Je suis là,
Clélie Avit,
Ed. JC Lattès, 2015
Le Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
« Ça fait vingt semaines que je suis seule, seulement six que je
m’en rends compte. Et pourtant, j’ai l’impression que ça fait une
éternité. Ça passerait peut-être plus vite si je dormais plus souvent.
Enfin, si mon esprit se déconnectait. Mais je n’aime pas dormir. »
À
la suite d’un accident d’escalade en montagne, Elsa est plongée dans le
coma. Tandis que l’espoir de son réveil s’amenuise de jour en jour, que
ses proches et les médecins commencent à baisser les bras, un jeune
homme, Thibault, pénètre par erreur dans sa chambre. Traumatisé par le
sort de son frère, qui a renversé deux jeunes filles en voiture,
Thibault décide de se confier à Elsa et noue une relation avec elle,
malgré son mutisme. Est-il à ce point désespéré de lui-même ? Ou a-t-il
décelé chez elle ce que plus personne ne voit ?
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lundi 18 juillet 2016
samedi 2 juillet 2016
L'homme qui ment
L'homme qui ment,
Marc Lavoine,
Ed. Fayard, 2015
Ed. Le Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
« Tu vivais dans un film italien, comme si la vie n’était pas suffisante, pas assez colorée, pas assez tout court. Tu évoquais l’Algérie, ta frustration de ne pas avoir fait médecine à cause de… la guerre, l’argent, la vie et ton mariage peut-être trop tôt. En fait, tu noyais tous ces regrets dans le sexe des femmes, comme pour apaiser les douleurs de ta mémoire, pour soigner l’homme blessé de l’intérieur. Les filles, c’était du sirop, une médecine d’urgence pour apaiser les maux de l’âme et du cœur. Ça pesait dans mon cartable, et je partageais ça avec mon frère, qui essayait de temporiser, évoquant les blessures de Lulu. Ça me clamait de façon passagère, mais ça ne changeait rien. »
Marc Lavoine,
Ed. Fayard, 2015
Ed. Le Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
« Tu vivais dans un film italien, comme si la vie n’était pas suffisante, pas assez colorée, pas assez tout court. Tu évoquais l’Algérie, ta frustration de ne pas avoir fait médecine à cause de… la guerre, l’argent, la vie et ton mariage peut-être trop tôt. En fait, tu noyais tous ces regrets dans le sexe des femmes, comme pour apaiser les douleurs de ta mémoire, pour soigner l’homme blessé de l’intérieur. Les filles, c’était du sirop, une médecine d’urgence pour apaiser les maux de l’âme et du cœur. Ça pesait dans mon cartable, et je partageais ça avec mon frère, qui essayait de temporiser, évoquant les blessures de Lulu. Ça me clamait de façon passagère, mais ça ne changeait rien. »
jeudi 23 juin 2016
Les Intéressants
Les Intéressants,
Meg Wolitzer,
Ed. rue Fromentin, 2015
Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
En 1974, Julie passe son été à Spirit-in-the-Wood, une colonie de vacances. Elle y rencontre un groupe de cinq adolescents qui se sont baptisés « les Intéressants » : Ethan, un surdoué des films d'animation ; Goodman et sa sœur Ash, jeunes New-Yorkais bien nés ; Jonah, le fils d'une célèbre chanteuse folk, icône de la contre-culture, et enfin Cathy, qui rêve de devenir danseuse.
Le roman suit leur vie pendant quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront la réussite et les drames. Goodman devra faire face à la justice. Jonah se détournera de la musique. Et Julie ? Julie se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.
Ma lecture :
Des adolescents tournés vers les Arts se rencontrent dans un camps de vacances, lui aussi tourné vers les Art, Spirit-in-the-Wood. La plupart sont New-Yorkais et de famille aisés, à l'opposé de Julie, issue du New-Jersey et de famille modeste. Pourtant, une bande d'amis inséparable, les Intéressants, va se créer là, dans ces tipis au fond des bois. La première partie du roman raconte leur rencontre, leur amitié naissante et fabuleuse. Puis le roman passe les années, que sont-il devenus, eux des artistes en herbe dans l'animation, la musique, le cinéma, la danse ou le théâtre ? Les couples formés en colonie de vacances ont-ils duré ? Qui sera celui, à un moment de faiblesse, flanchera ? Le lecteur suit donc ces personnages au fil des ans, assiste à leur construction en tant qu'adultes, avec tous les doutes, les joies, les infortunes que cela entraîne.
J'ai bien aimé ce roman, malgré peut-être, quelques longueurs. Mais j'ai pris un réel plaisir, un comme dans Le bonheur national brut, connaître ses personnages à l'adolescence, là où tout commence, tout peut arriver et les voir passer la vingtaine, la trentaine, la quarantaine, la cinquantaine, ... L'écriture est fluide et agréable, j'ai passé un bon moment.
Je conseille ces 740 pages !
C'est ma première lecture de la Sélection de Juillet,
je ne suis pas certaine qu'il sera mon favoris...
Meg Wolitzer,
Ed. rue Fromentin, 2015
Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
En 1974, Julie passe son été à Spirit-in-the-Wood, une colonie de vacances. Elle y rencontre un groupe de cinq adolescents qui se sont baptisés « les Intéressants » : Ethan, un surdoué des films d'animation ; Goodman et sa sœur Ash, jeunes New-Yorkais bien nés ; Jonah, le fils d'une célèbre chanteuse folk, icône de la contre-culture, et enfin Cathy, qui rêve de devenir danseuse.
Le roman suit leur vie pendant quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront la réussite et les drames. Goodman devra faire face à la justice. Jonah se détournera de la musique. Et Julie ? Julie se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.
Ma lecture :
Des adolescents tournés vers les Arts se rencontrent dans un camps de vacances, lui aussi tourné vers les Art, Spirit-in-the-Wood. La plupart sont New-Yorkais et de famille aisés, à l'opposé de Julie, issue du New-Jersey et de famille modeste. Pourtant, une bande d'amis inséparable, les Intéressants, va se créer là, dans ces tipis au fond des bois. La première partie du roman raconte leur rencontre, leur amitié naissante et fabuleuse. Puis le roman passe les années, que sont-il devenus, eux des artistes en herbe dans l'animation, la musique, le cinéma, la danse ou le théâtre ? Les couples formés en colonie de vacances ont-ils duré ? Qui sera celui, à un moment de faiblesse, flanchera ? Le lecteur suit donc ces personnages au fil des ans, assiste à leur construction en tant qu'adultes, avec tous les doutes, les joies, les infortunes que cela entraîne.
J'ai bien aimé ce roman, malgré peut-être, quelques longueurs. Mais j'ai pris un réel plaisir, un comme dans Le bonheur national brut, connaître ses personnages à l'adolescence, là où tout commence, tout peut arriver et les voir passer la vingtaine, la trentaine, la quarantaine, la cinquantaine, ... L'écriture est fluide et agréable, j'ai passé un bon moment.
Je conseille ces 740 pages !
C'est ma première lecture de la Sélection de Juillet,
je ne suis pas certaine qu'il sera mon favoris...
jeudi 16 juin 2016
Le Premier jour du reste de ma vie
Le Premier jour du reste de ma vie,
Virginie Grimaldi,
Ed. City, 2015
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.
Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde.
Virginie Grimaldi,
Ed. City, 2015
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : décoration de l’appartement, gâteaux, invités… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin.
Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière pour faire le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde.
mardi 31 mai 2016
Soleil brisé
Soleil brisé,
M.O. Walsh,
Ed.Michel Lafon, 2015
Ed. Le livre de poche, 2016
Mot de l'éditeur :
À Bâton-Rouge, en Louisiane, la vie est paisible en cet été 1989. Le lycée est fini et le narrateur, 14 ans, va enfin passer ses journées à observer Lindy Simpson, sa jolie voisine d’en face – d’un an son aînée – à qui il voue une passion obsessionnelle depuis son enfance. Sa vue imprenable sur la fenêtre de la chambre de Lindy lui permet d’épier tous ses faits et gestes. Il consacre aussi son temps libre à échafauder des plans pour lui adresser la parole et la séduire par des tenues vestimentaires souvent ridicules ou des choix musicaux qu’il déteste. Mais rien n’y fait, Lindy le regarde à peine.
Jusqu’à ce soir terrible où tout bascule. Lindy est victime d’une agression brutale en rentrant chez elle. Elle ne reconnaît pas son violeur et la police interroge quelques suspects, dont le narrateur, mais ne trouvera jamais le coupable.
Par qui Lindy a-t-elle été agressée dans ce quartier familial si paisible ? Pourquoi soudain certains des habitants semblent-ils avoir des choses à cacher ? Et pourquoi le narrateur, 30 ans plus tard, raconte-t-il cette histoire avec un sentiment de culpabilité ?
M.O. Walsh,
Ed.Michel Lafon, 2015
Ed. Le livre de poche, 2016
Mot de l'éditeur :
À Bâton-Rouge, en Louisiane, la vie est paisible en cet été 1989. Le lycée est fini et le narrateur, 14 ans, va enfin passer ses journées à observer Lindy Simpson, sa jolie voisine d’en face – d’un an son aînée – à qui il voue une passion obsessionnelle depuis son enfance. Sa vue imprenable sur la fenêtre de la chambre de Lindy lui permet d’épier tous ses faits et gestes. Il consacre aussi son temps libre à échafauder des plans pour lui adresser la parole et la séduire par des tenues vestimentaires souvent ridicules ou des choix musicaux qu’il déteste. Mais rien n’y fait, Lindy le regarde à peine.
Jusqu’à ce soir terrible où tout bascule. Lindy est victime d’une agression brutale en rentrant chez elle. Elle ne reconnaît pas son violeur et la police interroge quelques suspects, dont le narrateur, mais ne trouvera jamais le coupable.
Par qui Lindy a-t-elle été agressée dans ce quartier familial si paisible ? Pourquoi soudain certains des habitants semblent-ils avoir des choses à cacher ? Et pourquoi le narrateur, 30 ans plus tard, raconte-t-il cette histoire avec un sentiment de culpabilité ?
vendredi 13 mai 2016
La part des flammes
La part des flammes,
Gaëlle Nohant,
Ed. Héloïse d'Ormesson, 2015
Ed. Le livre de poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse rue Jean-Goujon à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers le comptoir n° 4, tenu par la charismatique duchesse d’Alençon.
Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles.
Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité.
Enlèvement, duel, dévotion, La Part des flammes nous plonge dans le Paris de la fin du XIXèmr au cœur d’une histoire follement romanesque qui allie avec subtilité émotion et gravité.
Gaëlle Nohant,
Ed. Héloïse d'Ormesson, 2015
Ed. Le livre de poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Mai 1897. Pendant trois jours, le Tout-Paris se presse rue Jean-Goujon à la plus mondaine des ventes de charité. Les regards convergent vers le comptoir n° 4, tenu par la charismatique duchesse d’Alençon.
Au mépris du qu’en-dira-t-on, la princesse de Bavière a accordé le privilège de l’assister à Violaine de Raezal, ravissante veuve à la réputation sulfureuse, et à Constance d’Estingel, qui vient de rompre brutalement ses fiançailles.
Dans un monde d’une politesse exquise qui vous assassine sur l’autel des convenances, la bonté de Sophie d’Alençon leur permettra-t-elle d’échapper au scandale ? Mues par un même désir de rédemption, ces trois rebelles verront leurs destins scellés lors de l’incendie du Bazar de la Charité.
Enlèvement, duel, dévotion, La Part des flammes nous plonge dans le Paris de la fin du XIXèmr au cœur d’une histoire follement romanesque qui allie avec subtilité émotion et gravité.
mardi 3 mai 2016
Le secret du mari
Le secret du mari,
Liane Moriarty,
Ed. Albin Michel, 2015
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Jamais Cecilia n'aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l'enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n'ouvrir qu'après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l'ouvre et le temps s'arrête... À la fois folle de colère et dévastée par ce qu elle vient d'apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu elle aime souffriront.
Liane Moriarty brosse un tableau nuancé et émouvant de l'amour (marital et familial) et se révèle bien mieux qu un simple auteur de best-sellers : une romancière dont les personnages attachants pourraient être vos amis ou vos voisins, avec leurs qualités et leurs failles.
Liane Moriarty,
Ed. Albin Michel, 2015
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Jamais Cecilia n'aurait dû lire cette lettre trouvée par hasard dans le grenier. Sur l'enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n'ouvrir qu'après ma mort ». La curiosité est trop forte, elle l'ouvre et le temps s'arrête... À la fois folle de colère et dévastée par ce qu elle vient d'apprendre, Cecilia ne sait que faire : si elle se tait, la vérité va la ronger, si elle parle, ceux qu elle aime souffriront.
Liane Moriarty brosse un tableau nuancé et émouvant de l'amour (marital et familial) et se révèle bien mieux qu un simple auteur de best-sellers : une romancière dont les personnages attachants pourraient être vos amis ou vos voisins, avec leurs qualités et leurs failles.
dimanche 17 avril 2016
La végétarienne
La végétarienne,
Han Kang,
Ed. Le serpent à plumes, 2015
Ed. Livre de poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Une nuit, elle se réveille et va au réfrigérateur, qu’elle vide de toute la viande qu’il contient. Guidée par son rêve, Yonghye a désormais un but : devenir végétale, se perdre dans l’existence lente et inaccessible des arbres et des plantes. Ce dépouillement qui devient le sens de sa vie, le pouvoir érotique, floral, de sa nudité vont faire voler en éclats les règles de la société, dans une lente descente vers la folie et l’absolu.
Han Kang,
Ed. Le serpent à plumes, 2015
Ed. Livre de poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Une nuit, elle se réveille et va au réfrigérateur, qu’elle vide de toute la viande qu’il contient. Guidée par son rêve, Yonghye a désormais un but : devenir végétale, se perdre dans l’existence lente et inaccessible des arbres et des plantes. Ce dépouillement qui devient le sens de sa vie, le pouvoir érotique, floral, de sa nudité vont faire voler en éclats les règles de la société, dans une lente descente vers la folie et l’absolu.
lundi 11 avril 2016
Vernon Subutex
Vernon Subutex,
Virginie Despentes,
Ed. Grasset, 2015
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Qui est Vernon Subutex ?
Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d'un secret.
Le dernier témoin d'un monde révolu.
L'ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.
Virginie Despentes,
Ed. Grasset, 2015
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Qui est Vernon Subutex ?
Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d'un secret.
Le dernier témoin d'un monde révolu.
L'ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.
mercredi 6 avril 2016
Silo
Silo,
Hugh Howey,
Ed. Actes Sud, 2013
Ed. Livre de Poche, 2016
740 pages
Mot de l'éditeur :
Dans un monde postapocalyptique, quelques milliers de survivants vivent dans un silo souterrain de 144 étages. Presque tout y est interdit ou contrôlé, y compris les naissances. Ceux qui enfreignent la loi sont expulsés en dehors du silo, où l’air est toxique. Avant de mourir, ils doivent nettoyer les capteurs qui retransmettent des images brouillées du monde extérieur sur un écran géant. Mais certains commencent à douter de ce qui se passe réellement dehors.
Hugh Howey,
Ed. Actes Sud, 2013
Ed. Livre de Poche, 2016
740 pages
Mot de l'éditeur :
Dans un monde postapocalyptique, quelques milliers de survivants vivent dans un silo souterrain de 144 étages. Presque tout y est interdit ou contrôlé, y compris les naissances. Ceux qui enfreignent la loi sont expulsés en dehors du silo, où l’air est toxique. Avant de mourir, ils doivent nettoyer les capteurs qui retransmettent des images brouillées du monde extérieur sur un écran géant. Mais certains commencent à douter de ce qui se passe réellement dehors.
dimanche 20 mars 2016
Le bonheur national brut
Le bonheur national brut,
François Roux,
Ed. Albin Michel, 2014
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Le 10 mai 1981, la France bascule à gauche. Pour Paul et sa bande – Rodolphe, Benoît et Tanguy – tous les espoirs sont permis. Issus de milieux différents, ils ont dix-sept ans et s'apprêtent à passer leur bac. Une trentaine d'années plus tard, ils se retrouvent, à la fois transformés et fidèles à eux-mêmes. Que reste-t-il de leurs rêves, au moment où le visage de François Hollande s'affiche sur les écrans de télévision ? Chronique générationnelle, roman d'apprentissage, Le Bonheur national brut nous fait revivre, à travers le destin croisé de quatre amis d'enfance, la France de ces trois dernières décennies, restituant admirablement son climat social, politique et affectif.
Ma lecture :
Malgré sa couverture réussie, les 764 pages de ce roman me freinaient dans mon envie de l'aborder.
Mais dès les premières pages, et dès que j'ai fait la connaissance de Paul, Rodolphe, Benoit et Tanguy, quatre amis inséparables, j'ai été conquise.
Le roman commence en 1981, Mitterand vient d'être élu Président de la République. Liesse ou abattement, les Français attendent un changement significatif de leur quotidien.
Les quatre amis, le bac en poche (pour certains), et le vent en poupe, quittent leur village breton natal pour remplir les bancs des écoles rennaises ou parisiennes. Ils sont jeunes, enthousiastes, dominants ou soumis, ils sont à l'aube de leur vie d'adulte. Voici venu le temps de faire des choix universitaires, relationnels, politiques, professionnels, amoureux, voire sexuels ...
Nous les quittons en 1984 où un bel avenir semble tracé à chacun. Paul choisit le théâtre, Rodolphe la politique, Benoît la photographie et Tanguy la finance.
Nous les quittons, donc, pour les retrouver en 2009. Et c'est comme si on recroisait un vieux camarade d'école dans la rue. Que sont-ils devenus, ces quatre fougueux ? Qu'ont-ils fait de leurs rêves, de leurs ambitions, de leurs principes ?
J'ai vraiment aimé cette saga française sur ces quatre amis différents mais bien ancrés dans leur époque (années 80 puis 2000), sur ce qu'on a appelé la Génération Mitterand.
Le narrateur personnage est aussi omniscient, ce qui fait que, lorsqu'on est dans les chapitres plutôt consacrés à Rodolphe ou Tanguy, Paul se permet son petit commentaire à l'intention du lecteur. Il n'en abuse pas, ce qui laisse tout son charme à ce procédé.
Le côté politique n'était pas trop compliqué et j'ai pris plaisir à comparer les espoirs de ces jeunes de 1981 avec ceux de mes années 2000. Rien ne semble avoir changé, les attentes, les doutes sont les mêmes.
Qu'est-ce que le bonheur ? Ca sent la dissert' de philo d'un bac de 1981 pour nos amis, ou de 2002 pour moi, mais c'est finalement la vraie question. Ne serait-ce pas de vivre en accord avec ses rêves, ses ambitions, ses principes de jeunesse ? Y a-t-il un prix à payer, à 40 ou 50 ans, de retrouver ce bonheur national brut ?
Merci François Roux pour ce roman magistral. Mais quelle tristesse de quitter Paul, Rodolphe, Benoit et Tanguy, ces autre amis inséparables qui m'ont conquis...
Anne-Laure est mitigée
François Roux,
Ed. Albin Michel, 2014
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Le 10 mai 1981, la France bascule à gauche. Pour Paul et sa bande – Rodolphe, Benoît et Tanguy – tous les espoirs sont permis. Issus de milieux différents, ils ont dix-sept ans et s'apprêtent à passer leur bac. Une trentaine d'années plus tard, ils se retrouvent, à la fois transformés et fidèles à eux-mêmes. Que reste-t-il de leurs rêves, au moment où le visage de François Hollande s'affiche sur les écrans de télévision ? Chronique générationnelle, roman d'apprentissage, Le Bonheur national brut nous fait revivre, à travers le destin croisé de quatre amis d'enfance, la France de ces trois dernières décennies, restituant admirablement son climat social, politique et affectif.
Ma lecture :
Malgré sa couverture réussie, les 764 pages de ce roman me freinaient dans mon envie de l'aborder.
Mais dès les premières pages, et dès que j'ai fait la connaissance de Paul, Rodolphe, Benoit et Tanguy, quatre amis inséparables, j'ai été conquise.
Le roman commence en 1981, Mitterand vient d'être élu Président de la République. Liesse ou abattement, les Français attendent un changement significatif de leur quotidien.
Les quatre amis, le bac en poche (pour certains), et le vent en poupe, quittent leur village breton natal pour remplir les bancs des écoles rennaises ou parisiennes. Ils sont jeunes, enthousiastes, dominants ou soumis, ils sont à l'aube de leur vie d'adulte. Voici venu le temps de faire des choix universitaires, relationnels, politiques, professionnels, amoureux, voire sexuels ...
Nous les quittons en 1984 où un bel avenir semble tracé à chacun. Paul choisit le théâtre, Rodolphe la politique, Benoît la photographie et Tanguy la finance.
Nous les quittons, donc, pour les retrouver en 2009. Et c'est comme si on recroisait un vieux camarade d'école dans la rue. Que sont-ils devenus, ces quatre fougueux ? Qu'ont-ils fait de leurs rêves, de leurs ambitions, de leurs principes ?
J'ai vraiment aimé cette saga française sur ces quatre amis différents mais bien ancrés dans leur époque (années 80 puis 2000), sur ce qu'on a appelé la Génération Mitterand.
Le narrateur personnage est aussi omniscient, ce qui fait que, lorsqu'on est dans les chapitres plutôt consacrés à Rodolphe ou Tanguy, Paul se permet son petit commentaire à l'intention du lecteur. Il n'en abuse pas, ce qui laisse tout son charme à ce procédé.
Le côté politique n'était pas trop compliqué et j'ai pris plaisir à comparer les espoirs de ces jeunes de 1981 avec ceux de mes années 2000. Rien ne semble avoir changé, les attentes, les doutes sont les mêmes.
Qu'est-ce que le bonheur ? Ca sent la dissert' de philo d'un bac de 1981 pour nos amis, ou de 2002 pour moi, mais c'est finalement la vraie question. Ne serait-ce pas de vivre en accord avec ses rêves, ses ambitions, ses principes de jeunesse ? Y a-t-il un prix à payer, à 40 ou 50 ans, de retrouver ce bonheur national brut ?
Merci François Roux pour ce roman magistral. Mais quelle tristesse de quitter Paul, Rodolphe, Benoit et Tanguy, ces autre amis inséparables qui m'ont conquis...
Anne-Laure est mitigée
Vous l'aurez compris,
sans nul doute,
je vote pour ce roman
pour la Sélection de Mars
:)
sans nul doute,
je vote pour ce roman
pour la Sélection de Mars
:)
samedi 12 mars 2016
Mémé dans les orties
Mémé dans les orties,
Aurélie Valognes,
Ed. Michel Lafon, 2015 (Livre de Poche, 2016)
Mot de l'éditeur :
Mémé dans les orties suit les tribulations hilarantes d’un octogénaire atypique, en proie à des difficultés relationnelles, particulièrement avec les femmes qu’il côtoie. Ses mésaventures emmènent le lecteur au-delà de ses attentes, découvrant des rebondissements jusqu’à la dernière page du livre, que l’on regrette de refermer. Une histoire pleine d’émotions positives, d’amitiés hors du commun, de personnages uniques décrits avec simplicité et justesse. Un roman unique qui fait du bien et nous laisse rêver à un monde plus beau.
Ma lecture :
Dans cette sélection de Février, c'était celui qui, par le titre et la couverture pop', m'attirait le plus. L'histoire de Ferdinand, retraité bourru, vivant dans une résidence entouré de mémés joviales et commères qui ont peur de lui. Le caractère trempé de Ferdinand ne lui offre pas d'amis, coupe ses liens familiaux et l'enferme dans son appartement à ruminer et à manigancer des plans contre cette satanée concierge, Mme Suarez. Attention, comme elle aime à le préciser, elle n'a de portugais que le mari ! Mais le quotidien taciturne de ce vieux bougon va être bouleversé par la mort de sa chienne Daisy, la rencontre avec une fillette récemment arrivée dans l'immeuble, et une approche vers sa vieille voisine d'en face. Ce vieux bougon, ce vieux bourgeon va-t-il s'ouvrir, va-t-il éclore ?
Une belle leçon de vie, un roman qui fait bon lire en 2016, une hymne au vivre-ensemble.
Un remède contre la morosité ? Mémé dans les orties !
Ceci dit, même si j'ai vraiment aimé ma lecture, je ne voterai pas pour ce roman pour la sélection de Février, car je le trouve trop léger par rapport au précédent, Une constellation des phénomènes vitaux.
Nath a adoré
Anne-Laure a retrouvé le sourire
Aurélie Valognes,
Ed. Michel Lafon, 2015 (Livre de Poche, 2016)
Mot de l'éditeur :
Mémé dans les orties suit les tribulations hilarantes d’un octogénaire atypique, en proie à des difficultés relationnelles, particulièrement avec les femmes qu’il côtoie. Ses mésaventures emmènent le lecteur au-delà de ses attentes, découvrant des rebondissements jusqu’à la dernière page du livre, que l’on regrette de refermer. Une histoire pleine d’émotions positives, d’amitiés hors du commun, de personnages uniques décrits avec simplicité et justesse. Un roman unique qui fait du bien et nous laisse rêver à un monde plus beau.
Ma lecture :
Dans cette sélection de Février, c'était celui qui, par le titre et la couverture pop', m'attirait le plus. L'histoire de Ferdinand, retraité bourru, vivant dans une résidence entouré de mémés joviales et commères qui ont peur de lui. Le caractère trempé de Ferdinand ne lui offre pas d'amis, coupe ses liens familiaux et l'enferme dans son appartement à ruminer et à manigancer des plans contre cette satanée concierge, Mme Suarez. Attention, comme elle aime à le préciser, elle n'a de portugais que le mari ! Mais le quotidien taciturne de ce vieux bougon va être bouleversé par la mort de sa chienne Daisy, la rencontre avec une fillette récemment arrivée dans l'immeuble, et une approche vers sa vieille voisine d'en face. Ce vieux bougon, ce vieux bourgeon va-t-il s'ouvrir, va-t-il éclore ?
Une belle leçon de vie, un roman qui fait bon lire en 2016, une hymne au vivre-ensemble.
Un remède contre la morosité ? Mémé dans les orties !
Ceci dit, même si j'ai vraiment aimé ma lecture, je ne voterai pas pour ce roman pour la sélection de Février, car je le trouve trop léger par rapport au précédent, Une constellation des phénomènes vitaux.
Nath a adoré
Anne-Laure a retrouvé le sourire
jeudi 10 mars 2016
Une constellation des phénomènes vitaux
Une constellation des phénomènes vitaux,
Anthony Marra,
Ed. Lattès 2014 (Livre de Poche, 2016)
Mot de l'éditeur :
En 2004, dans un village de Tchétchénie, Havaa, une fillette de huit ans, cachée dans les bois, voit des soldats russes emmener son père et brûler sa maison. Akhmed, voisin et ami de sa famille, observe lui aussi la scène, redoutant le pire. Lorsqu’il retrouve Havaa, il décide de la mettre à l’abri dans un hôpital abandonné où il ne reste qu’une chirurgienne russe épuisée, Sonja, pour soigner les blessés. Au cours de cinq jours extraordinaires, le monde de Sonja, d’Akhmed et de Havaa bascule.
Un premier roman majestueux sur l’amour en temps de guerre, qui révèle l’histoire d’un pays et d’un peuple martyr.
Ma lecture :
Je dois vous avouer que je n'étais pas très emballée par ce roman. Beaucoup d'inconnus dans le résumé, et, bouh, l'inconnu fait parfois peur. Cependant, la littérature et la lecture servent à cela aussi, déjouer nos peur, casser nos aprioris, découvrir d'autres univers, parcourir le monde, se confronter à différents points de vues.
Bon, nous voilà donc transportés au milieu de la Tchétchénie, au cœur des deux guerres, dans ce pays en ruines (matérielles, humaines, psychiques). Nous suivons Havaa, une fillette qui voit son père se faire enlever par l'armée russe. Elle est recueillie par Akhmed, un ami de son père, qui la conduit dans un hôpital quasiment désaffecté où Sonja va prendre soin d'elle. Tous les trois vont vivre cinq jours intenses où ils vont apprendre à se connaître, et surtout, à vivre avec les démons que ces guerres ont créés. Nous revivons alors, avec nos trois personnages attachants, les années de 1994 à 2004, en croisons de nouveaux, certains plus attachants que d'autres. Akhmed et Sonja semblent avoir des vies éloignés, mais pourtant leurs destins deviennent intimement liés par la lumineuse Havaa qui détient les clés du roman.
La bête fait plus de 500 pages : c'est une œuvre majestueuse qui souffre cependant de quelques longueurs. Mais, la lecture vaut le coup, les personnages sont beaux, leurs histoires belles, et leurs destins tragiques.
Je partais, il est vrai, avec une mauvaise appréhension, je n'avais jamais lu de roman sur la Tchétchénie ou même l'Europe de l'Est depuis le Journal de Zlata il y a de lointaines années, j'ai donc découvert un pays, des guerres, des conditions de vie extrêmes. C'était assez bizarre, car, tellement habituée à dévorer des livres sur la guerre 39-45, et ce roman s'étendant sur deux décennies, j'étais souvent perdue dans le temps.
Résultat : auteur inconnu, contexte géographique inconnu, contexte historique inconnu : une lectrice rassurée puisque quasi-conquise. Quasi-conquise car lorsque certaines longueurs et lourdeurs m'ennuyaient et me faisaient perdre le fil, la profondeur des personnages et la poésie de l'écriture d'Anthony Marra m'enchantaient.
Bilan mitigé, mais merci, Livre de Poche, je suis contente d'avoir lu ce beau premier roman. :)
Anne-Laure a adoré
Anthony Marra,
Ed. Lattès 2014 (Livre de Poche, 2016)
Mot de l'éditeur :
En 2004, dans un village de Tchétchénie, Havaa, une fillette de huit ans, cachée dans les bois, voit des soldats russes emmener son père et brûler sa maison. Akhmed, voisin et ami de sa famille, observe lui aussi la scène, redoutant le pire. Lorsqu’il retrouve Havaa, il décide de la mettre à l’abri dans un hôpital abandonné où il ne reste qu’une chirurgienne russe épuisée, Sonja, pour soigner les blessés. Au cours de cinq jours extraordinaires, le monde de Sonja, d’Akhmed et de Havaa bascule.
Un premier roman majestueux sur l’amour en temps de guerre, qui révèle l’histoire d’un pays et d’un peuple martyr.
Ma lecture :
Je dois vous avouer que je n'étais pas très emballée par ce roman. Beaucoup d'inconnus dans le résumé, et, bouh, l'inconnu fait parfois peur. Cependant, la littérature et la lecture servent à cela aussi, déjouer nos peur, casser nos aprioris, découvrir d'autres univers, parcourir le monde, se confronter à différents points de vues.
Bon, nous voilà donc transportés au milieu de la Tchétchénie, au cœur des deux guerres, dans ce pays en ruines (matérielles, humaines, psychiques). Nous suivons Havaa, une fillette qui voit son père se faire enlever par l'armée russe. Elle est recueillie par Akhmed, un ami de son père, qui la conduit dans un hôpital quasiment désaffecté où Sonja va prendre soin d'elle. Tous les trois vont vivre cinq jours intenses où ils vont apprendre à se connaître, et surtout, à vivre avec les démons que ces guerres ont créés. Nous revivons alors, avec nos trois personnages attachants, les années de 1994 à 2004, en croisons de nouveaux, certains plus attachants que d'autres. Akhmed et Sonja semblent avoir des vies éloignés, mais pourtant leurs destins deviennent intimement liés par la lumineuse Havaa qui détient les clés du roman.
La bête fait plus de 500 pages : c'est une œuvre majestueuse qui souffre cependant de quelques longueurs. Mais, la lecture vaut le coup, les personnages sont beaux, leurs histoires belles, et leurs destins tragiques.
Je partais, il est vrai, avec une mauvaise appréhension, je n'avais jamais lu de roman sur la Tchétchénie ou même l'Europe de l'Est depuis le Journal de Zlata il y a de lointaines années, j'ai donc découvert un pays, des guerres, des conditions de vie extrêmes. C'était assez bizarre, car, tellement habituée à dévorer des livres sur la guerre 39-45, et ce roman s'étendant sur deux décennies, j'étais souvent perdue dans le temps.
Résultat : auteur inconnu, contexte géographique inconnu, contexte historique inconnu : une lectrice rassurée puisque quasi-conquise. Quasi-conquise car lorsque certaines longueurs et lourdeurs m'ennuyaient et me faisaient perdre le fil, la profondeur des personnages et la poésie de l'écriture d'Anthony Marra m'enchantaient.
Bilan mitigé, mais merci, Livre de Poche, je suis contente d'avoir lu ce beau premier roman. :)
Vie : une constellation de phénomènes vitaux - organisation, irritabilité, mouvement, croissance, reproduction, adaptation.
-Anthony Marra
Anne-Laure a adoré
samedi 20 février 2016
La Galerie des maris disparus
La Galerie des maris disparus,
Nastasha Solomons,
Ed.Calmann-Levy, 2014
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Londres, fin des années 1950. Le jour de son anniversaire, le mari de Juliet Montague s’est volatilisé. Ni veuve ni divorcée, elle n'a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Elle s'efforce d'assumer le quotidien et d'élever au mieux ses deux enfants, Frieda et Leonard. Un an plus tard, alors qu’elle fête ses 30 ans, Juliet prend une décision insensée : elle s'offre un portrait à son effigie. C’est le début d’une nouvelle vie. Passionnée de peinture, elle va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de la capitale et ouvrir sa propre galerie. Seulement, la jeune femme reste enchaînée. Pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider...
Ma lecture :
Le jour de son anniversaire, la vie de Juliet Montague bascule : George, son mari, disparaît sans laisser de traces...ni d'acte de divorce. Il est tout simplement disparu. Cette situation fait d'elle, selon la tradition juive, une aguna. Elle élève donc seule ses deux enfants dans l'Angleterre des années 50.
En partant, George lui a fait la délicatesse de lui voler un portrait d'elle, qu'un peintre avait peint lorsqu'elle était enfant, et qui ornait fièrement le hall d'entrée de leur foyer. Et c'est peut-être cela qui l'outrage le plus.
Pour ses 30 ans, elle rencontre par hasard un peintre qui lui propose un nouveau portrait d'elle. Là, sa vie bascule une fois de plus : elle a rendez-vous ici avec l'Art et les portraits. Juliet va s'émanciper en ouvrant une galerie d'art accueillant de jeunes peintres. Toujours aguna, elle prend sa vie en main, devient une femme active, galeriste reconnue. Elle s'offre aussi le luxe de collectionner les portraits que plusieurs peintres réalisent d'elle.
Cependant, malgré la nouvelle vie qu'elle mène, ses quelques amants, elle n'est toujours pas officiellement libre, elle demeure mariée à George. Et qu'est-il devenu, justement ? Elle devrai mener une enquête pour se libérer totalement de ses chaînes sociales.
Un beau roman sur l'émancipation féminine, entre une tradition juive et une Angleterre en pleine mutation sociale, des années 50 à 2000. Le personnage de Juliet est attachant, traversant un demi-siècle de doutes, de rêves, d'amour et d'Art.
Nath et Anne-Laure ont aimé
Nastasha Solomons,
Ed.Calmann-Levy, 2014
Ed. Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Londres, fin des années 1950. Le jour de son anniversaire, le mari de Juliet Montague s’est volatilisé. Ni veuve ni divorcée, elle n'a pas le droit de refaire sa vie selon les règles de la communauté juive à laquelle elle appartient. Elle s'efforce d'assumer le quotidien et d'élever au mieux ses deux enfants, Frieda et Leonard. Un an plus tard, alors qu’elle fête ses 30 ans, Juliet prend une décision insensée : elle s'offre un portrait à son effigie. C’est le début d’une nouvelle vie. Passionnée de peinture, elle va peu à peu repérer les talents émergents, frayer avec le gotha artistique de la capitale et ouvrir sa propre galerie. Seulement, la jeune femme reste enchaînée. Pour se sentir tout à fait libre, il lui reste un mystère à élucider...
Ma lecture :
Le jour de son anniversaire, la vie de Juliet Montague bascule : George, son mari, disparaît sans laisser de traces...ni d'acte de divorce. Il est tout simplement disparu. Cette situation fait d'elle, selon la tradition juive, une aguna. Elle élève donc seule ses deux enfants dans l'Angleterre des années 50.
En partant, George lui a fait la délicatesse de lui voler un portrait d'elle, qu'un peintre avait peint lorsqu'elle était enfant, et qui ornait fièrement le hall d'entrée de leur foyer. Et c'est peut-être cela qui l'outrage le plus.
Pour ses 30 ans, elle rencontre par hasard un peintre qui lui propose un nouveau portrait d'elle. Là, sa vie bascule une fois de plus : elle a rendez-vous ici avec l'Art et les portraits. Juliet va s'émanciper en ouvrant une galerie d'art accueillant de jeunes peintres. Toujours aguna, elle prend sa vie en main, devient une femme active, galeriste reconnue. Elle s'offre aussi le luxe de collectionner les portraits que plusieurs peintres réalisent d'elle.
Cependant, malgré la nouvelle vie qu'elle mène, ses quelques amants, elle n'est toujours pas officiellement libre, elle demeure mariée à George. Et qu'est-il devenu, justement ? Elle devrai mener une enquête pour se libérer totalement de ses chaînes sociales.
Un beau roman sur l'émancipation féminine, entre une tradition juive et une Angleterre en pleine mutation sociale, des années 50 à 2000. Le personnage de Juliet est attachant, traversant un demi-siècle de doutes, de rêves, d'amour et d'Art.
Nath et Anne-Laure ont aimé
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La Galerie des maris disparus !
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jeudi 4 février 2016
Comment s'en mettre plein les poches en Asie mutante
Comment s'en mettre plein les poches en Asie mutante,
Moshin Hamid,
Ed. Grasset, 2014
Ed. Le Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Lecteur, lectrice : tu viens d'acquérir le nouveau roman de Mohsin Hamid. Grand bien t'en a pris. Car celui-ci va te permettre de découvrir comment t'en mettre plein les poches en Asie mutante. Le héros est né dans la plus insigne pauvreté au cœur de la campagne d'un pays anonyme du continent indien ; il va monter à la ville, parfaire son éducation, rencontrer l'amour, flirter avec la tentation politique, puis faire fortune par le plus inattendu des moyens. Voici quatre-vingts années d'une vie d'homme – « un homme fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui » – à l'heure de la mondialisation galopante. Et si cette fable contemporaine te fait verser quelques larmes, ne t'en fais pas, car celles-ci jailliront du plaisir et de l'émotion que tu t'apprêtes à éprouver à sa lecture.
Ma lecture :
J'ai reçu ma première fournée de romans à lire pour le Jury du Prix des Lecteurs du Livre de Poche (wouf, c'est long comme prix !). Et j'ai commencé par celui-là, attirée par la couverture et le titre prometteur.
C'est l'histoire d'un Indien, né dans une famille pauvre, en pleine campagne, qui va se réaliser en self-made man. Il commence par vivre en ville, se cultive, rencontre du beau monde, et imagine des magouilles pour faire fortune. Et au début de chaque chapitre, l'auteur pastiche les guides de coaching ou de développement personnel à la mode. Dis, comme ça, ce roman est alléchant. L'idée est très bonne, c'est certain. Mais j'ai été perturbée par la narration : le narrateur parle à la deuxième personne du singulier (oui, oui, Tu, si mes calculs sont bons ^^). Je pensais m'y faire au bout de quelques pages, mais non. L'effet de style était recherché, mais n'a eu aucun effet, sinon négatif, sur mon impression de lecture.
Je suis déçue et frustrée car les ingrédients étaient là, mais la mayonnaise n'a pas pris, malheureusement.
Au suivant, donc ! :)
Anne-Laure est mitigée
Moshin Hamid,
Ed. Grasset, 2014
Ed. Le Livre de Poche, 2016
Mot de l'éditeur :
Lecteur, lectrice : tu viens d'acquérir le nouveau roman de Mohsin Hamid. Grand bien t'en a pris. Car celui-ci va te permettre de découvrir comment t'en mettre plein les poches en Asie mutante. Le héros est né dans la plus insigne pauvreté au cœur de la campagne d'un pays anonyme du continent indien ; il va monter à la ville, parfaire son éducation, rencontrer l'amour, flirter avec la tentation politique, puis faire fortune par le plus inattendu des moyens. Voici quatre-vingts années d'une vie d'homme – « un homme fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n'importe qui » – à l'heure de la mondialisation galopante. Et si cette fable contemporaine te fait verser quelques larmes, ne t'en fais pas, car celles-ci jailliront du plaisir et de l'émotion que tu t'apprêtes à éprouver à sa lecture.
Ma lecture :
J'ai reçu ma première fournée de romans à lire pour le Jury du Prix des Lecteurs du Livre de Poche (wouf, c'est long comme prix !). Et j'ai commencé par celui-là, attirée par la couverture et le titre prometteur.
C'est l'histoire d'un Indien, né dans une famille pauvre, en pleine campagne, qui va se réaliser en self-made man. Il commence par vivre en ville, se cultive, rencontre du beau monde, et imagine des magouilles pour faire fortune. Et au début de chaque chapitre, l'auteur pastiche les guides de coaching ou de développement personnel à la mode. Dis, comme ça, ce roman est alléchant. L'idée est très bonne, c'est certain. Mais j'ai été perturbée par la narration : le narrateur parle à la deuxième personne du singulier (oui, oui, Tu, si mes calculs sont bons ^^). Je pensais m'y faire au bout de quelques pages, mais non. L'effet de style était recherché, mais n'a eu aucun effet, sinon négatif, sur mon impression de lecture.
Je suis déçue et frustrée car les ingrédients étaient là, mais la mayonnaise n'a pas pris, malheureusement.
Au suivant, donc ! :)
Anne-Laure est mitigée
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