jeudi 29 novembre 2012

Martine, une princesse de rêve... ou pas !

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Martine, princesse de rêve,

Catherine Cuenca, Fabienne Gambrelle,

Ed. Casterman, 2012

Mot de l'éditeur :

Un après-midi, Martine et ses amies ont découvert un objet étonnant dans l'atelier de tante Mathilde. Un buste de princesse ressemblant étrangement à Claire, l'une d'entre elles....

J'ai déjà dû le dire ici, je collectionne les albums de Martine depuis quelques années déjà. Il ne me manque plus que les derniers. L'autre jour, je regardais le rayon des livres jeunesse dans une grande surface, et je suis tombée sur ça, sur ce pseudo album de Martine. L'image ne vous choque pas ? C'est celle du dessin animé en 3D diffusé sur M6. Quel dommage, mais quel dommage ! Ce qui faisait, ce qui fait, le charme de Martine, ce sont les fabuleuses aquarelles de Marcel Marlier [disparu en 2011] ! Faire cette série animée en 3D, passe encore, mais se servir de ces nouveaux dessins pour continuer la série d'albums, là je dis non ! C'est vraiment décevant...

Qu'en pensez-vous ?

J'en profite pour vous dire que j'ai été voir de plus près les rayons jeunesse de bibliothèques et de vraies librairies, et je vais vous présenter quelques albums très intéressants à lire avec vos enfants (ou neuveux, petits-enfants, ...). Mon métier d'assistante maternelle m'a fait pencher sur cette question "que lire aux enfans ?" et j'ai trouvé de belles réponses pas trop chères, contrairement à ce qu'on pense !  ^^

mardi 13 novembre 2012

Et puis, Paulette...

  Et puis, Paulette...
Barbara Constantine,
Ed. Calmann-Levy, 2012


Mot de l'éditeur :
Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

 
Ca y est : je me suis inscrite dans une nouvelle bibliothèque, et j'ai lu toute l'oeuvre de Barbara Constantine !
Encore une belle histoire, ou plutôt de belles histoires entre des âmes quelque peu abandonnées dans la vie. Celle de Ferdinand, de Marceline, de Guy, et des autres. Petit à petit, Ferdinand va remplir le vide qu'il a en lui et dans sa grande ferme, pas moins de cinq retraités et deux étudiants, sans compter les animaux, vont cohabiter, s'entraider.
Un bel hymne à la vie, à la solidarité entre générations.
Ensemble, c'est tout, en somme !
A conseiller vivement !

mardi 6 novembre 2012

Meurtres sans bruit dans Landerneau

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Meurtres sans bruit dans Landerneau,

Gérard-Henri Hervé,

Ed. Astoure, 2012

Mot de l'éditeur :
Alison Wealow a quitté Liverpool pour rejoindre son ami Clet Kermeur sur ses terres de Landerneau avec l’espoir d’un séjour tranquille au Pays de la Lune. Une apparition macabre sous le Pont de Rohan les engage dans une spirale de révélations singulières et de drames sanglants.
Ce nouveau cauchemar et la kyrielle de décès surprenants dans la paisible maison de retraite la Résidence de la Lune Bleue, commencent à inquiéter les autorités locales… malgré les diagnostics avancés par les médecins de morts dites naturelles.
Y a-t-il une malédiction qui plane sur les rives brumeuses de l’Elorn ?




Je suis tombée sur un article présentant ce nouveau polar dans Le Télégramme de vendredi dernier. Ni une, ni deux, direction la librairie la plus proche pour me procurer ce livre. Depuis le temps que j'attends un polar breton sur Landerneau ! C'est ENFIN chose faite ! :)

Bon, ne nions pas l'évidence : les polars bretons ne sont pas de la grande littérature. Mais ils ont le mérite de situer leurs intrigues dans les contrées bretonnes.

Dans ce roman landernéen, donc, il s'agit d'une mystérieuse série de meurtres de résidents de la maison de retraite La Lune Bleue. Clet Kermeur, prof de maths en congés (tiens donc, prof de maths, comme l'auteur !), et son amie anglaise Alison Wealow, étudiante en droit, sont sur les lieux et vont mener l'enquête aux côtés de la Gendarmerie.
Honnêtement, j'ai trouvé le style trop lourd : la volonté de l'auteur d'être trop bien documenté n'a pas fait mouche. Heureusement, j'avoue que j'ai lu ce roman uniquement pour son côté landernéen, et m'amuser à découvrir les lieux déguisés, comme mon lycée décrit comme "l'institution Saint-Grégoire situé en face de la MSA" ou encore "l'hypermarché de Bel Air" le bien célèbre Centre E. Leclerc, le guide touristique de Landerneau devenu presque mascotte, ... Et se promener avec les héros dans les lieux si chers aux Landernéens est un régal : le Pont Habité, la Fontaine Blanche, le Halage, ...

C'était une lecture très amusante pour mon côté landernéenne, mais trop lourde en précisions souvent inutiles pour mon côté lectrice.

A conseiller, évidemment, à tous les Landernéens !

En bonus, voici une interview de l'auteur pour Ouest-France :

La ville au coeur du nouveau polar landernéen
Landerneau

jeudi 25 octobre 2012


L'ancien prof de maths, accro aux polars, dédicace son second roman :
Meurtres sans bruit dans Landerneau.

Trois questions à...

Gérard-Henri Hervé, auteur de Meurtres sans bruit dans Landerneau


Avec deux romans en deux ans, la soif d'écrire ne vous quitte plus ?

Absolument. Pagaille en Cornouaille, paru en avril 2011 est actuellement en cours de réédition. Cela m'encourage dans cette aventure. D'ailleurs, à peine terminé Meurtres sans bruit dans Landerneau, mon éditeur Astoure édition m'a poussé à écrire à nouveau. Le troisième livre est déjà sur les rails.

J'éprouve beaucoup de plaisir à écrire des polars, mon style de roman préféré. J'essaie d'être le plus juste possible en vocabulaire et en matière pénale. Mes trois années de cours de droit, entamées après ma carrière de professeur de maths à Saint-Sébastien et à Saint-Jo à Landerneau, m'aident beaucoup à ce niveau-là.


Que raconte Meurtres sans bruit dans Landerneau ?

Mes héros, Clet Kermeur et son amie Alison Wealow, viennent passer des vacances à Landerneau. C'est l'hiver. Lors d'une balade, ils découvrent un cadavre coincé sous le pont. Les amoureux vont mener une enquête en parallèle de celle de la gendarmerie. S'ensuit de nombreux décès à la maison de retraite « La lune bleue » et un imbroglio d'histoires louches.


Les faits sont-ils uniquement imaginaires ?

Presque tout est fictif : les personnages, les histoires. Il y a cependant dans mon livre un petit clin d'oeil à un personnage attachant qui aime faire visiter et raconter la ville de Landerneau. Les lieux aussi sont réels. L'histoire nous conduit le long du chemin de halage, dans la rue de la Fontaine-Blanche, dans quelques bars bien connus des Landernéens.

vendredi 2 novembre 2012

Le magasin des suicides

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Le magasin des suicides,
Jean Teulé,
Ed. Julliard, 2007

Mot de l'éditeur :
Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.

VOUS AVEZ RATÉ VOTRE VIE ?
AVEC NOUS,
VOUS RÉUSSIREZ VOTRE MORT !






J'ai souvent vu ce roman dans les rayonnages de bibliothèques ou de librairies, mais le titre me paraissait douteux, alors j'ai toujours passé mon chemin. La sortie de son adaptation cinématographique m'a finalement donné envie de le lire, et je ne regrette pas !
C'est un concept particulier : la famille Tuvache tient un magasin de suicides, sis boulevard Bérégovoy. Imaginez une sorte de boutique de farces et attrappes, mais les bojets vendus sont optimisés pour aider au suicide : cordes, parpaings pour défenestration, poisons, ou encore baisers mortels. Père, mère, frère, Vincent, soeur, Marylin sont des personnages morbides qui campent parfaitement dans ce décor étrange. Et ceci, jusqu'à l'arrivée du petit dernier, Alan, qui déborde de joie de vivre, de serviabilité, de sourires, de chansons fredonnées : un véritable vilain petit canard !

Ce petit garçon plein de bonne humeur va peu à peu changer l'âme de sa famille....

Un très joli conte, finalement, bien que je sois un peu restée sur ma faim à la toute fin.

A conseiller malgré tout !

vendredi 26 octobre 2012

Le rubis des templiers

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Le rubis des Templiers,

Jorge Molist  [Espagne],

Ed. L'Archipel, 2007

Mot de l'éditeur :
Le jour de son vingt-septième anniversaire, Cristina, une avocate new-yorkaise, reçoit deux bagues. L'une lui est offerte par son fiancé. L'autre provient d'Enric, son parrain décédé.
Elle les accepte sans savoir que la seconde, un rubis du XIIIe siècle doté d'étranges pouvoirs, va la plonger dans le onde occulte des Templiers, sur les traces d'un trésor.
En proie à des cauchemars, qui semblent directement l'histoire des porteurs de l'anneau, Cristina, accompagnée de son premier amour, se lancera à Barcelone dans une aventure qui va la mener vers son passé. Et, au-delà du sien, vers celui, tragique, du dernier des Templiers.

 



J'avais une envie de roman ésothérique, et j'ai choisi celui-là dans la PAL. C'est l'histoire d'une jeune américaine d'origine espagnole, Barcelone, plus exactement, qui reçoit un jouru ne bague étrange. Cette bague va la mener sur les pas des célèbres Templiers et à la quête de leur trésor tant recherché. Résumé alléchanty, n'est-ce pas ?
J'ai mis quelques temps à la lire car il y a des périodes de mou, il faut l'avouer. Quand l'intrique et la quête avancent, l'appêtit revient, mais entre deux plats, l'attente de fait longue.
Le roman est divertissant, certes, mais sa lecture n'est pas à la hauteur du résumé...

jeudi 13 septembre 2012

L'inatendue

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L'inatendue,

Karine Reysset,

Ed. Rouergue, 2003

Mot de l'éditeur :
C'est le carnet de bord d'une femme en attente : attendre qu'un enfant s'accroche en elle, puis attendre neuf mois pour qu'il soit là, au creux des bras. Elle note les traces de cet événement à la fois commun et merveilleux : les mots échangés, au travers de la peau, avec l'enfant à venir, les journées lumineuses d'amour avec le compagnon, le quotidien de la grossesse. Page après page, l'enfant désiré se construit, remplit le vide, la rend pesante et légère. Sa voix, énergique et fragile à la fois, ose écrire toutes les phrases, celles du bonheur, celles aussi auxquelles elle doit tordre le cou, ce balancement permanent entre une chose et son contraire. L'attendu et l'inattendu. La peur au ventre et puis la vie.

Cela fait bien longtemps que j'ai ce roman dans ma bibliothèque, mais j'attendais le bon moment, pour qu'il soit plus appréciable, plus fort.

Le narrateur, l'auteur en somme, attend d'attendre un enfant. Elle attend, elle attend ce moment qui tarde à venir. Puis enfin, elle est enceinte, une petite vie s'est ancrée en elle. Au fil des semaines, elle raconte ses inquiétudes, ses espoirs, ...
J'aime beaucoup Karine Reysset, et encore une fois ce roman m'a beaucoup plu. Il est très beau, très poétique. Cependant j'ai dû l'accrocher au début car elle a tellement épuré ses phrases qu'elle ne les a souvent pas terminées ! On finit par s'y habituer, ce style nous rend plus proche d'elle du coup, car on les complète à sa place.

A conseiller aux femmes enceintes....ou en devenir !

samedi 8 septembre 2012

Je ne suis pas un serial killer

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Je ne suis pas un serial killer,

Dan Wells,

Ed. Sonatine, 2011

Mot de l'éditeur :
Vous aimez l’atmosphère de Six Feet Under, la folie de Dexter, l’humour décapant de Dr House ? Essayez Je ne suis pas un serial killer… John Wayne Cleaver est un jeune homme potentiellement dangereux. Très dangereux. Jugez-en plutôt : garçon renfermé, pour ne pas dire sociopathe, il vit au milieu des cadavres à la morgue locale, tenue par sa mère et sa tante, il a une certaine tendance à tuer les animaux et, depuis son plus jeune âge, il nourrit une véritable passion pour les tueurs en série. Ainsi, son destin semble tout tracé. Mais, conscient de son cas, John a décidé d’en parler à un psy et de respecter quelques règles très précises. Ne nourrir que des pensées positives. Ne pas s’approcher des animaux. Éviter les scènes de crime. Ce dernier commandement va néanmoins devenir très difficile à suivre lorsqu’on retrouve autour de chez lui plusieurs corps atrocement mutilés. Y aurait-il plus dangereux encore que John dans cette petite ville tranquille ? Aurait-il enfin trouvé un adversaire à sa taille ?

Cela fait longtemps que je n'ai pas posté de critique sur ce blog, n'est-ce pas ?
Et pour cause, j'ai passé quelques mois, un été, en somme, en quête d'un bon roman, j'en ai essayé plusieurs en vain ! J'ai encore beaucoup de livres non-lus chez moi, j'avais envie de tout et rien ne me faisait envie ! Alors j'ai été, désespérée, dans une librairie à la recherche de conseils.
Je suis donc ressortie avec ce roman Je ne suis pas un serial killer....

C'es l'histoire d'un ado, John, passionné de tueurs en série et qui a tous les "symptômes" pour en être un en puissance. Alors il se fixe une ligne de conduite stricte : ne pas s'intéresser aux gens, ne pas éviscérer d'animaux, être tpujours positif. Mais un jour, par hasard, il assiste à un meurtre et découvre que le tueur en série qui sévit sur sa ville n'est autre que son voisin d'en face sans histoire.... Comment va-ti--il réagir ? Son propre monstre va-t-il resurgir et prendre le dessus ?
Un bon roman original, cynique, John le héros, est attachant. On ne comprend pas vraiment pourquoi l'histoire se tourne vers le fantastique, c'est du superflus. Mais dans l'ensemble un bon premier roman qui ouvre une trilogie.

Belle découverte, un grand merci à ma libraire ! ^^

mardi 19 juin 2012

Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom

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Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom,
Barbara Constantine,
Ed. Calmann-Levy, 2010

Mot de l'éditeur :
Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home déglingué avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss aime beaucoup sortir tard le soir, tomber amoureuse et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent tout seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va dans les potagers de ses voisins, pique leurs carottes, leurs pommes de terre… Mais comme il a très peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (c'est Joss qui lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention, efface soigneusement les traces de son passage, replante derrière lui, brouille les pistes. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), couchée par terre au milieu de ses choux, en train de pleurer, toute seule, sans pouvoir se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom (petit homme) n'était pas passé par là…

Ce livre vert de Barabara Constantine me tendait les bras sur l'étagère de la bibliothèque. Voulant lire un livre sans prise de tête, je savais qu'avec cet auteur, je ne serai pas déçue !
C'est l'histoire attendrissante  de quatre personnages attachants : Tom, un petit garçon de 11 ans, Joss sa mère de 25 ans, Madeleine, 93 ans, et de Samy, la petite trentaine. Tom et Joss vivent dans un petit mobil-home, la mère ne travaille pas toujours, alors le petit homme doit aller voler des légumes et des plants chez les voisins alentours. Un jour, dans un  champ, il  tombe sur une vieille dame, Madeleine, échouée là depuis la veille, incapable de se relever. Se lie alors une belle histoire d'amitié...

Une belle histoire, entre humour et émotion.
Je ne saurai que vous recommander les romans de Barbara Constantine, d'autant plus que les héros de chaque opus ne partent vraiment jamais, on finit toujours par les croiser, par le plus grand des hasards bien évidemment, au détour des pages de ses autres romans...

jeudi 14 juin 2012

Un heureux événement

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Un heureux événement,
Eliette Abécassis,

Ed. Albin Michel, 2005

Mot de l'éditeur :
" Désormais ma vie ne m'appartenait plus. Je n'étais plus qu'un creux, un vide, un néant. Désormais, j'étais mère. " Violent, sincère, impudique, le nouveau roman d'Eliette Abécassis brise les tabous sur la maternité, cet " heureux événement " qui n'est peut-être qu'une idéologie fabriquée de toutes pièces. Après "Mon père" et "Clandestin", la romancière affirme un ton toujours plus personnel, où la fiction se mêle à une analyse subversive de la société.

J'ai voulu lire ce roman d'Eliette Abécassis avant de regarder l'adaptation cinematographique. J'avais déjà lu La Répudiée, de l'auteur, sur le thème du mariage arrangé, et elle m'avait agacée.

Certes, ce roman est réaliste, et gomme le mythe de la maternité dorée, mais elle en fait trop dans les aspects négatifs. Ca m'a dérangé de le lire, bien que l'écriture soit très agréable. On se sent vraiment mal à l'aise...
A recommander ? Je ne saurais vous dire...

mardi 12 juin 2012

La fille de l'hiver

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Eowyn Ivey,
Ed. Fleuve Noir, 2012

Mot de l'éditeur :

L'Alaska, ses forêts impénétrables, ses étendues enneigées. Son silence. Sa solitude.
Depuis la mort de leur bébé, le mariage de Mabel et Jack n'a plus jamais été le même. Partir vivre sur ces terres inhospitalières paraissait alors une bonne idée. Seulement, le chagrin et le désir d'enfant les ont suivis là-bas et la rudesse du climat, le travail éreintant aux champs les enferment chacun dans leur douleur.
Jusqu'à ce soir de début d'hiver où, dans un moment d'insouciance, le couple sculpte un bonhomme de neige à qui ils donnent les traits d'une petite fille. Le lendemain matin, celui-ci a fondu et de minuscules empreintes de pas partent en direction de la forêt…
Peu de temps après, une petite fille apparaît près de leur cabane, parfois suivie d'un renard roux tout aussi farouche qu'elle. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Est-elle une hallucination ou un miracle ? Et si cette petite fille était la clé de ce bonheur qu'ils n'attendaient plus ?

Inspiré d'un conte traditionnel russe, La Fille de l'hiver est un roman à la fois moderne et intemporel où le réalisme des descriptions n'enlève rien à la poésie d'une histoire merveilleuse… dans tous les sens du terme.

J'ai lu ce roman sur les conseils d'une amie. Il nous fait voyager en Alaska, terre relativement inconnue. Nous partons à la rencontre de Jack et Mabel, venus ici pour reconstruire leur vie brisée après la perte brutale d'un enfant et l'impossibilité d'en avoir d'autre. C'est une vie difficile, la terre n'est pas accueillante. Mais un jour, leurs jours s'illuminent quand ils aperçoivent une petite fille, seule, dans ce paysage hostile. D'où vient-elle ? Est-elle née du bonhomme de neige qu'ils ont fait la veille ? Elle va et vient et garde son côté magique et sauvage.
Comment vont-ils s'apprivoiser ? Est-elle l'enfant qu'ils désiraient tant ?

C'est une belle histoire, très originale, adaptée d'un conte russe. Ce n'est pas tous les jours qu'on peut voyager en Alaska où on voit bien le quotidien des rares habitants.
J'ai mis du temps à en venir à bout, mais la neige ralentit le temps, n'est-ce pas... ?

A conseiller avec une bonne tasse de chocolat chaud !

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