Le journal intime d'un arbre,
Didier Van Cauwelaert,Ed. Michel Lafon, 2011
Mot de l'éditeur :
"On m'appelle Tristan, j'ai trois cents ans et j'ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour.
Une nouvelle vie commence pour moi - mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu'une jeune fille a sculptée dans mon bois ?
Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j'essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d'agir sur le destin de ceux qui m'ont aimé ?"
Dealer : offert par Anne-Sophie à la librairie Scientia, Mons (Belgique)
Ma lecture :
Lors de mon escapade en Belgique, je me suis arrêtée à Mons, le temps d'acheter deux, trois bricoles belges et de boire un verre avec Anne-Sophie rencontrée sur booksta il y a quelques années. Une panne de van plus tard, je suis restée finalement cinq jours à Mons, mais ça c'est une autre histoire que je partagerai sûrement. Et donc Anne-Sophie m'a fait découvrir la librairie Scientia, et nous nous sommes pliées à un jeu amusant pour des lectrices : s'échanger un livre !
Me voici donc avec Le journal intime d'un arbre entre les mains (je lui ai mis, dans ses mains à elle, Entrez dans la danse de Jean Teulé).
Didier Van Cauwelaert nous livre un arbre pour narrateur. Et pas n'importe lequel : un poirier tricentenaire, témoin de l'histoire des hommes. Prisme judicieux, n'est-ce pas ? Tristan, de son petit nom, a été ravagé par la tempête et va être coupé. Que restera-t-il de lui, de son histoire ? Qui racontera les espoirs, les larmes, les sourires qu'il a abrités ? Qui expliquera la balle plantée dans son tronc, trace du meurtre d'un Résistant ? Qui se souviendra de sa naissance ? Et de sa splendeur ?
Ne reste de lui qu'une statuette en bois conservée par Tristane. Grâce à elle, il vit encore. Et il vivra d'une autre façon encore par les écrits de Yannis qui veut lui consacrer un livre. Joli cycle de vie, non ? D'arbre, il renaît en papier...
Le parti pris est absolument génial, laisser la parole à nos plus anciens témoins, les arbres. Un peu comme dans ses deux romans Jules où le narrateur est un chien, l'angle de narration est innatendu et original. Cependant, je n'ai pas été époustouflée, la veine végétale qui se cache en moi, comme en chacun de nous, ne s'est pas réveillée.
Mais j'adore la façon dont ce roman est tombé entre mes mains :)
Avis des lecteurs:
Et vous, qu'en pensez-vous ?