dimanche 16 janvier 2011

Le Prédicateur

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Le Prédicateur,

Camilla Läckberg,

Ed. Actes Sud, 2009

Mot de l'éditeur :

Le descendant d’un prédicateur manipulateur des foules, catastrophé d’avoir perdu le don de soigner, entreprend de tuer pour bénéficier à nouveau de l’aide divine. Les nouvelles aventures d’Erica Falck, l’héroïne middle class découverte dans La Princesse des glaces.

Un matin d’été, un jeune garçon joue dans les rochers à Fjällbacka, la petite ville touristique de la côte ouest dont il était question dans La Princesse des glaces. Dans une crevasse, il tombe sur le cadavre d’une femme. La police établit rapidement qu’il s’agit d’un meurtre mais l’affaire se complique avec la découverte, plus profond au même endroit, de deux squelettes de femmes…
L’inspecteur Patrik Hedström est chargé de l’enquête en cette période estivale où l’incident a tendance à faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse d’Erica Falck, sa compagne.
Sans témoins, sans éléments déterminants, la police ne peut que patauger en attendant les résultats d’analyses des services spécialisés. Mais grâce à Erica, fille du pays qui fouille à la bibliothèque, le tableau va se constituer : les squelettes sont certainement ceux de deux jeunes femmes disparues vingt-quatre ans plus tôt : Mona et Siv. Entre ainsi dans lumière la famille Hult, divisée depuis cette époque en deux branches qui se haïssent.
Il était une fois Ephraïm, prédicateur, gourou d’une église évangélique, toujours en tournée avec ses deux petits garçons, Gabriel et Johannes, dotés tous deux de pouvoirs de guérisseurs. Devenu adulte, Gabriel s’est marié avec une Laini, Johannes avec une Solveig. Gabriel a déclaré à la police avoir vu son frère prendre en stop une des jeunes filles disparues. Depuis la mort d’Ephraïm, Gabriel et Laini, ainsi que leur fille Linda, profitent d’une belle demeure et de terres qu’ils exploitent. Leur fils Jacob est installé comme directeur d’un centre religio-éducatif pour enfants à problèmes. L’autre branche croupit misérablement dans ce que lui a alloué le testament : une bicoque crasseuse où végètent Solveig, ex-reine de beauté devenue obèse, et ses deux fils délinquants : Johan et Robert.
Transpirant autant dans son bureau qu’en tournée d’interrogatoires, se sentant coupable de ne pas s’occuper d’Erica qu’il abandonne aux prises avec des membres de la famille envahissants, Patrik finit par assembler les morceaux du puzzle, allant de surprise en surprise. Mais le temps presse et la pression monte quand une nouvelle disparition se produit : Jenny, une jeune fille en vacances dans un camping du coin. La liste s’allonge… et l’étau se resserre autour de la famille Hult.
Une nouvelle fois, Camilla Läckberg excelle à tisser son intrigue, manipulant son lecteur avec jubilation, entre informations finement distillées et plaisir pervers de nous perdre en compagnie de ses nombreux et complexes personnages : couples qui battent de l’aile, policiers flemmards, adolescents en crise. Sa force : nous passionner dans cette ambiance d’enquête provinciale et figée, où rien n’avance puisque rien n’est facile à trouver. Ici, les enquêteurs pataugent, et les journées passent, apportant leur lot de nouvelles victimes plus que de miraculeux sauvetages. Sous la chape de plomb, le suspense.

Depuis Millenium, Actes Sud a trouvé un bon filon avec les polars suédois.

Suite de La Princesse des Glaces, on retrouve avec plaisir Patrick et Erica en proie à une série de meutres sur plusieurs générations.

Après ce long résumé de l'éditeur, que vous dire de plus ? Beaucoup de suspens, de rebondissements, toujours bien écrit. Le charme des noms propres : la ville de Fjällbacka, Patrick Hedström, Erica Falck, ... nous renvoie directement en Suède, dépaysement garanti !

A savourer en mangeant un Daim dans un fauteuil Ikea ! ^^

Tome 1 : La Princesse des Glaces (Chronique)

lundi 20 décembre 2010

Acide sulfurique

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Acide sulfurique,

Amélie Nothomb,

Ed. Albin Michel, 2005

Mot de l'éditeur :

"Concentration" : la dernière-née des émissions télévisées. On enlève des gens, on recrute des kapos, on filme ! Tout de suite, le plus haut score de téléspectateurs, l'audimat absolu qui se nourrit autant de la cruauté filmée que de l'horreur dénoncée.
Etudiante à la beauté stupéfiante, Pannonique est devenue CKZ 114 dans le camp de concentration télévisé. Le premier sévice étant la perte de son nom, partant de son identité. Zdena, chômeuse devenue la kapo Zdena, découvre en Pannonique son double inversé et se met à l'aimer éperdument. Le bien et le mal en couple fatal, la victime et le bourreau, la belle et la bête aussi.
Quand les organisateurs du jeu, pour stimuler encore l'audience, décident de faire voter le public pour désigner les prisonniers à abattre, un tollé médiatique s'élève mais personne ne s'abstient de voter et Pannonique joue sa vie...

Les jeux du cirque modernes : téléréalité, voyeurisme, ignominie, bonne conscience, dénonciation moralisante y ont partie liée. Un monde de bêtise et de cruauté, d'hypocrisie bien-pensante où l'individu a perdu toute liberté d'agir puisque tout est récupéré, où même la dénonciation du système appartient au système. Et cependant qui dit victime dit désir de sauver sa peau. En premier chef de reconquérir la faculté de nommer, le début de l'humanité selon Nothomb !

En allant rendre Une forme de vie à la bibliothèque, la bibliothécaire a insisté pour que j'empreunte celui-là, qu'une lectrice venait de rendre. Ca tombe bien, je ne l'avais pas encore lu ! Voilà pourquoi je me suis retrouvée à lire deux Amélie Nothomb à suivre.

Ce que j'ai aimé, c'est cette critique acerbe de la télé-réalité, cet effet "Big Brother is watching you". Organisateurs,  acteurs, participants, spectateurs : tout le monde passe sous la plume acérée d'Amélie Nothomb. j'ai vraiment bien aimé cette satire.

Là où je tique c'est pour la comparaison explicite et somme toute assumée avec l'univers concentrationnaire de la dernière guerre mondiale. Il y a des choses qu'on ne peut véritablement pas comparer, même si, effectivement, parfois la tentation est forte.

Mais sinon, un bon roman, vraiment !

Par contre, en ce qui concerne ma lecture d'Amélie Notomb...c'est tout, pour le moment ! ^^

vendredi 17 décembre 2010

Une forme de vie

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Une forme de vie,

Amélie Nothomb,

Ed. Albin Michel, 2010

Mot de l'éditeur :

Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau.

Et pour le dernier livre paru et lu en 2010, j'ai choisi, ou du moins le présentoir des nouveautés de la bibliothèque m'ont fait choisir : Amélie Nothomb !

Pour résumer de roman, rien de mieux en effet que "Ce matin-là, je reçus une lettre d'un genre nouveau.".

En fait, Amélie Nothomb aurait reçu un jour une lettre d'un soldat américain basé depuis six années en Irak. Va s'entretenir une correspondance épistolaire entre les deux protagonistes. Et pour ne pas briser le suspens, je dois m'arrêter là pour le résumé !

J'ai bien aimé ce roman d'Amélie Nothomb, on devrait même parler de nouvelles, chez elle, puisque ses romans sont courts et construits comme une nouvelle, avec deux à trois péripéties, et une chute souvent époustouflante.

Bref court roman ou longue nouvelle, j'ai passé un bon moment !

mercredi 15 décembre 2010

Une seconde avant Noël

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Une seconde avant Noël,

Romain Sardou,

XO Editions, 2005

Mot de l'éditeur :

1851. A Cokecuttle, une cité industrielle anglaise, le petit Harold survit péniblement, vivant sous les ponts et ramonant des cheminées. Et pourtant... Harold est promis à un destin fantastique. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires voyages l'y attendent. Il est appelé à devenir un personnage que nous connaissons tous très bien : à la longue barbe blanche et au costume rouge éclatant... Ce petit orphelin est le Père Noël avant qu'il devienne le Père Noël ! Au travers de mille péripéties joyeuses, nous allons assister avec lui à son premier Noël, à sa toute première distribution de cadeaux. Une seconde avant Noël, la question reste posée : le père Noël débutant parviendra-t-il à livrer les jouets aux enfants ? Redonnera-t-il enfin aux hommes le goût de l'impossible et du merveilleux ?

Après le succès de ses deux romans, Pardonnez nos offenses et L'Eclat de Dieu, Romain Sardou nous livre ici un conte destiné aux petits et aux grands qui réveille en nous les plus belles émotions de l'enfance.

Cela fait longtemps que j’ai acheté ce roman, et j’avais envie d’attendre d’être dans l’ambiance de Noël pour le lire !

J’ai mis un certain temps à me plonger dedans, le début est assez lent, mais dès que Harold commence à s’approcher du mystère et de la magie de Noël, tout s’accélère ! C’est un conte à la Dickens, bien sûr, avec ce jeune garçon pauvre des rues de Cokecuttle, abandonné de tous mais qui fait la connaissance du Falou qui lui inspirera bien des histoires. Dans la société de consommation où nous vivons, où Noël est devenu si commun, il est bon de lire un conte comme celui-ci qui nous ramène à la magie du premier Noël, du premier présent, du premier papier-cadeau. L’ordinaire retrouve un peu de son extraordinaire.

Un livre à garder près de soi, pourquoi même n’irait-il pas se loger dans le sapin Noël, en témoin majeur de la magie et du merveilleux ?

Joyeuses Fêtes à tous, chers lecteurs !

lundi 22 novembre 2010

Cadavre exquis

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Cadavre exquis,

Pénélope Bagieu,

Ed. Gallimard / Bayou, 2010

Mot de l'éditeur :

Zoé a un boulot pas drôle : elle est hôtesse d'accueil dans les salons de l'automobile ou du fromage et doit faire bonne figure, debout toute la journée avec des chaussures qui font mal aux pieds. Le jour où elle rencontre Thomas Rocher, écrivain à succès, la vie semble enfin lui sourire.

Mais pourquoi Thomas ne sort-il jamais de son grand appartement parisien ?

L'amour peut-il vivre en huis clos ? Et quel est dans cette histoire le rôle d'Agathe, la belle, froide et machiavélique éditrice de l'écrivain ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi matin, je suis allée faire un tour dans ma petite bibliothèque d'où je suis ressortie avec deux BD de la collection Bayou chez Gallimard. J'avais déjà lu les autres  BD de Pénélope Bagieu : j'étais donc enthousiaste de la retrouver !

Et en effet : quel plaisir de s'asseoir dans un fauteuil pour plonger dans la vie de Zoé, hotesse d'accueil. Sa vie l'ennuie profondément, mais elle bascule quand elle rencontre, sans le savoir puisqu'elle ne lit pas, un écrivain célèbre. Sa vie à lui, sa vie à elle se trouvent bien mieux. Mais, pourquoi ne veut-il jamais aller se promener avec elle, l'emmener au restaurant, ... ?

J'ai passé un (court) bon moment en tout cas !

jeudi 4 novembre 2010

Leclerc : Enquête sur un sytème

lesusdlcdpedf.jpgLeclerc : Enquête sur un système,

Dans les coulisses du premier épicier de France,

Frédéric Carluer-Lossouarn,

Ed. Bertrand Gobin, 2008

Mot de l'éditeur :

Au coeur de la plus puissante des enseignes de grande distribution
Qui est vraiment Michel-Edouard Leclerc, le plus médiatique des patrons français ? Quelles sont les vraies raisons de sa proximité avec Nicolas Sarkozy ? Quelle est cette étrange coopérative qui a permis à d’obscurs épiciers de devenir multi-millionnaires ? De quel héritage surprenant ces commerçants pas comme les autres se réclament-ils ? Quelle est la véritable histoire d’Edouard Leclerc, le gourou des prix bas ? Avec quelles méthodes cette enseigne est-elle devenue numéro un en France ?
Pour la première fois, un livre dévoile les coulisses de la plus atypique des puissances de l’économie hexagonale : le « mouvement » E. Leclerc. Dans un langage accessible à tous, cette enquête journalistique entraîne le lecteur par-delà les gondoles : on y découvre des personnages étonnants et une organisation à bien des égards très déroutante. Chez Leclerc, vous ne pousserez plus votre chariot comme avant.

J'ai acheté cet essai à sa sortie, en 2008, à L'Espace Culturel Leclerc de Landerneau. ;)

Pour nous, Landernéens, Edouard Leclerc est une figure mythique, qu'on a pu croiser ci et là, mais surtout à la gare ou au Centre E. Leclerc. N'habitant malheureusement plus la ville, je suis fière de dire que je viens de Landerneau, pays du Leclerc. Leclerc est omniprésent dans Landerneau, pas seulement l'hypermarché d'Edouard, mais également par ses frères et neveux via une boite de nuit, un bar, un magasin de produits bretons, ... Patrick Leclerc (neveu) est même Maire de la ville depuis 2008. Leclerc fait donc partie du patrimoine local, comme on dit. Mais j'ai voulu savoir ce qui se cachait derrière ce nom...

Cette enquête réélisée par Frédéric Carluer-Lossouarn a répond avec précisions à beaucoup de mes questions et en a soulevé d'autres également. Je n'avais plus lu ce genre de livre depuis mes études, mais la lecture était facile, souple. L'ascension du premier épicier de France, Edouard Leclerc est une aventure épatante,c'est une homme de conviction, de poigne, dur en affaires. J'ai également eu écho de certains comportement ambigus du personnage, notamment pendant la Guerre... Le mythe est un peu retombé, je l'avoue.

Mais je vous laisse découvrir l'histoire des Centres E. Leclerc par vous-même en lisant ce livre !

Ci-dessous :

- des photos du Leclerc historique de Landerneau (prises par moi)

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Pour en savoir plus sur les débuts de Leclerc, voilà le lien d'une vidéo de l'INA

- Reportage sur le premier épicier de France, 1959

 

mercredi 3 novembre 2010

Scrabble Délire

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Un nouveau venu dans la famille Scrabble : le Scrabble Délire.

Les régles sont assouplies : on peut écrire des noms propres, des mots à l'envers, les placer n'importe où sur le plateau, piquer les lettres du voisin, ... de quoi devenir fou !

Je n'ai pas encore testé, mais ça me tente bien ! :)

jeudi 28 octobre 2010

Marie-Madeleine, Le Livre de l'Elue

mmlldlekmg.jpgMarie-Madeline,

Le livre de L'Elue (T.1),

Kathleen McGowan,

Ed. XO, 2007

Mot de l'éditeur :

De Jérusalem aux chapelles du pays cathare, une énigme troublante, un jeu de piste exaltant !
Maureen arpente les ruelles de la vieille ville de Jérusalem, quand un mystérieux marchand lui glisse une bague au doigt.
Aussitôt, la jeune et brillante journaliste est assaillie par des « visions » : elle perçoit des signes, entend des voix. Qui est cette femme, belle, éplorée qui vient lui rendre visite depuis un autre monde ?
Que cherche-t-elle à lui dire ?
Maureen vient de plonger au cœur de l’énigmatique légende de Marie-Madeleine.
En se lançant sur les traces de la prostituée des évangiles en pays cathare, la jeune femme découvre un château bien particulier au cœur d’un véritable jeu de piste. Les œuvres d’art, les pièces somptueuses sont autant d’indices à décrypter, les habitants singuliers autant d’énigmes à résoudre.
Pourquoi Maureen se sent-elle constamment menacée dans ces lieux étranges ? Quel est cet incroyable trésor, si secret, si sacré, qu’il a déjà coûté la vie à des centaines de personnes… et que seule l’Élue peut découvrir ?

Maureen, écrivain-journaliste s'intéresse aux femmes décriées de l'Histoire : Marie-Antoinette ou Marie-Madeleine, par exemple. Lors d'un voyage à Jérusalem, la jeune femme a des visions de Marie-Madeleine. Elle s'intéresse donc un peu plus à son sujet pour découvrir d'abord bien des mystères. Elle est confrontée à la légende de Marie-Madeleine, à des sociétés secrètes qui réfutent les thèses enseignées par l'Eglise. Mais pourquoi sent-elle un lien si fort avec cette légende ? Pourquoi, où que cela la mène, de Palestine en France, a-t-elle ces visions ? Pourquoi est-elle suivie ?

Ce roman pose bien des questions, et les réponses, s'il y en a, sont difficiles à entendre et à coordonner à notre vision du monde.

Que cache la légende de Marie-Madeleine ?

Vous le découvrirez en lisant ce roman ésotérique que je vous conseille vivement !

lundi 18 octobre 2010

Elle s'appelait Sarah

esastdr.jpgElle s'appelait Sarah,

Tatiana de Rosnay,

Ed.Héloïse d'Ormesson, 2006

Mot de l'éditeur :

Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv.
Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.
Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.

Ce livre a obtenu le prix Chronos 2008, catégorie Lycéens, vingt ans et plus.

J'ai acheté ce roman il y a déjà deux ans. Je redoutais de le lire, car il traite d'une période historique qui m'intéresse beaucoup, et cela me gène d'en lire de faux témoignages. Mais, dès l'avant-propos, l'auteur, Tatiana de Rosnay, me rassure : Ce livre n'est pas un travail d'historien et ne prétend pas l'être. C'est mon hommage aux enfants du Vél d'Hiv qu'on ne revit jamais. Un hommage aussi à ceux qui survécurent et témoignèrent. Au moins tout est clair, je peux commencer ma lecture sereinement.

Le roman s'ouvre sur deux personnages, sur deux époques, sur deux destins. A Paris, ce 16 juillet 1942 va bouleverser à tout jamais la vie de la petite Sarah. A Paris, en mai 2002, des recherches approfondies sur le Vél d'Hiv va bouleverser la vie de Julia.

Qu'est-il arrivé à Sarah pendant la guerre, après cette  tristement célèbre rafle du Vél d'Hiv ? Et quelle est l'histoire de cet appatement de la rue Saintonge ?

En dire trop sur ce roman briserait sa magie. L'auteur a certainement dû faire un laborieux travail de recherche, tel l'enquête que mène Julia Jarmond d'ailleurs. Puis elle a rajouté des pépites de fiction qui rendent ce roman solide, merveilleux,  bouleversant, palpitant. Cela fait des années que je n'ai pas lâché un roman du début à la fin.

A conseiller vivement...avant d'aller voir le film fraîchement sorti en salles !

vendredi 15 octobre 2010

L'arbre des possibles (et autres histoires)

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L'arbre des possibles (et autres histoires),

Bernard Werber,

Ed. Albin Michel, 2002

Mot de l'éditeur :

Un recueil d'histoires courtes qui présentent toutes une hypothèse poussée à son extrême :
- Et s'il existait une école pour que les jeunes dieux apprennent à créer des sociétés humaines ?
- Comment fonctionnerait un monde où les nombres seraient à la base de tous les savoirs ?
- Et si une météorite tombait sur le jardin du Luxembourg ?
- Une main gauche peut-elle faire sécession ?
- Serait-il possible à l'humanité d'éviter les catastrophes ?

Amusantes, imaginatives ou extravagantes, ces nouvelles explorent les univers chers à Bernard Werber.

En prologue à ce recueil de vingt nouvelles, Bernard Werber raconte qu'entre deux romans, il aime consacrer une heure le soir à la rédaction d'une nouvelle. Et tout devient pour lui source d'inspiration à une imagination foisonnante. Un aveugle qui traverse la rue, un match de football, un arbre, les vacances, ... Il puise dans la vie quotidienne des situations, personnages, objets dont il va hyperboler la place qu'il tient dans ce monde. Il va nous montrer des points de vues jusqu'alors invisibles. Et si...tout devenait possible ?

Par son travail de nouvelles, il commence également à imaginer dans sa nouvelle L'école des jeunes dieux, la trilogie Nous les Dieux.

Très divertissant entre deux romans !  ;)

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