dimanche 11 octobre 2009

Le petit prince

Le petit prince,
Joann Sfar,
Ed. Gallimard, 2008


Mot de l'éditeur :
Livre emblématique du catalogue pour la jeunesse des Éditions Gallimard, Le Petit Prince s’écrit maintenant en bande dessinée. Merci à Télérama de partager notre enthousiasme et de célébrer l’événement dans ses pages.
En 1945, déjà, le conte d’Antoine de Saint-Exupéry faisait l’objet d’une prépublication. Le magazine Elle, qui avait la primeur des bonnes feuilles, les donnait à lire dans son numéro 2, quelques mois avant la parution en France de l’ouvrage, en avril 1946.
C’était à l’aube d’une extraordinaire aventure éditoriale. Le Petit Prince était sur le point de conquérir le monde. Sa force symbolique, sa portée universelle allaient lui donner une place toute particulière dans le cœur de millions de lecteurs de tous âges.
Avec la Succession Saint-Exupéry, nous prolongeons aujourd’hui l’aventure du Petit Prince par la bande dessinée. Et quelle bande dessinée ! Joann Sfar met tout son art au service du livre de son enfance. Il sait en restituer l’esprit et la poésie uniques. Il sait aussi être fidèle à lui-même, raconter l’histoire avec cette grâce et cette générosité qui n’appartiennent qu’à lui.
Avec Joann Sfar, Le Petit Prince est un miracle de beauté et d’émotion, une nouvelle fois.



Une belle, bonne et fidèle adaptation de l'oeuvre de Saint-Exupéry. Au début je n'étais pas fan des dessins, comparés aux aquarelles de l'auteur original, mais finalement, au bout d'une centaine de pages, je m'y suis faite.
A conseiller pourr revisiter l'univers du Petit Prince !

jeudi 1 octobre 2009

Mathilde




Mathilde,
Jenny,
Ed. Delcourt, 2009



T1 : Le temps des soupirs



Mot de l'éditeur :

À l'aube de ses 25 ans, Mathilde, une jeune Parisienne dynamique et spontanée, caresse le doux rêve de devenir écrivain. En attendant le succès, elle vit de son boulot de caissière. Mais cela fait des mois qu'elle n'écrit plus une ligne et que sa relation avec Julien bat de l'aile. En pleine remise en question, Mathilde ignore que son petit quotidien s'apprête à changer du tout au tout...













J'avais entendu parler de cette BD sur Internet et j'ai eu très envie de la lire.
Les dessins  jolis et travaillés, inspirés des mangas (l'auteur a fait une série, Pink Diary), rendent la lecture très agréable.
Et le sujet, une caissière de 25 ans qui se rêve écrivain, me plaît forcément beaucoup !
A suivre, donc, puisqu'il faut attendre 2010 pour le second tome !

mercredi 30 septembre 2009

Le voyage d'hiver



Le voyage d'hiver,
Amélie Nothomb,
Ed. Albin Michel, 2009








Mot de l'éditeur :
«Il n'y a pas d'échec amoureux.»






















On m'a offert ce roman et c'est avec plaisir que je me suis plongée dans sa lecture !
L'auteur nous mène dans les pensées d'un homme qui prévoit de détourner un avion.
Encore une idée saugrenue d'Amélie Nothomb !
En tout les cas, je suis assez déçue. Le sujet peut-être....
On peut sans regrets se passer du Nothomb 2009.

mardi 29 septembre 2009

Un roman français

Un roman français,
Frédéric Beigbeder,
Ed. Grasset,  2009


Mot de l'auteur :
L'idée de ce livre m'est venue le 20 janvier 2008, quand j'étais en garde à vue au commissariat du 8ème arrondissement de Paris. Pour oublier ma claustrophobie, je me suis réfugié dans le pays perdu de mon enfance. Je croyais avoir tout oublié, et puis…petit à petit, un monde m'est apparu. Je suis le fils d'une aristocrate limousine et d'un riche héritier américano-béarnais; mon enfance fut marquée par leur divorce en 1972. Mon paradis c'est la plage de Cénitz à Guethary, le parc de la Villa Navarre à Pau, la colline du château de Vaugoubert à Quinsac, les reflets verts des avenues de Neuilly et des allées du Bois de Boulogne : c'est un monde révolu. La France dans laquelle j'ai grandi n'avait rien à voir avec celle d'aujourd'hui, je la décris sans nostalgie, comme une contrée imaginaire, comme si mon passé était une fiction. Il m'a semblé redécouvrir quelque chose ou quelqu'un, une époque, une famille, un pays, mais je peux me tromper, je n'ai pas le recul nécessaire.
Après avoir écrit un roman qui se passait en Amérique et un autre qui se déroulait en Russie, je voulais sans doute rentrer chez moi ; c'est souvent le cas des gens qui sont enfermés dans une cellule.
Bizarrement, depuis vingt ans que je publie des livres, je n'avais jamais parlé de mon passé. J'attendais peut-être, pour écrire " Un roman français", de ne plus pouvoir faire autrement. Ou alors c'est plus grave : mon utopie est derrière moi."



J'ai lu presque tous les romans de Beigbeder, et celui-ci diffère des autres. Il n'est plus question des frasques parisiennes d'un "jeune homme dérangé", mais d'une trève le temps d'une garde à vue (suite, bien évidemment, d'une de ces frasques !). Frédéric Beigbeder, croyant jusqu'alors avoir oublié son enfance, a des moments de reminiscence de certains épisodes de sa vie dans les années 70. Souvenirs, fiction, rien n'est clair mais l'auteur semble se livrer plus sincèrement. On n'est jamais sûrs de rien avec ce trublion de la littérature française.
Mais j'ai passé un bon moment en sa compagnie en tout cas.

lundi 28 septembre 2009

Miss Pas Touche

Miss Pas Touche,
Kerascoët & Hubert,
Ed. Poisson Pilote, depuis 2006

T1 : La vierge du bordel
T2 : Du sang sur les mains
T3 : Le prince charmant
T4 : Jusqu'à ce que la mort nous sépare



Mot de l'éditeur :
Paris, années 1930.
Blanche et Agathe, deux soeurs fraîchement débarquées de leur province, sont engagées comme bonnes à tout faire.
Un soir, alors qu'Agathe la délurée est partie danser, Blanche la prude assiste, grâce à une fissure dans le mur, à une scène horrible dans l'appartement voisin. Elle en parle à Agathe, qui regarde à son tour et reçoit... une balle dans la tête. La police concluant au suicide, Blanche décide de mener l'enquête. Ses recherches la conduisent vers le Pompadour, une "maison de joie". Elle décide de s'y faire embaucher...

Miss Pas Touche - c'est le surnom que ses nouveaux employeurs ont donné à Blanche - est un vrai bonheur ! On y trouve de la légèreté, du drame et une bonne dose de suspense. Le lecteur est plongé dans un Paris aujourd'hui disparu, celui des années 1930, des guinguettes en bord de Marne et du "populo" à casquette qui va se distraire en guinchant, mais aussi un Paris à la réalité sociale pas toujours très gaie. Et il en profite pour découvrir la vie quotidienne dans les bordels de l'époque et les moeurs pour le moins étranges de certains de leurs clients. Une histoire originale servie par un dessin plein de fraîcheur et de fantaisie.
Les auteurs sont des nouveaux venus chez Dargaud qui, pour leur premier album, réussissent un véritable coup de maître. Hubert est coloriste (on lui doit notamment les couleurs de la série La Voleuse du Père Fauteuil) et scénariste des séries Le Legs de l'alchimiste (Glénat) et Les Yeux verts (Carabas). Derrière Kerascoët se cache un duo : Marie et Sébastien qui ont déjà travaillé sur le dessin animé Petit Vampire et sur un album de la série Donjon créée par Joann Sfar et Lewis Trondheim...



J'ai lu cette série car Anna Sam ne cesse d'en dire du bien. C'est en effet de là que vient son pseudo Miss-Pas-Touche. J'ai donc testé !
C'est une lecture agréable, dans un univers nouveaux : les bordels de luxe parisiens. Pas de vulgarité cependant, Blanche, alias Mis Pas Touche enquête sur la mort de sa soeur puis d'autres jeunes filles.
Une bonne lecture détente entre deux romans, enfin entre deux livres sans image ;)

dimanche 27 septembre 2009

Où on va, papa ?

Où on va, papa ?
Jean-Louis Fournier,
Ed. Stock, 2008



Mot de l'éditeur :

Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu’on me plaigne ? Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c’était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? » Aujourd’hui que le temps presse, que la fi n du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre. Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père. Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ange, et je ne suis pas un ange. Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement. Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement que ce serait : rien. Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d’une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.




Je voulais lire ce livre depuis sa sortie, l'année dernière, et il m'attendait sagement, sur un présentoir de ma nouvelle bibliothèque.
J'avais du en entendre parler à l'époque, mais je ne me souvenais plus du sujet. Surprise totale, donc.
Il s'agit d'un père qui raconte, par anecdotes, sa vie avec ses deux fils handicapés, Mathieu et Thomas. Handicaps mental et physique, précisons. On s'attend donc à un roman lourd, mais pas du tout. Au contraire, le père se sauve par l'humour, humour parfois cynique. On se surprend à rire, à certains passages.
Mais le tout donne un témoignage poignant, qui ne tombe jamais dans le pathos, grâce à l'humour, justement.
Un très beau roman. A conseiller !

jeudi 17 septembre 2009

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes,
Stieg Larsson,
Actes Sud, 2006


Mot de l'éditeur :
Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.
Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire.

A la fin de ce volume, le lecteur se doute qu'il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millénium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d'ombre qui l'entourent, dans :
Millénium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette ;
Millénium 3 - La Reine dans le palais des courants d'air.

Stieg Larsson, né en 1954, journaliste auquel on doit des essais sur l'économie et des reportages de guerre en Afrique, était le rédacteur en chef d'Expo, renie suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme. Il est décédé brutalement, en 2004 d'une crise cardiaque, juste après avoir remis à son éditeur les trois tomes de la trilogie Millenium.




Je me suis enfin laissé aller à Millénium. C'est même le premier livre que j'ai réservé et emprunté à ma nouvelle bibliothèque !
Au début de ma lecture, j'ai eu du mal à accrocher, je ne  savais pas où on allait et le monde financier ne m'intéresse pas plus que ça. Mais quand l'intrigue a réellement commencé : quel délice, mais quel délice !
Mikael et Lisbeth sont des personnages attachants dont on suit les raisonnements avec ferveur.
Vous raconter ce roman sans révéler ses secrets est difficile. Mais c'est une enquête humaine sur le monde financier et humain, tout simplement. Les protagonistes nous amènent vers des chemins abruptes dont on ne voit pas forcément toujours le bout.
A lire sans faute ! Je regrette d'avoir attendu tout ce temps ! Et puis ce n'est pas tous les jours qu'on a l'occasion de lire des auteurs Suédois, mon premier et dernier en date était "Le monde de Sophie", un gros pavé très intéressant sur l'approche de la philosophie.

dimanche 23 août 2009

Un étranger dans la maison


Un étranger dans la maison
,
Patricia Macdonald,
Ed. Albin Michel, 1985



Mot de l'éditeur :
Paul, un enfant de quatre ans, est enlevé dans le jardin de ses parents près de New York. Onze années plus tard, alors que seule la mère de Paul demeure persuadée que son fils est vivant, celui-ci est soudain retrouvé et rendu à ses parents.
Mais le ravisseur, personnage à l'esprit dérangé, court toujours. Quelle terrible vérité se cache derrière ces malaises qui assaillent Paul et le laissent chaque fois épuisé ?... Que s'est-il passé exactement onze ans plus tôt, et pourquoi l'angoisse ressurgit-elle avec encore plus de violence ?
Construit de façon très originale puisque l'énigme de l'enlèvement ne se pose vraiment qu'après le retour de l'enfant kidnappé et que la psychologie des personnages et leur humanité – même chez les plus inquiétants – sont montrées avec finesse et talent,
Un étranger dans la maison est un grand thriller, dans la lignée des classiques de Mary Higgins Clark.






Un jeune garçon disparait...et on le retrouve dix ans plus tard. Que s'est-il passé pendant ce temps ? Dès qu'on approche de la solution, un événement pertube le cheminement, ce qui rend le récit vraiment haletant !
La fin ne délivre cependant pas toutes les clés : je suis restée sur ma faim.
Mais un thriller à conseiller !


samedi 15 août 2009

Le cercle littéraire des amateurs des épluchures de patates


Le cercle littéraire des amateurs des épluchures de patates,

Mary Ann Shaffer & Annie Barrows,
Ed. Nil, 2009



Mot de l'éditeur :
Aussi fantasque que son titre, et drôle, tendre, incroyablement attachant : voici un premier roman comme on n'en a pas lu depuis longtemps, qu'on a hâte de se passer de main en main.
Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey ? Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal...
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis - un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...) – délices bien évidemment strictement prohibés par l'occupant. Jamais à court d'imagination, le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d'humanité – Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle – et même d'autres habitants de Guernesey –, découvrant l'histoire de l'île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l'impact de l'Occupation allemande sur leurs vies... Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l'invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.



Ma lecture :


J'ai acheté ce roman il y a quelques mois à France Loisirs, en avant-première. Le titre m'avait intriguée, la couverture éblouie et le résumé séduite ! Mais ce n'est que maintenant que je le lis...
Je l'ai trouvé charmant, ce roman. Il est constitué d'échanges de lettres, ce qui peut paraître déconcertant. Mais elles sont bien liées entre elles, et une intrigue se met quand même en place. Il réunit deux sujets que j'aime beaucoup : la Seconde Guerre Mondiale et une île naglo-normande, Guernesey. On y découvre alors le quotidien de l'Occupation sur l'île, ses conséquences, ...
Mais, en dire trop serait briser le charme de cet étonnant roman.
A conseiller vivement !


dimanche 2 août 2009

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi



Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi
,
Mathias Malzieu,
Ed. Flammarion, 2005




Mot de l'éditeur :
Dans ce roman d'apprentissage du deuil et du passage à l'âge adulte, Mathias, la trentaine, s'évade dans un monde imaginaire qui l'aide à accepter la mort de sa mère. Après un recueil de nouvelles, M. Malzieu, chanteur du groupe rock Dionysos, signe ici son premier roman.












J'ai trouvé ce roman par hasard. Mathias Malzieu est le chanteur de Dionysos, groupe que je  n'ai jamais encore écouté.
Je ne savais donc pas à quoi m'attendre.
Finalement, j'ai bien aimé ce conte assez étrange, avec le monstre Giant Jack qui aide Mathias, 30 ans, à surmonter la mort de sa mère. Un style simple qui ne tombe absolument pas dans le pathos.
Un beau roman. A conseiller !
Ci-dessous le clip de Dionysos : Giant Jack : on retrouve l'univers du roman.






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