mardi 3 mars 2026

La ronde de nuit

La ronde de nuit,

Patrick Modiano,
Ed. Gallimard, 1969


Mot de l'éditeur :

Comment devenir traître, comment ne pas l'être ? C'est la question que se pose le héros du récit qui travaille en même temps pour la Gestapo française et pour un réseau de résistance. Cette quête angoissée le conduit au martyre, seule échappatoire possible.

Par ce livre étonnant, tendre et cruel, Modiano tente d'exorciser le passé qu'il n'a pas vécu. Il réveille les morts et les entraîne au son d'une musique haletante, dans la plus fantastique ronde de nuit.


Ma lecture :

Pour cette escapade à Paris, je voulais emmener Modiano avec moi. J’ai pioché La ronde de nuit dans ma bibliothèque.

Paris, années 40.
Le narrateur se promène dans un Paris occupé et, perdu dans ce brouillard cher à l’auteur, erre d’un groupe de collabos à un groupe de résistants. Il profite de l’opulence des uns et des combats des autres. Où trouver son camp ?

Pris dans cette ronde, les ombres le suivent, l’interpellent, le trahissent. Il y a quelque chose d’enivrant dans ce mouvement où rien n’est clair, où tout demeure trouble, où l’humanité semble noyée dans un brouillard épais. Autour de lui gravitent des collabos parfois notoires, comme le docteur Petiot, tueur en série de l’Occupation.

L’ambiance du roman est très particulière, presque malsaine, dans ces soirées où l’alcool et les projets barbares coulent à flot. La nuit semble tomber sur l’Histoire comme sur le narrateur, comme s’il s’endormait peu à peu, incapable de discerner ses propres convictions.

Ce n’est pas mon roman préféré de l’auteur, mais j’ai aimé cette structure singulière, entrecoupant le récit de chansons et donnant véritablement la sensation d’une ronde, d’un manège. Un manège diabolique.


Avis des lecteurs:

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