dimanche 29 novembre 2009

Le coeur en dehors


Le coeur en dehors,
Samuel Benchetrit,
Ed. Grasset, 2009


Mot de l'éditeur :
Tu sais Charly, il faut aimer dans la vie, beaucoup… Ne jamais avoir peur de trop aimer. C’est ça, le courage. Ne sois jamais égoïste avec ton cœur. S’il est rempli d’amour, alors montre-le. Sors-le de toi et montre-le au monde. Il n’y a pas assez de cœurs courageux. Il n’y a pas assez de cœurs en dehors...



Le nouveau Bench' est arrivé !
Alapage.com m'a gracieusement proposé de choisir un roman dans leur catalogue, j'ai opté pour celui-ci : Le coeur en dehors, de Samuel Benchetrit.
Le roman raconte les 24h de Charly, enfant de dix ans qui, en partant à l'école un matin, voit sa mère embarquée par des policiers. Il se demande ce qu'il se passe et erre dans sa cité, ses souvenirs et son imagination. La façon de raconter, la voix d'un enfant, me fait penser au Petit Nicolas. Mais un petit Nicolas originaire du Mali vivant au coeur des citées d'Ile-de-France des années 2000.
J'ai vraiment bien aimé ce roman. A conseiller !

mardi 24 novembre 2009

Si je reste


Si je reste
,
Gayle Forman,
Ed. Oh, 2009



Mot de l'éditeur :
Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie. Et puis...
Et puis vient l'accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d'abord, elle entend tout ce qu'on dit autour de son lit d'hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C'est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans.
Si je reste est une merveilleuse histoire d'amour, mais aussi un livre qui nous fait réfléchir à l'essentiel , à la place de l'amour et du bonheur, à tous ces liens avec nos proches auxquels on s'habitue et qui sont pourtant le vrai trésor de nos vies.








J'avais vu des gens lire ce roman dnas le bus, et finalement, une amieme l'a prêté. En attente de romans sur la mort, j'en attendais plus. Enfin, un roman sur la mort....ce serait une erreur de dire que c'est un roman sur la mort, plutot sur la vie, l'espoir. Un beau roman, peut-être un peu ado, mais beau quand même !

A conseiller !

samedi 14 novembre 2009

Couleur de peau : miel

Couleur de peau : miel,
(2 tomes)
Jung,
Ed. Quadrants, 2007-2008


Mot de l'éditeur :
Jun Jung-sik errait dans les rues de Séoul quand un policier l’a pris par la main pour l’emmener au Holt, un orphelinat américain. Il avait alors 5 ans. Quelques photos, un rapport d’orphelinat… Ses souvenirs tiennent à un fil. Mais les questions le taraudent.
2007 : Jung décide de remuer les souvenirs ou les fantasmes de sa vie, en tout cas d’en finir avec une certaine période teintée de l’incertitude qui ronge. Il se raconte dans ce récit terriblement intime : sa survie en Corée, sa nouvelle famille belge. Une adoption pas toujours très réussie, contrairement à d’autres gamins. Mais cette histoire est la sienne : il a grandi avec, s’est construit avec, jours après jours, vaille que vaille. Les fous rires, les drames, le quotidien, les bêtises de gosses et les questions sans réponses… Sans aucune réponse ?



L'auteur, Jung, raconte comment il a été adopté à 5 ans, et quitte la Corée pour la Belgique. Choc des cultures, problèmes identitaires, ... Il met à plat l'adoption en général.
Un très beau livre. A recommander !

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Millénium, T2)
Stieg Larsson,
Ed. Actes Sud, 2006


Mot de l'éditeur :
Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millenium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper clé peu à une agression manifestement très planifiée.
Enquêter sur clés sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à clé jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millenium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.
Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ?
S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millenium un thriller au rythme affolant.




Quel pliaisir de retrouver les personnages du volet précédent !  Ici, l'intrigue se noue autour de Lisbeth, Mikael Blomkvist se retrouve au second plan. On en sait plus sur le passé de l'héroîne, ce qui explique certains de ses actes.
Beaucoup de rebondissements, un rythme haletant. Je ne peux pas en dire plus sans trahir le suspens, alors lisez le !

lundi 2 novembre 2009

Les 10 romans des années 2000





















Ce n'est absolument pour en faire de la publicité, inutile de faire la publicité de la Fnac d'ailleurs, mais en me promenant sur son site, je suis tombée sur cela en page d'accueil : une sélection des 10 romans des années 2000.
Lesquels avez-vous lus ?
Quel serait votre Top5 personnel des romans des années 2000 ?





1- Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti
Désirée, veuve depuis peu, se rend régulièrement sur la tombe de son mari, mais par acquit de conscience essentiellement... Son mariage tenait plus du «copinage» que du grand amour. Au cimetière, elle croise souvent un homme de son âge, qui vient se recueillir sur la tombe d'à côté, et dont l'apparence l'agace autant que ladite tombe avec sa stèle tape-à-l'oeil. Bibliothécaire, Désirée se consacre tout entière à son travail. Quant à Benny, il s'est retrouvé seul à gérer la ferme familiale et ses 24 vaches laitières après le décès de sa mère.
Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres pour qu'ils soient tous deux éblouis.
C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse !

[Pas lu]

2- Shtter Island, Dennis Lehane
Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé "Shutter Island" se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres. Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu’au choc final de la vérité. Avec Shutter Island, Dennis Lehane est au sommet de son art.
[Pas lu, mais j'ai]

3- L'élégance du hérisson, Muriel Barbery
"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m'appelle Paloma, j'ai douze ans, j'habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c'est le bocal à poissons, la vacuité et l'ineptie de l'existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C'est pour ça que j'ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. "

[Lu!]    ***

4- L'anneau de Moébus, Franck Tillez

Pour sa première enquête, Victor Marchal aborde son métier de flic par sa face la plus noire : une ex-star du porno torturée, une mise en scène macabre, et une plongée dans le monde interlope des déviants sexuels et des monstres de la nature.

Depuis toujours, Stéphane Kismet est, quant à lui, hanté par des images prémonitoires mais cette fois elles obéissent à une indéchiffrable et terrifiante logique. Dans ses rêves, Stéphane possède une arme, il est recherché par la police, une petite fille est morte…

Les trajectoires de Victor et Stéphane vont se rejoindre. C'était écrit.

L'un n'a encore rien vu, l'autre ignore qu'il sait déjà tout…

[Pas lu]

5- Le cercle littéraire amateur des épluchures de patates, Mary Ann Shaffer

Aussi fantasque que son titre, et drôle, tendre, incroyablement attachant : voici un premier roman comme on n'en a pas lu depuis longtemps, qu'on a hâte de se passer de main en main.

Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey ? Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal...
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) – délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité – Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle – et même d'autres habitants de Guernesey –, découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

[Lu!]    ***

6- L'ombre du vent, Carlos Ruiz Zàfon

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » :
L’Ombre du Vent.
Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.

[Lu!]    ***

7- Twilight / Fascination, Stephenie Meyer

Bella, seize ans, décide de quitter l'Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère, délurée et amoureuse, pour s'installer chez son père, affectueux mais solitaire.
Elle croit renoncer à tout ce qu'elle aime, certaine qu'elle ne s'habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l'anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edward, lycéen de son âge, d'une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d'atteinte, au regard tantôt noir et terrifiant comme l'Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward Cullen n'est pas humain.
Il est plus que ça. Bella en est certaine. Entre fascination et répulsion, amour et mort, un premier roman... fascinant.

[Pas lu, mais j'ai]


8- Un secret, Philippe Grimbert

Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents. Ainsi l’imaginaire, par la grâce de ce « roman familial », vient-il au secours d’une réalité à laquelle, sans doute, il manque quelque chose.
Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque : ce frère a existé. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattu une chape de silence.

[Lu!]   **

9- Les yeux jaunes des crocodiles, Katherine Pancol

Ce roman se passe à Paris.
Et pourtant on y croise des crocodiles. Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être. Ce roman est l'histoire d'un mensonge. Mais aussi une histoire d'amours, d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves. Ce roman est plein de rires et de larmes. Ce roman, c'est la vie.

[Pas lu, mais j'ai]

10- No et moi, Delphine de Vigan

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde.
A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence.
No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

[Lu!]   ***


Ces romans, on les a regardés sur les étals des librairies ou des bibliothèques, on les a ouverts, feuilletés, parfois lus, parfois  reposés sur la table avec une moue déçue.

J'en ai lu 5/10, pile la moitié. J'ai essyé de mettre des notes pour en retirer le meilleur, mais c'est très difficile, j'ai un coup de coeur pour les cinq ! Mais si je devais vraiment n'en retenir qu'un, je retiendrai L'ombre du vent : c'est le plus gros et celui qui nous emmène le plus loin !


E T  V O U S  ?

dimanche 11 octobre 2009

Le petit prince

Le petit prince,
Joann Sfar,
Ed. Gallimard, 2008


Mot de l'éditeur :
Livre emblématique du catalogue pour la jeunesse des Éditions Gallimard, Le Petit Prince s’écrit maintenant en bande dessinée. Merci à Télérama de partager notre enthousiasme et de célébrer l’événement dans ses pages.
En 1945, déjà, le conte d’Antoine de Saint-Exupéry faisait l’objet d’une prépublication. Le magazine Elle, qui avait la primeur des bonnes feuilles, les donnait à lire dans son numéro 2, quelques mois avant la parution en France de l’ouvrage, en avril 1946.
C’était à l’aube d’une extraordinaire aventure éditoriale. Le Petit Prince était sur le point de conquérir le monde. Sa force symbolique, sa portée universelle allaient lui donner une place toute particulière dans le cœur de millions de lecteurs de tous âges.
Avec la Succession Saint-Exupéry, nous prolongeons aujourd’hui l’aventure du Petit Prince par la bande dessinée. Et quelle bande dessinée ! Joann Sfar met tout son art au service du livre de son enfance. Il sait en restituer l’esprit et la poésie uniques. Il sait aussi être fidèle à lui-même, raconter l’histoire avec cette grâce et cette générosité qui n’appartiennent qu’à lui.
Avec Joann Sfar, Le Petit Prince est un miracle de beauté et d’émotion, une nouvelle fois.



Une belle, bonne et fidèle adaptation de l'oeuvre de Saint-Exupéry. Au début je n'étais pas fan des dessins, comparés aux aquarelles de l'auteur original, mais finalement, au bout d'une centaine de pages, je m'y suis faite.
A conseiller pourr revisiter l'univers du Petit Prince !

jeudi 1 octobre 2009

Mathilde




Mathilde,
Jenny,
Ed. Delcourt, 2009



T1 : Le temps des soupirs



Mot de l'éditeur :

À l'aube de ses 25 ans, Mathilde, une jeune Parisienne dynamique et spontanée, caresse le doux rêve de devenir écrivain. En attendant le succès, elle vit de son boulot de caissière. Mais cela fait des mois qu'elle n'écrit plus une ligne et que sa relation avec Julien bat de l'aile. En pleine remise en question, Mathilde ignore que son petit quotidien s'apprête à changer du tout au tout...













J'avais entendu parler de cette BD sur Internet et j'ai eu très envie de la lire.
Les dessins  jolis et travaillés, inspirés des mangas (l'auteur a fait une série, Pink Diary), rendent la lecture très agréable.
Et le sujet, une caissière de 25 ans qui se rêve écrivain, me plaît forcément beaucoup !
A suivre, donc, puisqu'il faut attendre 2010 pour le second tome !

mercredi 30 septembre 2009

Le voyage d'hiver



Le voyage d'hiver,
Amélie Nothomb,
Ed. Albin Michel, 2009








Mot de l'éditeur :
«Il n'y a pas d'échec amoureux.»






















On m'a offert ce roman et c'est avec plaisir que je me suis plongée dans sa lecture !
L'auteur nous mène dans les pensées d'un homme qui prévoit de détourner un avion.
Encore une idée saugrenue d'Amélie Nothomb !
En tout les cas, je suis assez déçue. Le sujet peut-être....
On peut sans regrets se passer du Nothomb 2009.

mardi 29 septembre 2009

Un roman français

Un roman français,
Frédéric Beigbeder,
Ed. Grasset,  2009


Mot de l'auteur :
L'idée de ce livre m'est venue le 20 janvier 2008, quand j'étais en garde à vue au commissariat du 8ème arrondissement de Paris. Pour oublier ma claustrophobie, je me suis réfugié dans le pays perdu de mon enfance. Je croyais avoir tout oublié, et puis…petit à petit, un monde m'est apparu. Je suis le fils d'une aristocrate limousine et d'un riche héritier américano-béarnais; mon enfance fut marquée par leur divorce en 1972. Mon paradis c'est la plage de Cénitz à Guethary, le parc de la Villa Navarre à Pau, la colline du château de Vaugoubert à Quinsac, les reflets verts des avenues de Neuilly et des allées du Bois de Boulogne : c'est un monde révolu. La France dans laquelle j'ai grandi n'avait rien à voir avec celle d'aujourd'hui, je la décris sans nostalgie, comme une contrée imaginaire, comme si mon passé était une fiction. Il m'a semblé redécouvrir quelque chose ou quelqu'un, une époque, une famille, un pays, mais je peux me tromper, je n'ai pas le recul nécessaire.
Après avoir écrit un roman qui se passait en Amérique et un autre qui se déroulait en Russie, je voulais sans doute rentrer chez moi ; c'est souvent le cas des gens qui sont enfermés dans une cellule.
Bizarrement, depuis vingt ans que je publie des livres, je n'avais jamais parlé de mon passé. J'attendais peut-être, pour écrire " Un roman français", de ne plus pouvoir faire autrement. Ou alors c'est plus grave : mon utopie est derrière moi."



J'ai lu presque tous les romans de Beigbeder, et celui-ci diffère des autres. Il n'est plus question des frasques parisiennes d'un "jeune homme dérangé", mais d'une trève le temps d'une garde à vue (suite, bien évidemment, d'une de ces frasques !). Frédéric Beigbeder, croyant jusqu'alors avoir oublié son enfance, a des moments de reminiscence de certains épisodes de sa vie dans les années 70. Souvenirs, fiction, rien n'est clair mais l'auteur semble se livrer plus sincèrement. On n'est jamais sûrs de rien avec ce trublion de la littérature française.
Mais j'ai passé un bon moment en sa compagnie en tout cas.

lundi 28 septembre 2009

Miss Pas Touche

Miss Pas Touche,
Kerascoët & Hubert,
Ed. Poisson Pilote, depuis 2006

T1 : La vierge du bordel
T2 : Du sang sur les mains
T3 : Le prince charmant
T4 : Jusqu'à ce que la mort nous sépare



Mot de l'éditeur :
Paris, années 1930.
Blanche et Agathe, deux soeurs fraîchement débarquées de leur province, sont engagées comme bonnes à tout faire.
Un soir, alors qu'Agathe la délurée est partie danser, Blanche la prude assiste, grâce à une fissure dans le mur, à une scène horrible dans l'appartement voisin. Elle en parle à Agathe, qui regarde à son tour et reçoit... une balle dans la tête. La police concluant au suicide, Blanche décide de mener l'enquête. Ses recherches la conduisent vers le Pompadour, une "maison de joie". Elle décide de s'y faire embaucher...

Miss Pas Touche - c'est le surnom que ses nouveaux employeurs ont donné à Blanche - est un vrai bonheur ! On y trouve de la légèreté, du drame et une bonne dose de suspense. Le lecteur est plongé dans un Paris aujourd'hui disparu, celui des années 1930, des guinguettes en bord de Marne et du "populo" à casquette qui va se distraire en guinchant, mais aussi un Paris à la réalité sociale pas toujours très gaie. Et il en profite pour découvrir la vie quotidienne dans les bordels de l'époque et les moeurs pour le moins étranges de certains de leurs clients. Une histoire originale servie par un dessin plein de fraîcheur et de fantaisie.
Les auteurs sont des nouveaux venus chez Dargaud qui, pour leur premier album, réussissent un véritable coup de maître. Hubert est coloriste (on lui doit notamment les couleurs de la série La Voleuse du Père Fauteuil) et scénariste des séries Le Legs de l'alchimiste (Glénat) et Les Yeux verts (Carabas). Derrière Kerascoët se cache un duo : Marie et Sébastien qui ont déjà travaillé sur le dessin animé Petit Vampire et sur un album de la série Donjon créée par Joann Sfar et Lewis Trondheim...



J'ai lu cette série car Anna Sam ne cesse d'en dire du bien. C'est en effet de là que vient son pseudo Miss-Pas-Touche. J'ai donc testé !
C'est une lecture agréable, dans un univers nouveaux : les bordels de luxe parisiens. Pas de vulgarité cependant, Blanche, alias Mis Pas Touche enquête sur la mort de sa soeur puis d'autres jeunes filles.
Une bonne lecture détente entre deux romans, enfin entre deux livres sans image ;)

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