samedi 29 novembre 2008

Paradis sur mesure


Paradis sur mesure,

Bernard Werber,

Ed. Albin Michel, 2008




Mot de l'éditeur :

Bernard Werber a toujours aimé alterner gros roman et forme courte, genre qu’il affectionne particulièrement. Dans ce receuil, on le retrouve fidèle aux sujets qui le préoccupent : l’avenir de l’homme, de la planète, l’inconscience de notre monde. Chaque nouvelle nous entraîne vers un questionnement : quelles politiques, quelles sanctions faut-il inventer pour que nous cessions de nous détruire ? Que deviendrait une Terre sans hommes (un monde-jardin peuplé de femmes pacifiques ayant occulté jusqu’au souvenir du mâle) ? Qu’est-ce en réalité qu’une réunion de copropriétaires dont le syndic est un fieffé filou ?… De l’universel au particulier en passant par la société des fourmis, Werber rêve l’humain, heureux de nous transmettre un avenir… possible.









Le Werber nouveau est arrivé !

Il s'agit d'un recueil de 17 nouvelles :

Et l'on pendra tous les pollueurs
Intermède: la vérité est dans le doigt
Question de respect
Le sexe des fleurs
Civilisation disparue
Meurtre dans la brume
Demain les femmes
Paradis sur mesure
Le maître du cinéma
Le moineau destructeur
Là où naissent les blagues
Les dents de la terre
Ca va vous plaire
La guerre des marques
La stratégie de l'épouvantail
Anti-proverbe
Un amour en Atlantide

Bernard Werber imagine des passés et des futurs possibles. C'est plaisant à lire, certaines nouvelles sont extras (Et l'on pendra tous les pollueurs ; Le maître du cinema ; Là ou naissent les blagues). Mais d'autres sont plus lourdes à lire.

En résumé, je suis assez déçue. Ce recueil est bien loin derrière les Thanatonautes.

Pour ceux qui veulent s'essayer à Werber, ne commencez pas par celui-ci, vous serez déçus du voyage alors que, pourtant, il sait nous faire voyager dans de bien meilleures conditions !

Désolée ce cette critique plutôt négative, mais c'est une critique honnête !

mercredi 19 novembre 2008

SWAP de l'Automne



Chers lecteurs : bonjour !

Excusez-moi de moins publier ces derniers temps, mais je viens de me marier donc j'ai été assez occuppée ; et j'ai obtenu plus d'heures à mon emploi provisoire. Pour info, je suis en ce moment en train de lire L'ombre du vent, de Carlos Ruiz Zafon.
Mais je pense à vous en lançant ce nouveau swap, le
Swap de l'Automne !


L'automne, c'est quoi ?

Des paysages orangers, les jours qui raccourcissent, la rentrée, Halloween, ....
Dès lors, j'ai pensé à deux types de livres :
Un roman qui fait peur, genre un thriller. A voir avec votre swappé pour le niveau de "peur" recherché.
Un livre qui comprte dans le titre un mot ou expression faisant référence aux thèmes de l'automne. Ca peut ête un roman, un livre de cuisine, ...
Joints à ces deux livres, j'ai pensé à un petit cadeau en rapport avec Halloween et un thé de saison (ou café, chocolat : à voir avec votre swappé) et une petite friandise pour manger avec.
On se donne jusqu'au 20 octobre pour s'inscrire et on poste le colis à la fin du mois pour le recevoir pour Haloween.
Ca marche ?



Pour s'inscrire :
Présentez-vous en commentaire ici
- Prénom, Age, Ville, Métier (actuel ou souhaité)
- Auteurs préférés
- Livre en cours de lecture
- Livres préférés
- Musique
- Séries tv
- Cinéma
- Passions, hobbies, ...
- Et tout ce que vous jugez utile de préciser !




RECAPITULATIF :

* Un roman qui fait peur
* Un livre dont le titre fait référence à l'Automne
* Un thé de saison
* Un marque-page
* Une friandise
* Un petit cadeau d'Haloween

Inscriptions jusqu'au 20 octobre.
Départ des colis pour le 10 novembre pour tout le monde.

N'oubliez pas de faire la photo-souvenir à réception de votre colis tant attendu et de me l'envoyer par mail ici !



Liste des Swappeurs (17) :
- Liza (35)
- Maudinette (IDF)
- Julie (IDF)
- Myriam (35)

- Toinette80 (80)
- CelineSon (38)
- Jennifer (IDF)
- Stéphanie (Belgique)
- Sarah (IDF)
- Morgane (29)
- Vanessa (85)
- Laetitia (29)
- Claire (35)
- Maëva (29)
- Matthieu (29)
- Anna (35)
- Pascale (IDF)



On notera une forte participation de trois réseaux : IDF, Bretagne et DEUST !



TIRAGE AU SORT :
Il y a 7 binômes : chacun des membres s'envoie respectivement le colis ; et un trio.
* Laetitia - Jennifer
* Maëva - Sarah
* Maudinette - Céline
* Julie - Claire
* Matthieu - Toinette
* Morgane - Pascale
* Myriam - Vanessa
* Anna - Liza





Voilà les photos de mon swap et de ma swappeuse.
Les autres photos sur le groupe Facebook :

A suivre : Le Swap des Rois Mages !

dimanche 9 novembre 2008

Test


J'ai fait un test () sur la lecture et moi, en voici les résulats !
Et vous ?



La lectrice avertie !

Votre personnalité
Curieuse, ouverte d'esprit et indépendante, vous aimez l'action, les films d'auteurs et les soirées conviviales entres amies. Votre job est très important pour vous et vous raffolez des heures sup' ! Le week-end, vous aimez retrouver vos proches, pour une soirée tranquille avec votre amoureux ou pour papoter autour d'un brunch avec vos amis.

La lecture et vous
La lecture, vous êtes tombée dedans quand vous étiez petite. A l'école, vous dévoriez des bouquins à longueur de journée, vous pensiez même à devenir écrivain ! Malheureusement, votre vie de citadine overbookée a pris le dessus. Aujourd'hui, vous n'avez plus le temps de consacrer vos soirées à lire des romans de Proust, Maupassant ou autres classiques envoutants.

Nos suggestions
Tentez les auteurs de nouvelles comme Anna Gavalda avec Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part ou les romans courts, comme Oscar et la dame rose d'Eric-Emmanuel Schmitt, par exemple. Vous aimez les sagas ? Osez les 3 tomes Millenium : quand on commence on ne s'arrête plus ! Côté thriller, on vous recommandera le tout dernier de Patricia Cornwell, Registre des morts. Palpitant !



--> Ce test n'est pas faux, dîtes donc ! Les livres, je suis effectivement tombée dedans toute petite. Mon travail est important...oui, mais juste quand je travallais en bibliothèque car là, c'est autre chose !
Gavalda, j'ai testé et aimé ; Schmitt, idem ; et Millenium me tente !
Faites le test et partagez ici vos résultats !

samedi 8 novembre 2008

Souvenirs d'amour


Souvenirs d'amour
,
Kim In-Ho,
Ed. Casterman, Hanguk, 2008


Mot de l'éditeur :
Sun-ah, jeune étudiante aux Beaux-Arts, vit dans le souvenir de Yeon-woo, son amoureux défunt. Le meilleur ami de celui-ci, Jun-seo, un chargé de cours, la prend sous son aile. Au fil de ses conversations avec Jun-seo, Sun-ah apprend à connaître, a posteriori, les nombreuses zones d'ombres de la vie de Yeon-woo, et peu à peu reprend goût à la vie.
On découvrira au tome 2, contre toute attente, que Yeon-woo n'est pas mort mais qu'il a préféré disparaître pour ne pas faire souffrir ceux qu'il aime. Finalement apaisé, il décide d'aller retrouver Sun-ah, qu'il n'a jamais cessé d'aimer. Mais le destin, cruel, en a décidé autrement...
Souvenirs d'amour est l'adaptation en bande dessinée d'un roman de Lee Ji publié sur internet, qui a bouleversé la Corée et rencontré un très grand succès. D'un trait lumineux, Kim In-ho en donne une interprétation d'une grande sensibilité, qui signale d'emblée un talent affirmé.

Kim In-ho a étudié la bande dessinée et l'animation a l'université de Sejong. Il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages, dont Don't cry (2002), Soldat et chaussures en caoutchouc, Souvenirs d'amour, Jilal Balgwang (une histoire consacrée au basket-ball) et Journal d'un couple, actuellement publié dans un quotidien coréen.










En allant rendre des livres la bibliothèque, mon oeil a été attiré par ces deux BD. Je les ai feuilletées, et comme ça me semblait bien fait, je les ai empruntées.
J'ai aimé la simplicité des dessins. L'histoire en elle-même est pas mal : une jeune fille qui réapprend à vivre après la mort de son compagnon. La BD est construite comme un film, avec des changements de temporalités soudains, au gré des réminiscences de Suna. Les flash backs sont alors marqués par des effets floutés sur le dessin. Je me suis bien prise à l'histoire. Un peu déçue par la tournure qu'elle prend à la toute fin.
Je ne lis pas assez de littérature asiatique, ici c'est coréen, mais à chaque fois, je suis émerveillée par les histoires, le contexte, leur technologie, ... A savoir que l'histoire a d'abord été publiée sous forme de feuilleton pour téléphones portables.
A conseiller aux amateurs !

mercredi 5 novembre 2008

Pardonnez nos offenses

Pardonnez nos offenses,
Romain Sardou,
Ed. XO, 2002








Mot de l'éditeur :

Hiver 1284. Les " froidures du Diable " accablent Draguan, petit diocèse du comté de Toulouse. La population est en proie aux peurs les plus irraisonnées depuis la découverte de restes de corps suppliciés dans la rivière...
C'est alors qu'un prêtre aux manières étranges, Henno Gui, se présente à l'évêché. Il a été mandé pour prendre en charge la paroisse d'Heurteloup.
Enfoui dans une forêt inextricable, entouré de marais nauséabonds soupçonnés de porter la peste, Heurteloup vit dans l'oubli depuis des décennies. L'église est en ruine, nombre de maisons sont à l'abandon. Nul ne sait ce que les habitants sont devenus...
Cette paroisse maudite, treizième d'un évêché aussi pauvre qu'isolé, intéresse pourtant les plus hautes sphères de Rome.

Ce voyage passionnant au coeur du Moyen Age avec son lot de secrets, de complots, ses orgies seigneuriales, ses délires apocalyptiques, ses dilemmes entre science et religion... n'est pas sans rappeler la mystérieuse atmosphère d' "Au nom de la rose". Frissons garantis.




J'avais entendu parler de Romain Sardou (oui, oui, le fils de Michel) sans jamais avoir l'occasion de le lire. C'est chose faite en me faisant prêter ce roman par une collègue !
Il faut d'abord dire de Pardonnez nos offenses que c'est un thriller médieval. C'est un univers que je ne connais et qu'il m'a fallu découvrir. L'auteur a bien retranscrit une ambiance du Moyen-Age en utlisant un langage spécifique, des noms de l'époque, la façon de vivre, ... C'est parfois assez complexe mais on rentre cependant facilement dans l'histoire. On ne sait pas où on va, mais on y va avec plaisir, attendant la suite avec appêtit. Et à la fin, comme par magie, tous les événements se rejoignent pour enfin apprendre la vérité.
On voit comment le Clergé a usé de stratagèmes pour imposer son culte, et comment se sont affrontés les crédules et les réactionnaires.
Un bon roman avec un univers nouveau.
A conseiller !




mardi 28 octobre 2008

Nouveau : A Portée d'Art

L'art n'est pas réservé à une poignée d'élus !

 


 

“À portée d’art” organise dans toute la France, des cours de culture générale « artistique », un moyen facile d’acquérir ou de compléter ses connaissances !



Tout le monde connaît les cours d’œnologie ou les cours de cuisine qui ont un succès croissant auprès du public. En revanche, les cours artistiques sont une nouveauté.

Le concept est simple : la culture est mise à portée de tous, qu’on soit amateur ou novice.
La philosophie : des cours
faciles et ludiques, le côté ennuyeux des cours magistraux, des documentations longues et incompréhensibles par le commun des mortels, les leçons de solfège,…sont mis de côté.

Résultats : Une compréhension très accessible rapidement et les participants sortent en ayant amélioré ses connaissances ! A la fin du cours, on  repart avec un livret et un CD pour les cours musicaux. C’est pro et convivial.

 




Où et quand peut on avoir accès à ces cours ?

 Il suffit d’aller sur le site www.aporteedart.fr, ces cours sont dispensés à Paris et dans 11 autres villes en France : Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse, Nantes, Rennes, Lille, Strasbourg, Metz et Nice.

Les intervenants ont un profil passionné et sont calés dans leur discipline ; il s’agit d’artistes, de profs de fac, de journalistes ou de professionnels.

 

 

Offrir un chèque cadeau

 Le chèque cadeau est pratique et rapide pour faire plaisir. Il existe donc le chèque Express’ que l’on imprime tout de suite et le chèque Prestige élégant dans un étui livré à l’adresse de son choix.   

  

Comment réserver un cours ?
C‘est très simple !

Il faut aller dans le menu « Réservation », choisir son domaine artistique et sa ville, les formations disponibles s’affichent. Choisir ensuite le cours qui intéresse et remplir son panier comme tout site web ! Un e mail de confirmation est alors envoyé et le tour est joué !


 

Rendez vous dès maintenant sur

http://www.aporteedart.fr

pour plus de renseignements !

dimanche 26 octobre 2008

L'ombre du vent


L'ombre du vent
,
Carlos Ruiz Zafòn,
Ed. Grasset, 2004







Mot de l'éditeur :
Le récit débute dans la Barcelone de l'après-guerre civile. « Ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets « enterrés dans l'âme de la ville » : L'Ombre du Vent. Qui se cache derrière Julián Carax ? Pourquoi les romans de cet auteur mystérieux sont-ils brûlés les uns après les autres par un individu inquiétant que le garçon croit retrouver où qu'il aille ? Quelle est la part du réel dans ses découvertes successives de drames qui gisent dans la mémoire refoulée des habitants de la ville ? Fumero, un redoutable inspecteur, le poursuit avec acharnement, comme il semble avoir poursuivi jadis l'auteur du livre maudit... Sans compter le vieux gardien du Cimetière, Isaac, et sa fille, détenteurs de secrets innommables... Quels drames cachent donc les souterrains de la Maison Aldaya, abandonnée par ses propriétaires, l'une des familles les plus riches de Barcelone ? Tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, ce livre mêle inextricablement la littérature et la vie.


Une collègue de travail m'avait conseillé ce roman il y a quelques mois, je l'ai enfin lu  ! Et...quelle belle découverte !
En faire un résumé est assez difficile, je peux juste dire d'où on part.
On est à Barcelone, en 1945. Un  père libraire vivant seul avec son fils, le conduit solennellement dans le Cimetière des Livres oubliés. Là, il doit choisir un livre et en prendre soin... Et le roman dont Daniel doit prendre soin tout au long de sa vie et au périple de celle-ci le conduira dans des histoires fantomatiques. Il réveillera des secrets, des âmes perdues, ... et finalement sa propre histoire.
Ce roman de Carlos Ruiz Zafòn tient à la fois du thriller, du roman d'apprentissage. Il nous emmène dans la vieille Barcelone ébranlée par les guerres. Pendant la lecture, comme sur la couverture, flotte un brouillard qui perturbe nos visions...
De ce roman, je ne retiendrais qu'une citation : " Les livres sont des miroirs, et l'on y voit que ce qu'on porte déjà en soi-même "
Bon résumé et phrase à méditer !
Livre à conseiller vivement !


vendredi 24 octobre 2008

La prisonnière



La prisonnière
,
Malika Oufkir & Michèle Fitoussi,
Ed. Grasset, 1999









L'avis de la Fnac :
C'est l'histoire incroyablement cruelle des enfants Oufkir emprisonnés par le roi du Maroc Hassan II après l'attentat manqué perpétré par leur père, le général Oufkir. Vingt années de détention dans des conditions effroyables qui feraient douter qu'un tel crime ait pu être perpétré à notre époque. La faim, les rats, l'absence de sanitaires, la peur...
Pour ne pas oublier.













J'ai lu ce livre au lycée, sa couverture m'avait attrappée sur les étals de la librairie de ma ville. Avec ce roman, j'ai découvert une incroyable histoire et un de mes écrivains préférés : Michèle Fitoussi.
Racontée par Malika, on se retrouve au coeur de la famille Oufkir dans les pires moments de son histoire. En 1972, leur père tente un attentat contre le roi du Maroc Hassan II. Du jour au lendemain, cette famille pourtant intime du Roi va tout perdre et se retrouver emprisonnée dans des conditions épouvantables. La famille aura vévu vingt ans hors du monde, hors de la civilisation.
Un témoignage bouleversant. A lire !

lundi 13 octobre 2008

On s'y fera



On s'y fera,
Zoyâ Pirzâd,
Ed. Zulma, 2007







Mot de l'éditeur :
Quand on découvre que Zardjou, l’homme qui remet en question la vie d’Arezou, est marchand de serrures, on peut y voir l’ironie d’un signe plus subtil qu’il n’y paraît. Les apparences sont trompeuses ; on entre avec plus de vigilance et de curiosité dans une belle histoire d’amour.
À travers le destin d’une femme active, divorcée, partagée entre sa mère et sa fille, trois générations s’affrontent dans un monde où règnent depuis longtemps les interdits et le non-dit. On suit Arezou, au bord du rire ou des larmes, sous la neige, espérant avec elle profiter enfin d’une certaine beauté de la vie.
Dans un roman d’une richesse et d’une vigueur exceptionnelles, Zoyâ Pirzâd brosse à la fois le portrait d’une société pleine de contradictions et celui d’une femme passionnante, aussi drôle et attachante qu’une héroïne de Jane Austen.







J'ai reçu ce roman, comme il m'arrive parfois, des éditions Le livre de poche pour le lire et le critiquer.
C'est chose faite !
C'est la première fois que je lisais un roman iranien, et j'ai trouvé ça intéressant. Sans parler de l'histoire, on apprend beaucoup de petites choses. C'est un pays en expansion : ce sont les débuts d'internet, les femmes travaillent et sont indépendantes mais malgré tout, dans le bus par exemple, il y a une section homme et une section femme. C'est un pays à mi-chemin entre tradition et modernisme.
Et le roman joue sur ça en mettant en scène un trio féminin : Mah-Monir la grand-mère, Arezou la mère et Ayeh la fille et petite-fille. Arezou, femme divorcée vivant avec sa fille tient une agence immobilière. Elle mène une vie indépendante et se comporte comme une femme européenne : elle ne s'occuppe pas des traditions, tout en devant parfois les subir, malgré tout. Sa mère, Mah-Monir, quant à elle, respecte les traditions et continue de veiller sur sa fille en s'immissant dans sa vie privée. Conservatrice, donc, elle se fait la complice de sa petite-fille Ayeh pour faire tourner Arezou en bourrique. Mais la jeune fille n'arrive plus à se confier à sa mère et se livre sur un blog, ce qui frustre cette dernière. Mais tout ce petit monde s'entend bien, veille sur l'un et l'autre, temporise les accrocs, subit et essaie de comprendre les conflits génétationnels,... Jusqu'au jour où Arezou se prend à vouloir refaire sa vie et à parler mariage... Son divorce a déjà été difficilement supporté par sa mère, alors un remariage.. !
On suit avec régal les tribulations d'Arezou, d'Ayeh et de Ma-Monir, on apprécie le regard de trois générations sur un monde qui évolue. Et tous ces changements, finalement, on s'y fera !




dimanche 12 octobre 2008

Prix Nobel de Littérature pour JMG




Jean-Marie Gustave Le Clézio (il signe J.M.G. Le Clézio), né le 13 avril 1940 à Nice, est un écrivain franco-mauricien. Il connaît très vite le succès avec son premier roman publié, Le Procès-verbal, en 1963. Jusqu'au milieu des années 1970, son œuvre littéraire porte la marque des recherches formelles du nouveau roman. Par la suite, influencé par ses origines familiales mêlées, par ses incessants voyages et par son goût marqué pour les cultures amérindiennes, J.M.G. Le Clézio publie des romans qui font une large part à l'onirisme et au mythe (DésertLe Chercheur d'or), ainsi que des livres à dominante plus personnelle, autobiographique ou familiale (L'Africain). Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages de fiction (romans, contes, nouvelles) et d'essais.
Le prix Nobel de littérature lui est décerné en 2008, en tant qu' "écrivain de nouveaux départs, de l'aventure poétique et de l'extase sensuelle, explorateur d'une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante."





Le Prix Nobel de Littérature vient donc d'être descerné à JMG pour l'ensemble de son Oeuvre. Et de son oeuvre, justement, je n'en ai lu qu'une, Le déluge. C'était une lecture dite forcée car elle était au programme de mon cursus Lettres Modernes. Et javais un a priori sur JMG. Rattaché au Nouveau Roman, donc auteur soporifique.
Mais à le lecture, ça a été une agréable découverte. Quelle poésie ! Je garde un joli souvenir de cette lecture. Par contre, je n'ai pas été plus loin, faute de temps.
 Allez, je vais rajouter Le procès verbal  à ma PAL !
En tout cas, un coup de cocorico et un coup de biniou pour ce Prix Nobel tant mérité, car JMG était en lice presque tous les ans !
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