Ironisant sur bon vieux temps, celtitude et bretonnité, Jean Rohou fait revivre les lieux, les personnages et la vie de son enfance. Il les confronte à l'existence d'aujourd'hui et à celle d'époques plus anciennes, montrant la diversité des Bretons et de leurs moeurs à travers les temps et les lieux. Il analyse la vie des couples et des maisonnées, la mentalité des paysans, l'importance des femmes, le rôle de l'alcool et de la danse, l'attitude face au sexe. Un témoignage exceptionnellement riche, personnel et solidement documenté ; un récit allègre, émouvant et ironique, qui invite à la réflexion critique et à une juste connaissance du passé,- indispensable à la construction de l'avenir.
Né en 1934, Jean Rohou ignorait le français en arrivant à l'école. Il fut le premier petit paysan de Plougourvest à entrer au collège de Morlaix. Jusqu'à 23 ans, il était étudiant pendant l'année scolaire et paysan pendant les vacances. Il a enseigné à l'université de Rennes de 1961 à 1994, et publié une vingtaine d'ouvrages sur Racine, le XVIIe siècle et les méthodes d'analyse des textes littéraires.
Dealer : Prêt d'ami : merci Greg pour ce trésor !
Ma lecture :
J'ai longtemps vu cet ouvrage dans les librairies ou bibliothèques bretonnes, mais je ne l'ai même jamais feuilleté. La couverture austère peut-être ? Puis un ami Rennais expatrié en Ile-de-France m'a convaincue et me l'a prêté. Je lui dois là une belle découverte !
Jean Rohou ne fait pas que raconter son enfance à Plougourvest (situé à 15km de chez moi) dans les années 30-40-50, il la documente avec des faits historiques et remonte parfois au-delà du Moyen-Age. J'y ai appris beaucoup de choses sur "mes" ancêtres. Quand on parle du pays du Léon (Finistère Nord : Saint-Pol-de-Léon, Roscoff), on entend les mouettes, on voit les champs d'Artichauts, on imagine l'austérité des gens, on entend sonner la Cathédrale, on y sent une odeur iodée, ou de crêpes, ou de cidre, ou de fumier aussi ... Jean Rohou met à plat ses racines, les racines du Léon. L'ouvrage fait plus de 500 pages, et malgré une documentation parfois très pointue, on ne s'ennuie pas et il nous emmène chez lui, en Lannurien (Plougourvest). Ses anecdotes sont enrichissantes et toujours fondées dans leur contexte historico-social. Il dessine tout simplement, mais parfaitement, l'Autrefois.
C'est un document à lire par les Léonards et les Nord-Finistériens pour connaître leur histoire, leurs parcours.
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