mercredi 28 août 2013

Kamishibai

Kamishibai

Vous avez dit...Kamishibai ?

Cet été, à deux reprises, avec les petites que je garde, j'ai été à une séance de contes Kamishibai. On m'en avait parlé en formation d'assistante maternelle, et j'avais été séduite par le discours des formatrices. De plus, comme cela tourne autour du livre, cela m'intriguait beaucoup !

Un peu de technique, le Kamishibai en lui-même désigne l'ensemble des feuillets composant le conte. Il signifie littéralement pièce de théâtre en papier et est un genre narratif japonais qui remonte à plusieurs siècles. Par détournement, on appelle Kamishibai le fait de présenter un conte dans un Butaï.
Le Butaï, quant à lui, est le support aux allures de castelet pour faire défiler les feuillets du Kamishibai. En fait, ces feuillets sont recto-verso : recto avec une grande et belle illustration, verso avec le texte pour le lecteur. Vous comprendrez l'aspect pratique de cette...pratique !
On peut comparer l'art du Kamishibai aux premiers dessins animés, le Butaï étant alors le téléviseur.


J'ai voulu me lancer dans le sujet en fabriquant (enfin en faisant faire mon mari) un Butaï en bois et acheter des Kamishibaïs, mais le prix de ces derniers m'a rebuté, et pour mon métier (assistante maternelle), investir dans cela est inutiles car les enfants sont trop petits.
Ceci dit, la commune près de chez moi a lancé cet été le Jeudi Kamishibaï, et j'ai donc pu découvrir cet univers ! En effet, ça vaut le détour, ce procédé capte l'attention du jeune public. J'ai été un peu déçue par le choix limité des histoires (je m'en étais rendue compte en regardant le catalogue du quasi seul éditeur qui en propose). Mais le principe est super, et avec des histoires plus sympas, ce serait vraiment parfait ! Mais je suis optimiste, le Kamishibaï devrait connaitre un bel essor !

Voici la photo piquée chez Ouest-France d'une séance de Kamishibaï à Cléder :

Du coup, si un jour, vous voyez une séance de Kamishibaï près de chez vous : allez-y !

Kamishibai

mercredi 21 août 2013

Blanche-Neige doit mourir

Blanche-Neige doit mourir

Blanche-Neige doit mourir,
Nele Neuhaus,
Ed. Actes Sud, 2012

Mot de l'éditeur :
Un soir pluvieux de novembre, une femme est poussée d’un pont. Les recherches ramènent rapidement Pia Kirchhoff et Oliver von Bodenstein vers le passé : des années auparavant, deux jeunes filles avaient disparu dans le même petit village de Taunus. Le coupable avait été mis derrière les barreaux, mais il vient de sortir de prison. Une chasse aux sorcières commence dans le village.
Un polar rural étouffant. L’auteur de Flétrissure règne désormais sans partage sur le polar allemand : Blanche-Neige doit mourir s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires outre-Rhi
n.

Mon Avis :
Cet été sera définitivement sous la coupe des Polars d'Actes Sud. Ici, on quitte les noms imprononçables de la Suède pour ceux, pas forcément plus prononçables, d'Allemagne.
Tobias Sartrorius revient dans son village d'Altenhain après avoir purgé une peine de onze ans de prison pour avoir tué deux jeunes filles lorsqu'il était adolescent. Sa famille est brisé, le village les méprise. Pourtant, Tobias a toujours clamé son innocence, et n'avait pas le profil du tueur.
Quelques temps après son arrivée, il est passé à tabac, deux personnes disparaissent, .. Mais que se passe-t-il donc à Altenhain ?
Un bon polar, bien ficelé. On croit tout découvrir, mais non, ce n'est jamais aussi simple qu'on ne le croit. A recommander vivement !

lundi 5 août 2013

Castelet

Castelet

Bonjour à tous,

Passionnée de livres, mon métier est désormais Assistante Maternelle.
Je me permets donc de poster ici quelques "créations" de jeux pour les enfants.

Voici le petit Castelet pour marionnettes à doigts.
Tout en récup' bien évidemment, avec décor amovible et personnalisable.
Le Petit Chaperon Rouge, La Souris Verte ou Le Grand Cerf prennent soudain vie pour le plus grand plaisir des petits (et des grands !).

vendredi 26 juillet 2013

La sirène

La sirène

La sirène,
Camilla Lackberg,
Ed. Actes Sud, 2012

Mot de l'éditeur :
Un homme a mystérieusement disparu à Fjällbacka. Toutes les
recherches lancées au commissariat de Tanumshede par Patrik
Hedström et ses collègues s'avèrent vaines. Impossible de dire
s'il est mort, s'il a été enlevé ou s'il s'est volontairement
volatilisé. Trois mois plus tard, son corps est retrouvé figé
dans la glace. L'affaire se complique lorsque la police
découvre que l'une des proches connaissances de la victime,
l'écrivain Christian Thydell, reçoit des lettres de menace
depuis plus d'un an. Lui ne les a jamais prises au sérieux, mais
son amie Erica, qui l'a aidé à faire ses premiers pas en
littérature, soupçonne un danger bien réel. Sans rien dire à
Patrik, et bien qu'elle soit enceinte de jumeaux, elle décide de
mener l'enquête de son côté. A la veille du lancement de La
Sirène, le roman qui doit le consacrer, Christian reçoit une
nouvelle missive. Quelqu'un le déteste profondément et
semble déterminé à mettre ses menaces à exécution. Dans
cette passionnante enquête, sixième volet de la série consacrée
à Erica Falck, Camilla Läckberg reprend avec bonheur tous les
ingrédients qui font le charme et le succès de ses livres. Ses
fidèles
lecteurs découvriront son roman le plus abouti à ce
jour.

Mon Avis :
Ce roman était en Nouveautés dans mas bibliothèque (oui, ici, les livres mettent une année à arriver et à se retrouver en "nouveauté"). Alors dès que je l'ai vu, j'ai saisi l'occasion !
Et quelle délectation de retrouver Erica et Patrick dans cette enquête rocambolesque ! Tout est dit dans le résumé, et forcément, en tant que lecteur, on fait tourner nos méninges avec les enquêteurs, mais Camilla Lackberg nous mène par le bout du nez ! Coïncidence étrange, l'intrigue ressemble un peu à celle de La maison en pain d'épices, mais je ne peux pas vous expliquer pourquoi, votre lecture s'en retrouverait gachée !
Décidément, les polars suédois meublent bien mon été ! (vous noterez le sublime choix des mots).


Prochaine lecture : un polar d'Actes Sud, mais allemand cette fois !

vendredi 12 juillet 2013

Une journée avec Gwen la bigoudène

Une journée avec Gwen la bigoudène

Une journée avec Gwen la bigoudène,
Delphine Garcia,
Ed. Coop Breizh, 2004

Mot de l'éditeur :
Apprendre l'heure avec Gwen la bigoudène, c'est très amusant ! Car la journée de Gwen est bien remplie : à 9h20 elle lit son journal et prend son petit déjeuner ; à 11 h elle revient du marché sur son vélo chargée de victuailles ; l'après-midi, c'est jardinage, goûter de crêpes, jeux, et ça jusqu'au bain du soir, après le traditionnel fest-noz ! Des dessins éclatants de couleur, un ton gentiment décalé, un peu fou, et des scènes coquignolettes fourmillant de détails, avec le facétieux petit chat de Gwen, à retrouver dans chaque dessin… Premier ouvrage jeunesse d'une jeune graphiste brestoise établie à Paris, ce volume pourrait bien constituer le début d'une série à succès, où l'on retrouvera Gwen dans d'autres situations, pour l'apprentissage mais surtout pour le plus grand plaisir des enfants.
Format original tout en hauteur, facile à manipuler par les petites mains, papier épais et bien solide, reliure en carton fort, petit prix : un livre-compagnon pour les enfants de 4-6 a
ns.

Mon avis :
J'ai emprunté cet album à la biblio. Il est très court à lire et n'a pas de réelle histoire, mais il est très rigolo ! Les illustrations sont sublimes. Les scènes sont caricaturales à souhait.
9h20 : P'tit Déj en lisant Le Télégramme ; 11h05 : Marché ; 14h50 : Jardinage ; 16h30 : On fait des crêpes ; 20h45 : Fest-Noz; ...

La maison en pain d'épices

La maison en pain d'épices

La maison en pain d'épices,
Carin Gerhardsen,
Ed. Fleuve Noir, 2011

Mot de l'éditeur :
La Suède est frappée par une série de meurtres barbares. Seul point commun entre les victimes, leur âge : 44 ans. À première vue ces personnes ne se connaissaient pas, mais à mieux y regarder, leurs chemins se sont bel et bien croisés, il y a longtemps, dans la petite ville de Katrineholm. À l'époque, tous fréquentaient la même école. Et le souffre-douleur de la classe s'appelait Thomas Karlsson. Aujourd'hui, Thomas est un homme effacé, asocial, aigri et… toujours en vie. Autant dire le coupable idéal. Surtout qu'il a été aperçu rôdant près du domicile des victimes.
Thomas l'avoue, il nourrit encore de la rancune, beaucoup de rancune même, à l'encontre de ses anciens tortionnaires. Seulement ce n'est pas lui qui les a tués, il le jure ! Ils l'ont pourtant roué de coups, humilié, insulté, tyrannisé… Ils ont brisé sa vie. Alors si ce n'est pas lui, qui ? Qui avait un meilleur mobile pour les assassine
r ?

Mon Avis :
J'ai acheté ce polar il y a quelques mois, dans une librairie-salon de thé de Morlaix. Et entre deux gorgées de thé et deux madeleines, j'ai trouvé ce polar, attirée par la couverture et le titre. Moi qui, ces derniers mois, lisait à la vitesse d'un escargot (même le dernier Olivier Adam !), j'ai été très emballée ! Les moments où je ne lisais pas me manquaient !
Bref, un polar à deux voix : la voix de l'assassin et la voix de l'enquête. Pour romancer le tout, ajoutons quelques histoires conjugales, amicales,et ça vous donne un roman facile à lire et obsédant !
Un roman sur l'enfance, sur les relations (amicales, professionnelles, amoureuses, ....), la vengeance, les conséquences de nos actes et... sur les tartines de foie de porc au p'tit-déj' ! L'issue semble toute tracée, mais non, on s'y perd comme dans un Ikea ! ^^
Décidément, les auteurs de polars suédois sont passés maîtres en la matière, et comme je m'amuse à la répéter, ça donne envie de le lire dans un fauteuil Poäng avec, pourquoi pas sis ça existe, une tasse de chocolat chaud au daim ! A conseiller sans modération !
Vous le devinerez, j'ai eu un véritable coup de coeur pour ce polar de Carin Gerhardsen !

jeudi 27 juin 2013

La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi

La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi

La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi...
Rachel Joyce,
XO Editions, 2012

Mot de l'éditeur :

Il était juste parti poster une lettre.
Mais c est mille kilomètres qu il va parcourir à pied.
Un roman inoubliable qui a conquis le monde e
ntier.
«Je suis en chemin. attends-moi. Je vais te sauver, tu verras. Je vais marcher, et tu vivras.»
Harold Fry est bouleversé par la lettre qu il reçoit de Queenie Hennessy, une ancienne amie qui lui annonce qu elle va mourir.
Alors que sa femme, Maureen, s affaire à l étage, indifférente à ce qui peut bien arriver à son mari, Harold quitte la maison pour poster sa réponse. Mais il passe devant la boîte aux lettres sans s arrêter, continue jusqu'au bureau de poste, sort de la ville et part durant quatre-vingt-sept jours, parcourant plus de mille kilomètres à pied, du sud de l Angleterre à la frontière écossaise.
Car tout ce qu Harold sait, c est qu il doit continuer à marcher.
Pour Queenie.
Pour son épouse Maureen.
Pour son fils Da
vid.
Pour nous tous.

Mon Avis :
J'ai mis longtemps à lire ce roman, non par ennui, mais c'est que j'ai accordé plus de temps ailleurs ;) Mais retrouver Harold était un plaisir, à chaque fois !
C'est l'histoire d'un homme qui se met à marcher, marcher, sans comprendre vraiment pourquoi, il vient de décider qu'il ne posterait pas cette lettre à Queenie Hennessy, mais il la portera lui-même. On revoit la séquence de Forrest Gump quand lui aussi se met à marcher sans vraiment s'en rendre compte...
Harold marche, et réfléchit à sa vie, à sa femme, à son fil. Il repense aux erreurs, eux bonheurs, au pardon. Il a foi en sa marche qui le mène, ose-t-il penser, sauver Queennie. Il marche plus de mille kilomètres, traverse des villes, traverse des vies à bord de ses seules chaussures bateau usées.
Et il devient quelqu'un....
Un roman à conseiller à tous : aux heureux, aux déprimés, aux marcheurs, aux contemplatifs, à chacun !

vendredi 14 juin 2013

Je ne veux pas dormir !

Je ne veux pas dormir !

Je ne veux pas dormir !
Série Astalik,
Eliette Abécassis & Delphine Garcia,
Ed. Thomas Jeunesse, 2009

Mot de l'éditeur :
Tous les soirs c'est la même histoire, Astalik ne veut pas dormir... La faim, la soif, la peur du noir, la peur d'être seule, tous les prétextes sont bons pour qu'Astalik, notre adorable petit tyran, sorte de son lit et accapare l'attention de ses parents, jusqu'à épuisement total...Une comédie burlesque de la vie quotidienne dans laquelle Astalik joue le rôle central que l'on reconnaît souvent chez nos chérubins...

Mon Avis :
J'ai découvert Eliette Abécassis il y a quelques années, à la Fac, considérée comme une grande auteur, philosophe, ... J'ai lu dernièrement Un Heureux Evénement, qui m'a extrêmement déçue (voir ma chronique ici : http://bibliza.over-blog.com/article-un-heureux-evenement-103352918.html)
J'ai quand même été tentée par cet album jeunesse, autant profiter des bibliothèques pour essayer des choses. Et...même déception ! Astalik, cette petite fille ne veut pas dormir, alors ses parents cèdent à tous ses stratagèmes pour les garder près d'elle. Aucune morale, donc aucun intérêt. Lire ça à un enfant pour l'endormir...non, au contraire, ça lui donne des idées pour ne pas dormir !
Bon, vous l'aurez deviné, je ne le recommande pas ! ;)

mercredi 12 juin 2013

Je suis comme je suis

Je suis comme je suis

Je suis comme je suis,
John A. Rowe,
Ed. Miniedition, 2009

Mot de l'éditeur :
Tombé au fond d'un terrier, Pixi se retrouve nez à nez avec un lapin et admire la douceur de sa fourrure. Comme il l'envie, lui et les autres animaux qui sont tous bien plus beaux, plus doux, plus brillants que lui ! Avec ses piquants sur le dos, le petit hérisson a tout d'un pique-épingle et se trouve tellement insignifiant... Mais son ami le crocodile est là pour le rassurer : s'il l'aime, c'est parce qu'il est tel qu'il est.

Mon Avis :
J'ai emprunté cet album à la bibliothèque parce que c'est l'histoire d'un petit hérisson ;)
Et c'est une bien belle histoire, qui montre que chacun est différent, et ce sont ces différences qui nous rendent uniques et aimables des autres !
Le texte reprend la même base répétitive à chaque double-page, ce qui lui donne un air de chanson et le rend plus facile à raconter.
A conseiller dès 3 ans !

mercredi 5 juin 2013

La chèvre de Trigavou

La chèvre de Trigavou

La chèvre de Trigavou,
Ma première légende de Bretagne
Christophe Boncens,
Ed. Coop Breizh, 2012

Mot de l'éditeur :
Pâquerette la chèvre mène une vie paisible aux côtés de son maître, le père Kerbrach, et de tous les habitants de Trigavou. Cependant, un grand danger menace le village : un loup a été aperçu dans les alentours.
C'est la panique !
Mais la chevrette, de son côté, ne semble d'abord pas s'inquiéter.
La loi du plus fort n'est pas toujours
la meilleure !

Mon avis :
J'ai découvert Christophe Boncens et les éditions Coop Breizh avec la petite collection Découvre en Bretagne : Un petit Breton, Une petite Bretonne, ... Il s'agissait d'albums cartonnés, dès 18 mois, avec une histoire courte, allez j'ose le dire : quasiment sans intérêt, mais avec tout le folklore et quelque vocabulaire bretons.
Mais cette série de légendes, par contre, est superbe ! Beaux et simples dessins, c'est une vraie histoire à raconter. Pour aider le lecteur, certaines phrases sont écrites en gras ou en plus grand, ce qui donne du relief pour l'apprenti lecteur.
A offrir, se faire offrir, mais à découvrir en tout les cas ! Voilà une belle et agréable façon de découvrir les légendes bretonnes !