lundi 2 janvier 2017

Le parfum de l'Hellébore

Le parfum de l'Hellébore,
Cathy Bonidan,
Ed. La Martinière, 2017


Mot de l'éditeur :
Anne a été envoyée à Paris pour travailler dans le centre psychiatrique que dirige son oncle. Au début des années soixante, les traitements en sont encore à leurs balbutiements. Anne observe le comportement étrange d’un jeune garçon de 11 ans, Gilles, que tout le monde surnomme "le débile". Elle envoie ses impressions à sa meilleure amie au travers de lettres clandestines. Pourquoi leur correspondance est-elle interdite ? Et pourquoi Anne a-t-elle été forcée de s'éloigner des siens ?
Au centre, elle fait la rencontre d’une jeune anorexique, Béatrice, avec qui elle se lie d’amitié. Ensemble, elles remarquent ce que tout le monde semble ignorer : auprès du jardinier de l’hôpital, Gilles, qui est en réalité atteint d'autisme, cesse ses crises. Il prononce même ses premiers mots. Mais le monde psychiatrique en décidera autrement.
Des années plus tard, Sophie, étudiante en psychologie, tombe sur le journal de Béatrice et n'aura de cesse que de comprendre ce qui est arrivé à chacun. Pourquoi le journal de Béatrice s'arrête-t-il brutalement l'été de ses quatorze ans ? Qu'est devenu Gilles ? Anne et le jardinier parviendront-ils à sauver les deux enfants ?




Dealer : SP Anne&Arnaud : Merci !


Ma lecture :

Le résumé de ce roman a éveillé ma curiosité et j'ai eu envie de m'y plonger. On y parle d'adolescents placés dans un centre psychiatrique des années 60 où se côtoient alors anorexiques, autistes et dépressifs. Dans la première partie, nous sommes plongés au cœur de ce centre en lisant le journal intime de Béatrice, jeune anorexique, et la correspondance d'Anne, nièce du directeur venue à Paris pour travailler. Les deux jeunes filles, que pourtant rien ne lie, vont être absorbée par l'observation de Gilles, un jeune autiste. Il ne communique que par cris et balancements incompréhensibles, mais le jardinier, malgré son attitude taciturne, va, peu à peu l'éveiller. Gilles ira même jusqu'à prononcer quelques mots pour désigner les outils de jardin. Pendant ce temps, une amitié nait entre Béatrice et Anne. Cette dernière voit l'état de sa jeune protégée empirer. Puis, son journal s'arrête brusquement sur une lettre mystérieuse...
La seconde partie s'ouvre sur le Paris d'aujourd'hui et sur Sophie, étudiante en psychologie. Elle travaille sur une thèse sur "l'évolution des conditions de vie dans les hôpitaux psychiatriques parisiens de l'après-guerre à la fin des années soixante". Voilà qui nous rappelle à la première partie. Et elle aussi va s'en approcher quand elle rencontre un ouvrier qui rénove le centre psychiatrique, aujourd'hui désaffecté, lui en ouvre les portes et les archives sauvées d'un incendie. Commence alors une enquête palpitante sur ce centre, Béatrice, Anne, et le jeune Gilles. Que leur sont-il arrivé ? Quelle est leur histoire, leur passé, leur avenir ?
J'ai trouvé le sujet du roman original, enfin, en tout cas, éloigné de mes lectures habituelles. Si la première partie installait des mystères à élucider, je l'ai sentie plus mollassonne. La seconde en revanche, je l'ai dévorée, captivée par la résolutions de chacun ces mystères. L'intrigue était rondement bien menée. J'y ai même retrouvé ces plaisirs oubliés que me procuraient les enquêtes de ce cher Club des 5 (à ne surtout pas prendre négativement ou ironiquement).
Bref, j'ai passé un bon moment de lecture avec ce premier roman de la cuvée 2017 !
Et puis, coup de biniou, l'auteure est bretonne, soulignons-le quand même :)

Avis des lecteurs:

Et vous, qu'en pensez-vous ?

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