samedi 8 septembre 2012

Je ne suis pas un serial killer

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Je ne suis pas un serial killer,

Dan Wells,

Ed. Sonatine, 2011

Mot de l'éditeur :
Vous aimez l’atmosphère de Six Feet Under, la folie de Dexter, l’humour décapant de Dr House ? Essayez Je ne suis pas un serial killer… John Wayne Cleaver est un jeune homme potentiellement dangereux. Très dangereux. Jugez-en plutôt : garçon renfermé, pour ne pas dire sociopathe, il vit au milieu des cadavres à la morgue locale, tenue par sa mère et sa tante, il a une certaine tendance à tuer les animaux et, depuis son plus jeune âge, il nourrit une véritable passion pour les tueurs en série. Ainsi, son destin semble tout tracé. Mais, conscient de son cas, John a décidé d’en parler à un psy et de respecter quelques règles très précises. Ne nourrir que des pensées positives. Ne pas s’approcher des animaux. Éviter les scènes de crime. Ce dernier commandement va néanmoins devenir très difficile à suivre lorsqu’on retrouve autour de chez lui plusieurs corps atrocement mutilés. Y aurait-il plus dangereux encore que John dans cette petite ville tranquille ? Aurait-il enfin trouvé un adversaire à sa taille ?

Cela fait longtemps que je n'ai pas posté de critique sur ce blog, n'est-ce pas ?
Et pour cause, j'ai passé quelques mois, un été, en somme, en quête d'un bon roman, j'en ai essayé plusieurs en vain ! J'ai encore beaucoup de livres non-lus chez moi, j'avais envie de tout et rien ne me faisait envie ! Alors j'ai été, désespérée, dans une librairie à la recherche de conseils.
Je suis donc ressortie avec ce roman Je ne suis pas un serial killer....

C'es l'histoire d'un ado, John, passionné de tueurs en série et qui a tous les "symptômes" pour en être un en puissance. Alors il se fixe une ligne de conduite stricte : ne pas s'intéresser aux gens, ne pas éviscérer d'animaux, être tpujours positif. Mais un jour, par hasard, il assiste à un meurtre et découvre que le tueur en série qui sévit sur sa ville n'est autre que son voisin d'en face sans histoire.... Comment va-ti--il réagir ? Son propre monstre va-t-il resurgir et prendre le dessus ?
Un bon roman original, cynique, John le héros, est attachant. On ne comprend pas vraiment pourquoi l'histoire se tourne vers le fantastique, c'est du superflus. Mais dans l'ensemble un bon premier roman qui ouvre une trilogie.

Belle découverte, un grand merci à ma libraire ! ^^

mardi 19 juin 2012

Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom

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Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom,
Barbara Constantine,
Ed. Calmann-Levy, 2010

Mot de l'éditeur :
Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre… Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n'était pas passé par là…

Ce livre vert de Barabara Constantine me tendait les bras sur l'étagère de la bibliothèque. Voulant lire un livre sans prise de tête, je savais qu'avec cet auteur, je ne serai pas déçue !
C'est l'histoire attendrissante  de quatre personnages attachants : Tom, un petit garçon de 11 ans, Joss sa mère de 25 ans, Madeleine, 93 ans, et de Samy, la petite trentaine. Tom et Joss vivent dans un petit mobil-home, la mère ne travaille pas toujours, alors le petit homme doit aller voler des légumes et des plants chez les voisins alentours. Un jour, dans un  champ, il  tombe sur une vieille dame, Madeleine, échouée là depuis la veille, incapable de se relever. Se lie alors une belle histoire d'amitié...

Une belle histoire, entre humour et émotion.
Je ne saurai que vous recommander les romans de Barbara Constantine, d'autant plus que les héros de chaque opus ne partent vraiment jamais, on finit toujours par les croiser, par le plus grand des hasards bien évidemment, au détour des pages de ses autres romans...

jeudi 14 juin 2012

Un heureux événement

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Un heureux événement,
Eliette Abécassis,

Ed. Albin Michel, 2005

Mot de l'éditeur :
" Désormais ma vie ne m'appartenait plus. Je n'étais plus qu'un creux, un vide, un néant. Désormais, j'étais mère. " Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d'Eliette Abécassis brise les tabous sur la maternité, cet " heureux événement " qui n'est peut-être qu'une idéologie fabriquée de toutes pièces. Après "Mon père" et "Clandestin", la romancière affirme un ton toujours plus personnel, où la fiction se mêle à une analyse subversive de la société.

J'ai voulu lire ce roman d'Eliette Abécassis avant de regarder l'adaptation cinematographique. J'avais déjà lu La Répudiée, de l'auteur, sur le thème du mariage arrangé, et elle m'avait agacée.

Certes, ce roman est réaliste, et gomme le mythe de la maternité dorée, mais elle en fait trop dans les aspects négatifs. Ca m'a dérangé de le lire, bien que l'écriture soit très agréable. On se sent vraiment mal à l'aise...
A recommander ? Je ne saurais vous dire...

mardi 12 juin 2012

La fille de l'hiver

lfdlh.jpgLa fille de l'hiver,
Eowyn Ivey,
Ed. Fleuve Noir, 2012

Mot de l'éditeur :

L'Alaska, ses forêts impénétrables, ses étendues enneigées. Son silence. Sa solitude.
Depuis la mort de leur bébé, le mariage de Mabel et Jack n'a plus jamais été le même. Partir vivre sur ces terres inhospitalières paraissait alors une bonne idée. Seulement, le chagrin et le désir d'enfant les ont suivis là-bas et la rudesse du climat, le travail éreintant aux champs les enferment chacun dans leur douleur.
Jusqu'à ce soir de début d'hiver où, dans un moment d'insouciance, le couple sculpte un bonhomme de neige à qui ils donnent les traits d'une petite fille. Le lendemain matin, celui-ci a fondu et de minuscules empreintes de pas partent en direction de la forêt…
Peu de temps après, une petite fille apparaît près de leur cabane, parfois suivie d'un renard roux tout aussi farouche qu'elle. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Est-elle une hallucination ou un miracle ? Et si cette petite fille était la clé de ce bonheur qu'ils n'attendaient plus ?

Inspiré d'un conte traditionnel russe, La Fille de l'hiver est un roman à la fois moderne et intemporel où le réalisme des descriptions n'enlève rien à la poésie d'une histoire merveilleuse… dans tous les sens du terme.

J'ai lu ce roman sur les conseils d'une amie. Il nous fait voyager en Alaska, terre relativement inconnue. Nous partons à la rencontre de Jack et Mabel, venus ici pour reconstruire leur vie brisée après la perte brutale d'un enfant et l'impossibilité d'en avoir d'autre. C'est une vie difficile, la terre n'est pas accueillante. Mais un jour, leurs jours s'illuminent quand ils aperçoivent une petite fille, seule, dans ce paysage hostile. D'où vient-elle ? Est-elle née du bonhomme de neige qu'ils ont fait la veille ? Elle va et vient et garde son côté magique et sauvage.
Comment vont-ils s'apprivoiser ? Est-elle l'enfant qu'ils désiraient tant ?

C'est une belle histoire, très originale, adaptée d'un conte russe. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut voyager en Alaska où on voit bien le quotidien des rares habitants.
J'ai mis du temps à en venir à bout, mais la neige ralentit le temps, n'est-ce pas... ?

A conseiller avec une bonne tasse de chocolat chaud !

lundi 28 mai 2012

Les derniers jours de Stefan Zweig [BD]

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Les derniers jours de Stefan Sweig
,

Sorel & Seksik,

Ed. Casterman, 2012

Mot de l'éditeur :
Après avoir fui le nazisme, Stefan Zweig et son épouse Lotte
croient fouler au Brésil une terre d'accueil, loin du chaos qui
embrase l'Europe. Mais la menace rôde jusqu'au fin fond de
l'exil. Comment l'écrivain humaniste, rescapé du "monde
d'hier", échapperait-il à ses démons ?

J'étais tombé sur le roman éponyme de Laurent Seksik, l'avais acheté, mais ne l'ai pas encore lu ! Mais au salon du livre de Rennes, Guillaume Sorel (dessinateur rennais) présentait cette BD. J'ai attendu que ma petite bibliothèque l'achète, et la voici entre mes mains. J'ai longtemps hésité à la lire avant le roman, mais je me suis quand même lancée ! J'ai été séduite par le sujet, bien évidemment, et les dessins, très beaux. Ca illustre ce que j'avais vaguement appris en cours de Lettres en Terminale. Une bel histoire sur un grand écrivain du 20è siècle.
A conseiller !

mercredi 16 mai 2012

Les yeux au ciel

lyackr.jpgLes yeux au ciel,
Karine Reysset,
Ed. de l'Olivier, 2011

Mot de l'éditeur :
Six jours d'arrivées, de fête, de départs dans une famille "recomposée", comme le sont tant
d'autres, à l'occasion de l'anniversaire du grand-père. Cette fête familiale est naturellement
l’occasion de révéler des secrets, de revenir sur les vieilles trahisons et les anciennes injustices
mais aussi, finalement, de retisser les liens, toujours obscurs, qui unissent les membres d’une
même famille. Lena, la soeur aînée voudrait ouvrir le chemin de la réconciliation mais se heurte aux
histoires passées et présentes, celle d’Achille, le demi-frère mal aimé, de Merlin qui, malgré son
âge, est toujours considéré comme un enfant, mais aussi de Stella, la cadette, avec, au milieu
d’eux, tous ces petits-enfants qui désordonnent le cours des choses…L’originalité de ce roman réside dans la place faite au lecteur. Convié lui aussi à pénétrer la grande demeure bretonne qui regorge de souvenirs et de recoins interdits, à suivre les enfants et leurs querelles sur la plage, à entendre les confidences et indiscrétions des adultes, il est amené de chapitre en chapitre à reconstituer les faits et gestes de chacun et à découvrir l’origine du mal-être, un drame qui a eu lieu trente ans auparavant et qui n’a jamais cessé d’alimenter leurs angoisses. Ce roman familial explore avec brio les effets de la confrontation : celle des personnages entre eux, mais aussi celle du passé et du présent, des espoirs et de la réalité.

J'ai acheté ce roman de Karine Reysset lors de ma rencontre avec elle au salon littéraire de Rennes il y a quelques mois. Le sujet me plaisait : des retrouvailles familiales en huis-clos au bord de la côte bretonne, Saint-Lunaire pour être exacte.

On se retrouve donc dans la maison familiale du patriarche Noé et de sa seconde femme Marianne. Leurs enfants et petits-enfants se retrouvent pour fêter l'anniversaire de Noé. On virevolte d'un personnage à l'autre, d'un souvenir à l'autre, d'une rancoeur à l'autre, d'un amour à l'autre. On s'y perd un peu, on s'y retrouve.
C'est un roman très agréable à lire.

lundi 14 mai 2012

Elle

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Elle,

Fanny Montgermont,

Ed. Paquet, 2004-2005

Mot de l'éditeur :

1944... En pleine seconde guerre mondiale, la ville de Rennes est pilonnée par les bombardements. Au milieu des ruines, Hippolyte la découvre. De grands yeux bleus, de belles boucles blondes... Un visage d'ange ! Cette étrange jeune fille va bouleverser son destin.

J'ai emprunté cette BD car le nom de l'auteur, Fanny Montgermont, m'a interpelé. Montgermont est une ville à deux pas de la mienne ;) Et ce n'est pas un hasard d'homonymes car l'histoire se déroule entre Rennes et... Montgermont !

C'est intéressant de voir la guerre 39-45 au coeur de ma région. Les dessins sont soignés, l'histoire se vaut.

Belle découverte ! :)

dimanche 13 mai 2012

Les lumières de Septembre

lldscrz.jpgLes lumières de Septembre,

Carlos Ruiz Zafon,

Ed. Robert Laffont, 2012

Mot de l'éditeur :
1937. La mort de son mari l’ayant laissée sans revenus, Simone Sauvelle accepte de quitter Paris pour occuper un emploi de secrétaire particulière en Normandie. Lazare Jann, son employeur, est un génial inventeur de jouets. Il vit dans une immense propriété en compagnie de sa femme, très malade, qui n’a pas quitté son lit depuis vingt ans. Passionnément amoureux d’elle, il la soigne personnellement. Simone Sauvelle, sa fille Irène, quinze ans, et Dorian, son jeune fils, sont immédiatement séduits par la grande gentillesse de Lazarus. Ils tombent aussi sous le charme de Cravenmoore, son extraordinaire demeure. Composée d’innombrables pièces et corridors qui se perdent dans l’obscurité, elle est peuplée de marionnettes qui semblent mener une existence indépendante. Hannah, la jeune domestique de Lazarus, devient vite l’amie d’Irène, à laquelle elle présente Ismaël, son beau cousin. Et très naturellement les deux adolescents tombent amoureux l’un de l’autre, tandis qu’une douce amitié rapproche Lazarus et Simone. C’est alors qu’une force criminelle prend possession de Cravenmoore, comme si l’amour et l’affection lui étaient insupportables. Ombre plus noire que les recoins les plus obscurs, elle tue Hannah, cherche à assassiner Irène et Ismaël, attaque Simone, Dorian et Lazarus. Pourquoi manifeste-t-elle tant de jalousie et de haine ? Et quelles sont ses motivations ? En trouvant dans un phare abandonné le journal intime d’une jeune femme disparue des années auparavant, Irène et Ismaël percent peu à peu le mystère de cette force désespérée. Et c’est dans une chambre isolée, au bout d’un long couloir gardé par des marionnettes possédées par une folie homicide, près d’une femme oubliée du monde depuis vingt ans, que les deux adolescents doivent aller traquer la vérité.

Carlos Ruiz Zafon nous entraine encore dans un univers dont lui seul connait le secret. Nous voilà plongés dans un conte, sur la côte normande, au milieu d'automates.

La famille Sauvelle, dont le père vient de mourir, quitte Paris pour le domaine de Cravenmoore, en Normandie. La mère, Simone, y a trouvé un emploi de secrétaire auprès de Lazarus Jann, inventeur de jouets, et y emmène ses deux enfants Irène et Dorian. Tous y voient une belle occasion de se reconstruire, de vivre une nouvelle vie. Mais...des ombres se mettent sur leur passage....

Une belle histoire, pour plus jeunes et moins jeunes, car même si  en France, Zafon est publié dans le secteur adulte, ailleurs, notamment en Espagne, on le publie en Jeunesse.

En tout les cas, je répète, c'est une belle histoire !  :)

Ventricule

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Ventricule,

Marc Lizano, Phicil,

Ed. Carabas, 2009

Mot de l'éditeur :

[Néant]

J'ai emprunté cette petite BD par hasard à la bibliothèque, et ce coup-ci, le hasard ne fait pas bien les choses !

C'est l'histoire de deux jeunes, Simon et Claire, qui se rencontrent par des amis communs, et aucun ne sait si leur amour va tenir.

Les dessins sont sympas, l'histoire aurait pu l'être aussi.

Je n'ai vraiment pas accroché !

Mais c'est à ça que servent les bibliothèques : à essayer ds choses, et si ça ne colle pas, tant pis !  ;)

samedi 28 avril 2012

L'année du Dragon

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L'année du dragon,

Vanyda & Duprat,

Ed. Carabas, 2008

Mot de l'éditeur :

Dragon : Les configurations astrales indiquent que cette nouvelle année sera une période décisive pour votre développement personnel ! Vous réussirez presque tout ce que vous entreprendrez : emporté par votre dynamisme, vous vous dévouerez corps et âme dans votre travail, ce qui vous permettra de remporter des victoires éclatantes sur le plan social et professionnel. Côté sentimental, vous bénéficierez d'un coup de pouce des astres et personne ne pourra résister à votre charme. Les planètes actuellement placées dans les zones de la famille seront bénéfiques dans l'ensemble, et vos relations avec vos proches seront très chaleureuses. Natifs du dragon, cette année est la votre, profitez-en !

J'ai découvert l'auteur de BD/Mangas Vanyda il y a peu, et j'avais vraiment aimé son univers ! Cependant, sa coopération avec Duprat ne m'a pas séduite. On retrouve des thèmes propres au manga, quand le héros, Franck, se met dans la peau d'un Dragon, c'est un bon point, auquel je n'accroche pas.

C'est un chassé-croisé entre trois jeunes adultes Franck, KIm et Bernadette. Franck est amoureux de Kim, mais elle part vivre à Paris avec son petit copain. Au centre-aéré où il travaille, Bernadette en pince pour lui. Mais dans sa vie personnelle, Franck est désemparé : son père est gravement malade et tend vers la phase terminale.

Une histoire qui aurait pu être sympa, mais que je trouve baclée. Je préfère l'oeuvre de Vanyda en solo !

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